« Des informations officieuses de Petrobas estiment que le champ carioca pourrait refermer des réserves 5 fois supérieures à celles de Tupi, soit de l’ordre de 33 milliards de barils » a affirmé Haroldo Lima, directeur de l’agence nationale du pétrole.
"Il s'agirait de la plus grande découverte des 30 dernières années et du troisième principal gisement du monde aujourd'hui", a déclaré M. Lima lors d'un séminaire, tout en admettant que l'information était "non officielle". Peine perdue. Confirmée ou pas l’info a aussitôt embrasée les cotations de
Petrobas (qui détient 45% des intérêts (+8.3% à New York), BG Group qui détient 30% du bloc (+6 % à Londres) et Repsol avec 25% (+11% à Madrid).
Dans un communiqué aux marchés, la compagnie brésilienne a souhaité tempérer l’enthousiasme des investisseurs en précisant que les réserves de ce champ pétrolier étaient à confirmer par une phase d'étude. Le gisement de Tupi découvert en 2006 avait déjà provoqué l’enthousiasme en novembre dernier lors de la confirmation du potentiel de 5 à 8 milliards de barils estimés dans la même zone.
Alors que le pétrole flirte avec les 114 $ le baril, le Brésil aurait-il mis la main sur le super jackpot ? Rien n’est moins sûr car le forage en eaux profondes est une entreprise difficile et coûteuse qui demanderait pas moins de 10 ans d’efforts et de mise en place avant d’accéder au champ.
A ce jour, des informations mettrraient en doute le chiffre des 33 milliards de barils. Ils représenteraient l’ensemble du basin de Santos et non le seul nouveau champ pétrolier Carioca : de quoi freiner les ardeurs des spéculateurs.
Exagérées ou pas, les implications d'une nouvelle découverte sont nombreuses pour le Brésil. Ce champion agricole pousse sa population à rouler depuis quelques années au bio-ethanol remettrrait il en cause sa politique "verte" s'il devient le 4eme reservoir mondial de pétrole?
En attendant de nouvelles études, et potentiellement de nouvelles découvertes, Petrobas,
Repsol et BG Group devraient continuer à être entourées de même que les parapétrolières Technip, SBM,
Vallourec, ainsi que
Galp Energia, sorte de Maurel et Prom portuguais qui pourrait bénéficier de cet engouement et des nouveaux forages dans le secteur.