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Le talentueux monsieur Polanski

Oui, il est l'un des meilleurs cinéastes européens. Pour autant, doit-il bénéficier d'un statut spécial, que veut imposer la communauté artistique française et deux ministres irresponsables? Non, évidemment.



Le talentueux monsieur Polanski
Pour qui connait l'oeuvre magistrale de Roman Polanski et qui l'apprécie, cette affaire n'est pas à la hauteur de son talent. Le cinéaste n'a rien demandé à ceux qui, en France, se sont lancé dans une vaste défense au nom d'un communautarisme artistique. Oui, arrêter le cinéaste dans les circonstances où il l'a été n'est pas de la meilleure finesse. Mais les faits sont là. En 1977, Roman Polanski, lors d'une séance photos, enivre et viole une pré-adolescente de 13 ans. Il en avait 42. Les artistes français parlent d'acte sexuel avec une mineure. Aux Etats-Unis c'est un crime non prescriptible. Le juge le libère, après quelques mois d'emprisonnement, en lui demandant de rester à la disposition de la justice. Il choisit la fuite vers l'Europe. Entre temps, il s'entend avec la famille de sa victime et la dédommage financièrement. Mais pour la justice américaine, cet accord privée ne règle pas le problème au terme des lois en vigueur. Un mandat international est lancé contre le cinéaste. En d'autres termes, le juge californien exige que l'affaire se poursuive jusqu'à bout. C'est ce qui est arrivé. Roman Polanski paraîtra devant un tribunal qui le jugera pour viol sur une adolescente. Sous toute vraissemblance la sentence ne devrait pas être très lourde compte-tenu de l'ancienneté de l'affaire. La justice veut simplement qu'un citoyen connu ne puisse passer à travers les mails du filet....
En France, la résistance s'est alors organisée contre le juge américain. Les artistes signataires de la pétition partent en guerre pour défendre, finalement, l'indéfendable. Evidemment ce ne sont pas leurs propres enfants de 13 ans qui ont été violés. Ce réflexe communautariste est très spécifique aux artistes français qui se considèrent hautement intouchables. leur chef de file et ministre de la culture ne s'est pas embarrassé avec les détails du viol. Qu'est-ce qu'un simple viol perpétré il y a 32 ans sur un gamine? L'autre ministre, Bernard Kouchner a aussi sauté sur l'occasion pour défendre le monde de l'art et le grand Polanski. Cette attitude est irresponsable et machiavélique.
Que Roman Polanski prennent ses responsabilités en se rendant devant les juges, il n'en sortira que plus grandi.

Mercredi 30 Septembre 2009
José Alcala

     


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1.Posté par Florimond le 02/10/2009 13:39
Peut on dire " Monsieur " à un individu qui a violé avec circonstances aggravantes une fillette de 13 ans et qui ensuite a pris la fuite ?
Contrairement à vous José, je ne pense pas que Polanski se grandisse en se présentant devant ses juges 30 ans après les faits, ...comment pourrait il se grandir après son crime et tant de lâcheté ?
Disons qu'il nous ferait simplement moins pitié.

2.Posté par Sylvia Mackert le 02/10/2009 13:55
Je n'ai pas les informations nécessaires pour être juge. C'est à la justice de trancher. Et aux USA tout n'est qu'une question d'argent, les arrangements de justice entre coupable et victime.
En France on donnerait une nouvelle chance à un criminel et on lui proposerait une réinsertion. Et après 30 ans, je crois qu'il y aurait prescription.

3.Posté par José Alcala le 02/10/2009 14:36
Réponse à Florimond
'Monsieur' est appuyé dans le titre pour traduire une marque de déférence au réalisateur, qu'il perd dans son attitude d'agresseur...
Se 'grandir' c'est être capable, en la circonstance, de faire face à ses responsabilités, quelle que soit la faute. Ensuite, Je ne peux qu'évoquer un fait sans me mettre à la place d'un juge. J'évoque aussi la précipitation de la communauté artistique française à défendre un des siens, alors que s'il s'était agi d'un citoyen lambda, elle n'en aurait rien fait.
Votre commentaire s'apparente davantage à une soif de vengeance qu'à un souci de justice. Ce qui n'est pas du tout la même chose
http://www.wmaker.net/cameradiagonale

4.Posté par Florimond le 02/10/2009 19:29
Non José, vous vous méprenez, d'abord je partage tout à fait ce que vous avez écrit, et ensuite je n'ai pas voulu dans mon commentaire critiquer le votre, c'était simplement une réaction et c'est tout. Enfin pourquoi aurai-je une soif de vengeance ? Il a avoué. Je n'ai rien à gagner dans son procès.

Je trouve simplement scandaleux qu'un type qui a commis non seulement ce crime mais en plus a fui, ait pu durant si longtemps vivre comme si tout allait bien et qu'il n'avait rien à se reprocher. C'est une question d'éthique surtout lorsque l'on est un personnage public. Enfin c'est ma conception et je la partage.

Pour le terme " se grandir ", je l'aurais apprécié s'il avait affronté ses juges immédiatement, mais pas après 35 ans et encore parce qu'il y est contraint. Il s'est exclu lui même de la société des "gens normaux". Je n'y suis pour rien.

5.Posté par Patrick ROBERT le 06/10/2009 21:51
Ce qui différencie l'homme de l'animal, c'est sa capacité à résister à ses instincts.

Il m'est, personnellement, arrivé d'être séduit par une jeune fille de 14 ans, dont les avances ne laissaient planer aucun doute.
Je lui ai clairement expliqué qu'un homme de 40 ans (c'était mon âge à l'époque) ne pouvait avoir de "relation" avec une jeune fille de son âge (même si mon côté "animal" en avait terriblement envie).

C'était, peut-être, le fruit de mon éducation religieuse, mais c'était pour moi une évidence absolue : Interdit, un point c'est tout.

Certaines choses doivent demeurer "totalement tabou", au risque de voir une société se perdre complètement.

Et au risque de voir une régression totale : l'époque où les seigneurs dominants (j'allais écrire saigneurs) pouvaient tout se permettre, y compris "trousser les jeunes pucelles".
Les "intellectuels dominants" qui défendent Polanski ne font rien d'autre que revendiquer le retour à ce droit.

Il ne faut pas les écouter, ni donner un quelconque crédit à leurs propos, c'est trop immonde.

Et ils oublient les 3 principes fondamentaux du Droit : Protéger, Prévenir, Punir.

Polanski doit être puni, c'est clair.


6.Posté par Florimond le 07/10/2009 13:59
Je suis heureux de la prise de position nette de Monsieur Patrick Robert à laquelle néanmoins je tiens à apporter une rectification, lorsqu'il dit je cite: "l'époque où les seigneurs dominants (j'allais écrire saigneurs) pouvaient tout se permettre, y compris "trousser les jeunes pucelles".

Je vous invite à aller lire l'article consacré "au prétendu droit de cuissage" sur wikipedia., lequel replace les choses dans leur vérité. Jamais en aucun ouvrage de droit n'a existé un quelconque pouvoir attribué aux Seigneurs sur ces faits. Il faut cesser de prendre pour vraies toutes les calomnies répandues au cours du XVIIIe et XIXe siècle, portées contre la Monarchie dans le but de l'abattre. Le proverbe est connu " qui veut tuer son chien dit qu'il a la rage ".
La bourgeoisie et la République pour assoir leur légitimité n'ont pas cessé de déverser des calomnies sur la féodalité et les rois. Il y avait très probablement moins de viols et autres vilenies sexuelles à cette époque qu'aujourd'hui pour la simple et bonne raison que l'église exerçait un rôle prépondérant pour la morale et que la justice frappait lourdement les auteurs de tels crimes. Cela ne signifie pas bien sûr pour autant qu'il n'y ait pas eu par ci par là quelques actes isolés.

Il faut également replacer les choses dans leurs contextes, si aux époques lointaines les mariages étaient célébrés à un âge parfois fort jeune, dans le but d'alliance entre familles, cela ne signifie pas pour autant que ledit mariage étaient immédiatement consommé. Quant au fait d'avoir des maitresses même jeunes, je rappelle que la majorité sexuelle actuellement est de 15 ans. Donc notre société reprends ici sans complexe les pratiques d'alors.

Enfin et j'insiste sur ce point, le niveau de conscience de chacun, et de la société en général étant supposé évoluer avec le temps, il ne faudrait pas juger l'histoire avec les yeux d' aujourd'hui. Vous connaissez la formule: autres temps, autres moeurs.

7.Posté par Patrick ROBERT le 07/10/2009 20:25
Je confesse (si j'ose utiliser pareille expression sur un tel sujet) que le commentaire de "Florimond " (quand donc en finira-t-on avec ces "pseudos" ?) me laisse bien perplexe :

- Ou il ne pense pas un mot de ce qu'il raconte et il s'agit de provocation pure et dure pour "relancer le débat".
- Ou il croit dur comme fer à ce qu'il dit.

Dans les deux hypothèses, j'en resterai là.

8.Posté par Florimond le 08/10/2009 20:19
Quelle déception, ... moi qui ne rate jamais une occasion de m'instruire à l'occasion, j'attendais une liste détaillée de tous documents de référence, ouvrages impartiaux, thèses etc traitant des droits injustes des Seigneurs. Et il n'y a rien, dommage j'aurais volontiers remis mes connaissances à niveau si besoin était.

Pour ce qui est de mon pseudo, je ne vois pas en quoi mon nom qui ne vous dirait rien, changerait les choses. Ce ne sont pas nos noms qui sont importants, mais les propos tenus par les uns et les autres. Restons simples, je ne suis qu'un humble vermisseau comme tous les humains, mais moi, je le sais.

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