Boule de Feu de Remire

 
Jean-Yves PERONNET DTN
Jean-Yves PERONNET DTN
Pour ceux qui ne vous connaissent pas qui êtes-vous et comment êtes-vous arrivez à la pétanque ?
Je suis arrivé à la pétanque par le biais de Victor NATAF ancien DTN de la F.F.P.J.P que j’ai rencontré, à l’occasion d’une tournée de boule en Chine. Ensuite quand j’ai eu l’opportunité de partir de la Fédération Française de Boule Lyonnaise. J’ai demandé le transfert de mon poste à la Fédération Française de Pétanque et après je suis arrivé en 2006 à la F.F.P.J.P pour occuper le poste de DTN en lieu et place de Victor NATAF qui partait en retraite.

Quels étaient vos grands axes de travail durant votre séjour en Guyane ?
Les grands axes, c’était deux choses de connaître un peu ce qui se passe en Guyane parce que nous sommes toujours un peu ignorants des spécificités qu’il y a dans les DOM-TOM et de la structuration telle quelle est, et puis de travailler sur la formation des cadres techniques qui sont indispensables après pour faire du développement de la discipline. Faire profiter au CD 973 de l’aide que peut apporter la F.F.P.J.P à la pétanque Guyanaise, d’échanger tous ensemble pour essayer de trouver des solutions ensemble sur la structuration et par rapport aux spécificités Guyanaises et là le développement ne peut se faire sans des cadres formés et compétents et c’est dans cette optique que je suis venu pour assurer une formation de cadre en Guyane.

Quel bilan faites-vous de la formation d’éducateur BF1 et BF2, que vous avez dirigé pendant votre présence sur le sol Guyanais ?
J’ai trouvé des gens qui étaient très à l’écoute de ce qu’on pouvait leur apporter, ce qui a permis de faire passer tout plein de connaissance, même s’il est vrai que la durée du stage était courte, puisqu’en deux jours il est impossible d’ingurgité tout cela. Je laisserai des documents aux éducateurs leur permettant de travailler sereinement, et nous resterons à leur disposition pour les aider à améliorer leur action sur le terrain et attirer d’avantage de jeunes ce qui fait défaut ici tout comme en métropole.

Peut-on dire que vous repartez avec le sentiment d’une mission bien accomplie ?
Bien accomplie oui. J’ai fais ma part de travail maintenant il appartient aux éducateurs de travailler de leur côté pour faire avancer les choses et nous on essayera de revenir tous les trois ans pour voir l’ampleur du travail qui a été accompli avec les jeunes. Et continuer à donner encore des compétences supplémentaires puisqu’il y a encore plein de choses à apprendre pour aller un peu plus vers le haut niveau ce qui n’est encore pas le cas ici, en plus des petits développements à faire sur la partie entraînements mais ça viendra si on le fait un peu plus tard et ça c’est un module qui permettra d’aller vers l’avant dans l’avenir.

Qu’attendez-vous des ces candidats ?
J’attends surtout qu’ils s’investissent et qu’ils se mettre au service du comité de pétanque de la Guyane, pour qu’ils puissent mettre en place des actions et surtout de structurer la pratique du sport pétanque surtout chez les jeunes. Ce qui leur permettra de travailler sur la relève et de vraiment construire une équipe technique au sein du CD.973 et des clubs pour qu’on puisse avoir des résultats concrets sur le terrain en menant des actions de recrutement et de fidélisation des pratiquants ce qui n’est pas facile nulle part. Donc c’est une grande tâche qui les attend, mais je pense qu’avec le groupe qu’ils sont, il y a possibilité de faire quelque chose de très structuré, surtout que la discipline est quand même intéressante pour les jeunes et qu’on peut en retirer un certain nombre assez rapidement.

Maintenant sans langue de bois mis à part le joueur ESTHER Frédéric de la Réunion qui a été champion de France en tête à tête en 1999 depuis c’est un long fleuve tranquille. Concrètement que manque t-il aux joueurs des DOM-TOM pour percer et atteindre le carré final des différents championnats de France et l’emporter ?
Je pense qu’ils jouent trop entre eux, mais il ne peut pas faire autrement parce que les moyens financiers sont trop importants pour faire venir jouer des joueurs en métropole. Comme pour les formations étrangères qui jouent les championnats du monde, elles viennent en France pour pouvoir jouer. Il faudrait que les joueurs des DOM-TOM puissent venir en France un peu avant, pour pouvoir se préparer un peu mieux. Et puis localement, il faudrait qu’ils s’entraînent d’une autre manière et pas simplement venir jouer des parties, mais faire des ateliers avec une évaluation pour améliorer leur niveau et pas carrément se contenter du niveau qu’ils ont, d’être le meilleur de leur club ou de l’île, parce qu’il y a toujours possibilité d’aller toujours un peu plus haut et dans ce cas là ils auront peut-être conscience qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleurs. On voit quand même chez les féminines il y a eu la Martinique qui est arrivée en finale triplettes 2011, donc il y a des possibilités de faire de bonnes choses, même si leur niveau est moindre que chez les hommes. Et puis les terrains sur lesquels se jouent les championnats de France sont différents de ce qu’ils rencontrent habituellement, ce qui ne sont pas des conditions dès plus favorables pour eux. Ceci dit il y a certains joueurs qui peuvent percer et faire des résultats et jouer aux moins le deuxième jour aux championnats de France, ce qui un objectif qui est réalisé quelques fois par les joueurs des DOM-TOM ce qui n’est pas négligeable. Déjà parce que passer le deuxième tour aux championnats de France est quand même une bonne performance et dites-vous bien il y a beaucoup qui finissent leur carrière, sans allez aux championnats de France donc passer le deuxième tour de cette compétition est significatif d’un potentiel. Il faut allez crescendo pour essayer d’améliorer leurs performances et résultats aux championnats de France.

Rédigé par JEROME Armand le Lundi 12 Décembre 2011 à 15:04 | Commentaires (0)

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