Boule de Feu de Remire


 
INTERVIEW de Claude STIRMEL Vice-Président de la FFPJP
Claude STIRMEL Vice-Président de la F.F.P.J.P
Responsable de la commission informatique et nouvelles technologies



Durant votre séjour marathon en Guyane il est prévu une rencontre avec les institutionnels locaux. Est-ce que l’on peut dire que votre présence aux côtés du CD.973 est un appui fort pour une meilleure prise en compte des besoins structurels de la pétanque Guyanaise ?
Non, les contacts du CD 973 avec les institutions locales sont déjà bien réels, notamment avec la Région où j’avais l’honneur d’assister à une réunion de travail en présence du Président et de la quasi-totalité des disciplines sportives de la Guyane. La présence du DTN et la même renforce en quelque sorte les contacts du CD 973 avec les institutionnels locaux qui voient que notre fédération suit de près l’évolution de la pétanque guyanaise.

Quelles orientations préconisez-vous pour le développement de la discipline en Guyane ?
Jouer la carte des clubs, des jeunes et de la formation, je m’explique : être plus près des dirigeants et des jeunes dans les clubs, les former, les encadrer, les soutenir aussi pour qu’ils organisent plus de concours et manifestations de pétanque. Création d’écoles de pétanque pour les jeunes, travaux en communs avec les éducateurs que notre DTN vient de former, parce qu’il y a du public intéressé en Guyane et donc de la matière première pour avoir plus de licenciés et de personnes intéressées par la pratique de la pétanque sportive.


En plus d’être vice président de la FFPJP, vous êtes surtout présent en Guyane pour assurer une formation sur les nouvelles technologies de gestion des licenciés et des concours. Et là vous n’êtes pas sans savoir qu’il est toujours difficile de créer la rupture avec les bonnes vieilles méthodes. Les boulistes ont-ils adhérés positivement à la mise en place de ce nouveau procédé ?
Les bonnes vieilles méthodes sont toujours utiles mais il faut évoluer avec le temps. En Métropole, la migration s’est faite sans heurts et au contraire les boulistes ont très bien acceptés ces modifications alors qu’au départ de cette opération de nouvelles technologies pour la gestion des concours et des licences, certains dirigeants de clubs étaient méfiants ou redoutaient les progrès de la gestion avec l’informatique. A l’heure actuelle, tout est bien rentré dans l’ordre et tout le monde apprécie : joueurs et dirigeants.


Qu’en est-il de la formation GESLICO que vous avez dirigé ?
Certes la connaissance de notre applicatif fédéral est bien existante au CD 973, mais il fallait faire le point car de nombreux chapitres ou modules n’étaient pas renseignés puisque le but et aussi la nécessité d’utilisation semblait être ignorés ou inconnus par les utilisateurs. Ma venue en Guyane était souhaitée par le Président Serge Primerose pour former plusieurs personnes intéressées par GESLICO. Ces nouveaux gestionnaires et utilisateurs ont vu les premiers menus et programmes du progiciel et viendront maintenant épauler le secrétariat afin que toutes les informations des licenciés et des concours soient renseignés sur le serveur national de la FFPJP. Je n’en doute pas, d’ici 3 à 6 mois le fichier de données des licenciés et des concours du Comité de la Guyane sera complet et à l’image des autres comités départementaux affiliés à la FFPJP.


Et encore merci pour le formidable accueil reçu à votre club de la Boule de Feu de Remire et du Comité de la Guyane de la FFPJP.
Rédigé par JEROME Armand le Mardi 13 Décembre 2011 à 11:17 | Commentaires (0)
Jean-Yves PERONNET DTN
Jean-Yves PERONNET DTN
Pour ceux qui ne vous connaissent pas qui êtes-vous et comment êtes-vous arrivez à la pétanque ?
Je suis arrivé à la pétanque par le biais de Victor NATAF ancien DTN de la F.F.P.J.P que j’ai rencontré, à l’occasion d’une tournée de boule en Chine. Ensuite quand j’ai eu l’opportunité de partir de la Fédération Française de Boule Lyonnaise. J’ai demandé le transfert de mon poste à la Fédération Française de Pétanque et après je suis arrivé en 2006 à la F.F.P.J.P pour occuper le poste de DTN en lieu et place de Victor NATAF qui partait en retraite.

Quels étaient vos grands axes de travail durant votre séjour en Guyane ?
Les grands axes, c’était deux choses de connaître un peu ce qui se passe en Guyane parce que nous sommes toujours un peu ignorants des spécificités qu’il y a dans les DOM-TOM et de la structuration telle quelle est, et puis de travailler sur la formation des cadres techniques qui sont indispensables après pour faire du développement de la discipline. Faire profiter au CD 973 de l’aide que peut apporter la F.F.P.J.P à la pétanque Guyanaise, d’échanger tous ensemble pour essayer de trouver des solutions ensemble sur la structuration et par rapport aux spécificités Guyanaises et là le développement ne peut se faire sans des cadres formés et compétents et c’est dans cette optique que je suis venu pour assurer une formation de cadre en Guyane.

Quel bilan faites-vous de la formation d’éducateur BF1 et BF2, que vous avez dirigé pendant votre présence sur le sol Guyanais ?
J’ai trouvé des gens qui étaient très à l’écoute de ce qu’on pouvait leur apporter, ce qui a permis de faire passer tout plein de connaissance, même s’il est vrai que la durée du stage était courte, puisqu’en deux jours il est impossible d’ingurgité tout cela. Je laisserai des documents aux éducateurs leur permettant de travailler sereinement, et nous resterons à leur disposition pour les aider à améliorer leur action sur le terrain et attirer d’avantage de jeunes ce qui fait défaut ici tout comme en métropole.

Peut-on dire que vous repartez avec le sentiment d’une mission bien accomplie ?
Bien accomplie oui. J’ai fais ma part de travail maintenant il appartient aux éducateurs de travailler de leur côté pour faire avancer les choses et nous on essayera de revenir tous les trois ans pour voir l’ampleur du travail qui a été accompli avec les jeunes. Et continuer à donner encore des compétences supplémentaires puisqu’il y a encore plein de choses à apprendre pour aller un peu plus vers le haut niveau ce qui n’est encore pas le cas ici, en plus des petits développements à faire sur la partie entraînements mais ça viendra si on le fait un peu plus tard et ça c’est un module qui permettra d’aller vers l’avant dans l’avenir.

Qu’attendez-vous des ces candidats ?
J’attends surtout qu’ils s’investissent et qu’ils se mettre au service du comité de pétanque de la Guyane, pour qu’ils puissent mettre en place des actions et surtout de structurer la pratique du sport pétanque surtout chez les jeunes. Ce qui leur permettra de travailler sur la relève et de vraiment construire une équipe technique au sein du CD.973 et des clubs pour qu’on puisse avoir des résultats concrets sur le terrain en menant des actions de recrutement et de fidélisation des pratiquants ce qui n’est pas facile nulle part. Donc c’est une grande tâche qui les attend, mais je pense qu’avec le groupe qu’ils sont, il y a possibilité de faire quelque chose de très structuré, surtout que la discipline est quand même intéressante pour les jeunes et qu’on peut en retirer un certain nombre assez rapidement.

Maintenant sans langue de bois mis à part le joueur ESTHER Frédéric de la Réunion qui a été champion de France en tête à tête en 1999 depuis c’est un long fleuve tranquille. Concrètement que manque t-il aux joueurs des DOM-TOM pour percer et atteindre le carré final des différents championnats de France et l’emporter ?
Je pense qu’ils jouent trop entre eux, mais il ne peut pas faire autrement parce que les moyens financiers sont trop importants pour faire venir jouer des joueurs en métropole. Comme pour les formations étrangères qui jouent les championnats du monde, elles viennent en France pour pouvoir jouer. Il faudrait que les joueurs des DOM-TOM puissent venir en France un peu avant, pour pouvoir se préparer un peu mieux. Et puis localement, il faudrait qu’ils s’entraînent d’une autre manière et pas simplement venir jouer des parties, mais faire des ateliers avec une évaluation pour améliorer leur niveau et pas carrément se contenter du niveau qu’ils ont, d’être le meilleur de leur club ou de l’île, parce qu’il y a toujours possibilité d’aller toujours un peu plus haut et dans ce cas là ils auront peut-être conscience qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleurs. On voit quand même chez les féminines il y a eu la Martinique qui est arrivée en finale triplettes 2011, donc il y a des possibilités de faire de bonnes choses, même si leur niveau est moindre que chez les hommes. Et puis les terrains sur lesquels se jouent les championnats de France sont différents de ce qu’ils rencontrent habituellement, ce qui ne sont pas des conditions dès plus favorables pour eux. Ceci dit il y a certains joueurs qui peuvent percer et faire des résultats et jouer aux moins le deuxième jour aux championnats de France, ce qui un objectif qui est réalisé quelques fois par les joueurs des DOM-TOM ce qui n’est pas négligeable. Déjà parce que passer le deuxième tour aux championnats de France est quand même une bonne performance et dites-vous bien il y a beaucoup qui finissent leur carrière, sans allez aux championnats de France donc passer le deuxième tour de cette compétition est significatif d’un potentiel. Il faut allez crescendo pour essayer d’améliorer leurs performances et résultats aux championnats de France.
Rédigé par JEROME Armand le Lundi 12 Décembre 2011 à 15:04 | Commentaires (0)
Melle BELINY Véronique Secrétaire du Country Club de Baie-Mahault
Melle BELINY Véronique Secrétaire du Country Club de Baie-Mahault
Pensez-vous que les joueurs du Country Club de Baie-Mahault et de la Boule de Feu de Rémire ont conscience des efforts consentis par les deux présidents pour pérenniser ce jumelage  ?
Oui, je le pense sincèrement car ils le disent, apprécient la teneur de la manifestation et sont de plus en plus intéressés pour y participer et honorer les deux clubs en toute amitié.

Votre club trustent régulièrement les titres de champions en Guadeloupe, quel bilan sportif faites vous de la saison 2011  ?
La saison a été très bonne en commençant par le titre de champion de la Coupe de Guadeloupe, en passant par celui de Champion de tête -à-tête chez les féminines (PARNY S.) et champion triplette avec le président (VAÏTILINGON B.- ALBERTI B.- GREAUX R.) ce qui nous a ouvert les portes du championnat de France où, ils s’inclinent au stade des 16èmes de finale. De manière générale nous sommes satisfaits et pour couronner le tout le Grand Prix de la Ville de Baie-Mahault où nous avons reçu La Boule de Feu de Rémire, à mon avis notre plus belle rencontre sportive de l'année car en dehors du jeu il y a le partage, l'amitié et la fraternité.

Quelle est votre impression, sur le parcours de vos joueurs sur le Grand prix de la ville de Rémire-Montjoly  sachant que vous avez quand même fait un parcours plus qu’honorable en évoluant en mixte avec le président du Country Club de Baie-Mahault ?
En toute modestie, je crois que c’est une belle performance pour le club à ajouter à notre palmarès, le président et moi avons figuré jusqu'en 8ème de finale au vue des équipes présentes dans le carré, même si nous aurions aimé aller plus loin dans la compétition, mais cela fait plaisir et c'est une bonne chose pour nous de représenter honorablement le B.M.C.C ici, et parallèlement faire plaisir à la Boule de Feu de Rémire avec lequel nous sommes jumelés.

Beaucoup de joueurs Guyanais pensaient jauger leur état de forme face aux très grosses pointures présentes dans votre club malheureusement ils sont absents quand est-il  ?
Au-delà du sport certain de nos joueurs ont une vie professionnelle très remplie, et les aléas socio- économiques (ex : prix du billet d’avion, etc…) n’ont pas permis leur présence ici. C’est pourquoi il n’est pas toujours évident pour nous dirigeants de déplacer des joueurs. Certains n’ont pas pu être présents sans compter ceux qui participaient à d’autres compétitions ce qui fait que nous n’avons pas pu préparer correctement ce voyage. Sachant que nous sommes liés pour un bon moment nous ferons en sorte de rectifier le tire à l’avenir.

Peut-on dire que votre séjour se termine en apothéose, avec cet échange qu’il y a eu avec les élus du Conseil Régional et du Conseil Général de Guyane et de la ville de Rémire-Montjoly  qui apparemment ont su apprécies ?
Je suis toujours enchantée de venir en Guyane, surtout qu'il est situé sur le continent sud américain, donc il y a toujours à apprendre et à découvrir. Effectivement rencontrer les élus de la Guyane c’est une bonne chose, et un lien supplémentaire pour nous au Country Club de Baie-Mahault, au même titre que pour la Boule de Feu de Rémire. En tout cas nous comptons les recevoir ainsi que toutes les personnes de la Guyane qui souhaitent venir, parce que on se sent bien en Guyane on est bien reçu, on est en famille, c’est sincère et ça fait plaisir, je ne me lasse pas de faire partie du voyage.


Au nom de mon président, des joueurs du club du B.M.C et les personnes qui ont participé au voyage je souhaite remercier la Boule de Feu de Rémire, la présidente Huguette ANTIBE et ses filles, Le Président du Comité de la Guyane M. PRIMEROSE, M. Armand JEROME, BRIEU Charles dit "Charlot" et Eric MONTGÉNIE et tous les joueurs de la B.F.R pour l'accueil que nous avons reçu. NOU KA ATANN' ZOT "KOTÉ SIT" AVÈ ONLO IMPASIANS. MÈCI AN PIL.
Rédigé par JEROME A. le Jeudi 10 Novembre 2011 à 10:30 | Commentaires (0)
Mme Huguette ANTIBE Présidente de la Boule de Feu de Rémire
Mme Huguette ANTIBE Présidente de la Boule de Feu de Rémire
Le nombre de participants sur ces deux jours de compétition a t-il été à la hauteur de l'engagement de votre comité directeur ?
Oui, absolument, vue l’augmentation des équipes engagées dans ce 3ème grand rendez-vous, tout le monde était présent, joueurs, élus, sponsors, officiels... C’est une belle récompense pour tout le travail.


Est-ce que l’investissement de vos partenaires répond-il suffisamment à vos besoins organisationnels ?
Ces derniers nous aident du mieux qu’ils le peuvent, mais ce n’est pas toujours évident vue la conjoncture actuelle. Certains nous sont fidèles depuis plus de huit ans maintenant. C’est l’occasion à travers ces quelques lignes de les remercier.


Vous nous avez habitués à des pointures internationales pourquoi ce manque ?
De grosses pointures c’est l’idéal, certes, mais le coût reste très élevé pour leur déplacement et même impossible pour un club de Guyane. On l’a déjà fait auparavant avec le soutien financier de la FFPJP, mais les temps comme vous le savez, sont difficiles, comme le dirait le dicton : « l’argent n’est-il pas le nerf de la guerre… »



Rédigé par JEROME A. le Jeudi 10 Novembre 2011 à 09:30 | Commentaires (0)
M. PLENET Claude Conseiller Général du canton de Rémire-                      Montjoly et Conseiller municipal de la ville de Rémire-Montjoly
M. PLENET Claude Conseiller Général du canton de Rémire- Montjoly et Conseiller municipal de la ville de Rémire-Montjoly

Quelle image avez-vous du sport pétanque en Guyane ?

C’est avant tout une grande famille la pétanque, parce que beaucoup de tournois sont organisés et on retrouve souvent les mêmes personnes.

Au-delà du partenariat qu’à la collectivité Départemental avec la Boule de Feu de Rémire, qu’attendez-vous des organisateurs ?
De toute façon le Conseil Général a toujours aider les manifestations qu’elles soient sportives et culturelles d’une façon générale, et la pétanque en particulier. Par des aides matérielles et financières, au-delà de ce partenariat, il est important que les élus participent aussi aux manifestations pour montrer et démontrer leur engagement par rapport aux manifestations qui sont organisées.

Quand vous dites qu’il est important que les élus participent aux manifestations. Est-ce que cela veut dire que vous seriez prêt à prendre part à une compétition de pétanque entre élu ou avec un champion ?

Moi j’ai plutôt pratiqué le football, ce qui ne m’empêche pas d’assister aux matchs de basket, de handball y compris de pétanque de temps à autre, mais toujours en tant que spectateur. Mais si c’est pour faire avancer l’activité pourquoi pas, au contraire ça peut aller jusque-là, bien que ce ne soit pas mon sport de prédilection.

Est-ce que le sport pétanque est vraiment reconnu par l’ensemble des élus de la collectivité Départementale ou c’est carrément un sport qui est traité à part ?

Non on ne peut pas dire cela, le sport pétanque est reconnu sauf que ce n’est pas un sport de masse. Mais c’est un sport qui est reconnu et de toute façon, il a une couverture médiatique qui est reconnue. Il y a énormément de gens qui participent et qui viennent parfois pour participer aux tournois ici en Guyane, donc la pétanque à sa place dans le monde sportif en Guyane.

Rédigé par JEROME A. le Jeudi 10 Novembre 2011 à 08:00 | Commentaires (0)
M. LABRADOR Jean-Claude Conseiller Régional Chargé des sports
M. LABRADOR Jean-Claude Conseiller Régional Chargé des sports
Est-ce que l’investissement fait par la collectivité Régionale sur le 3ème Grand Prix de Pétanque de la ville de Rémire-Montjoly répond à vos attentes ?
Oui tout à fait de toutes façons je sais que la Boule de Feu de Rémire, est une association de référence dans l’organisation donc je ne regarde même pas si c’est par rapport à la collectivité Régionale que l’investissement est bien fait. J’ai une totale confiance en ce comité d’organisation, les choses sont tellement bien faites que l’on prend un vrai plaisir à venir aux manifestations de la Boule de Feu de Rémire et à la pétanque en général.


La collectivité Régional serait-elle prête à dégager d’avantage de moyen dans le cadre de son partenariat si d’aventure cette manifestation devait revêtir un caractère international ?
Je vais vous répondre simplement que tout se négocie. Il faut savoir que si effectivement le comité d’organisation de la Boule de Feu de Rémire à dans l’idée de donner une dimension internationale à cette manifestation, la collectivité serait prête à discuter avec le club et effectivement à l’accompagner avec les moyens qu’elle pourra mettre à disposition.


Quelle image avez-vous du sport pétanque qui a été longtemps considéré comme un sport de vieux ?

Je l’ai moi même pensé et je me rends compte que ce n’est pas si vrai que ça. Puisque je découvre un réel engouement et un développement de la discipline en Guyane. Et je crois très sincèrement que c’est un sport de sagesse, de réflexion et d’habileté surtout.


Cela veut tout simplement dire que vous serez prêt à échanger quelques mènes avec les boulistes ?

J’ai pris un engagement avec la présidente pour venir de temps à autre pour jouer un peu dans les semaines avenir.


Rédigé par JEROME A. le Jeudi 10 Novembre 2011 à 06:30 | Commentaires (0)
PHILIP Patrick A.B.A Président de la commission sport de A.B.A
PHILIP Patrick A.B.A Président de la commission sport de A.B.A

Le trophée de l’Amicale Bouliste des Amandiers a atteint sa majorité cette année, est-ce que l’on peut dire que c’est une manifestation qui ne connaît pas la crise économique ?

Bien sûr, on sait très bien qu’aujourd’hui pour organiser une manifestation sportive, il faut l’appui de sponsors et démarcher pratiquement tous les jours, et préparer cette dernière quelques mois à l’avance et non pas au dernier moment comme cela c’est fait cette année.


Avec un programme aussi chargé, vous a t-il été facile de mener à bien l’organisation de la 18ème édition du trophée des Amandiers ?

Je reconnais qu’il n’est quand même pas évident de mener une telle manifestation à terme. Etant donné, que nous sommes quand même une quarantaine de licenciés au sein du club, et que c’est qu’une minorité qui participe, tant bien que mal à certaines démarches.


Est-ce que l’enthousiasme suscité au tour de la manifestation répond à vos attentes ?

Oui tout à fait parce que malgré beaucoup de « on dit » on se rend compte quand même que certaines personnes auraient voulues que cette manifestation foire. Mais grâce à dieu elle pérennise.


D’après une source proche de l’Amicale Bouliste des Amandiers, cette manifestation vit-elle ces dernières heures à la place Auguste HORTH ?

Non, non pas du tout, nous avons également vu sur le quotidien France Guyane que c’était pratiquement la dernière édition du trophée des amandiers. Cette rumeur a été démentie par Madame le maire de la ville de Cayenne.


Est-ce que c’est une page qui se tourne en retraçant la genèse de la place Auguste HORTH, le jour même où vous fêtez vos 20 ans, et les 18 ans du trophée des Amandiers ?

Disons que nous avons voulu valoriser les lieux, et puis nous nous sommes rendus compte que beaucoup de boulistes locaux et ceux du club bouliste de Saint-Pierre, avec lequel nous sommes jumelés ne savaient pas qui était feu Auguste HORTH.


Quand on voit les moyens logistiques déployés pour l’organisation de cette manifestation, pourquoi ne demandez vous pas à la municipalité de vous construire un local pour éviter cette charge de travail ?

Justement la question a été posée à madame le Maire, elle nous a répondu que cette place est classée au patrimoine historique tout comme la place des palmistes, et que c’est impossible de construire et de faire n’importe quoi sans passer par la France.

Rédigé par JEROME A. le Mardi 25 Octobre 2011 à 08:00 | Commentaires (0)
Mme Annie DEGLAS Association Guyanaise Contre les Maladies Neuromusculaires
Mme Annie DEGLAS Association Guyanaise Contre les Maladies Neuromusculaires
Quand on connaît les difficultés d’accès en Guyane des handicapés dans les lieux publics, installations sportives, toilettes, restaurants. N’avez-vous pas l’impression que le combat que vous menez depuis des années est impossible à gagner ?

Impossible à gagner non, c’est long ça va être très long, puisque les choses s’améliorent petit à petit mais c’est vrai ça prend du temps. Je ne veux pas faire de la publicité mais par exemple quand on va au zoo de Guyane c’est tout à fait accessible, on à eu l’occasion de faire une sortie avec les gens, elles ont été enchantées, je crois que les choses vont s’améliorer au fur à mesure que les partenaires vont comprendre qu’il est important d’aménager et de rendre accessible tous les lieux.


On a souvent l’impression qu’il n’y a pas d’handicapés en Guyane, au-delà du fait que les institutions et autres commerces privés doivent se mettre aux normes pour accueillir et faciliter la circulation des personnes en situation de handicap. Pensez-vous que les familles s’investissent suffisamment pour la reconnaissance des leurs ?

Je crois que les familles connaissent un combat de tous les jours, et s’investissent de toutes les manières. Depuis le matin quand elles se réveillent avec une personne en situation de handicap à côté d’elles. Donc là l’investissement, il est total après, je crois quand les familles sont seules c’est très difficile. Elles ont besoin de soutien à ce niveau là, de répits aussi parce que de temps en temps il faut leur donner aussi la possibilité d’être un peu éloigner afin de recharger les batteries et de repartir parce que les familles sont présentes tous les jours au combat avec leur personne handicapée. Non on ne peut pas dire que les familles ne s’investissent pas suffisamment.


Attention ce n’était pas un reproche en ce sens, simplement je crois qu’ont ne les voit pas dans les rues ?

On ne les voit pas, parce que c’est difficile d’accès si on leur donnait les moyens de se rendre dans les lieux avec leurs familles, mais les gens ne demanderaient que cela vous voyez. Il n’y aurait pas eu de soucis à ce niveau là, il y a ceux qui se battent pour avoir des voitures aménagées. Et c’est parce que les lieux ne sont pas accessibles et suffisamment aménagés. J’entends souvent dire que les familles cachent leurs personnes handicapées ce n’est pas vrai. C’est parce qu’elles n’ont pas les moyens justement de les faire sortir bien souvent et de les montrer, je crois que c’est à ce niveau-là que se situe la problématique.


Nous en sommes à la 2ème édition de cette manifestation Handi’pé. Est-ce que l’on peut dire que la pétanque est un sport qui peut faciliter l’intégration des handicapés, ou c’est simplement une manifestation de plus, qui rentre dans le cadre de la semaine des handicapés ?

Déjà il faut savoir que la journée handi’pé est à l’initiative d’un de nos usagers M. PAMPHILIE Christian, c’est lui qui a eu cette idée parce qu’il a été lui même président d’un club de pétanque. Et son objectif était de rassembler le maximum de handicapés à la pétanque pour passer un moment en toute convivialité c’est parti de là. Maintenant il essaye de faire en sorte que son association handi’pé devienne un club pour que les personnes puissent s’entraîner, et c’est très bien que le comité départemental de pétanque présider par M. PRIMEROSE Serge puisse prendre le relais. Puisqu’il nous disait qu’il avait inclus cette manifestation dans son calendrier sportif pour que cela puisse se faire chaque année mais en des lieux différents pour sensibiliser le plus grand nombre.

Et pour être complète sur votre question ce n’est pas une manifestation de plus c’est une pure coïncidence, si cette manifestation tombe en plein dans la semaine du handicap. Parce que nous avons planifié en partenariat avec le comité de pétanque la journée handi’pé dès le début de saison 2011.


Vous êtes très engagée dans la défense et l’intégration des personnes en situation de handicap que peut-on vous souhaitez ?

Et bien tout ce qu’on peut souhaiter à ces personnes, pas à moi c’est à dire que les choses s’organisent et se passent mieux et qu’il y ait une meilleure cohésion autour des actions que nous menons pour ces personnes. Qu’on leur demande leur avis sur ce dont elles ont besoin, il faut que les personnes en situation de handicap disent elles mêmes ce qu’elles ont besoin pour avoir une plus forte résonance.


Rédigé par JEROME Armand le Mardi 4 Octobre 2011 à 07:30 | Commentaires (0)
Mme Elina DOMART Personne à mobilité réduite
Mme Elina DOMART Personne à mobilité réduite
À la suite de quoi êtes-vous devenu handicapé ?

J’ai eu poliomyélite à l’âge de quatre mois


Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien ?
Je rencontre au quotidien des difficultés d’intégration et d’acceptation.


Vous venez tout juste de participer en toute convivialité à la journée handi’pé qui a pour objectif d’attirer le plus grand nombre de personnes en situation de handicap à la pratique du sport pétanque que pensez-vous de cette manifestation ?

Une journée très instructive la seule chose que je regrette c’est de ne pas avoir assez d’autonomie pour pouvoir exercer ce sport. Mais j’espère être en mesure de me débrouiller avec le matériel qui pourrait exister parce que, malgré toutes mes difficultés de déplacement, j’aime quand même garder une certaine indépendance.


Est-ce à dire que vous serez prête à intégrer un club de pétanque ?

C’est intéressant comme activité, pourquoi pas, parce que je ne pratique aucun sport et que c’est surtout celui là, qui me paraît accessible.


On a souvent l’impression que les personnes, se trouvant en situation de handicap sont les oubliées de la société. Avez-vous un message à faire passer aux personnes valides pour une meilleure prise de conscience de vos difficultés ?

Effectivement c’est un combat que je mène toute seule dans mon coin au quotidien. Et j’espère que les autres handicapés vont comprendre qu’ils ont eux aussi besoin de vivre. Pourquoi se cacher et rester tous seuls dans un coin, donc il faut se montrer et le fait de se montrer nous aide à oublier un peu cette souffrance. Au-delà de notre handicap nous sommes des humains tout comme des personnes valides.


Rédigé par JEROME Armand le Mardi 4 Octobre 2011 à 07:00 | Commentaires (0)
PRIMEROSE Serge Président du CD.973
PRIMEROSE Serge Président du CD.973
Après que le comité de pétanque de la Guyane que vous présidez ait sollicité le Club École Pétanque de Matoury pour l’organisation de la première édition du tournoi handi’pé, c’est au tour du club de la Boule de Feu de Rémire pour cette seconde édition handi’pé. Est-ce que l’on peut dire que cette démarche, vise à faire prendre conscience aux dirigeants de club qu’il faut faire une place aux personnes à mobilité réduite ?

Mais tout à fait M. JEROME tout à fait et, il n’y a pas que les clubs puisque tous les partenaires institutionnels et privés que nous avons sollicité ont répondus présents. Surtout que les personnes en situation de handicap sont des personnes qui n’ont pas cherchées leur handicap, la roue tourne et demain ça peut arriver à m’importe lequel d’entre nous.


Votre comité a été l’un des lauréats d’un appel à projet intitulé fait nous rêvez. Votre projet était justement axé sur les handicapés aux sports pétanque. Ce prix vous a t-il ouvert des portes par la suite ?

Bien sûr cela nous a ouvert des portes notamment avec la naissance de l’association handi’pé qui, à vue le jour avec le concours de M. PAMPHILE Christian. Depuis le comité de pétanque essaye d’améliorer les choses tout en ayant une meilleure cohésion sociale pour aider à l’intégration de ces personnes dans le sport, et il faut que nous allions de l’avant.


Tous les dirigeants de club de pétanque en Guyane saluent fortement l’initiative de votre comité qui vise à intégrer les personnes en situation de handicap dans le sport pétanque. Pouvons-nous dire que cette manifestation a de beaux jours devant elle ?

Oui, elle a encore de beaux jours devant elle et je pense qu’elle gagne à être reconnue et à prendre de l’ampleur chaque année nous allons essayer d’améliorer les choses petit à petit. Et puis il faut que cela avance et que ça explose dans le bon sens de toute façon.


À l’heure ou nous parlons, n’avez-vous pas l’impression que c’est un coup d’épée dans l’eau, puisque aucun boulodrome n’est vraiment équipé pour accueillir les personnes en situation de handicap notamment ceux qui sont à mobilité réduite. Quel aide votre comité peut-il apporter au club pour faire face à ce manque d’infrastructure non conforme et accueillir ces personnes dans de meilleures conditions ?

Alors dans le cadre de la base avancée avec le Conseil régional, qui est porteur du projet et le C.R.O.S.GUY qui prend le relais financier, il est question d’améliorer toutes les structures existantes pour justement accueillir dans de meilleures conditions toutes les personnes en situation de handicap il n’y a pas de soucis de ce côté-là, donc le projet avance et les besoins ont été répertoriés.



Rédigé par JEROME Armand le Mardi 4 Octobre 2011 à 06:30 | Commentaires (0)
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