Normandie

La France a gagné, l'anti-France est battue et... la gauche est de retour !
A peine 40 voix d'écart séparent la liste Morin ( où figurent le maire, son premier adjoint et un adjoint. La moitié du chemin est faite : il ont gagné les municipales par 80 voix...


Second tour à Louviers et ailleurs
La gauche est de retour ! A Louviers :

Liste Morin 37,24 % 2095 voix Liste Mayer Rossignol 36,35 % 2045 voix Liste Bay 26,41 % 1486 voix

En attendant les résultats à Louviers ( qui se font attendre ) je m'offre le plaisir de vous donner le résultat d'un petit village de l'Aude  cher à mon cœur :
Lairière ( 11 )
Liste d'union de la gauche 27 voix . Trois bulletins nuls. Et pas une voix pour la droite  ou l'extrême droite !



 



Dimanche 13 Décembre 2015 | Commentaires (0)

M. Priollaud n'aime pas Nelson Mandela. C'est son droit.

Mais, en tant que maire, refuser d'inaugurer la place Nelson MANDELA et vouloir la débaptiser, c'est une tout autre affaire : c'est un acte politique, un message d'insulte à la mémoire du Prix Nobel de la Paix, universellement admiré.

La municipalité actuelle compte dans ses rangs, je le sais bien, des républicains sincères, des humanistes engagés. Cette insulte municipale à la mémoire d'un phare de l'humanité les remet à leur place : au mieux les faire-valoir, au pire les otages, sinon de l'extrême droite mais d'une droite "décomplexée" vis-à-vis des droits de l'homme.

Qu'en pense Mme Terlez, humaniste en parole, humaniste de papier ? De tels actes vous jugent à jamais.


Pour donner des gages à l'extrême droite, le candidat Priollaud insulte la mémoire de Nelson Mandela, prix Nobel de la Paix
Pour donner des gages à l'extrême droite, le candidat Priollaud insulte la mémoire de Nelson Mandela, prix Nobel de la Paix
Au lendemain de la mort du Prix Nobel de la Paix, un conseiller municipal, monsieur de Préville propose de donner le nom de Nelson Mandela à une place de Louviers.

Le maire d'alors, Franck Martin, présente la délibération au conseil municipal qui l'adopte avec enthousiasme, droite et gauche unis dans un hommage à celui qui restera dans l'histoire mondiale comme l'un des plus importants acteurs du XXe siècle. Lire en cliquant ici

Après les élections, Achard de Préville reprend contact avec la nouvelle municipalité pour préparer l'inauguration de cette place. Son interlocuteur, l'un des humanistes sincères de la municipalité actuelle, prépare l'application de la décision du conseil municipal.

L'inauguration était prévue mi-décembre, pour éviter toute récupération politique, juste après l'élection régionale.
La semaine dernière coup de théâtre !

Pour donner des gages à l'extrême-droite, en pleine campagne électorale, le candidat de la "droite décomplexée" met son veto à l'inauguration de la place Mandela.
 

Une rencontre, un débat avec Daniel Huard, l'auteur du livre Enfin, la Normandie !


La réunification méritait bien un livre pour en raconter l'histoire...  Voir ici
Café radical samedi 7 novembre 2015, à 18 h 30
au Big'Arts, 39 rue du Quai à Louviers.

Des Vikings à la réunification, l'unité normande méritait bien un livre ! Le voici.


Enfin la Normandie !
Pour illustrer le contenu de ces pages, jamais l’expression, souvent galvaudée, de «Mémoires du temps présent » n’aura été si juste, si pertinente.
Vrai, l’auteur nous offre d’abord un grand voyage dans le passé normand. Mais les étapes de ce voyage, de la rencontre de Saint-Clair-sur-Epte aux plages du Débarquement, en passant par le bûcher de Jeanne d’Arc et la fondation du Mont-Saint-Michel ont été mises en perspective, l’Histoire revisitée pour établir ce qui fonde, dans l’histoire de France, l’identité actuelle de la Normandie.

 


Cette dissection des racines normandes n’a rien de passéiste : elle se veut, elle est opérationnelle, tournée vers l’avenir de la Normandie. Il s’agit de montrer aux Normands comment les racines produisent la sève qui irrigue l’arbre d’aujourd’hui et permet sa croissance future. Et comment l’identité normande (que plus personne ne conteste) sera le moteur de l’avenir, l’oxygène du développement régional.
La réunification de la Normandie méritait donc un livre pour dire pourquoi il est indispensable de faire coïncider l’être administratif régional avec l’essence normande, historiquement illustrée dans le domaine économique, politique, culturel, sportif…
Démonstration brillamment effectuée en posant sur la table d’examen les dossiers majeurs et les défis concrets que doit relever la Normandie de demain : le Grand Paris, la ligne ferroviaire à grande vitesse, l’avenir de la façade maritime de la Normandie et de ses ports, la construction d’une capitale normande «tripolaire» avec Rouen, Caen, Le Havre, d’une économie ouverte vers le grand large par l’Axe Seine et son estuaire…

Daniel Huard est un journaliste. Il a fait un livre de journaliste, dont les analyses sont basées sur des faits établis. Le texte est précis, richement documenté par des notes qui étayent l’objectivité du propos en donnant les sources de l’information.
Daniel Huard est un journaliste de talent. Il sait que lorsqu’on écrit un article, le plus difficile est de faire court. Son livre est donc composé de courts chapitres, brillamment enlevés par une plume limpide, une écriture claire, dépolluée de toute digression, de toute théorie fumeuse. « Les faits, seulement les faits ».
 

Daniel Huard a fait le choix d’un personnage de fiction, rédacteur en chef d’un Courrier Normand imaginaire, pour prendre le lecteur par la main au long de cette promenade dans le passé, le présent et le futur de la Grande Normandie.
Le personnage fictif de Robert Darcourt, avec ses coups de coeur et ses coups de gueule, son histoire d’homme né en Normandie, apporte vie, chaleur et passion à un texte nécessairement mesuré, objectif, factuel. Ce livre aurait pu être froid. Robert Darcourt, personnage attachant, le réchauffe et en facilite la lecture : nous sommes « scotchés » au récit de son enfance, de son
métier, de son départ.
Sa modestie et sa pudeur en souffriront peut-être : je suis convaincu que, dans ce personnage de journaliste normand, Daniel Huard, journaliste et normand, a mis beaucoup de lui-même. Les lecteurs l’en remercieront…
 
Enfin, la Normandie ! par Daniel Huard. Format 150x 220 ; broché, couv quadri ; 300 pages, 36 photos N/B.  Prix public 25 euros.   En savoir plus

 

Le journal Le Monde distingue l'école de musique de Louviers au premier rang de 15 sites à visiter en France. Ce qui nous conforte dans l'impression d'avoir été peut-être utile. La municipalité actuelle au lieu de sucrer les crédits pour l'école Jules Ferry, devrait comprendre que rien n'est plus important que construire des écoles pour construire l'avenir...



Quand on fait une proposition indécente, il faut s'attendre à recevoir une gifle...

Dans l'Eure, le parti socialiste ira tout seul aux élections régionales. Les radicaux de gauche refusent de participer à une liste où leur dignité serait foulée aux pieds.

Soutien sans participation... la formule date du Front Populaire, mais elle correspond bien à la situation d'aujourd'hui.

Personnellement, j'ai un peu de regret de ne pas pouvoir participer à la construction de la Normandie unie, pour laquelle j'ai tant bataillé. Mais on sait bien, comme le chantait Guy Béart, que "le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté". Ce n'est que partie remise... comme à Louviers, je reviendrai ! Mais par la grande porte.


Article d'Eure Infos, Evreux
Article d'Eure Infos, Evreux
Aujourd'hui, puisque tous les adversaires de la réunification normande en sont devenus les plus chauds partisans, il est cyniquement indispensable d'écarter celui qui, dans l'Eure, a été le héraut de la Normandie Unie.
Mauvaise conscience du PS, il était normal que je ne siège plus à la Région. Le premier qui dit la vérité... écoutons le chanteur Guy Béart, qui vient de partir, à l'âge de 85 ans.

Guy Béart : La Vérité https://www.youtube.com/watch?v=jA3hNz5KQ34


Mercredi 16 Septembre 2015 | Commentaires (1)

Jeune ministre, Annick Girardin est solide, brillante, déterminée : elle sait où elle va. Et lundi, elle était à Louviers pour me remettre l'insigne de chevalier du Mérite maritime, dans la salle du conseil municipal, bien remplie.

Nous avons parlé de la mer et de la Normandie, enfin unie. J'ai pu lui remettre le livre de Daniel Huard, dédicacé par l'auteur : Enfin, la Normandie. La réunification méritait bien un livre !


Louviers : Une ministre, une médaille, un livre...
Madame la ministre, cher Annick. je vous remercie pour tant d’ éloges qui m’ont ému tout en blessant ma modestie.
 
Merci de consacrer un temps si précieux pour la République à cette remise de décoration.
 
Je ne parlerai pas d’amitié entre nous, comme tant et tant aimeraient le faire en telles circonstances.
 
Non seulement j’ai appris qu’en politique, il faut d’abord se méfier de ceux qui se disent vos amis, mais je crois honorable de ne pas imiter ceux qui font profession d’être l’ami des puissants et font tomber sans cesse des noms de leur bouche, pour leur dérober une miette de gloire...
 
En politique, j’ai des copains au féminin comme au masculin avec qui je partage des liens de vraie solidarité et d’affection sincère.
Il y a aussi des hommes que je respecte, des femmes que j’admire. Des Annick Girardin, Christiane Taubira, des Alain Tourret que je respecte et j’admire, parce que je suis attentif à ce qu’ils font et que je sais ce qu’ils valent.
 
Respect et admiration, donc, pour ton action au service de la République, en particulier ton engagement dans l’aide au développement, un domaine dans lequel l’agglomération Seine-Eure s’est longuement et fortement engagée, sous la houlette d’Hubert Zoutu, maire d’Heudebouville et prince béninois.
 
Le Mérite maritime… cette distinction m’est accordée, à ma grande surprise, pour mon activité d’éditeur, de producteur de livres sur la mer. Mais pas que…
 
La ligne éditoriale de ma maison d’édition passe par Saint-Pierre et Miquelon.
 
Annick, tu te souviens peut-être que naguère je t’ai proposé… d’écrire et de publier la biographie de celle qui était alors pour moi la députée des Brumes.
 
Proposition très prématurée, car depuis, tu as écrit un nouveau chapitre à cette biographie. Et quel chapitre !. De députée des Brumes, tu es devenue,comme le titre le Journal du Dimanche la ministre qui venait du Froid.
 
Ministre venue du Froid, venue de l’outre-mer, tu ne seras pas choquée si je vous raconte ce soir une histoire de morue.
 
En anglais Morue se dit Cod.
Cod, a biography of the fish that changed the world.  C’est le titre d’un livre, une passionnante étude de l’économiste Mark Kurlansky, que je traduis et espère publier bientôt en français. L’auteur y affirme que la morue est le poisson qui a changé le monde. Rien que cela.

Et pourtant… La mondialisation des échanges commerciaux ne date pas d’aujourd’hui. Il y a six siècles et demi, l’explorateur Jean Cabot, affirmait que sur les bancs de Terre Neuve, la morue était si abondante qu’il suffisait de descendre des paniers dans la mer pour les remonter pleins à ras-bord. Mais surtout, la morue est un poisson dont la chair est exceptionnellement maigre. Une fois séchée, elle se conserve et supporte, mieux que tout autre poisson, de longs voyages.

L’abondance du poisson et son exceptionnelle faculté de conservation ont permis la mise en place d’un circuit économique mondial, alimentant en protéines bon marché trois grandes clientèles.

D’abord les pays catholiques qui faisaient maigre lorsque l’Eglise le demandait.

Ensuite, les propriétaires de plantations du Sud des Etats-Unis pour alimenter  esclaves, puis descendants d’esclaves.

Aujourd’hui encore, le plat de morue est à la carte de tous les restaurants populaires de la Nouvelle Orléans. Enfin, au 19ème siècle, il fallait reconstituer la force de travail des bataillons de prolétaires dans tous les pays de la révolution industrielle. La morue y contribuait largement.

Alors, pendant que le Far-West, l’Ouest américain se trouvait bouleversé par la ruée vers l’Or, les bancs de Terre-Neuve, à l’est du continent américaine étaient le théâtre d’une prodigieuse épopée, une aventure maritime de masse, à nulle autre pareille.

la Grande Pêche de Terre-Neuve, la ruée vers l’Or Bleu.

Une épopée maritime allait modeler l’économie, le mode de vie, les mentalités du littoral normand, de Granville à Fécamp, en passant par Dunkerque à Saint-Malo, s’il m’est permis d’être taquin.

L’affrontement avec les forces naturelles, la tempête, les brumes, les icebergs, le froid glacial, le risque permanent de naufrage,ont donné une dimension épique à des conditions de travail inhumaines, aggravées par la brutalité inouïe de l’encadrement, la privation de toute intimité, d’espace vital, le calvaire vécu par les enfants à bord, les jeunes mousses.

 Les longues campagnes de pêche sur les bancs de Terre-Neuve ont coûté des milliers de morts à des familles dont le père ne voyait pas grandir les enfants et ne connaissait jamais la douceur de l’été normand.
 Le Marité est le dernier témoin de ces souffrances. Pouvions nous le laisser partir ?

Sauvegarder ce navire était d’abord un devoir, celui de rendre hommage aux travailleurs de la mer.

Mais, à l’instar des mineurs du Nord de la France, les terre-neuvas étaient fiers de leur métier. Parce qu’il demandait une endurance, un savoir-faire, un courage hors du commun. Parce que l’homme s’y montrait plus fort que la tempête. Parce que, sous le beau nom d’équipage, l’indispensable solidarité des marins y donnait raison, par avance, à Saint-Exupéry écrivant que la grandeur d’un métier est avant tout, d’unir des hommes.

 Le Grand Métier… c’est le titre de l’immense succès de librairie, le beau du capitaine de chalutier fécampois Jean Récher, livre comparable au Cheval d’Orgueil des Bretons.

 Oui, l’histoire de la Grande Pêche est un pilier de ce qui fonde, dans l’Histoire de France, l’identité actuelle de la Normandie. A l’instar de l’image paysanne de Jacquou le Croquant, la figure romanesque du Terre-Neuva, marin, héros et martyr fait partie de notre imaginaire partagé, de notre patrimoine culturel. Des centaines de livres ont été publiés, des dizaines se publient encore, romans, études historiques, biographies, sur cette épopée des Bagnards de la Mer, une épopée qui est aussi une tragédie sociale.

Le Marité se veut le musée vivant de cette histoire, de ce grand métier.
 
En puisque je parle de métiers, la rénovation du Marité  a été une aventure professionnelle passionnante dont les retombées ont profité à l’économie locale.

Vous connaissez tous l’Hermione, mais bien peu savent que les charpentiers de Saint Vaast la Hougue, l’équipe du chantier Bernard, après avoir réalisé des tours de force dans la mise en œuvre des techniques d’autrefois pour reconstruire le Marité ont été sélectionnés pour reconstruire la coque de l’Hermione.
 
 
 La civilisation occidentale, dans tous les domaines de l’esprit a connu une apogée à la fin du 19e siècle où l’on voit naitre, sans parler de la valse viennoise, les chefs-d’œuvre de l’opéra, du roman, de la peinture avant la rupture moderne, la déconstruction des formes traditionnelles au profit de nouvelles approches, radicalement nouvelles.

La fin du XIème est aussi une apogée de l’architecture navale, celle où les clippers, battent des records de vitesse sur la route de Chine, dans le commerce de la soie et des épices. L’époque où régatent les plus aériens, les plus fins voiliers de plaisance, comme le premier Pen-Duick d’Eric Tabarly.

Les charpentiers de Fécamp n’avaient rien à faire de l’esthètique.

Ils construisaient des bateaux de travail, de bateaux de pêche robustes mais rapidement jetables. Pour construire ces bateaux ils mettaient en œuvre un savoir faire perfectionné pendant des millénaires où l’intelligence et l’habileté de l’homme affinait inlassablement les formes des navires pour les rendre plus sûrs, plus rapides, plus efficaces dans l’utilisation des forces du vent et de l’homme.

Et cette recherche de la perfection finit par déboucher, en cette fin de siècle, sur l’harmonie parfaite entre l’utile et le beau, une période miraculeuse où l’essence des choses produites par l’homme coîncide avec la beauté du monde.

Regardez bien le Marité. c’est l’un des plus beaux bateaux au monde. Fallait-il laisser pourrir la Joconde des Mers ? Poser la question, c’est y répondre, non ? Moi, je  suis tombé amoureux de cette joconde.
 
La mer imprègne le passé le présent et l’avenir de la Normandie.

C’est par la mer que les hommes du Nord, dont la Normandie porte le nom ont colonisé la Neustrie. C’est par la mer que les ducs normands ont conquis l’Angleterre. Faut-il rappeler, sondages à l’appui, que si, dans le monde, le nom de la Normandie est mieux identifié, plus connu que celui de la France, c’est que le sort du monde libre s’est joué sur le littoral normand. le message porté par le Mémorial de Caen est universel.
Oui, la mer est partout en Normandie, elle est là, à quelques nautiques de Louviers. Car la mer en Normandie, c’est le littoral, plus l’axe maritime de la Seine.

En pillant les abbayes de la Basse-Seine, en mettant le siège devant Paris, les Vikings ont été les premiers à valoriser l’axe-Seine qui aujourd’hui ouvre Paris sur le grand large en débouchant sur la Manche, la mer la plus fréquentée du monde, un axe commercial vital pour l’économie française.

Paris ne conservera son statut d’exception, de ville monde comme disent les géographes, urbanistes, sociologues qui phosporent autour du Grand Paris, qu’en s’ouvrant au monde via la Normandie, via l’estuaire de la Seine. François 1er en était d’accord : il a fondé Le Havre, le grand port qui manquait au royaume de France, pour alimenter Paris.

C’est ici même, sur le territoire de la CASE, à une poussière d’encablures, à Poses, que viennent mourir les marées hautes de la Manche et que commence officiellement, en toute rigueur administrative le domaine maritime de la Seine.

Depuis les années 70 notre agglomération a connu un spectaculaire développement économique, boosté par la pharmacie, la cosmétique et bientôt les bio-technologies. Pourquoi ? Parce que nous sommes au bout de la chaîne de raffinage et de transformation du pétrole brut qui arrive au Havre par la mer, remonte la Seine comme matériau de la chimie lourde en aval de Rouen, puis de la chimie fine autour de Paris.
Sans la mer, la Normandie ne serait pas la seconde région française pour les produits pharmaceutiques, derrière Rhône-Alpes. Sans la mer, la Normandie ne serait pas parmi les leaders de la production d’énergie, hier, aujourd’hui, demain. Hier avec le pétrole, aujourd’hui avec le nucléaire à Flamanville, Penly, Paluel sans parler de La Hague. Et demain ? Demain, gràce à la mer, la Normandie conservera son co-leadership dans la production nationale avec la production d’énergies renouvelables. Le grand chantier régional, aujourd’hui, c’est l’implantation des grands parcs offshore à … … et le développement de l’énergie hydrolienne dans les courants sous-marins exceptionnellement puissants de la Hague et les marées du Cotentin.

Petite fourmi dans la grande fourmilière qui phosphore autour de l’axe-Seine, le président de l’agglomération Seine-Eure n’était pas hors-sujet lorsqu’il insistait sur la fusion des ports autonomes de Paris Rouen Le Havre, l’aménagement des berges de la Seine et le développement volontariste du tourisme fluvial.

L’avenir économique de la Normandie, c’est aussi le tourisme. Sans parler des ports de plaisance et des ports du littoral, que serait le tourisme normand sans le Mont Saint Michel et les plages du débarquement ? Aussi, lorsque j’ai vu, à 28 nautiques dans Nord Ouest de cette salle, le Marité rénové, magnifique, prendre sa place, une place d’honneur, sous le pont Guillaume-le-Conquérant, dans le cadre du plus grand rassemblement de grands voiliers d’Europe, n’en déplaise à Brest, un événement touristique dont les visiteurs se comptent par millions et viennent de tous les horizons, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir gaspillé du temps et de l’argent public, ni d’avoir démérité de la Normandie et de son avenir.

Je suis fier, j’ose le dire, d’avoir contribué à faire de ce navire l’ambassadeur de la Normandie sur toutes les mers. 

Et les élus de la Manche, principaux soutiens de ce projet, ne me démentiront pas si j’affirme que le Marité a renforcé l’attractivité touristique de Granville et des îles Chausey.  J’espère, madame le ministre, qu’il retourne un jour sur les bancs de Terre Neuve et que le pavillon normand flotte bientôt à Saint-Pierre. D’autres élus travaillent à ce retour aux Sources de la mer ( encore un titre de roman ) encore, projet qui est en préparation pour l’été 2016.

Quel que soit son lieu de naissance, la connaissance du passé est indispensables faire sienne l’identité de la région où l’on vit et travaille.  

J’aurais le plaisir de vous remettre, madame la ministre un livre, Enfin la Normandie que l’auteur Danie l Huard aura l’honneur de vous dédicacer. Un ouvrage d’actualité, qui montre aux Normands comment les racines historiques de la Normandie produisent la sève qui irrigue l’arbre d’aujourd’hui et permettra sa croissance future. Et comment l’identité normande (que plus personne ne conteste) sera le moteur de l’avenir, l’oxygène du développement régional. Une identité culturelle commune, pas forcément unique, on peut-être, n’est-ce pas Hubert, profondément Normand, Français et Béninois, cet imaginaire partagé, quelque soit le lieu de naissance est un formidable auxiliaire pour vivre ensemble.

Vivre ensemble… La mer est une formidable école de vie, comme l’on bien compris, l’amiral l’amiral Dechavanne, président de l’association des amis du Marité et je l’amiral Guillaume Masclet son l’armateur Valérie Petit, qui veillent sur l’activité de la flottilles de voile traditionnelle des Trois Lacs

Tout rêve de mer est d’abord un rêve de liberté. Et quelle liberté ! Un espace de liberté qui s’étend sur l’essentiel de la planète, un espace aquatique qui offre à votre élan vers l’aventure, le dépassement de soi un cadre si merveilleux que seuls les plus grands poètes peuvent en donner l’image.
Mais voilà : la mer ne tolère pas l’a-peu près, la mer est exigeante, la mer sanctionne cash tout laisser-aller. Si vous n’arrimez pas correctement votre paquetage, la cabine se transforme en enfer. Si vous ne nouez pas correctement vos drisses et vos écoutes, vous prenez votre espar dans la gueule.
La sanction est immédiate et pas question d’accuser la méchanceté de vos parents ou l’injustice de la société. Le vent et la mer n’ont que faire de vos excuses, vous n’avez à vous en prendre que vous-même.
La conquête de plus grande liberté passe par la maitrise de soi, la maîtrise d’une technique dans le cadre du respect des lois, l’exigence de la mise en confiance de chacun dans la responsabilité de l’équipage, la solidarité de tous.
 
A bord, au moment de dormir, lorsque l’on pose sa tête contre la fine cloison qui vous sépare du gouffre salé vous avez intérêt à faire confiance à ceux qui sont de quart pour pouvoir dormir sur vos deux oreilles.
 
Si vous acceptez ces lois de la mer, vous sont promises le goût salé de l’aventure, l’ivresse de la liberté, la fierté du dépassement de soi dans la conquête du monde.
 
De quoi montrer à une jeunesse parfois déboussolée, à des chômeurs désocialisés que la vie vaut la peine d’être vécue et que les rêves partagés peuvent se réaliser.
 
J’ajouterai, très sérieusement, que la navigation à voile donne une leçon essentielle en politique : nul  ne peut avancer contre la direction du vent et des courants dominants. Lorsqu’ils vous poussent, on fonce dans la bonne direction.
 Lorsqu’ils sont contraires, la route directe est impossible, de  on est contraint de louvoyer, de cap à babord, cap à tribord, sans jamais céder à la facilité de virer de bord pour suivre le vent et d’oublier où l’on veut aller.
 
Les capitaines des grands voiliers, contre les tempêtes et courants s’acharnaient durant des jours, des semaines, parfois des mois avant de passer le cap Horn. Mais ils gardaient intacte leur volonté d’aller à Valparaiso.
 
En politique comme à bord, il n’y a pas de vent favorable si on ne sait pas où est le port. Il faut composer avec le réel pour aller à l’idéal.
 
Ici, je dois vous faire un aveu. J’ai été un adolescent rebelle et impatient. J’ai été un jeune homme en colère, un dur, un révolutionnaire.
J’ai baigné dans la culture de l’ironie et de la dérision, celle de Charlie Hebdo et du Canard Enchaîné.
Jean Paul Sartre a été l’un de mes maîtres à penser et Jean Paul Sartre a refusé le Prix Nobel.
 
En ce temps là, je pensais, comme un certain Bonaparte, que les décorations étaient des hochets pour gouverner les hommes par la vanité. Il a créé la Légion d’Honneur. Recevoir une décoration, ne serait-ce pas le comble de la servitude volontaire, du conformisme social ?
 
Je ne le pense plus. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. J’ai parcouru un long chemin dans la compréhension des hommes et de leur vivre ensemble, comme on dit aujourd’hui.
 
En vingt ans de carrière, j’ai remis nombre de décorations, tant civiles que militaires, avec la conviction qu’une remise de médailles, parce qu’elle est de l’ordre symbolique,  est au coeur même, touche à l’essence du politique : donner du sens à l’action des hommes, donner un repère à tous en distinguant certains.
 
Ce qui n’a pas changé depuis le temps où j’étais prêt à mourir pour la Cause du Peuple, c’est un rêve modeste et fou.
Un rêve que je partage aujourd’hui avec vous tous rassemblés dans cette salle.
 
Le rêve de tous ceux qui participent à l’action publique, de l’Etat aux collectivités locales le rêve de ceux qui militent en politique pour faire route, à bord du vaisseau Société, vers le port d’une cité idéale.
 
Tous ceux qui, comme nous ce soir, tentent de De donner du sens à l’action des hommes et, si possible, de réenchanter le monde.
 
 Mon rêve à moi, modeste et fou, est d’avoir été, peut-être, utile.
 
 Je suis aujourd’hui distingué pour ma modeste action en faveur de la culture et du patrimoine maritime en Normandie.
 
Bien vu, mesdames et messieurs les représentants de l’Etat : le mérite maritime, que je n’ai pas demandé, me va comme un gant et nulle autre décoration ne m’aurait fait autant plaisir.
 
Mais je sais et je dis que sans vous tous, rien n’aurait été possible.
Soyez en remerciés, comme je vous remercie pour la patience avec laquelle vous avez supporté mon allocution.
 
Maintenant comme on le disait dans le port de Fécamp, Matelot, hisse la grand-voile, tout est payé !
 
 


Mardi 15 Septembre 2015 | Commentaires (7)

Bon, d'accord, c'est un lundi. Mais quelle belle occasion de nous revoir : mon amie - et néanmoins ministre ! - Annick Girardin vient à Louviers ce soir là. Pour me remettre l'insigne de chevalier de l'Ordre national du Mérite... maritime, bien entendu. Je vous attends, lundi 14 septembre, à Louviers, salle du conseil municipal, en fin de journée. L'horaire précis sera communiqué bientôt, mais déjà, ouvrez votre agenda, chers amis, et notez ! Vous êtes invités.


Annick Girardin (PRG), secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie
Annick Girardin (PRG), secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie


Jeudi 13 Août 2015 | Commentaires (0)

C'est d'une grande banalité de dire que la France a la droite la plus bête du monde... A peine élus, les maires de droite lèvent le rideau sur leurs premières intentions : faire des coupes sombres dans le domaine culturel, qu'ils entendent réserver aux élites fortunées.

A Louviers comme à Evreux... c'est Molière qu'on assassine, en étouffant la Scène Nationale, pilier de la vie culturelle à Louviers depuis son installation en 1997. C'était avant...


Scène Nationale Evreux Louviers : Le président de la Région tacle les maires
Nicolas Mayer Rossignol vole au secours de la Scène Nationale Evreux-Louviers, menacée d'étouffement par la décision des maires de droite, Guy Lefrand et François-Xavier Priollaud de réduire, bien au delà de l'acceptable, leur subvention à ce magnifique outil d'action culturelle, dont la survie est menacée.

Dans un courrier adressé au maire d'Evreux, le président de la Région rappelle l'importance de l'enjeu que représente l'action culturelle et l'ampleur du soutien - y compris financier - que la Région accorde à la SN Evreux-Louviers. Il constate - et déplore - que « l'avenir de la Scène National est désormais incertain.», du fait de « la baisse significative » des subventions municipales.

Nul doute que, s'il persiste dans sa décision d'étouffer le théâtre de Louviers, François Xavier Priollaud sera également rappelé à l'ordre. Cela ne suffira pas pour enrayer le déclin de la vie culturelle à Louviers : la Scène Nationale n'est pas la seule victime, loin de là, d'un maire qui veut réserver la culture aux élites de la fortune : les soirées de jazz dans les caves du Moulin sont devenues payantes !

 

Lire le post précédent : C'est Molière qu'on assassine ! et signer la pétition pour défendre la Scène Nationale.

Les salariés de la Chapelle Darblay ont manifesté sous les fenêtres du Conseil régional. Jets d'oeufs, de pâte à papier, crécelles, klaxon ont mis l'ambiance. Le président Mayer Rossignol a invité les représentants syndicaux à exposer, en préambule de la session, leurs craintes et leurs demandes. 196 licenciements sont prévus...


Conseil régional : il pleut des oeufs...
Dernier budget régional... avant la réunification. Séance historique donc. Les élus radicaux, qui ont longtemps, à gauche, porté seuls ce projet, se réjouissent du vote de la loi NOTRE ( nouvelle organisation territoriale de la République ), tout en souhaitant que cette loi s'accompagne d'une profonde réforme fiscale qui rende la responsabilité perdue à la collectivité régionale.
Valérie Gibert-Thieulent a rappelé ce matin les priorités des radicaux dans le projet de budget normand unifié.

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