Boule de Feu de Remire

 
Mme Annie DEGLAS Association Guyanaise Contre les Maladies Neuromusculaires
Mme Annie DEGLAS Association Guyanaise Contre les Maladies Neuromusculaires
Quand on connaît les difficultés d’accès en Guyane des handicapés dans les lieux publics, installations sportives, toilettes, restaurants. N’avez-vous pas l’impression que le combat que vous menez depuis des années est impossible à gagner ?

Impossible à gagner non, c’est long ça va être très long, puisque les choses s’améliorent petit à petit mais c’est vrai ça prend du temps. Je ne veux pas faire de la publicité mais par exemple quand on va au zoo de Guyane c’est tout à fait accessible, on à eu l’occasion de faire une sortie avec les gens, elles ont été enchantées, je crois que les choses vont s’améliorer au fur à mesure que les partenaires vont comprendre qu’il est important d’aménager et de rendre accessible tous les lieux.


On a souvent l’impression qu’il n’y a pas d’handicapés en Guyane, au-delà du fait que les institutions et autres commerces privés doivent se mettre aux normes pour accueillir et faciliter la circulation des personnes en situation de handicap. Pensez-vous que les familles s’investissent suffisamment pour la reconnaissance des leurs ?

Je crois que les familles connaissent un combat de tous les jours, et s’investissent de toutes les manières. Depuis le matin quand elles se réveillent avec une personne en situation de handicap à côté d’elles. Donc là l’investissement, il est total après, je crois quand les familles sont seules c’est très difficile. Elles ont besoin de soutien à ce niveau là, de répits aussi parce que de temps en temps il faut leur donner aussi la possibilité d’être un peu éloigner afin de recharger les batteries et de repartir parce que les familles sont présentes tous les jours au combat avec leur personne handicapée. Non on ne peut pas dire que les familles ne s’investissent pas suffisamment.


Attention ce n’était pas un reproche en ce sens, simplement je crois qu’ont ne les voit pas dans les rues ?

On ne les voit pas, parce que c’est difficile d’accès si on leur donnait les moyens de se rendre dans les lieux avec leurs familles, mais les gens ne demanderaient que cela vous voyez. Il n’y aurait pas eu de soucis à ce niveau là, il y a ceux qui se battent pour avoir des voitures aménagées. Et c’est parce que les lieux ne sont pas accessibles et suffisamment aménagés. J’entends souvent dire que les familles cachent leurs personnes handicapées ce n’est pas vrai. C’est parce qu’elles n’ont pas les moyens justement de les faire sortir bien souvent et de les montrer, je crois que c’est à ce niveau-là que se situe la problématique.


Nous en sommes à la 2ème édition de cette manifestation Handi’pé. Est-ce que l’on peut dire que la pétanque est un sport qui peut faciliter l’intégration des handicapés, ou c’est simplement une manifestation de plus, qui rentre dans le cadre de la semaine des handicapés ?

Déjà il faut savoir que la journée handi’pé est à l’initiative d’un de nos usagers M. PAMPHILIE Christian, c’est lui qui a eu cette idée parce qu’il a été lui même président d’un club de pétanque. Et son objectif était de rassembler le maximum de handicapés à la pétanque pour passer un moment en toute convivialité c’est parti de là. Maintenant il essaye de faire en sorte que son association handi’pé devienne un club pour que les personnes puissent s’entraîner, et c’est très bien que le comité départemental de pétanque présider par M. PRIMEROSE Serge puisse prendre le relais. Puisqu’il nous disait qu’il avait inclus cette manifestation dans son calendrier sportif pour que cela puisse se faire chaque année mais en des lieux différents pour sensibiliser le plus grand nombre.

Et pour être complète sur votre question ce n’est pas une manifestation de plus c’est une pure coïncidence, si cette manifestation tombe en plein dans la semaine du handicap. Parce que nous avons planifié en partenariat avec le comité de pétanque la journée handi’pé dès le début de saison 2011.


Vous êtes très engagée dans la défense et l’intégration des personnes en situation de handicap que peut-on vous souhaitez ?

Et bien tout ce qu’on peut souhaiter à ces personnes, pas à moi c’est à dire que les choses s’organisent et se passent mieux et qu’il y ait une meilleure cohésion autour des actions que nous menons pour ces personnes. Qu’on leur demande leur avis sur ce dont elles ont besoin, il faut que les personnes en situation de handicap disent elles mêmes ce qu’elles ont besoin pour avoir une plus forte résonance.



Rédigé par JEROME Armand le Mardi 4 Octobre 2011 à 07:30 | Commentaires (0)

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