Samedi 26 Mai 2012
10:41
   
 
Economie

Signes montrant que l'Europe s’enfonce dans une déprime économique singulièrement scrogneugneu


Dans la même rubrique:
< >

Vendredi 25 Mai 2012 - 09:54 LES VOLEURS DE PLUS VALUE

Mardi 22 Mai 2012 - 08:44 QU’EST-CE QUE LE SALAIRE SOCIALISE ?


Notez

The American Dream
Mardi 31 Janvier 2012

Signes montrant que l'Europe s’enfonce dans une déprime économique singulièrement scrogneugneu

The American Dream, 29 janvier 2012

      Un cauchemar économique s’abat sur l'Europe. Chaque mois passant, les chiffres économiques empirent partout en Europe. À ce stade, il devient extrêmement difficile de nier que l'Europe plonge dans une dépression économique de la plus grande envergure. En fait, certaines parties de l'Europe sont déjà dedans. En Espagne, le taux de chômage global dépasse 22 pour cent, et en Grèce une entreprise de vente au détail sur cinq a déjà fermé. Partout, en Europe, l'activité économique se ralentit rapidement, le chômage monte en flèche et les créances irrécouvrables sont détruites. Il n’y a même pas besoin de la faillite d’un pays, comme la Grèce, ou de l’effondrement de l'euro, pour enfoncer l'Europe dans la dépression économique. Pour en arriver là, tout ce qu’a à faire l'Europe, c’est de se maintenir précisément sur le chemin actuel. En temps normal, les gouvernements européens réagiraient au ralentissement économique en augmentant les dépenses publiques. Mais, cette fois, la plupart d'entre eux croulent déjà sous les dettes. En réalité, au lieu d’augmenter leurs dépenses, beaucoup de gouvernements européens les réduisent. Partout en Europe, les gouvernements des pays sont encouragés à mettre en œuvre toujours plus de hausses d'impôts et de compressions budgétaires. L'espoir est que toute cette austérité aidera à résoudre la crise des dettes souveraines cauchemardesques auxquelles est confrontée l’Europe. Mais, malheureusement, toutes ces hausses d'impôts et réductions budgétaires impliqueront aussi une somme énorme d’épreuves économiques.


      Chose effrayante, la plupart des pays européens sont juste au début du processus. Si vous voulez savoir où vont les pays comme le Portugal, l'Italie et l'Espagne, jetez juste un coup d’œil sur la Grèce. La Grèce descend cette route depuis plusieurs années, et elle ne voit toujours pas de lumière au bout du tunnel.


      L'augmentation des impôts et des réductions budgétaires qui sont mises en œuvre en ce moment en Europe se feront sentir pendant des lustres à venir. Alimentée par une accumulation de dette sans précédent, l’énorme prospérité économique cédera désormais la place à une formidable désolation économique.


      Voici 20 signes montrant que l'Europe est embourbée dans une dépression économique de la plus grande envergure :


      1) Le taux de chômage des gens de 16 à 24 ans est de 28 pour cent en Italie, 43 pour cent en Grèce et 51 pour cent en Espagne.


      2) Dans l’ensemble, dans l’Union européenne, le taux de chômage des moins de 25 ans est de 22,7 pour cent.


      3) Citigroup prévoit que l'économie du Portugal se contractera de 5,7 pour cent cette année.


      4) Le total de toutes les formes de dette du Portugal (gouvernement, entreprises et consommateurs) équivaut à 360 pour cent du PIB.


      5) La « récession » grecque est maintenant entrée dans sa cinquième année.


      6) L'économie grecque s’est ratatinée de 6 pour cent en 2011.


      7) Il est prévu que l'économie grecque se réduira encore de 5 pour cent en 2012.


      8) Le taux de chômage global en Grèce est désormais de 18,5 pour cent.


      9) En Grèce, 20 pour cent des magasins de détail ont été définitivement fermés.


      10) Le nombre de suicides en Grèce a bondi récemment de 40 pour cent en à peine 12 mois.


      11) Selon le FMI, le montant de la dette accumulée par le gouvernement grec équivaut à environ 160 pour cent du PIB.


      12) Au total, il y a maintenant plus de 5 millions de chômeurs en Espagne.


      13) Les créances douteuses de l’Espagne ont récemment atteint un sommet en 17 ans.


      14) Le taux de chômage global en Espagne représente désormais un énorme 22,8 pour cent de la population.


      15) Le nombre de saisies de propriétés en Espagne a augmenté de 32 pour cent au cours de la dernière année.


      16) Quand la dette arrivée à échéance que le gouvernement italien doit renouveler en 2012 est ajoutée à son déficit budgétaire prévu, le total s'élève à environ 23,1 pour cent du PIB de l'Italie.


      17) L'activité industrielle de l’Euroland baisse depuis cinq mois consécutifs.


      18) L'économie britannique s’est en fait réduite au cours du 4ème trimestre 2011.


      19) L'économie allemande s’est effectivement réduite au cours du 4ème trimestre 2011.


      20) Le Baltic Dry Index, qui sert souvent d’indicateur pour la santé de l'économie mondiale, a chuté d’un incroyable 61 pour cent depuis octobre.


      Le pessimisme économique se propage lentement comme un nuage sombre sur toute l'Europe. Certaines des économies européennes les plus fortes ne font que commencer à ralentir. D'autres sont déjà en proie à une énorme désolation économiques. Gerald Celente, le prévisionniste des tendances, a récemment expliqué à ABC Australia qu’une grande partie de l'Union européenne est déjà dans la dépression économique :

      « Si vous vivez en Grèce, vous êtes dans une dépression ; si vous vivez en Espagne, vous êtes dans une dépression ; si vous résidez au Portugal ou en Irlande, vous êtes dans une dépression, » a déclaré Celente. « Si vous vivez en Lituanie, vous courez à la banque pour sortir votre argent car la banque arrive à fonctionner. C'est une dépression. En Hongrie, et dans une grande partie de l'Europe de l'Est, Roumanie, Bulgarie, il y a une dépression. Et beaucoup de dépressions approchent [déjà]. »


      Comme les choses tombent en morceaux en Europe, les querelles politiques vont devenir encore plus intenses.


      Par exemple, une nouvelle proposition allemande choquante a été révélée ces derniers jours. Apparemment, l'Allemagne aimerait que la Grèce donne à un commissaire du budget de l'UE un pouvoir de veto sur toutes ses décisions en matière d’impôt et de dépense.


      Cela représenterait pour la Grèce une perte de souveraineté sans précédent, et, bien évidemment, les politiciens grecs ne sont pas du tout enthousiastes à l'idée.


      En fait, Anna Diamantopoulou, ministre grecque de l'Education, a déclaré que cette proposition est « le produit d'une imagination malade. »


      Mais, en Allemagne, le sentiment est que, puisque la Grèce doit être renflouée par eux, elle devrait être prête à se plier à une certaine surveillance pendant quelque temps.


      Il sera intéressant de voir comment ça va se dérouler.


      Pendant ce temps-là, le peuple grec devient de plus en plus mécontent. Selon un récent sondage, environ 90 pour cent de l’ensemble des citoyens grecs sont furieux contre le gouvernement intérimaire dirigé par le premier ministre Lucas Papademos.


      Les choses sont aussi en train de se dénouer très rapidement au Portugal. Maintenant, on dit aussi là-bas que les investisseurs privés devront nécessairement accepter une « coupe de cheveux » sur la dette portugaise.


      Ce qui suit provient d'un article récent du Telegraph :

      Un rapport de l'Institut pour l'économie mondiale de Kiel indique que, pour éviter un dérapage hors de contrôle de la dynamique d'endettement, même dans un scénario de croissance annuelle plutôt optimiste de 2 pour cent, le Portugal doit faire un excédent budgétaire primordial de plus de 11 pour cent du PIB par an.

      « La Dette du Portugal est insoutenable. C'est la seule conclusion possible, » a déclaré David Bencek, le coauteur du rapport, en avertissant qu’aucun pays ne peut réaliser depuis longtemps un excédent budgétaire primordial supérieur à 5 pour cent.

      « Nous ne savons pas ce que sera le déclencheur, mais dès qu’il y aura une décision sur eux, les Grecs vont commencer à regarder de près et à réaliser que le Portugal est dans la même situation qu’eux depuis un an. »


      Malheureusement, cet article a parfaitement raison.


      Le Portugal prend exactement le même chemin que la Grèce.


      Le rendement sur cinq ans des obligations portugaises est désormais à un record sans précédant de 19,8 pour cent.


      Il y a un an, le rendement de ces obligations n'était environ que de 6 pour cent.


      C'est la même chose qui est arrivée à la Grèce.


      Il y a un an, le rendement des obligations grecques sur cinq ans était d'environ 12 pour cent.


      Maintenant, le rendement de ces obligations est de plus de 50 pour cent.


      Le monde est confronté à une crise de la dette jamais vue avant, et l'Europe est juste au centre.


      En ce moment, les principaux pays industrialisés du monde ont une dette de 55.000 milliards dollars.


      Tout le monde savait que la bombe de la dette allait exploser à un moment exploser.


      Avec tout ça, que va-t-il se passer ensuite ?


      Eh bien, l'Europe semble se diriger vers une dépression économique singulièrement scrogneugneu.


      Le reste du monde pourra-t-il échapper à un sort similaire ?



Original : endoftheamericandream.com/archives/20-signs-that-europe-is-plunging-into-a-full-blown-economic-depression
Traduction copyleft de Pétrus Lombard




Mardi 31 Janvier 2012


Commentaires

1.Posté par BOBN le 31/01/2012 20:32

On fait donc une nouvelle fois payer les créances des plus riches par l’ensemble des populations. Pour vous donner une idée, les 50 milliardaires les plus riches de la planète pèsent plus de 700 milliards d’euro, soit d’avantage que le FESF censé défendre la zone euro contre la spéculation. C’est dire la puissance qu’ils possèdent. Comme quoi vouloir améliorer ou moraliser le capitalisme est vain : il faut tout simplement changer de système
http://2ccr.unblog.fr/2012/01/31/l%E2%80%99europe-ses-dettes-et-son-avenir/

2.Posté par némésis le 06/02/2012 18:29

bien fait pour les occidentaux vous avez voulu suivre la voie des ténèbres, alors souffrez maintenant et en silence!*
les Africains paient 25000 dollars par minute de dette et on ne les entends pas se plaindre que je sache. ici quand le monsieur il sort c'est pour sauver son épargne,quand il fait grève c'est par peur égoïste.Vous allez maintenant subir .quand vous parlez des Noirs c'est toujours avec condescendance et mépris alors que c'est l’Afrique qui vous finance! des siècles d"exploitation de continents entiers, le sac de toutes les richesse, la spoliation des terres,la main d'oeuvre a bon marché et incapables d'être justes chez vous et entre vous. les loups ont fait un empire mais ils restent des loups.Vous pouvez dire de moi que je suis sans cour et que je me réjouis du malheur des autres. pas de soucis ,coupable votre honneur. en attendant préparez vous à la curée ceux que vous avez déifies vont vous broyer. il parait que chez vous en démocratie les peuples sont souverains. eh bien appliquez là cette souveraineté! du reste quelle paradoxe le peuple souverain devient SDF. Vous avez renier l'autorité spirituelle goutez donc si le vin est bon. Buvez la coupe d'amertume et en silence.

3.Posté par bky le 09/02/2012 11:59

némésis @
Je suis tout à fait de ton avis... Rien à redire tu as parfaitement raison.

4.Posté par NeM le 11/02/2012 14:23

Moi je trouve que Némésis pense sans doute que tout le monde possède son courage de révolte exceptionnel. D'ailleurs, qu'a-t-il fait de si incroyable pour se permettre de dire qu'ils sont égoïstes ?
J'ai toujours admis, plus ou moins, que le peuple était partiellement responsable de la crise. Cependant, c'est autant de sa faute que de la faute de ceux qui le gave d'idées misérables et puantes, 24H24, sur la télévision, la radio, dans les journaux. Si des gens naissent dans une société calme, où au début de leur vie ils pouvaient encore vivre et travailler décemment, avoir une certaine confiance en les médias, il me semble normal que pendant un temps, ils continuent d'avoir l'espoir. Mais ils ne resteront, à mon avis, pas aussi stupide bien longtemps. On leur a fait croire que la politique, c'était la gauche ou la droite, des slogans, des discours, alors qu'il s'agit d'idées. On leur a fait croire que même avec la délocalisation et l'euro, ils pourraient toujours vivre décemment, alors que le chômage augmente depuis les 10 dernières années. Maintenant, à mon avis, la plupart ne savent pas que faire, et c'est compréhensible. Je ne leur souhaite pas la mort. Ils sont victimes d'un système plus qu'autre chose.
Si ils se révoltent, luttent en faisant autre chose que des grèves (ce qui n'est pas seulement égoïstes, ils veulent nourrir leurs enfants !), votent de manière plus intelligente, les choses peuvent encore changer pour eux, et en bien ! Mais non sans douleur. Il y'a à mon avis dans toute âme, un point où la situation de précarité devient intolérable. Alors, la volonté populaire montera, comme c'est déjà le cas, et les choses pourront changer.
De plus, ils ont été injuste par inaction à ce que je sache, la plupart n'étaient pas né pendant les colonies, et l'Afrique, elle, est capable de se révolter aussi il me semble. Je suis d'accord que nous vivons dans une société du chacun pour soi, plus ou moins. Mais c'est le même fait partout. Et tu en es un parfait exemple, d'ailleurs, toi qui les accuse d'avoir été individualiste et qui maintenent leur souhaite de crever.

5.Posté par Vinncent le 22/02/2012 15:33

J'attend avec impatience le jour, où à la télé, ils vont nous annoncer la mort de l'économie mondiale :)
Il est temps de changer de systeme, continuer à jouer avec notre argent, vous ne faites que rapprocher le jour de notre liberation :)

Nouveau commentaire :
Twitter
B i u  QUOTE  URL

Nous vous rappelons que, conformément à la loi, tout propos injurieux, diffamatoire ou xénophobe vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires. L'anonymat n'empêche pas votre identification.

Pour signaler un abus, contactez-nous : webmaster@alterinfo.net

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances

Publicité

Brèves


VIDEO
| 22/05/2012 | 1174 vues
55555  (1 vote) | 2 Commentaires
1 sur 87


Commentaires