Jérôme Hommais :                         objectif 2014

Un engagement durable à vos cotés!

CANTON DE CAEN 7 MONDEVILLE CAEN STe THERESE DEMI-LUNE

Les libéraux à la recherche d'une liberté contrôlée! Le retour de l'Etat?

Jérôme Hommais
Le Premier ministre britannique a de nouveau plaidé jeudi en faveur d'une réforme du Fonds monétaire international (FMI) pour lui permettre de surveiller les marchés financiers dans le monde et éviter que la situation actuelle ne se reproduise. Gordon Brown y voit la suite logique des plans de sauvetage adoptés ces derniers jours par les Etats-Unis et l'UE pour enrayer la crise. Lire la suite l'article
Le chef du gouvernement britannique a souhaité que ses homologues réunis au Conseil européen à Bruxelles mercredi et jeudi soutiennent l'idée d'une évolution du FMI plus adaptée au monde moderne.

La chancelière allemande Angela Merkel a elle aussi appelé à un renforcement de la surveillance internationale des marchés.


Rédigé par Jérôme Hommais le Mercredi 15 Octobre 2008 à 13:34 | Commentaires (0)

Un engagement durable à vos cotés!

François Bayrou : ' Nicolas Sarkozy a créé un sentiment durable d'injustice '

Jérôme Hommais
Nicolas Sarkozy a proposé un sommet sur la crise financière et plaidé pour un " capitalisme régulé ". Vous a-t-il convaincu ?
Entre les mots et les réalités, il y a des années-lumière. Nicolas Sarkozy explique doctement que les gouvernements doivent dire la vérité aux peuples sur la gravité de la crise et punir les coupables. Peut-on lui rappeler que le gouvernement, c'est lui ? Il reprend l'antienne de la moralisation du capitalisme financier. Mais depuis qu'il le dit, y a-t-il eu quelque chose de fait ? Rien.

En outre, selon moi, cette invocation de l'existence de " coupables " et l'appel à la punition a un côté simpliste : la crise n'est pas la faute de quelques individus, elle est la responsabilité d'un système. Et ce système, c'est celui-là même que Nicolas Sarkozy a proposé comme modèle à la France. Quand il a vanté le " modèle américain ", ce n'était pas autre chose que ce qui est en crise aujourd'hui, c'est-à-dire un projet de société qui accepte et même recherche la croissance des inégalités comme moteur de la société et qui fait de l'inventivité financière sans lien avec la réalité économique son enfant chéri. Ce ne sont pas les dérives du modèle qui posent problème. C'est le modèle lui-même qui est en cause.

La crise ne serait donc pas terminée ?
Je ne le crois pas. Pas plus que je ne crois qu'elle puisse être cantonnée aux Etats-Unis. J'ai vu l'exubérance optimiste et soulagée des marchés à l'annonce du plan Paulson : je l'ai perçue comme un signe d'affolement de plus. La crise est d'ores et déjà systémique. Elle touche l'oxygène même de tout modèle économique : la confiance. Confiance dans l'avenir et confiance dans ses partenaires. Rien que l'énoncé du plan américain suscite des questions. On va reprendre des titres, mais avec quels périmètres et à quels cours ? Ces questions en posent d'autres. Le principe de faire payer le mauvais risque avec l'argent du contribuable, n'est-il pas problématique ? Et croire en l'étanchéité entre le système bancaire américain et le reste du monde... Je n'y crois pas plus qu'aux caissons étanches du Titanic : sur le papier, ils étaient garantis mais l'eau s'infiltrait partout.

Que préconisez-vous ?
Il faut penser le durable. C'est aussi important en économie qu'en écologie, parce qu'il n'y a pas d'activité économique s'il n'y a pas de confiance dans le long terme. Il faut que règles et repères soient pensés simples, fiables et stables. Donc il faut de la puissance publique. Le mot de puissance publique est pour moi plus large que la seule invocation des Etats. Car si l'on s'en remet aux décisions multiples des multiples Etats, on aura la cacophonie, la jungle et l'impuissance. L'action ne peut donc être qu'internationale, et d'abord européenne. Ce devrait donc être le temps d'un vrai FMI, capable de mettre hors-la-loi les paradis fiscaux et d'orchestrer la lutte contre la corruption. Deux, si la puissance publique prend conscience de son devoir de régulation, alors il faut construire d'urgence une autorité de régulation européenne. Quand vous avez 27 autorités de régulation, vous n'avez pas de régulation. Trois, il faut élargir l'espace de la régulation : tout ce qui est produit à risque doit être soumis à régulation, aussi bien les " hedge funds ", que les produits financiers acrobatiques, la titrisation du risque. Quatre, les règles de régulation doivent imposer des normes de liquidité et de solvabilité qui ne se limitent pas aux banques. Cinq, une révision s'impose : celle des normes comptables. Le " mark to market ", l'idée selon laquelle tous les bilans sont réévalués à inter valles rapprochés, en fonction des prix de marché, est un accélérateur de crise, à la hausse quand le marché s'emballe, donnant une fausse impression d'aisance et de toute puissance, à la baisse en période négative, propageant l'affolement.

Enfin, il faut s'intéresser au mode de rémunération des acteurs financiers, qui favorise outrageusement la prise de risque et pousse à l'ivresse orgueilleuse, à l'hybris.

Faut-il, comme le dit le chef de l'Etat, punir les coupables ?
Je vous le répète : le coupable, c'est le système. Et peut-être la recherche des voyous mériterait-elle un périscope plus large... Le président de Lehman Brothers a gagné en cinq ans 354 millions de dollars. Et cela fait un énorme scandale. Faut-il rappeler à Nicolas Sarkozy que c'est 50 % de moins que ce qui a été donné en un seul jour à Bernard Tapie avec l'argent du contribuable...

Faut-il interdire les parachutes dorés ?
Tout ce qui est de l'ordre des avantages inconsidérés devra être revu.

Que doit dire Nicolas Sarkozy aujourd'hui à Toulon sur la politique économique à mener ?
Tout d'abord, permettez-moi de juger un peu surprenante l'idée d'annoncer une politique économique au cours d'un meeting. Un tel propos nécessite de la mesure et de la rationalité, un cadre qui ne soit pas passionnel.

Sur le fond, Nicolas Sarkozy doit d'abord reconnaître clairement que le modèle financier qui a dominé la globalisation est malsain et non soutenable à long terme, et que la contagion de la crise financière à l'économie est réelle. La France s'est engagée dans la soumission au système dominant au moment précis où celui-ci entrait dans la plus grave crise de son histoire. Elle doit aujourd'hui être une force de résistance et de proposition.

A court terme, faut-il laisser filer le déficit budgétaire, faire une politique de relance ou au contraire augmenter les impôts ?
À l'été 2007, en gaspillant toutes les marges de manoeuvre budgétaires, en distribuant des avantages aux plus aisés, en servant sa clientèle électorale au détriment de l'intérêt général, comme le lui a dit avec pertinence le ministre des Finances allemand, Nicolas Sarkozy a créé un sentiment durable d'injustice qui destructure la société et déséquilibre les finances publiques. Le résultat, c'est un Etat très endetté qui va subir de plein fouet la montée des taux d'intérêt. La grenade est dégoupillée.

Il faut donc augmenter les prélèvements pour ne pas dépasser la limite des 3 % du PIB...
La seule solution aujourd'hui, c'est de remettre à plat notre fiscalité en arrêtant ce côté vibrionnant qui consiste à inventer une taxe par jour. Les Français le supportent d'autant moins que le bouclier fiscal met à l'abri les plus riches de tout effort. Le système fiscal doit être entièrement repensé et simplifié. C'est l'oeuvre de plusieurs années : il doit avantager la création, l'investissement, et non la rente. Il doit permettre de réduire les prélèvements sur le travail en pensant un transfert vers un prélèvement carbone. Et, bien sûr, un calendrier de réformes structurelles (je pense aux collectivités locales par exemple) doit permettre de réduire vraiment les dépenses publiques.

Etes-vous favorable Ă  la privatisation de La Poste ?
J'attends la discussion avec vigilance. Mais a priori, je ne comprends pas pourquoi on considère comme un dogme qu'une entreprise publique dans un secteur de services publics serait par principe moins performante qu'une entreprise privée.



PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE-ALAIN FURBURY ET ÉTIENNE LEFEBVRE



Retrouvez un entretien de François Bayrou sur la crise :


http://www.lesechos.fr/info/france/300295756.htm


Rédigé par Jérôme Hommais le Mercredi 15 Octobre 2008 à 13:10 | Commentaires (0)

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François Bayrou votera oui au plan de sauvetage des Banques

Jérôme Hommais
Le président du MoDem François Bayrou a annoncé mardi qu'il voterait le collectif budgétaire qui comprend le plan de sauvegarde du système bancaire.

Interrogé sur RTL sur le vote ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale, M. Bayrou a déclaré qu'il votera pour ce texte "qui permet cette aide (...) parce qu'elle va dans le bon sens, elle change les choses".

"On aurait pu faire ça plus tôt", a-t-il toutefois noté. "Il fallait éteindre les incendies. Ça n'empêche pas de se poser les questions sur ce point: pourquoi la maison a-t-elle brûlé?" a-t-il souligné.

Les "deux principes" de "prise de participation dans les banques" et de "garanties des échanges" entre banques, proposés par le gouvernement dans ce projet de loi, paraissent, selon François Bayrou, "plus justes que le plan américain" du secrétaire au Trésor Henry Paulson.

"On est davantage dans la vérité, mais je ne suis pas du tout certain que ceci empêche la vraie menace de la transmission d'une crise financière à l'économie réelle", a-t-il alerté, engendrant finalement une "crise sociale" et une "crise politique un jour".


Rédigé par Jérôme Hommais le Mardi 14 Octobre 2008 à 13:48 | Commentaires (0)

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La crise financière : analyse d'experts

Jérôme Hommais
1 : La fièvre est passée pas le mal!

Les marchés financiers européens poursuivent leur rebond mardi, après des clôtures euphoriques la veille imitées par Wall Street et Tokyo, tandis que les autorités américaines et japonaises s'apprêtent à injecter plusieurs centaines de milliards d'euros supplémentaires dans des banques en mal de capitaux.

Après un peu plus d'une heure d'échanges, l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 gagnait 5,4%; la Bourse de Paris prenait 5,2%, celle de Londres 4,8% et celle de Francfort 5%.

Certaines valeurs phares affichaient encore des gains de plus de 10%, comme Deutsche Bank, Barclays ou Alcatel-Lucent .

En Asie, la Bourse de Tokyo a terminé sur un bond de 14,15%, la plus forte hausse en une seule séance depuis la création de l'indice Nikkei il y a 58 ans. A New York, le Dow Jones .DJI> a clôturé lundi sur un bond de 11,1%.

2 : Un système toujours sous perfusion :

Le Trésor américain doit présenter à 12h30 GMT, une heure avant l'ouverture à Wall Street, les modalités d'un plan de 250 milliards de dollars (183 milliards d'euros) d'aide aux banques, dont la moitié irait aux neuf principaux acteurs du secteur aux Etats-Unis selon des sources proches du projet .Dans une tribune publiée sur le site internet du Wall Street Journal, Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, estime que ce nouveau plan doit permettre de mettre un terme à la crise.
"Ces mesures nous permettront de revenir à un fonctionnement plus normal du marché et d'encourager les capitaux privés à contribuer davantage à revigorer les marchés financiers", écrit-il.

Le Trésor américain devrait prendre des participations dans Bank of America, Wells Fargo & Co, Citigroup, JPMorgan Chase & Co, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of New York Mellon, ont expliqué deux sources qui ont requis l'anonymat.

Le Japon est entré à son tour dans le ballet des plans de soutien en expliquant qu'il pourrait injecter des fonds publics dans des banques régionales, présentées comme un maillon clé de la chaîne de financement des petites et moyennes entreprises. Tokyo imite les plans européens, eux-mêmes calqués sur le schéma ébauché la semaine dernière par la Grande-Bretagne, qui ont spectaculairement redonné confiance aux investisseurs lundi.

Aux 250 milliards de livres (320 milliards d'euros) de garanties et de recapitalisations promis par Londres se sont ainsi ajoutés jusqu'à 500 milliards d'euros côté allemand et 360 milliards côté français.

Même les pays du Golfe emboîtent le pas à Gordon Brown: les Emirats arabes unis s'apprêtent à injecter 70 milliards de dirhams (14 milliards d'euros) de fonds d'urgence dans leur secteur bancaire.

De son côté, la petite Islande, victime collatérale mais emblématique de la crise, reste dans l'incertitude: alors que Reykjavik a amorcé lundi un mouvement vers le Fonds monétaire international et l'Union européenne, une délégation est à Moscou pour discuter un éventuel prêt d'urgence de l'Etat russe de plusieurs milliards d'euros.
"Les investisseurs sortent la tête des abris", résume Sean Callow, stratège devises de Westpac.

3 : Le pire n'est pas encore arrivé :

LE PRIX NOBEL D'ÉCONOMIE PRÉDIT "UNE VIOLENTE RÉCESSION"

Les grandes places boursières avaient chuté de plus de 15% la semaine dernière, la panique suscitée par la paralysie du marché interbancaire provoquant des mouvements de ventes massifs.
Mais si l'implosion des Bourses semble avoir été évitée, le ralentissement brutal de l'économie mondiale, lui, reste d'actualité.

Dans un entretien à Reuters, le tout nouveau prix Nobel d'économie, l'Américain Paul Krugman, estime ainsi que le monde se dirige sans doute vers "une violente récession".
Selon un économiste officiel chinois, la croissance de la Chine pourrait être revenue à 9,8% sur les neuf premiers mois de l'année, ce qui sous-entend une expansion de 9% "seulement" au troisième trimestre, sa plus mauvaise performance depuis 2001.
Autre motif de préoccupation: si les marchés actions effacent rapidement une bonne partie de leurs pertes des derniers jours, les marchés interbancaires, eux, sont encore loin d'être revenus à un fonctionnement normal.

Certes, le taux Libor au jour le jour poursuivait son reflux en début de séance, revenant entre 1,5% et 3%, contre 2-4% la veille, mais le trois mois restait tendu, entre 4,5% et 5,4%, au même niveau que lundi.

Les analystes soulignent qu'il faudra du temps pour que les plans gouvernementaux redonnent suffisamment confiance aux banques et qu'elles acceptent de se prĂŞter les unes aux autres sans exiger des primes de risque importantes.



Rédigé par Jérôme Hommais le Mardi 14 Octobre 2008 à 13:36 | Commentaires (0)

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