Louviers
Louviers : à bride abattue vers... les moeurs politiques d'avant-guerre
Louviers : à bride abattue vers... les moeurs politiques d'avant-guerre
Difficile de faire plus ringard...

Au prochain conseil municipal, on verra s'épanouir une brassée de comités consultatifs, qui fleurent bon l'avant-guerre et sa proverbiale fécondité en comités de tout poil : "Quand on veut étouffer un problème, on crée un comité" disaient nos aïeux. Le général de Gaulle n'avait pas de mots assez durs pour ce qu'il nommait " les comités Théodule"  qui encombraient le fonctionnement de la Quatrième République.

A Louviers, il y en aura pour tout le monde : un comité pour les vieux, un comité pour la paroisse, un comité pour les commerçants etc. Il ne manque plus qu'un comité consultatif Théodule pour consulter les prénommés Théodule de Louviers, et un comité pour la fourrière, co-présidé par un chien errant.

Bien entendu, le maire a une idée derrière la tête.






Il s'agit d'étouffer la démocratie participative mise en place à Louviers par la précédente municipalité. Car notre démarche, moderne, était radicalement différente, qu'il s'agisse de la vie du commerce ou de la participation citoyenne à la rénovation de l'Eglise Notre-Dame, notre démarche était radicalement différente : nous avons favorisé la création et le développement d'associations libres et indépendantes de la mairie : Art Com et la Clé de Voûte et la Ville discutait avec ces associations, indépendantes de la mairie.

Alors que les comités Théodule sont tous présidés par le maire, qui décidera seul de l'ordre du jour, de l'opportunité de les convoquer et surtout du compte rendu qui sera fait dans la presse ! Certains comités ne comptent  que 2 membres de droit, en plus du maire. Histoire de simplifier la concertation, discutons entre nous !

En revanche, pour faire chic, on a inclus dans le comité chargé des intérêts de la paroisse Notre Dame, le directeur régional des affaires culturelles et l'architecte des Bâtiments de France : nous offrons le champagne le jour où ils viendront sièger. Car, de plus, selon des sources bien informées à Rouen, on ne leur a pas même demandé leur avis !

La concertation à la sauce Terlez, c'est ça ! On ne demande pas leur avis aux premiers concernés, comme on a pu le constater dans la décision d'interdire de séjour aux Monts les gens du voyage.

Au maire-bâtisseur a succédé le maire-démolisseur : il n'y aura pas d'équipement futsal-haltérophilie à Maison Rouge. Ceux qui ont été faire de fausses promesses électorales dans le quartier Maison Rouge n'ont pas fini de boire leur honte et d'avouer leur incompétence


Une économie qui coûte cher : cette subvention d'1,5 millions est perdue et la Ville doit rembourser près de 350 000
Une économie qui coûte cher : cette subvention d'1,5 millions est perdue et la Ville doit rembourser près de 350 000
Il y démolition... et démolition. Prélude à la construction du gymnase futsal-haltérophilie, la démolition de l'ancienne piscine devait démarrer dès l'ouverture de la nouvelle piscine. Tout était prêt pour la construction d'un équipement demandé par les jeunes de Louviers et les habitants du quartier Maison Rouge. Le projet est abandonné, au profit d'un mirage : une nouvelle patinoire dont la construction est reportée... à la Saint-Glinglin.

C'est lamentable et cela montre bien le peu de cas que le maire fait des habitants de Maison Rouge : ce projet fait partie des 100 propositions élaborées par les habitants dans les ateliers urbains, outil au cœur du dispositif social de l'ORU, de la gestion urbaine de proximité. Le maire aux grands ciseaux trahit la confiance de la population dans les engagements de la Ville de Louviers.

Ce projet est né de la demande forte des jeunes du quartier, avec le City stade que nous avons eu le temps de réaliser. Monsieur Priollaud clame partout que le guide de son action sera la demande de la population. Le maire-qui-dit-la-vérité se dément lui-même... Et son manque de fiabilité laisse planer l'inquiétude sur la finition des travaux et les projets émanant du quartier. Faute de poursuite de la démolition, les logements fermés sont livrés aux vandales.

Difficile de détricoter des accords avec l'Etat, la Région, le Conseil général sans y laisser des plumes. La Région Haute Normandie s'était engagée à subventionner le programme futsal ( hors haltérophilie ) à hauteur de 70 % (voir copie du courrier ). Cette subvention d'un 1,5 million d'euros est perdue pour Louviers et ne sera, en aucun cas, transférée sur un autre programme lovérien.

Dès cette année, la Ville devra rembourser près de 350 000 euros de subventions déjà perçues ! Pas génial, comme gestion de trésorerie. En réunion publique, le maire a raconté de belles histoires aux habitants du quartier : un autre équipement, moins cher, dans les mêmes délais. Fariboles et conte à dormir debout...

D'abord la dépense nette pour la ville n'était pas de 6 millions, mais de 2,5 millions... Ensuite, un équipement moins cher ne peut répondre à la demande de la population : un gymnase dédié au futsal De plus, avant de lancer une construction, il faut des études techniques, un appel d'offres, un concours d'architectes... alors que la première phase du chantier pour le projet existant, devait et pouvait commencer dès la fermeture de la piscine Plein Soleil, pour un équipement livré fin 2015.

Ceux qui ont été faire de belles promesses électorales dans le quartier Maison Rouge n'ont pas finir de boire leur honte.


Mercredi 25 Juin 2014 | Commentaires (1)

Sous la pression de l'opposition, le tarif de la piscine sera - provisoirement - maintenu.


Piscine : la droite bat en retraite ! Tant mieux pour les lovériens. C'est une bonne nouvelle. Mais je persiste et signe en affirmant, avec des sources sûres, que la suppression du tarif avantageant les Lovériens devait avoir lieu avant les vacances, période de forte fréquentation des bassins. Que s'est-il passé ? L'opposition municipale, avec son petit journal, a rendu public l'imminence de cette augmentation. La réaction des utilisateurs a été vive... et le maire y a cédé, provisoirement. Défendre les acquis, c'est une façon de faire de l'opposition... constructive.

La protestation ne pouvait que s'amplifier, car le maire, débutant, ignorait la procédure pour augmenter le tarif de la piscine et croyait pouvoir la jouer discrète. Pas du tout.

Ce tarif est fixé par une délibération du conseil municipal et ne peut être modifié - parallélisme juridique - que par une délibération publique du conseil municipal et non dans le secret de son cabinet. Effrayé par le débat public sur cette - première - augmentation de tarif, il a reculé la mise en place de cette augmentation.

Jusqu'à quand ? Probablement février 2015, lorsque la délibération que nous avions votée devra être renouvellée par le conseil municipal... Gageons que le débat sur cette augmentation de tarif sera alors noyée... sous un flot de mauvaises nouvelles : en février 2015, nous serons en pleine discussion budgétaire où l'addition promet d'être salée. Le tarif de piscine ne sera plus qu'un grain de sel dans toute la salière...
Héritage de la municipalité Martin : La piscine de rêve garde son tarif de rêve.
Héritage de la municipalité Martin : La piscine de rêve garde son tarif de rêve.


Mercredi 25 Juin 2014 | Commentaires (1)
Une forte mobilisation pour préparer l'avenir
Une forte mobilisation pour préparer l'avenir
Lancer un appel à la date du 18 juin, c’est forcément un clin d’œil, un sous-entendu, une allusion à une autre histoire. Qu’’on se rassure : nous ne sommes pas mégalos au point de faire référence à la geste gaulliste et à l’histoire de France, mais bien à l’histoire de Louviers, ce 18 juin 1995 qui vit le rassemblement de la gauche mettre fin à l’ère désastreuse où Louviers a vécu sous la baguette de la droite extrême, la municipalité UMP d’Odile Proust.

Le 18 juin est un symbole de reconquête. Et l’appel que nous lançons aux Lovériens est celui de la reconquête de leur ville sur un maire démolisseur, un appel pour reconstruire l’avenir après l’ère de déclin qui s’annonce.

En soixante jours, la municipalité a déjà mis une croix sur la rénovation attendue de l’Ecole Jules Ferry, la construction d’un nouveau gymnase attendu par les jeunes du Quartier Maison Rouge. Louviers Plage se réduit comme peau de chagrin et la réforme des rythmes scolaires se fera contre l’intérêt des enfants. Un maire démolisseur a succédé à un maire bâtisseur.

La première urgence est donc de défendre l’élan et le bilan donné à Louviers par la précédente municipalité. Ensuite de préparer l’alternance, en espèrant que le contexte national, qui nous a fait perdre cette élection sera plus favorable aux forces du progrès et de la justice sociale.

L’association que nous fondons aujourd’hui est l’instrument de la reconquête.  Nombreux sont les jeunes talents qui se sont révélés durant la campagne électorale, ils seront le fer de lance de la reconquête. Mais tous les Lovériens qui veulent nous aider à protéger l’acquis, à préparer la suite sont invités à nous rejoindre.

Ce qu’une élection démolit, une élection peut le reconstruire. Nous nous mobilisons pour construire l’avenir. Allez Louviers !

Vous pouvez adhérer à l'association en ligne, en cliquant sur la page d'accueil !






Dimanche 22 Juin 2014 | Commentaires (0)

Elu par surprise, à la faveur de la vague anti-Hollande, monsieur Priollaud est un débutant. Personne ne peut le lui reprocher. Mais il n'a pas l'habitude d'avoir une opposition qui connait mieux que lui les dossiers lovériens.
Du coup, c'est la débandade, la panique. Ne pouvant réfuter nos arguments exposés dans Allez Louviers, il s'adresse à la presse pour enfumer les Lovériens... en prétendant leur dire la vérité.
La vérité, c'est qu'il arrive parfois à M. Priollaud de dire la vérité. Mais pas que... Et pas tout le temps. Et comme il change d'avis souvent, sa vérité change aussi et « le-maire-qui-dit-la-vérité » se dément lui-même, sans que l'opposition ait besoin de le faire. Etonnant, non ? Tenez, sur le dossier des rythmes scolaires...


A la rentrée 2014, avec le projet Priollaud, bonjour la fatigue !
A la rentrée 2014, avec le projet Priollaud, bonjour la fatigue !
En concertation avec l'Education Nationale et les parents d'élèves, la municipalité précédente a préparé, pendant plus d'un an, un projet particulièrement attentif à l'épanouissement de l'enfant, en accord avec l'essentiel d'une réforme qui vise d'abord à améliorer la régularité du rythme scolaire et surtout raccourcir le temps de travail quotidien de l'écolier.

« Trop cher ! », a décrété le nouveau maire, qui l'a mis directement à la poubelle, en expliquant au conseil municipal qu'il n'y avait pas assez d'argent pour le financer.

Sauf que... contraint par la loi de présenter un autre projet éducatif pour la rentrée 2014,  il a bricolé à la hâte un montage qui ne tient aucun compte de l'intérêt de l'enfant. Plusieurs conseils d'école ont voté non à ce projet, qui accentue l'irrégularité du rythme scolaire en regroupant les nouvelles activités sur 2 après-midi. Et qui ne raccourcit en rien la journée de l'écolier. Quand à la concertation avec l'Education nationale : zéro pointé.

Vidé de tout sens, fraîchement accueilli par la communauté éducative, le projet Priollaud est-il économe ?

Que nenni : il coûte plus cher que le précédent !

Le maire-qui-dit-la-vérité ( mais pas que... et pas tout le temps ) fait donc volte-face : aujourd'hui il dit qu'il y a de l'argent pour financer les rythmes scolaires et même... plus d'argent que ne demandait le projet précédent.

La vérité d'avril n'est plus la vérité de mai et sûrement pas celle du compte administratif. Il y avait de l'argent pour financer un excellent projet. On gaspillera autant et plus pour financer un mauvais projet. 

Avec Priollaud, la logique politicienne - démolir coûte que coûte les projets de la précédente municipalité - prend toujours le pas sur le bon sens et la bonne gestion. On veut bien croire Monsieur Priollaud, mais on ne sait pas bien quand on peut le croire. Surtout lorsque le maire-qui-dit-la-vérité se dément lui-même... un mois plus tard.

A suivre... et lire aussi le point de vue d'Yves Valin, inspecteur de l'Education Nationale, sur les rythmes scolaires à Louviers


Dimanche 22 Juin 2014 | Commentaires (1)
Copier n'est pas jouer ! Priollaud vit sur l'élan donné par Franck Martin. Pour combien de temps ?
Copier n'est pas jouer ! Priollaud vit sur l'élan donné par Franck Martin. Pour combien de temps ?
180 électeurs ont mis des copieurs à la place des créateurs, des démolisseurs à la place des bâtisseurs. Leur devise : " De l'avenir, faisons table rase !" Alors on supprime le projet de l'équipe Jules Ferry, le projet de gymnase futsal, on massacre Louviers Plage, la réforme des rythmes scolaire etc.Le pari de Priollaud est que les Lovériens seront trop nuls pour s'en rendre compte,  jusqu'en 2020. Mais en attendant, il faut bien amuser la galerie... en enfilant les habits de leurs prédécesseurs.

Ces dernières semaines, disons-le : les nouveaux élus nous ont bien fait rire ! Du festival de jazz  à la a jubilation  qui ne rigolerait copieusement du spectacle qu'ils nous donnent ? De la jubilation éclatante, la gourmandise de nouveaux riches avec lesquels la bande à Lolo se pavane et s'autocongratule en s'appropriant tous les événements et animations mis en place par la municipalité précédente ?


Mais le nouveau maire va trop loin en affirmant effrontément que sa "marque de fabrique" sera la concertation avec la population.

Difficile d'être plus méprisant envers la mémoire et l'intelligence des Lovériens. Ils savent bien que, dès 1995, Franck Martin mettait en place un système de démocratie participative innovant, sans équivalent dans l'Eure. Au fil du temps, la pratique de l'écoute et du dialogue lors des réunions des quartiers de Louviers a été copiée dans toutes les villes de l'Eure, de Bernay à Evreux, Pont-de-l'Arche et même Val-de-Reuil.

L'un des premiers actes de Priollaud a été de s'attaquer à la mémoire de cette démocratie participative à Louviers en mutant, sèchement et sans "concertation", la fonctionnaire chargée de ce secteur.

Certes, Louviers a connu une période de quasi-dictature municipale, où tout se décidait dans le bureau du maire. Aucune rencontre, encore moins de concertation avec la population : c'était l'époque d'Odile Proust, dont plusieurs colistiers font aujourd'hui partie de la "bande à Lolo". Difficile de leur faire confiance, tant est différente la conception de la concertation entre la droite lovérienne et nous.

L'arrivée de l'équipe Martin s'est signalée par la mise en place d'un système cohérent de participation de la population aux décisions municipales. D'abord, les réunions de quartiers, en présence du maire, de la municipalité et des services municipaux sont organisées. Depuis 1995, plus de 250 réunions de quartiers au compteur de la démocratie locale ! On n'a pas attendu monsieur Priollaud !

La population a également été conviée à participer aux "visites de quartier", déambulation des élus, accompagnés des services techniques de la Ville, sur un itinéraire comportant de nombreux points de rendez-vous avec les gens du quartier lors d'étapes dont l'horaire et la situation étaient distribuées dans les boîtes à lettres.

Outre la place d'un conseil municipal des jeunes, la démocratie participative à Louviers a donné aux citoyens le moyen d'élaborer et de mettre en place des projets de quartiers grâce aux quatre commissions de quartier, lieu d'échanges féconds entre la population et les élus. Bilan : depuis l'arrivée de Priollaud, elles ne réunissent plus.

Dans le cadre de la concertation avec les élus, les habitants de Maison Rouge ont fait 100 propositions. Que vont-elles devenir ? La plus importante, celle du gymnase dédié au futsal a été écartée par Priollaud. Sans aucune concertation...
Dans le cadre de la concertation avec les élus, les habitants de Maison Rouge ont fait 100 propositions. Que vont-elles devenir ? La plus importante, celle du gymnase dédié au futsal a été écartée par Priollaud. Sans aucune concertation...
A Maison Rouge, Priollaud parle de "marque de fabrique", Franck Martin a fait " La Fabrik", ouverte à tous les habitants du quartier.
Dès le lancement de l'ORU de Maison Rouge, Franck Martin répétait que cette ORU n'était pas affaire de béton, mais de participation de la population du quartier à l'élaboration du projet. Outre de nombreuses réunions publiques de présentation et discussion collective du projet,  gràce à l'ouverture de La Fabrik, permanence d'écoute, de dialogue, d'information, la population du quartier a pu participer à des Ateliers Urbains, animés par un cabinet de sociologues.

De cette concertation sont nés un film, une maquette du quartier et surtout plus de cent propositions de transformation du quartier, définies par les habitants hors la présence des élus, mais validées par la municipalité. Que deviendront ces projets ? Maison Rouge craint le pire, depuis que la plus importante des demandes présentées par les jeunes du quartier, la construction d'un gymnase dédié au futsal, a été écarté, dans le secret et sans concertation, par le nouveau maire, qui se garde bien de demander à la population si il faut supprimer le gymnase futsal-haltérophilie.

La concertation selon Priollaud consiste à rencontrer ceux qui sont d'accord avec lui pour, sans se soucier de rencontrer les principaux intéressés. Lorsque nous avons tenu une réunion de quartier aux Monts autour du projet de construction de logements pour trois familles de gens du voyage, nous avons bien entendu invité aussi les gens du voyage, principaux intéressés.
Pour Priollaud, les gens du voyage sont des citoyens de seconde zone, qui n'ont pas les même droits que les autres et qui ne méritent que la ségrégation, la relégation.  Il les a donc exclu du quartier des Monts. Sans même les informer, ni prendre contact avec leurs représentants. Belle concertation.

Car la vraie marque de fabrique de Priollaud, c'est l'hypocrisie pateline avec laquelle... il prend les gens pour des imbéciles. Aujourd'hui, il se pare des plumes du paon, copie son prédécésseur, mais l'heure sonnera bientôt où, comme dans le conte de notre enfance, les habits neufs de l'empereur ne suffiront pas à masquer le vide de ses promesses..


Dimanche 15 Juin 2014 | Commentaires (0)

Allez Louviers N° 1 est paru...
Qu'on se le dise et... qu'on le lise !
Vous êtes invités à l'assemblée générale de l'association Allez Louviers, salle de quartier du Clos Morlet, le 18 juin à 18 heures 30


Pour la reconquête de Louviers : venez tous à l'AG d'« Allez Louviers ! »

Pour la reconquête de Louviers : venez tous à l'AG d'« Allez Louviers ! »

Pour la reconquête de Louviers : venez tous à l'AG d'« Allez Louviers ! »

Pour la reconquête de Louviers : venez tous à l'AG d'« Allez Louviers ! »


Jeudi 12 Juin 2014 | Commentaires (0)

La municipalité a mis à la poubelle le projet de réforme des rythmes scolaires à Louviers préparé par la municipalité précédente. Le projet éducatif territorial de Louviers avait été remarqué et salué par l'Education nationale comme un projet visant l'excellence... Le maire tente de mettre en oeuvre un bricolage flou, fraîchement accueilli par les parents et les professeurs... Yves Valin, inspecteur de l'éducation nationale en retraire, nous livre son point de vue.


Rythmes scolaires à Louviers : le point de vue d'Yves Valin
La raison de la mise en place de la réforme tient à plusieurs constats.
D’abord un constat d’échec grandissant de nos élèves, un maître mot : fatigue. Les comparaisons
avec les élèves des autres pays européens ne sont pas à notre avantage. Depuis plus de 30 ans, les ministères successifs (de droite comme de gauche) se sont penchés sur ce problème sans trouver de solutions ou pire, sans oser les mettre en place.
L’analyse de cet échec met en évidence une grande fatigue de nos élèves, de nos enfants donc, liée à la longueur des journées de classe souvent additionnées des garderies du matin et de celles du soir. Et puis comme on souhaite le meilleur pour nos bambins, nous y ajoutons les activités sportives et autres culturelles. Gardons cette première idée à l’esprit.


Ensuite un constat lié à l’irrégularité dans l’organisation de la semaine, un maître mot : régularité.
On a pensé pour diverses raisons très éloignées de l’intérêt des enfants et que je ne développerai pasici, qu’il y avait nécessité de placer une coupure dans la semaine. De façon arithmétique, on l’a placé en milieu de semaine, le jeudi ; puis le mercredi quand le samedi s’est allégé.
Or, rien ne perturbe plus un enfant que les coupures dans son rythme de vie. Les enseignants peuvent en dire long sur la remise en route du jeudi matin. L’alternance 2 jours de classe, un jour de coupure, deux jours de classe, puis 2 jours de week-end est la pire situation jamais vécue sur le plan des apprentissages.
Puis un constat lié à l’équilibre des activités quotidiennes. L’équilibre entre ce qui est du domaine des apprentissages et ce qui est du domaine du péri-éducatif, des loisirs est primordial. La régularité doit être quotidienne. Cette équilibre associé à la régularité de l’action positive et renforce les apprentissages.

Enfin complémentarité. La journée de l’enfant, n’est pas un saucissonnage, une tranche d’école, une tranche de loisir, une tranche de sommeil. C’est un ensemble, un tout où il doit trouver équilibre et complémentarité. C’est pour cela qu’il est important que les différents acteurs, parents, enseignants, éducateurs, animateurs travaillent ensemble à la mise en place de journées, semaines équilibrées
autour de projets communs qui fassent sens pour l’enfant ?
C’est autour de toutes ces valeurs essentielles, régularité, équilibre, complémentarité journalier et hebdomadaire que la réforme a été réfléchie. On peut bien sûr, déplorer qu’il faille réforme là où bon sens devrait suffire. Mais le bon sens ne va plus de soi dans notre société et nos enfants en font les frais. Cette mise en place a un coût, bien sûr, mais il est à la hauteur de l’enjeu : la réussite pour tous.

Alors que penser de ce fameux allègement dans lequel s’engouffrent tous ceux qui veulent un moindre coût à cette mise en place ou qui ont freiné des quatre fers pour des raisons souvent partisanes ? Que penser du regroupement des activités péri-éducatives sur une demi-journée qui plus est, si elle est placée en toute fin de semaine ?
Du coup quelle différence y aura-t-il entre avant et maintenant, si ce n’est que d’un coup de baguette magique on aura déplacé les temps de l’enfant, non pas pour l’enfant, son mieux être et sa réussite mais pour des raisons matérielles et pratiques.
Louviers semble s’installer dans cette pauvre « dynamique » faisant fi des intenses réflexions qui ont mené à la construction d’un projet sérieux, construit et réfléchi.

Le premier acte public de la première adjointe a été de s'octroyer une indemnité deux fois supérieure à celle que touchait son prédécesseur. Après avoir assisté au conseil municipal, une jeune lovérienne nous envoie cet article. Simone Ferchal est choquée, non parce qu'Anne Terlez cumule les mandats et les indemnités, mais parce que 20% des électeurs ont voté pour une candidate qui disait refuser tout cumul ! Ils sont cocus.


Souvent Anne Terlez varie... Le point de vue de Simone Fechal
La nouvelle municipalité a voté le montant des indemnités pour les élus. En soi, rien de choquant. Comme rappelé par Franck Martin lors du dernier conseil municipal, l'indemnité permet l'accès à la vie publique de citoyens souhaitant s’investir qui ne pourraient pas le faire au détriment de leur emploi et de leur ressources. Avec Franck Martin, tous les conseillers percevaient la même indemnité. Avec la droite, on rétablit une hiérarchie inégalitaire, rien de surprenant.

Là où l’on est davantage surpris, c'est face à l'incohérence qu'il existe entre les affirmations d'Anne Terlez pendant la campagne, qui reprochait aux élus de vouloir faire de la politique un métier, et le choix de doubler ses indemnités par rapport au maire-adjoint précédent (1349 euros comme adjointe au maire et 784 euros comme vice-présidente à la CASE). Son activité politique devient donc un métier puisque elle devient le fruit principal de ses ressources.

Pour réponse, Mme Terlez explique que travaillant à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), elle peut prendre une disponibilité. Autrement dit, si demain elle n'est plus élue, aucune inquiétude, ni peur du lendemain : elle reprendra son emploi sans problème. Elle ajoute avec une certaine indécence "la différence entre vous et moi, M. Martin, c'est que je n'ai pas besoin de ça pour vivre."

Effectivement, c'est un avantage que n'ont pas les personnes exerçant dans le privé qui ne peuvent pas quitter leur emploi au risque de se retrouver en culotte courte le jour où elles ne sont plus élues. Certains élus choisissent néanmoins de quitter leur emploi. A leurs risques et périls : après leur mandat, ils se retrouveront demandeurs d'emploi, sans possibilité de ressources (pas d'allocation chômage ou équivalent pour les élus)!


Ernest Martin en compagnie de François Hollande, musée de Louviers
Ernest Martin en compagnie de François Hollande, musée de Louviers
Pour ceux qui ont croisé son chemin, ceux qui souhaitent lui rendre un dernier hommage, la cérémonie civile aura lieu lundi 3 février à 11 heures, salle du Moulin à Louviers.


Lundi 27 Janvier 2014 | Commentaires (3)
1 2 3 4 5 » ... 14