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  <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
  <description><![CDATA[Le Séminaire de Québec (SME) est une Société des prêtres diocésains fondée en  1663. Les prêtres du Séminaire de Québec oeuvrent dans la formation des futurs prêtres, des diacres et des agentes et agents de pastorale laïques, dans les paroisses, dans la pastorale des vocations, dans la pastorale jeunesse, dans l`éducation de la foi, dans le champ du patrimoine artistique et religieux etc.]]></description>
  <link>http://www.seminairedequebec.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-02-10T00:42:59+01:00</dc:date>
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   <title>Séminaire de Québec (SME) - Société de prêtres diocésains fondée en 1663</title>
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   <title>Les annuaires du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 18:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À la suite d’une conversation de table, notre ancien archiviste, le chanoine Laurent Tailleur, m’a remis quatre annuaires du Séminaire de Québec, de 1964 à 1968 et son confrère, le chanoine Jacques Lemieux, m’a prêté celui de sa graduation en 1954. Après les avoir consultés, j’ai décidé d’aller aux Archives du Séminaire au Musée de l’Amérique française qui les conservent et l’archiviste, monsieur Pete Gagné, m’a sorti tous les annuaires qui y sont conservés. Ce fut pour moi un moment de découverte et en même temps de souvenirs.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3783332-5640110.jpg" alt="Les annuaires du Séminaire de Québec" title="Les annuaires du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      La collection principale consiste en une série d’annuaires qui vont de 1929 à 1968. Ces annuaires ont un format identique. Le contenu qui a varié avec le temps est par ailleurs des plus intéressants.        <br />
              <br />
       Le premier numéro en 1929-1930 a pour titre  <span style="font-style:italic">Annuaire du Séminaire de Québec pour l’Année scolaire 1929-930</span>. Il présente aux pages 5 à 13 l’Histoire du Séminaire, puis ensuite vient une section sur les Officiers, professeurs et élèves du Séminaire de Québec pour l’année 1929-1930 : Autorités, Bienfaiteurs, Grand Séminaire, puis de la page 40 à la fin le Petit Séminaire où  on fait état des Conditions pour le pensionnat et l’externat, des Programmes d’études suivis de la liste des élèves et des associations comme la Congrégation mariale, l’Académie Saint-Denis, la Conférence Saint-François de Sales de la Saint-Vincent de Paul, la Société Saint-Jean Berchmans, la Société Saint-Louis de Gonzague, le Cercle Laval ACJC, le Cercle Saint-François de Sales ACJC, le Cercle Laflamme et la Société Orphéonique. L’annuaire se termine avec le palmarès.       <br />
              <br />
       Jusqu’en 1956-1957 (numéro 28), le plan reste le même avec peu de différences comme en témoigne l’annuaire de 1954 que m’avait remis le chanoine Lemieux.         <br />
              <br />
       Ainsi le numéro 25 de 1953-1954 qui a 123 pages se structure autour du Grand Séminaire et du Petit Séminaire. Il fait précéder ces sections d’un autre intitulé : Les supérieurs du Séminaire. Voici le plan de chacune de ces sections. Les supérieurs du  Séminaire : Personnel, Bienfaiteurs; 	Le Grand Séminaire : Personnel, Prospectus, Horaire, Cercles et Sociétés; Le Petit Séminaire, Personnel, Officiers des associations, Sociétés et Cercles,  Prospectus – conditions d’admission, Programme des études, Élèves, Palmarès, Choix des carrières des élèves finissants 1952-1953, Prix du Prince de Galles. S’y ajoute la photo des rhétoriciens devant le cadran solaire en plus de la mosaïque des finissants. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3783332-5648122.jpg" alt="Les annuaires du Séminaire de Québec" title="Les annuaires du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Dans le numéro 26  pour 1954-1955, les armes de François de Laval remplacent l’écusson de la Sainte-Famille sur la couverture qui garde la même mise en page comme on peut le voir dans la photo jointe.       <br />
              <br />
       Le départ du Grand Séminaire pour la Cité universitaire en 1959 amènera la disparition de celui-ci dans les annuaires qui vont de 1959 à 1968. L’annuaire du Séminaire a un nouveau titre et une nouvelle couverture qui correspondent mieux au contenu désormais : <span style="font-style:italic">Petit Séminaire de Québec Annuaire 1959-1960</span>.        <br />
              <br />
       Figurent maintenant des textes d’allocutions et apparaissent des photos des activités et des classes d’élèves en plus de celle des rhétoriciens et de la mosaïque des finissants. Notons que, sans changer le contenu, l’annuaire de 1964-1965 et les suivants jusqu’à la fin de cette série d’annuaires reprennent le titre <span style="font-style:italic">Annuaire du Séminaire de Québec</span>. Pour quelles raison, on ne le sait pas?       <br />
              <br />
       En 1967-1968, paraît le numéro 39, denier numéro de cette série d’annuaires du Séminaire de Québec. On suppose que la nouvelle corporation « Le Petit Séminaire de Québec » s’est chargé elle-même de la publication de cet annuaire qui était devenu depuis le numéro 28 (Annuaire 1956-57) l’annuaire du Petit Séminaire de Québec et non plus l’annuaire du Séminaire, même s’il en portait le nom. L’œuvre première, le Grand Séminaire n’y figurait plus. On faisait toutefois une place aux noms de tous les prêtres membres de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec dans une section sous ce titre. Pour les prêtres oeuvrant au Grand Séminaire on mettait à côté de leur nom « Université Laval (théologie) », pour ceux de l’Université la mention était « Université Laval » et pour les prêtres du Petit Séminaire de Québec on utilisait la désignation « Petit Séminaire ». 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3783332-5648173.jpg" alt="Les annuaires du Séminaire de Québec" title="Les annuaires du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      En plus de consulter ces annuaires plus récents dans un histoire de 350 ans, j’ai eu la surprise de voir monsieur Peter Gagné me remettre un volume relié de quelques annuaires anciens dont ceux de 1854 et 1855 et ceux de l’Université Laval de1856 à 1868 dont un de 1868 en anglais. Voici quelques notes sur ces annuaires anciens. Ils portent le titre : <span style="font-style:italic">Catalogue des officiers et des élèves du Séminaire de Québec</span>. - Celui de 1855 qui a été consulté recense 12 prêtres membres de la communauté des prêtres du Séminaire. Le plan du Catalogue est le suivant : GRAND SÉMINAIRE, PETIT SÉMINAIRE, Liste des élèves, Contenu de l’enseignement, Académie Saint-Denis, Nécrologie.  Sur la couverture on voit l’écusson de la Sainte-Famille, patronne du Séminaire.  Ce catalogue semble avoir été en usage jusqu’à l’apparition d’un Annuaire du Séminaire de Québec en 1929.        <br />
              <br />
       Il était intégré dans l’<span style="font-style:italic">Annuaire de l’Université Laval</span> en 1858 et après. En effet, dans l’annuaire de 1858-1859, on voit apparaître une partie qui s’intitule les officiers, les professeurs et les élèves du Séminaire de Québec. On peut penser qu’il s’agit de l’annuaire du Séminaire de Québec qu’on intègre dans celui de l’Université Laval. Est-ce que  le catalogue des officiers et élèves du Séminaire de Québec continue à être publié séparément? Je n’ai pas pu le vérifier, car pour cette période ancienne, nous avons peu de  documents dans les archives nous dit monsieur Gagné.        <br />
              <br />
       Dans l’annuaire de 1868, à la fin, on trouve un annuaire en anglais qui décrit les programmes, les collections et l’organisation de l’Université Laval. Le titre de cet annuaire en anglais est : Laval University  Calendar 1868-1869.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       6 février 2012</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3783332-5640110.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Les-annuaires-du-Seminaire-de-Quebec_a452.html</link>
  </item>

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   <title>Les diacres, témoins du service</title>
   <pubDate>Thu, 26 Jan 2012 20:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mgr Maurice Couture</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Conférence de Mgr Maurice Couture, archevêque émérite de Québec, aux diacres permanents de l'Archidiocèse de Québec lors de l'échange de voeux pour la nouvelle année. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3728626-5538307.jpg" alt="Les diacres, témoins du service" title="Les diacres, témoins du service" />
     </div>
     <div>
      J’envie la chance qu’ont les diacres d’être désignés par un terme qui les caractérise si bien. Comme vous savez, diacres vient du mot grec diaconeiv, qui signifie servir. Les prêtres doivent s’accommoder de l’étymologie grecque presbyteroi qui veut dire anciens. Les évêques ne sont guère mieux partagés. Le mot episcopoi signifie surveillants. Plus littéralement, episcopein  veut dire regarder de haut. Pas de quoi donner une belle image à l’évêque!       <br />
              <br />
       Mais la beauté du diaconat n’est pas que sémantique. Elle est surtout évangélique. Si vous relevez dans la Bible et dans les textes conciliaires et pontificaux  les références au Messie serviteur, au Christ serviteur et à l’Église servante, vous en avez pour noircir quelques pages. Sans être exhaustif, je ne puis traiter mon sujet sans m’appuyer sur la Parole de Dieu et le Magistère.       <br />
              <br />
       On se souvient du serviteur du premier chant du  1e livre d’Isaïe. Jésus va lui-même s’identifier à ce personnage figuratif du Messie (Luc 4,  18-19), lorsqu’il est appelé à faire la lecture du fameux passage du prophète :       <br />
       «L’esprit du Seigneur est sur moi…»  Jésus dira : «Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture».       <br />
              <br />
       Il insistera à plusieurs reprises sur son rôle de serviteur, se refusant à reconnaître sa royauté, sinon alors qu’il est devenu le serviteur souffrant d’Isaïe Il répétera : «Je suis venu pour servir et non pour être servi». (Mt 20, 28).«Je suis au milieu de vous comme celui qui sert». (Lc 22,27) «Le maître se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira».       <br />
       Ses actes iront plus loin que ses paroles, puisqu’il posera envers ses        <br />
       disciples le geste des esclaves envers leurs maîtres : le lavement des pieds. Et il demandera à ses disciples d’en faire autant les uns envers les autres (Jn 13,15).       <br />
              <br />
       C’est dire que Jésus a reconnu expressément son action comme une diaconie et en a recommandé non moins expressément l’exercice à ses disciples.       <br />
              <br />
       Il n’est donc pas étonnant que la spiritualité du service soit devenue la spiritualité de toute l’Église, en tant que toute l’Église (Directoire du diaconat permanent). Comme Marie, mère de l’Église, s’est dite la «servante du Seigneur» (Luc 1, 28), l’Église est au service du salut du monde. Le Concile Vatican II a rappelé à une Église, plus habituée à un certain style triomphant, son rôle de servante. C’est impressionnant de parcourir, ne serait-ce que dans la table analytique des textes conciliaires (éditions du centurion),les nombreuses références à cette dimension essentielle de l’Église  servante : des références qui s’étendent sur une page entière et concernent nommément toutes les catégories de baptisés : les pasteurs (10), les prêtres (23), les diacres (évidemment) (3), les séminaristes (3), les religieux (7), les missionnaires (1), les chrétiens et chrétiennes (14), les associations catholiques (1). Cette seule énumération permet de conclure que, vraiment, toute l’Église est servante.       <br />
              <br />
       Les chiffres révèlent que les ministres ordonnés sont particulièrement invités à exercer leur mission dans un esprit de service. Là encore, le sens même de leur titre le commande : ministre vient du latin minister, qui signifie justement serviteur. On n’y échappe pas, vraiment!       <br />
              <br />
       Il n’y  a donc pas que les diacres qui doivent servir dans l’Église. Tous les chrétiens, toutes les chrétiennes sont au service les uns des autres. De  même, les conseils évangéliques s’adressent à tous les disciples de Jésus, mais les religieux et les religieuses en font profession, sous une forme radicale. La chasteté religieuse n’est pas nécessairement plus méritante devant Dieu, pas toujours plus difficile que la chasteté conjugale, pas plus méritante et probablement plus facile que le célibat laïque, mais il appartient aux personnes consacrées d’être les témoins du radicalisme évangélique. De même pour les vœux de pauvreté et d’obéissance. L’expérience humaine démontre que le pouvoir et l’argent exercent un empire considérable sur les comportements humains. C’est la mission des religieux et des religieuses de témoigner que les dérives en la matière sont surmontables, puisqu’ils en surmontent même les attraits légitimes.       <br />
              <br />
       De plus, les personnes consacrées prononcent leurs veux dans un institut dont les statuts ont été reconnus par l’Église. Leur charisme communautaire les met au service d’une portion déterminée du peuple de Dieu.       <br />
              <br />
       Tout cela se retrouve sous une autre forme dans le diaconat. Le diacre personnifie le service vécu par le Christ. Il le partage à un titre particulier avec les autres ministres ordonnés, diacres eux aussi. Mais ils incarnent comme l’essence du service à l’état pur. Ils sont comme la conscience du peuple de Dieu, à un titre spécial des prêtres et des évêques, et d’une façon plus large pour tous les baptisés qui jouissent du sacerdoce des fidèles, prêtres, prophètes et rois. Chacun de ces titres dont vous gratifiez généreusement les enfants que vous baptisez comporte une dimension de service. Comme prophète, le chrétien, la chrétienne doit dispenser la parole de Dieu, témoigner de l’Évangile en paroles et en actes. Comme prêtre, il (elle) est appelé(e) à contribuer à la sanctification de son prochaine en diffusant les valeurs évangéliques. Comme roi à la manière de Jésus, il (elle) ne cherche pas à être servi(e), mais à servir. S’il est un ministère où le diacre est appelé à se nourrir des mystères qu’il célèbre, c’est bien le ministère du baptême qui offre de plus en plus un lieu de nouvelle évangélisation.       <br />
              <br />
       Le bienheureux Jean-Paul II, quelques mois avant de mourir (24 janvier 2004), soulignait la pertinence missionnaire du ministère diaconal :       <br />
              <br />
       «J’apprécie la mission que les diacres remplissent car il sont parfois au contact de milieux très éloignés de l’Église. Ils sont reconnus en raison de leurs compétences professionnelles et de leur proximité fraternelle avec les personnes et la culture dans laquelle elles sont immergées. Ils présentent un visage caractéristique de l’Église qui aime être proche des gens et de leur réalité quotidienne».       <br />
              <br />
       Ces propos décrivent bien le ministère diaconal à la fois dans sa mission (serviteurs de l’Évangile), dans son lieu de mission (milieux éloignés de l’Église) et dans son style d’interventions (compétence professionnelle et proximité familiale). (Cf Le diaconat permanent, AECQ, Fides,  2000)       <br />
       Devant le cumul des tâches par les prêtres et l’implication grandissante des laïcs dans la vie de nos communautés chrétiennes, on peut se demander s’il est possible d’asseoir une conception juste du diaconat permanent à partir de fonctions vraiment spécifiques. Il en est résulté un certain  flou dans le rétablissement du diaconat permanent et, ici et là, un malaise dans les rangs des diacres eux-mêmes. Il n’y a pas lieu de s’étonner qu’une fonction ecclésiale disparue depuis plusieurs siècles et substituée successivement par les prêtres, les religieux et les laïcs engagés  connaisse certaines difficultés à se rétablir. Raison de plus pour définir le diacre par son être autant que par le type de service. C’est l’affirmation du Comité des ministères de l’Assemblée  des évêques du Québec (ouvrage cité). En définitive, c’est autant par ce qu’il est  que par ce qu’il fait que le diacre trouve sa spécificité dans l’ensemble des ministères (25).       <br />
              <br />
       Avant nos évêques, le théologien Roch Pagé estimait que «c’est du côté de l’être qu’il faut chercher la spécifité du diaconat, et non pas du faire. C’est ce qu’ils sont qui fait l’originalité de ce qu’ils font».       <br />
              <br />
       Le diaconat est le sacrement du service dans le peuple de Dieu; le diacre est le signe sacramentel de ce que les membres de la communauté doivent être les uns pour les autres, comme le couple marié est le signe de l’amour du Christ pour son Église. Il est un rappel constant, permanent, autant pour les évêques et les prêtres que pour les autres fidèles, qu’ils sont serviteurs les uns des autres comme le Christ le fut pour les siens et, à travers eux, pour l’humanité.       <br />
              <br />
       Appelés à signifier la dimension diaconale de l’Église toute entière, il accomplit des services divers dans l’Église et dans le monde, sans s’identifier avec aucune. Les trois pôles vers lesquels converge sa mission, à savoir la charité, la parole et la liturgie, deviennent des lieux de signification de ce que tous font ou devraient faire,  et non pas strictement, surtout pas exclusivement, les lieux de l’action spécifique du diacre.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi ces trois lieux sont identifiés tous trois sous le vocable des services : le service de la parole, le service de la liturgie, le service de la charité.       <br />
              <br />
       Dès lors, on pourrait penser que la disposition principale qui sied au diacre serait le dévouement, le don entier de soi-même. Tout service, bien sûr, exige qu’on s’investisse, qu’on y mette tout son cœur. Mais la vertu dominante du serviteur du Christ qui lave les pieds de ses disciples, qui «s’est abaissé jusqu’à la mort sur une croix», selon les mots de Paul aux Philipiens, c’est l’humilité qui colore le service diaconal, quelle qu’en soit la forme.       <br />
              <br />
       Permettez que j’en décrive quelques implications concrètes et que j’interpelle vos motivations comme les miennes d’ailleurs. Je nous interroge :       <br />
              <br />
       1- Quel est le type de service que je privilégie comme spontanément?       <br />
              <br />
       Quelle hiérarchie j’établis comme instinctivement dans mon service ministériel, lorsqu’il s’agit de répartir le temps dont je dispose pour la communauté, de discerner les engagements, de mettre de l’énergie? Il est évident que le service le moins attrayant – parce qu’il concerne ceux et celles que l’on est moins porté à servir – c’est celui de la Charité;! C’est moins gratifiant que le service de la Parole ou celui de la liturgie, mais, tout compte fait, c’est là que le service est le plus «service»!        <br />
              <br />
       Deux questions :       <br />
              <br />
       a) Lorsque je m’adonne au service de la Parole ou de la Liturgie       <br />
       suis-je mu par un véritable désir de servir, non de me faire dire que je suis meilleur que le curé, qu’on devrait bien me faire prêcher plus souvent…       <br />
              <br />
       b) Si je réclame qu’on respecte la place du diacre, suis-je motivé par le bien de l’Église, ou par mon désir d’être considéré?       <br />
              <br />
       2- Quelles sont les personnes que je suis porté à servir?        <br />
              <br />
       Mère Teresa demande aux membres de sa communauté, non       <br />
       seulement d’aller aux plus pauvres, mais d’aller aux plus pauvres parmi les pauvres! Quel que soit le service qu’il rend à la communauté chrétienne, le diacre permanent ne doit-il pas être le serviteur de ceux et celles que l’on ne sert pas, et de signaler par là même la présence de ceux et celles qui n’ont pas «droit au chapitre»?       <br />
              <br />
       a) Service de la Charité       <br />
              <br />
       Quels gens sont mes «privilégiés», mes «enfants gâtés»? Quelles sont les personnes vers lesquelles je vais spontanément, qui retiennent mon attention, qui m’attirent spontanément, pour qui et avec qui je travaille spontanément, que j’ai hâte de rencontrer, dont la vie concrète m’intéresse? Quelles sont les besognes qui me rendent heureux : celles qui paraissent, ou celles qui passent inaperçues et dont on ne parle point?       <br />
               <br />
       b) Service de la parole       <br />
              <br />
       Quelles sont les personnes qui me préoccupent, me hantent, m’habitent lorsque je songe à ce ministère? Celles au nom de qui  je me propose de «parler» dans l’Église? Celles à qui je suis désireux de porter la Parole de Dieu? Quels sont les lieux qui, lorsque j’envisage ce ministère, ont comme spontanément ma préférence : la grande communauté chrétienne rassemblée en célébration dominicale,… ou un bien humble et discret foyer pour personnes âgées, des couples que je prépare au baptême ou au mariage?       <br />
              <br />
       c) Service de la Liturgie       <br />
              <br />
       Quel service m’attire lors d’une célébration eucharistique : une place remarquable ou l’accueil des plus humbles fidèles qui viennent célébrer?  Être présent pour distribuer la communion à ceux et celles qui sont là, dans l’église, avec toute la communauté, c’est bien; être ailleurs pur assurer la communion à ceux et celles qui ne peuvent pas venir célébrer avec les autres, c’est peut-être mieux parfois.       <br />
              <br />
       3- Quelle est la manière dont je conçois mon service?       <br />
              <br />
       Comme un droit que je possède,… ou comme un service qu’on me demande? Suis-je offensé de ce que l’on ne me demande pas régulièrement d’assurer la prédication, d’être responsable de tel comité?       <br />
              <br />
       4- Quel est mon sentiment par rapport aux autres?       <br />
              <br />
       a) L’appel au ministère diaconal ou la vocation n’implique aucune supériorité dans l’ordre de la grâce ou dans l’ordre de la nature. Quelqu’un n’est pas appelé à recevoir ce ministère parce qu’il serait «saint» ou plus généreux que les autres, mais parce que l’évêque a discerné en lui certains charismes nécessaires à l’exercice de ce ministère. Quelqu’un n’est pas «choisi» parce qu’il est «plus» généreux que d’autres, mais parce qu’il se perçoit intimement comme ne pouvant «être» généreux autrement qu’en exerçant ce service dans l’Église et que l’évêque reconnaît cette aspiration et les aptitudes à la réaliser.       <br />
              <br />
       b) Si l’ordination  sacramentelle conférait une supériorité dans l’ordre de la grâce, pourquoi en priver l’épouse du diacre, et tant d’autres personnes dans l’Église? «Les plus grands dans le Royaume, ce ne sont pas les ministres, mais les saints»! L’ordination signifie simplement que dans l’Église, le service lui-même est un don de Dieu! Ça ne prend rien de moins que le don de Dieu  pour servir adéquatement  le «saint« Peuple de Dieu, et pour dresser fidèlement la «Table du Pauvre», ce Seigneur dépossédé. Cela est important à rappeler si l’on ne veut pas que les ordinations aient l’air de célébrer un serviteur au lieu de célébrer le Serviteur et le service comme  tel, et tous ceux et celles qui servent dans l’Église!       <br />
              <br />
       d) Tout cela est important à rappeler si l’on ne veut pas que les diacres permanents se comportent concrètement – et parlent d’eux-mêmes et de leur ministère – comme s’ils avaient le monopole du service dans l’Église! Ils ne sont là que pour signifier le  service du Christ, et pour rappeler à tous les membres de la communauté chrétienne de se tenir «en tenue de service»! Sinon, il y a prétention intolérable et presque du «mépris» pour tous ceux et celles qui, sans que cela soit reconnu et célébré, servent bien humblement et quotidiennement leurs frères et sœurs!       <br />
              <br />
       e) Le goût, l’inclination, la tendance à servir, et à servir les humbles : c’est à travers cela que le Seigneur fait  signe diaconal dans l’Église, Lui qui «n’est pas venu pour être servi, mais pour servir». L’Imitation de Jésus Christ contient des pages admirables concernant l’humilité. Il serait bon parfois que les diacres permanents – et tous les ministres ordonnés d’ailleurs – lisent ou/et relisent cette phrase bien connue : «Voulez-vous apprendre et savoir quelque chose qui vous serve : aimez à vivre inconnu et à n’être compté pour rien»  (L.I., c. II, #3). Non seulement «vivre inconnu», mais «être compté pour rien, et bien plus : «aimer cela»! Il ne s’agit pas de transformer le diacre en valet, mais de lui donner toute sa dignité de «serviteur»!       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Mes propos ne visent pas à faire rentrer les diacres dans le rang, mais à les convaincre que l’attitude humble de service est celle qui accréditera le diaconat permanent, une institution qui doit faire son chemin à nouveau, et contribuer à bâtir sa crédibilité. Car, ne l’oublions pas, le diaconat permanent est une institution à la fois très ancienne et très jeune. C’est ce qui en fait une institution fragile en même  temps qu’un ministère porteur de dynamisme et de fraîcheur. L’Église de Québec peut se dire heureuse de pourvoir en bénéficier.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">+Maurice Couture, S.V.        <br />
       Archevêque émérite de Québec</span>       <br />
       7 janvier 2012       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3728626-5538408.jpg" alt="Les diacres, témoins du service" title="Les diacres, témoins du service" />
     </div>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3728626-5538307.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Les-diacres-temoins-du-service_a450.html</link>
  </item>

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   <title>« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles </title>
   <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 20:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie pour les funérailles d'un défunt en l'église de St-Joseph-de-Beauce le 21 janvier 2012 par Mgr Hermann Giguère, supérieur général du Séminaire de Québec .Textes de l'Écriture: Sagesse, 2, 23; 3, 1-6.9 et Jean 11,17-27.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3700136-5467882.jpg" alt="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " title="« Lampe sur mes pas, ta Parole, lumière sur ma route » Homélie pour des funérailles " />
     </div>
     <div>
      Je suis arrêté souhaiter  la Bonne Année au défunt le samedi 7 janvier quelques jours avant son décès. Il m’a entretenu avec charme de ses premières années dans son commerce en me racontant comme il l’avait mis sur pied en 1938 et en se rappelant ses premières rencontres avec son épouse. Il me disait qu’il refaisait souvent le parcours de sa vie qu’il ne voyait plus très longue, ce qui est bien normal quant on approche de 97 ans, et il concluait : « Tu sais, tout compte fait, j’ai eu une belle vie. »  Il était serein et en paix.        <br />
              <br />
       Oui, il a eu une belle vie, une vie qui ne fut pas sans épreuves, sans sacrifices (développer ici), mais une vie comme la vie des justes dont parle la première lecture, une vie, je dirais, « dans la main de Dieu »       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">La foi,  une lumière sur la route </span>       <br />
              <br />
       Le défunt était de la race de ces croyantes et croyants pour qui la foi n’était pas seulement une convention encore moins une fuite dans l’imaginaire, mais une lumière constante sur leur route. comme le dit le psaume « Une lampe sur mes pas, ta Parole, une lumière sur ma route&quot; (Ps 118 [119], 105), une rencontre entretenue avec Dieu dans la vie quotidienne par la prière, l’attention à ses proches, par la fidélité à ce qu’on on appelé souvent le « devoir d’état ».       <br />
              <br />
       Je ne sais si notre ami lisait la Bible souvent, mais sa présence constante jusqu’à un âge avancé à la messe le dimanche, son attention aux homélies le remplissaient de la Parole de Dieu. Il reprendrait volontiers, j’en suis sûr, les paroles de Marthe à Jésus dans l’Évangile : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (Jean 11, 27).       <br />
              <br />
       Vous voyez cette profession de foi de Marthe est celle que tous les chrétiens sont invités à faire de diverses façons au cours d’une vie. Professer sa foi n’est pas d’abord en faire étalage et s’en glorifier en rabaissant les autres, Professer sa foi c’est accepter de vivre une rencontre avec Jésus, de le questionner comme Marthe, de chercher des réponses et de rester ouverts à l’amour de Dieu qui nous rejoints tous qui que nous soyons.  Ainsi, c’est Dieu lui-même qui nous rend croyant, « juste » comme le dit la première lecture.        <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Professer sa foi aujourd’hui</span>       <br />
              <br />
       Mais, me demanderez-vous, comment professer sa foi aujourd’hui?       <br />
              <br />
       Avoir la foi et la professer c’est d’abord témoigner de ce qui nous fait vivre dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans la suite du Christ. Ainsi, la foi ne s’impose pas, elle se propose. « Aujourd’hui, comme le répète souvent notre nouvel archevêque Mgr Lacroix, je n’ai pas envie d’imposer ma foi à quiconque, je veux seulement donner le témoignage de quelqu’un qui est heureux à la suite du Christ, qui remplit ma vie. C’est ça pour moi évangéliser aujourd’hui. »       <br />
              <br />
       L’attachement à la personne de Jésus voilà le cœur de la foi. Et pour le chrétien-croyant, ce Jésus qu’il suit n’est pas disparu pour toujours, non! Il est toujours vivant, il est ressuscité. Il est au milieu de nous : il est là dans le pauvre, le malade, le prisonnier, le délaissé. Rappelez-vous cette phrase de l’évangile de saint Mathieu : J’étais malade et vous m’avez visité, j’étais affamé et vous m’avez donné à manger…venez les bénis de mon Père.  « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait » (<span style="font-style:italic">Matthieu 25, 40</span>).       <br />
              <br />
       Notre ami décédé a su tout au cours de sa vie, mais surtout dans les 10 dernières années reconnaître le Christ dans son épouse malade et diminuée qu’il a accompagnée et soutenue sans jamais se décourager et avec un amour admirable. C’est Jésus qu’il a servi en elle. Il a entendu maintenant, j’en suis sûr, Jésus lui dire « Viens, béni de mon Père ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Oui, comme je le disais au début de la messe, la mort est d’une certaine façon une « nouvelle naissance ». Mais cette « nouvelle naissance » est préparée. Nous vivrons pour toujours ce que nous avons commencé à vivre aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Dans cette Eucharistie, prenons conscience à travers les signes du Pain et du Vin, présence réelle de Jésus, que la vie éternelle est déjà présente et qu’à la suite du Christ nous sommes entrés dans une vie nouvelle qui ne se terminera pas par la mort mais qui se transformera en vie éternelle…que je nous souhaite à toutes et à tous.       <br />
              <br />
        Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 21 janvier 2012
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3700136-5467882.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Lampe-sur-mes-pas-ta-Parole-lumiere-sur-ma-route-Homelie-pour-des-funerailles_a449.html</link>
  </item>

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   <title>Messe anniversaire du décès de l'abbé Jean-Marie Thivierge, prêtre agrégé du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 20:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3555100-5126698.jpg" alt="Messe anniversaire du décès de l'abbé Jean-Marie Thivierge, prêtre agrégé du Séminaire de Québec" title="Messe anniversaire du décès de l'abbé Jean-Marie Thivierge, prêtre agrégé du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      À 10h30, le 21 janvier 2012 en la chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec (1, rue des Remparts avec entrée par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin  voir <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca./carte_briand_sme.htm">carte du quartier </a> ), il y aura une concélébration eucharistique de la communauté des prêtres du Séminaire avec les membres de la famille et les amis et amies de l'abbé Jean-Marie Thivierge, prêtre agrégé de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec, pour souligner le premier anniversaire de son décès survenu l'an dernier, le 24 janvier 2011.        <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Deces-de-monsieur-l-abbe-Jean-Marie-Thivierge-1920-2011--pretre-agrege-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de_a386.html">Notice de décès</a>       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3555100-5126698.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Messe-anniversaire-du-deces-de-l-abbe-Jean-Marie-Thivierge-pretre-agrege-du-Seminaire-de-Quebec_a445.html</link>
  </item>

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   <title>Un jour des Rois pas comme les autres: visite au monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur à Québec</title>
   <pubDate>Sun, 08 Jan 2012 20:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En regardant le Petit Roi représenté sur un trône, nos yeux se portent sur le récit des Rois Mages que nous fêtons aujourd'hui en ce dimanche de l'Épiphanie, la manifestation de la royauté de l'Enfant nouveau-né pour toutes les nations. Les religieuses augustines de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Québec ont sorti cette statue qui fait partie de leur patrimoine pour la présenter au Supérieur général du Séminaire de Québec, Mgr Hermann Giguère P.H. qui les visitait pour le début de la nouvelle année selon une tradition ancienne qui dure toujours.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3640327-5327567.jpg" alt="Un jour des Rois pas comme les autres: visite au monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur à Québec" title="Un jour des Rois pas comme les autres: visite au monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur à Québec" />
     </div>
     <div>
      En effet, les Augustines du monastère de l'Hôpital du Sacré-Coeur sont éternellement reconnaissantes aux prêtres du Séminaire de Québec de les avoir aidées au début de 20e siècle à se sortir de l'Impasse financière où elles se trouvaient alors.  On se rappellera que c'est la cardinal Taschereau, ancien supérieur du Séminaire de Québec,  qui, en 1873, donna son nom actuel à  l'hôpital Hôtel-Dieu-du-Sacré-Cœur, puis qui établit en 1876 la confrérie du Sacré-Cœur de Jésus « en la Chapelle de l'Hôpital du Sacré Cœur de Jésus ». En 1903, on construit un monastère afin d’accommoder les sœurs Augustines, qui y consacrent tout leur temps.  <a class="link" href="http://www.histoiresoubliees.ca/article/le-secret-de-marielouise/lhteldieu-du-sacrecur-de-quebec">Voir Le secret de Marie-Louise dans Histoires oubliées </a>.       <br />
              <br />
       Soeur Chantal Bergeron A.M.J., prieure, et soeur Lili Richard A,M.J., son assistante, ainsi que toute la communauté se sont retrouvées avec le Supérieur général pour un repas fraternel rempli d'échanges et de partages des plus stimulants.        <br />
              <br />
       C'était la dixième fois que l'actuel Supérieur général du Séminaire de Québec faisait cette &quot;visite du Jour de l'An&quot;. Après le repas, il a signé le Livre d'Or du monastère pendant que les soeurs chantaient accompagnées au piano par soeur Chantal.       <br />
              <br />
       Mgr Giguère a annoncé aux religieuses que les fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec seraient lancées le 8 décembre 2012 et se continueraient tout au long de l'année 2013 à travers de nombreuses acitivités et divers évênements pour le grand public comme une expostion au Musée de l'Amérique française sur les collections des beaux-arts du Séminaire de Québec et un spectable dans la Cour du Vieux -Séminaire pendant le mois de juillet 2013.       <br />
              <br />
       Cette rencontre toujours attendue avec joie témoigne de la vitalité de cette communauté des Augustines du monastère de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur et des liens toujours vivants etntre celle -ci et la communauté des prêtres du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/photos/Visite-aux-Augustines-du-monastere-du-Sacre-Coeur-de-Quebec-le-8-janvier-2012_ga79206.html">Voir l'album de la visite aux Augustines du monastère du Sacré-Coeur de Québec</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3640327-5328297.jpg" alt="Un jour des Rois pas comme les autres: visite au monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur à Québec" title="Un jour des Rois pas comme les autres: visite au monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur à Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3640327-5328335.jpg" alt="Un jour des Rois pas comme les autres: visite au monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur à Québec" title="Un jour des Rois pas comme les autres: visite au monastère des Augustines de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur à Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3640327-5327567.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Un-jour-des-Rois-pas-comme-les-autres-visite-au-monastere-des-Augustines-de-l-Hotel-Dieu-du-Sacre-Coeur-a-Quebec_a448.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 04:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les prêtres du Séminaire de Québec vénèrent saint François de Sales, comme leur second patron. À chaque année lors de sa fête qui est parfois déplacée de quelques jours à cause des contraintes de lieu, il y a une CONCÉLÉBRATION EUCHARISTIQUE communautaire suivie d'un repas fraternel, Cette année ce sera le mercredi 25 janvier 2012 . Jusqu’en 1981, les prêtres du Sémi­naire invitaient leurs confrères à l'occasion la fête de leur patron secondaire, saint François de Sales, évêque et pasteur. Cette tradition a été reprise en 2004 par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3572127-5157211.jpg" alt="Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012" title="Invitation aux prêtres de la région pastorale Laurentides/Québec-Centre pour la Fête de saint François de Sales déplacée au 25 janvier 2012" />
     </div>
     <div>
      En remettant à l’honneur cette tradition en <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales_2004.htm#tailleur">2004</a>, la communauté des prêtres du Séminaire dans un esprit de fraternité presbytérale, invite des confrères du presbyterium diocésain à s'unir à eux pour cette fête. Cette année ce sont les prêtres de la Région pastorale Laurentides/Québec-Centre qui ont reçu cette invitation.        <br />
              <br />
       La concélébration eucharistique présidée par le nouvel évêque auxiliare élu, Mgr Denis Grondin, aura lieu <B>le mercredi  25 janvier 2012 à 16h </B> à la chapelle du 6e étage du Pavillon Jean-Olivier-Briand du Séminaire de Québec (1, rue des Remparts), puis par la suite les prêtres, les séminaristes et les invités se rendront à la Salle des prêtres pour une santé suivie d'un repas fraternel. <BR><BR>       <br />
              <br />
       Entrée  par la porte du stationnement de 20, Port-Dauphin <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.ca./carte_briand_sme.htm">voir carte du quartier</a>.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Voici quelques <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#sme">témoignages</a> que monsieur le Chanoine Laurent Tailleur, ex-archiviste du Séminaire de Québec, a colligés et qui font état de la célébration de la "Saint François de Sales" autrefois.       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0"> Documents sur la <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/frsdesales.htm#hgig">vie et la spiritualité</a> de saint François de Sales (1567-1622).       <br />
              <br />
       <IMG SRC="http://www.carrefourkairos.net/ballmv.gif" border="0">  <a class="link" href="http://www.carrefourkairos.net/sme/homelies_classement.htm#fds">Cliquez ici pour les homélies sur saint François de Sales</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3572127-5157211.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Invitation-aux-pretres-de-la-region-pastorale-Laurentides-Quebec-Centre-pour-la-Fete-de-saint-Francois-de-Sales-deplacee_a446.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Sat, 31 Dec 2011 02:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En effet, cette célébration de la fête de la Sainte Famille qui avait lieu cette année en 2011 le 30 décembre permettait à la communauté de se retrouver à une concélébration eucharistique suivie d'un repas fraternel     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3596588-5204813.jpg" alt="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" title="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Rien de bien spécial, si ce n'est la chaleur et la joie d'être ensemble en famille comme le souhaitait notre fondateur, le bienheureux François de Laval, qui a donné la Sainte Famille comme patronne à la Société des prêtres du Séminaire de Québec qu'il fonda en 1663 et qu'il appela alors &quot;le Séminaire des Missions-Étrangères de Québec sous le vocable de la Sainte Famille&quot;.       <br />
              <br />
       Au cours de son homélie le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H. a rappelé que la fête liturgique date de 1929 et que c'est en 1969 qu'elle a été placée le dimanche qui suit la fête de la Nativité. Il a souligné aussi que Mgr de Laval voyait dans la Sainte Famille non seulement un modèle mais une réalisation particulière de fraternité, de douceur et d'affection dans un abandon total au Dieu de l'impossible comme y invitent les textes du jour racontant la naissance d'Isaac, la foi d'Abraham et de Sara et l'espérance du viellard Syméon ainsi que de la prophétesse Anne. Il a terminé en invitant ses confrères à redire aujourd'hui la réponse de Marie à l'ange Gabriel &quot;Qu'il me soit fait selon ta Parole!&quot;       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/photos/Fete-patronale-la-Sainte-Famille-30-decembre-2011_ga78735.html">Galerie de photos</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3596588-5206816.jpg" alt="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" title="En la fête de la Sainte Famille, une célébration simple de la fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3596588-5204813.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/En-la-fete-de-la-Sainte-Famille-une-celebration-simple-de-la-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a447.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 16:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Documents]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les prêtres du Séminaire de Québec célèbrent leur patronne principale le jour de la fête de la Sainte Famille qui a normalement lieu le dimanche qui suit Noël. En 2011, elle aura lieu le vendredi 30 décembre car le dimanche qui suit Noël tombe le 1 janvier. Concélébration eucharistique à 16h suivie d'un repas festif. C'est leur fondateur le bienheureux François de Laval qui leur a donné la Saint Famille comme patronne. Celui-ci nourrissait une grande dévotion à Sainte Famille et il s'en est fait le promoteur en Nouvelle-France.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/1144699-1471485.jpg" alt="La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec" title="La fête de la Sainte Famille, fête patronale du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/index.php?action=article&amp;numero=15">Homélie pour la fête de la Sainte Famille</a>  par le Supérieur général du Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       La Société des prëtres du Séminaire de Québec a été fondée en 1663 sous le nom de &quot;Séminaire des Missions-Étrangères établi à Québec sous le vocable de la Sainte Famille&quot;. Le fondateur, le Bienheureux François de Laval, donnait ainsi la Sainte Famille comme patronne de sa fondation.        <br />
              <br />
       Le Bienheureux François de Laval a fondé le 14 mars 1665 la confrérie de la Sainte Famille. Cette confrérie existe encore aujourd'hui dans certaines paroisses, notamment à la paroisse Notre-Dame de Québec.        <br />
              <br />
       Autrefois, le rituel au Séminaire était le suivant : « Pendant l’octave [de la fête de la Sainte Famille], il y a salut tous les soirs à la Basilique… Le dimanche de l’octave, jour de solennité, il y a congé depuis le déjeuner jusqu’à cinq heure et demie, heure du salut à la chapelle du Petit Séminaire ou du grand Séminaire. Il y a une indulgence plénière à gagner dans la chapelle du Petit Séminaire. Il y a leçon de chant comme à l’ordinaire, suivie de la récitation du chapelet à la chapelle. » Archives SME 8 / GS-38A, p. 80.        <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La Société des prëtres du Séminaire de Québec a été fondée en 1663 sous le nom de &quot;Séminaire des Missions-Étrangères établi à Québec sous le vocable de la Sainte Famille&quot;. Quelques années plus tard, le bienheureux François de Laval fondait le 14 mars 1665, la confrérie de la Sainte Famille. Cette confrérie existe encore aujourd'hui dans certaines paroisses, notamment à la paroisse Notre-Dame de Québec.       <br />
              <br />
       <b>Voici le texte du décret du bienheureux François de Laval qui institue la Confrérie de la Sainte Famille.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Décret qui institue la Confrérie de la Sainte Famille, 14 mars 1665.</span>       <br />
              <br />
       Nous François, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège, évêque de Pétrée, Vicaire Apostolique en la Nouvelle-France, nommé par le Roi premier Évêque du dit pays, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut en Notre-Seigneur.       <br />
              <br />
       Ayant plu à la divine Providence Nous charger de la conduite de cette nouvelle Église, Nous sommes obligé de veiller sans cesse au salut des âmes qu'elle a confiées à nos soins; ce qui nous aurait fait chercher des moyens pour inspirer une véritable et solide piété à toutes les familles chrétiennes, à quoi Nous désirons travailler avec d'autant plus de fidélité que Nous savons qu'elles doivent, selon les desseins de Dieu, servir à la conversion des infidèles de ce pays par l'exemple d'une vie irréprochable. Dans cette vue, Nous n'avons pas estimé pouvoir faire choix d'un moyen plus efficace et plus solide pour le salut et la sanctification de toute sorte de personnes, que de leur imprimer vivement dans le cœur un amour véritable et une dévotion spéciale tant envers la très sainte et très sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph qu'à l'égard de tous les saints Anges.       <br />
              <br />
       Il semble que Dieu ait pris plaisir à rendre lui-même cette dévotion recommandable en plusieurs villes d'Europe, dans ces dernières années, par quelques événements qui tiennent quelque chose du miracle, pendant qu'il donnait en Canada de très fortes inspirations à beaucoup de bonnes âmes de se dévouer au culte de cette sainte Famille et de Nous prier instamment, pour rendre la chose plus stable et plus utile, d'établir dans Québec et autres lieux de notre juridiction quelques assemblées de femmes et de filles, où on les instruirait plus en détail des choses qu'elles sont obligées de savoir pour vivre saintement dans leur condition, à l'exemple de la sainte Famille qu'elles se proposent pour modèle avec les saints Anges.       <br />
              <br />
       Nous, à ces causes, pour procurer la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien des âmes, et spécialement pour le grand désir que nous avons de graver et accroître, autant qu'il est en notre pouvoir, dans les cœurs de tous les peuples que Dieu, par sa divine providence, a commis à notre conduite, l'amour et la dévotion envers cette sacrée Famille de Jésus, Marie et Joseph et les saints Anges, permettons, agréons et approuvons les dites assemblées être faites à Québec et tous autres lieux de notre juridiction, pour être les dites assemblées toutes unies à celles de notre principale résidence, sous la conduite des ecclésiastiques faisant les fonctions curiales ou autres à notre choix, lesquels Nous exhortons et tous ceux qui sont appliqués aux saints ministères, d'inspirer et augmenter, autant qu'il sera en eux, l'amour et la dévotion envers la dite sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph et des saints Anges, comme étant une source inépuisable de grâces et de bénédictions pour toutes les âmes qui y auront une sincère confiance, et de contribuer de tout leur pouvoir à l'établissement, progrès et perfection des dites assemblées.       <br />
              <br />
       Et afin de rendre cette association plus permanente et plus solide, nous avons bien voulu Nous-même dresser les règlements que Nous voulons y être observés, sans qu'il soit permis à qui que ce soit d'y rien ajouter, retrancher ou changer sans notre permission.       <br />
              <br />
       Donné à Québec en notre demeure ordinaire, sous notre sceau et seing de notre secrétaire, le quatorzième de mars mil six cent soixante et cinq.       <br />
              <br />
              <br />
       Altera nova positio pp. 224-225       <br />
              <br />
       ___________________________________________________       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Les origines de la dévotion à la Saint-Famille chez nous</b>       <br />
       tiré du <span style="font-style:italic">Journal paroissial paroissial de Boucherville</span> , vol. 1, n. 4       <br />
              <br />
       par Jean-Pierre Camerlain, prêtre, décembre 1998       <br />
              <br />
              <br />
       Que notre paroisse, fondée par Mgr François de Laval, porte le nom de Sainte-Famille qu'il a aussi attribué à une paroisse de l'Île d'Orléans, cela manifeste la grande dévotion à la famille de Jésus, Marie et Joseph qu'avait le premier évêque de Québec, dévotion qui a son origine dans l'Europe du XV11é siècle.       <br />
              <br />
       La confrérie de la Sainte-Famille fut fondée à Montréal en 1663 par le Père Pierre Chaumonot, jésuite. Dans sa jeunesse, il a été converti par un pèlerinage à Lorette, en Italie, au sanctuaire où l'on vénérait une maison provenant, disait-on, de Nazareth et dans laquelle aurait vécu la Sainte Famille.       <br />
              <br />
       Le P. Chaumonot, que Mgr Laval avait envoyé aider la jeune colonie de Montréal, y avait rencontré Mme D'Ailleboust, veuve de l'ancien gouverneur de la Nouvelle-France. Tous deux avaient initié une confrérie où les hommes imitant saint Joseph, les femmes la Vierge Marie et les enfants l'Enfant Jésus pourraient contribuer à faire des familles du pays de saintes familles. Après une période d'essai, Mgr Laval approuva la confrérie et obtint pour ses membres des indulgences de la part du pape.       <br />
              <br />
       Par la suite, il institua pour son diocèse la fête liturgique de la Sainte Famille, il fit composer une messe en son honneur (la musique serait de l'abbé Charles Martin, fils d'Abraham Martin, le propriétaire initial des célèbres &quot; plaines d'Abraham &quot; et le deuxième prêtre originaire du Canada). Peu à peu, la célébration liturgique de la fête de la Sainte Famille s'étendit à tout le monde catholique et, jusqu'à la réforme du bréviaire au Concile Vatican ! l'office de la Sainte Famille mentionnait que son origine provenait du diocèse de Québec ! Mgr de Laval fit aussi placer son séminaire de Québec sous la protection de la Sainte -Famille et ordonna qu'on distribue partout dans les foyers des images de Jésus, Marie et Joseph, ce qui contribua à répandre cette dévotion.       <br />
              <br />
       La bienheureuse Marie de l'Incarnation, dans ses lettres à des correspondants en Europe, mentionne à plusieurs reprises combien les familles d'ici ont des pratiques de dévotion en l'honneur de la Sainte- Famille. Il y avait même un &quot; chapelet de la Sainte-Famille &quot;, avec trois dizaines (pour les trente ans de vie de Jésus au foyer de Nazareth) d'invocations &quot; Jésus, Marie, Joseph (on y joignait parfois Joachim et Anne), intercédez pour nous&quot; &quot; Sainte Marguerite Bourgeoys aussi avait beaucoup d'estime pour la Sainte Famille, elle qui travaillait à former celles qui deviendraient des mères de familles.       <br />
              <br />
       Il faut donc être fiers, à Sainte-Famille, d'un si bel héritage spirituel.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/1144699-1471485.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/La-fete-de-la-Sainte-Famille-fete-patronale-du-Seminaire-de-Quebec_a227.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Nomination de deux nouveaux évêques auxiliaires à Québec: le père Gaétan Proulx o.s.m. et l'Abbé Denis Grondin</title>
   <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 14:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il nous fait plaisir de souhaiter la plus cordiale des bienvenues à nos deux nouveaux évêques auxiliaires à Québec. Le supérieur général a eu la joie de les avoir tous deux comme étudiants à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval. Sincères félicitations à Mgr Proulx et à Mgr Grondin et fructueux ministère. 
  
 Mgr Hermann Giguère, P.H. 
 Supérieur général du Séminaire de Québec     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3540497-5100837.jpg" alt="Nomination de deux nouveaux évêques auxiliaires à Québec: le père Gaétan Proulx o.s.m. et l'Abbé Denis Grondin" title="Nomination de deux nouveaux évêques auxiliaires à Québec: le père Gaétan Proulx o.s.m. et l'Abbé Denis Grondin" />
     </div>
     <div>
      Québec, le 12 décembre 2011 –  En cette journée de la fête de Notre-Dame de Guadelupe, patronne des Amériques, la famille diocésaine de Québec se réjouit d’apprendre la nomination de deux nouveaux évêques auxiliaires par le pape Benoît XVI : le père Gaétan Proulx, o.s.m., et l’abbé Denis Grondin. La population est invitée à les rencontrer dès 10 h ce matin via la webtélé de l’Église catholique de Québec, www.ecdq.tv (disponible en différé par la suite).       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Les nouveaux évêques auxiliaires assisteront directement l’archevêque de Québec Gérald C. Lacroix dans ses fonctions. « C’est avec grande joie que nous accueillons deux nouveaux pasteurs à l’archidiocèse de Québec. Je connais personnellement Gaétan et Denis et je reconnais en eux la grande qualité de leur engagement dans le Christ au service de l’Église. En les choisissant, le Saint-Père nous fait un immense cadeau à quelques jours de la grande fête de Noël. » a mentionné Mgr Lacroix à l’annonce de cette bonne nouvelle.       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Mgr Gaétan Proulx est né le 27 mai 1947, à Saint-Denis-de-Brompton, dans la région des Cantons de l’Est. Il fait les premières années de son cours classique au Collège Notre-Dame des Servites à Ayer's Cliff et termine son secondaire V au Séminaire Saint-Augustin en 1968. Il fait sa profession solennelle au sein de l’Ordre des Servites de Marie en 1973. Son parcours académique comprend des études de philosophie à l’Université d’Ottawa et au Collège Dominicain à Ottawa, en théologie à l’Université Laval (maîtrise) et une année à l’Institut Supérieur de Liturgie de l’Institut Catholique de Paris.  Il est ordonné prêtre le 8 juin 1975. Il devient assistant et maître des novices à Sillery et Sainte-Foy. À partir de 1985, il est nommé en France (Séez) à titre de prieur de la communauté servite, puis en Belgique (Bruxelles) où il redevient maître de formation.        <br />
       Il poursuit ce rôle de formateur à Québec dès 1991, tout en œuvrant à la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle. En 2000, il devient prieur provincial de la Province servite canadienne qui englobe la France et la Belgique. Depuis 2005, il est pasteur à la paroisse Notre-Dame-de-Foy (administrateur, puis curé).       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       Mgr Denis Grondin est né le 23 octobre 1954, à Rimouski. Il fait ses études secondaires au Séminaire Saint-François, et au Séminaire Saint-Augustin, puis au Petit Séminaire de Québec en Sciences de la santé au collégial. Après des études universitaires en médecine et une expérience pastorale en milieu scolaire à Sainte-Croix de Lotbinière et au Patro Saint-Vincent de Paul, il entre au Grand Séminaire de Québec. Il est ordonné prêtre le 21 mai 1989. Il devient vicaire dans diverses régions du Diocèse de Québec, puis curé dans la région de Charlevoix (Notre-Dame-des-Monts, Sacré-Cœur-de-Jésus de Pointe-au-Pic, Saint-Aimé-des-Lacs, Saint-Étienne de La Malbaie, Saint-Fidèle, Saint-Firmin de Baie-Sainte-Catherine, Saint-Irénée, Saint-Philippe de Clermont, Saint-Siméon et Sainte-Agnès). Il était également animateur de pastorale en milieu de la santé.        <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       L’annonce d’aujourd’hui porte à trois le nombre d’évêques auxiliaires à Québec, Mgr Paul Lortie agissant à ce titre depuis 2009.        <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.ecdq.tv/fr/videos/5a142a55461d5fef016acfb927fee0bd">Écoutez leur mot d'acceptation et leur présentation par Mgr Lacroix</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3540497-5100837.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Nomination-de-deux-nouveaux-eveques-auxiliaires-a-Quebec-le-pere-Gaetan-Proulx-o-s-m-et-l-Abbe-Denis-Grondin_a444.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.seminairedequebec.org,2012:rss-3471603</guid>
   <title>« Je suis l'Immaculée Conception » Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre</title>
   <pubDate>Thu, 24 Nov 2011 17:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à l’occasion du renouvellement du Vœu de l’Immaculée fait depuis 1665 en la fête de l’Immaculée Conception en 2011 par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H., au Séminaire de Québec le 8 décembre 2011. Textes de l'Écriture: Genèse 3, 9-15,20, Ephésiens 3,-6, 11-12 et Luc 1, 26-38.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3471603-4996909.jpg" alt="« Je suis l'Immaculée Conception » Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre" title="« Je suis l'Immaculée Conception » Homélie pour la fête de l'Immaculée Conception 8 décembre" />
     </div>
     <div>
      Je me suis demandé dans quelles circonstances exactes François de Laval et les prêtres du Séminaire avaient fait le <a class="link" href="http://www.wmaker.net/carrefourkairos/Texte-du-Voeu-de-l-Immaculee_a71.html">Vœu de l’Immaculée</a> pour la première fois en 1665.        <br />
              <br />
       I – <span style="font-style:italic">Histoire du Vœu de l’Immaculée</span>       <br />
              <br />
       On sait que c’est le Père Poncet qui, à Paris, avec quelques confrères avait commencé à faire ce vœu pour soutenir ses confrères jésuites missionnaires en Nouvelle-France. Ceux-ci à partir de 1636 adoptèrent cette pratique et en 1665 Mgr de Laval avec les cinq premiers prêtres du Séminaire décida de faire ce vœu. Ils demeuraient encore à ce moment-là dans la maison près de l’église que Mgr de Laval avait achetée en 1661 après avoir dû loger depuis son arrivée chez les Augustines, puis chez les Ursulines et chez les jésuites. Pour mémoire, il est bon de souligner que ce n’est qu’en 1666 que se fit la première construction pour loger les prêtres du Séminaire et les ecclésiastiques comme on désignait à cette époque les grands séminaristes.        <br />
              <br />
       Ce vœu de jeuner la veille de l’Immaculée Conception raconte Mgr Gosselin dans sa biographie de Mgr de Laval fut fait  le 7 décembre 1665 « pour honorer ce glorieux privilège de Marie, et pour obtenir, par l’intercession de cette bonne mère, la conversion des sauvages ». Cette dernière partie du vœu est devenue aujourd’hui « pour la conservation de ce pays et la conversion de tous ceux qui y habitent ».       <br />
              <br />
       Nous apprêtant à refaire ce Vœu de l’Immaculée notre célébration oriente, bien sûr, notre regard vers Marie honorée dans ce mystère de l’Immaculée Conception mais,t en même temps, nous sommes heureusement orientés vers l’évangélisation qui est d’une actualité certaine aujourd’hui.       <br />
              <br />
       II – <span style="font-style:italic">La vraie dévotion à Marie</span>       <br />
              <br />
       La vraie dévotion à Marie est une dévotion qui n’enferme pas le chrétien dans une attitude sentimentale et enfantine. Au contraire, cette dévotion, comme la voyait déjà François de Laval, nous fait entrer dans le mystère de la Rédemption, dans le mystère du Salut offert à toute l’humanité.        <br />
              <br />
       Dieu veut, en effet, que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 <span style="font-style:italic">Timothée</span> 2, 4). Marie, comme nous l’enseigne le Concile Vatican II, est au cœur du Mystère du Salut car elle a porté, et continue de le faire Celui qui est « la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6), Celui par qui toute personne peut accéder à Dieu par la foi (<span style="font-style:italic">Hébreux</span> 11, 6), Celui qui nous révèle Dieu le Père qui nous a d'avance prédestinés à devenir pour lui des fils et des filles de Dieu (<span style="font-style:italic">Ephésiens</span> 1.6), qui fait de nous des « enfants de Dieu, héritiers de Dieu  et cohéritiers du Christ »  (<span style="font-style:italic">Romains</span> 8, 17), .        <br />
              <br />
       III– <span style="font-style:italic">Le mystère de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie</span>       <br />
              <br />
       Voilà la beauté de la dévotion à Marie en particulier dans le mystère de son Immaculée Conception.        <br />
              <br />
       Comme vous le savez, il a fallu un cheminement assez  long pour que ce privilège de Marie, née sans tache, soit intégré dans la foi chrétienne. Ce n’est qu’en 1854 que le pape Pie IX a reconnu officiellement que ce mystère faisait partie de la foi de l’Église.        <br />
              <br />
       On peut parler ici, comme le fait le pape Benoît XVI à plusieurs occasions, d’une « herméneutique de la continuité », car saint Bernard, un grand dévot de Marie, et saint Thomas d’Aquin ne pouvaient se résoudre à reconnaître ce qu’il voyait comme une atteinte à l’universalité du Salut en Jésus-Christ.        <br />
              <br />
       Ce n’est qu’en développant la théologie d’une application anticipée à Marie des retombées du Salut en Jésus-Christ que la foi de l’Église qui s’exprimait depuis des siècles a pu être proclamée solennellement en 1854. Les mots de la Vierge à Lourdes « Je suis l’Immaculée Conception » ont retenti par la suite en 1858 et, depuis, ce lieu est devenu une terre de pèlerinage qui attire des millions de personnes à chaque année et où la foi se raffermit au contact de Marie Immaculée.       <br />
              <br />
       Fasciné par le mystère de l’Immaculée Conception Mgr de Laval a nourri une tendre dévotion à l’Immaculée. Il a consacré sa première église cathédrale à l’Immaculée. Il avait été ordonné évêque le 8 décembre et on trouve plusieurs manifestations de cette dévotion dans son ministère.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Pour nous aujourd’hui, prêtres du Séminaire, agrégés, auxiliaires et associés, nous nous laissons habiter par cette mémoire et nous entrons à travers cette célébration et par le vœu que les agrégés prononceront (auquel peuvent se joindre tous les autres prêtres et  les séminaristes présents) dans un mouvement qui ouvre sur un horizon d’annonce de l’Évangile renouvelé, sur un horizon de nouvelle évangélisation, comme le souhaite, notre archevêque, Mgr Gérald C. Lacroix.       <br />
              <br />
       La charité pastorale prend tout son sens lorsque le ministère sacerdotal est envisagé dans sa dimension missionnaire. Le prêtre développe alors une attitude de &quot;conversion pastorale&quot; permanente. Il accepte ainsi d'aller vers des horizons toujours nouveaux comme nous y invitait l’abbé Bertrand Roy lors de la <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html">rencontre des prêtres de la Rive Nord </a> le 17 novembre 2011.       <br />
              <br />
       C’est ce que je nous souhaite à tous       <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       Le 8 décembre 2011       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Formule du voeu fait en 1665 par le Bienheureux François de Laval avec les prêtres du Séminaire en l'honneur de l’Immaculée Conception et qui s'est depuis renouvelé tous les ans par dévotion, sans obligation de le renouveler. Cette formule était déjà utilisée par les pères jésuites depuis 1636 environ.</span>       <br />
              <br />
       Adorable Jésus, Sauveur du monde,       <br />
       quoique nos péchés nous doivent éloigner de votre personne,       <br />
       si est-ce qu'étant épris de vous honorer et votre sainte Mère,       <br />
       et poussés de nous voir dans la fidèle correspondance que vous désirez de vos fidèles serviteurs,       <br />
       pour vous faire reconnaître et adorer des habitants de cette contrée,       <br />
       vous nous voyez prosternés à vos pieds où nous vous promettons et faisons voeu, comme aussi à la Sainte Vierge votre Mère,       <br />
       de faire célébrer douze fois (une fois par mois) ces douze mois suivants, le sacrifice de la sainte Messe,       <br />
       et ce à l'honneur et en action de grâce de l'Immaculée Conception de cette sainte Vierge votre Mère,       <br />
       comme aussi de jeûner tous la veille de cette sienne fête à la même intention;       <br />
       le tout pour obtenir de votre bonté et miséricorde       <br />
       par son intercession et par ses mérites,       <br />
       la conservation de ce pays et la conversion de tous ceux qui y habitent.       <br />
              <br />
       Recevez donc, o sainte et sacrée Reine des Anges et des hommes, sous votre sainte protection       <br />
       cette population que nous vous présentons par les mains de votre glorieux Époux et de vos fidèles serviteurs,       <br />
       Saint Ignace et Saint François-Xavier, et de tous les Anges gardiens et protecteurs de ces lieux,       <br />
       pour les offrir à votre bien-aimé Fils       <br />
       à ce qu'il lui plaise les maintenir et protéger,       <br />
       donner la connaissance de son saint Nom à ceux qui ne l'ont pas encore, et à tous, la persévérance en sa sainte grâce et en son saint amour.       <br />
              <br />
       Ainsi soit-il.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3471603-4996909.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Je-suis-l-Immaculee-Conception-Homelie-pour-la-fete-de-l-Immaculee-Conception-8-decembre_a443.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.seminairedequebec.org,2012:rss-3463089</guid>
   <title>Bulletin d'information SME-Info Vol. 38 n. 4 décembre 2011 : "Regard en avant et regard en arrière..."</title>
   <pubDate>Tue, 22 Nov 2011 20:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SME-Info]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nouveaux membres associés, visite du P. Georges Colomb, M.E.P., logo du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013, nominations, calendrier, dates à retenir, mot du supérieur général, etc. Version PDF     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3463089-4984104.jpg" alt="Bulletin d'information SME-Info Vol. 38 n. 4 décembre 2011 : "Regard en avant et regard en arrière..."" title="Bulletin d'information SME-Info Vol. 38 n. 4 décembre 2011 : "Regard en avant et regard en arrière..."" />
     </div>
     <div>
      <b>MOT DU  SUPÉRIEUR GÉNÉRAL</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Regard vers le passé et regard vers l’avenir dans ce numéro. Les deux regards ne sont pas contradictoires, au contraire. Comme le disait de l’Église le Père Congar, c’est une qualité que de savoir regarder en avant mais aussi en arrière. C’est pourquoi, il n’hésitait pas, dans un latin pas très élégant à donner à l’Église le qualificatif de « ante et retro oculata ». Des yeux pour regarder en avant où l’on va, mais aussi des yeux pour regarder en arrière d’où l’on vient.        <br />
              <br />
       Cette tension heureuse entre la mémoire et l'espoir, l’histoire et l’actualité, l’hier et le demain est au cœur de la vie de toute institution qui dure. C’est le cas du Séminaire de Québec qui a traversé plus de trois siècles et qui dans le contexte du début du XXIe siècle écoute les appels qui viennent, analyse les réponses possibles et se tient prêt comme « un veilleur qui attend l’aurore ».       <br />
              <br />
       Le temps de l’Avent nous invite à vivre cette spiritualité du veilleur. L’attente, en effet,  est au coeur de la vie chrétienne, une attente joyeuse et remplie d’espérance. Noël comblera cette attente et nous souhaitons que vos meilleurs vœux se réalisent. Joyeux Noël et Bonne Année !       <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère, P.H.</span>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>NOMINATIONS</b>       <br />
              <br />
       - Mgr Eugène Tremblay, évêque émérite d’Amos et prêtre agrégé du Séminaire de Québec, a été choisi comme membre coopté du Conseil du Séminaire. Il s’agit d’un mandat de deux ans commençant immédiatement. Il remplace monsieur l’abbé Laurent Côté qui terminait un second mandat de deux ans et qui n'était pas rééligible.       <br />
              <br />
       <b>DATES À RETENIR</b>       <br />
              <br />
       - 8 décembre 2011 : Renouvellement du Vœu de l’Immaculée à 16 h à la Chapelle du Pavillon Jean-Olivier Briand et banquet traditionnel ;       <br />
       - 30 décembre 2011 : Fête de la Sainte Famille, patronne du Séminaire de Québec. Concélébration eucharistique à 16 h 30 et repas festif       <br />
              <br />
       <b>SAVIEZ-VOUS … </b>       <br />
              <br />
       - … quand l’École d’architecture de l’Université Laval est déménagée au Vieux-Séminaire? Réponse ? 		       <br />
       Réponse ?  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - … quel lien a le Moulin du Sault-à-la-Puce à Château Richer avec le Séminaire de Québec?  	       <br />
       Réponse  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       - quel prêtre du Séminaire fut le premier géologue canadien et où se trouve la plaque qui le rappelle ? 	       <br />
       Réponse 1  à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       - quand est apparu un musée des beaux-arts au Séminaire ? 	       <br />
       Réponse 2 à la fin du Bulletin.       <br />
              <br />
       <b>RÉCEPTION EN L'HONNEUR DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL        <br />
       DES MISSIONS ÉTRANGÈRES DE PARIS, LE PÈRE GEORGES COLOMB</b>       <br />
               <br />
       Le Père Georges Colomb, Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, a été reçu par la communauté des prêtres du Séminaire pour la signature du Livre d'or du Séminaire de Québec le 3 novembre 2011. Les deux institutions ont des racines communes puisque le fondateur du Séminaire de Québec, Mgr François de Laval fut un des signataires avec François Pallu et Lambert de la Mothe de la première demande de fondation du « Séminaire des Missions Étrangères de Paris » auprès de la congrégation « De propaganda fide » le 1er juillet 1658. Il a entretenu des relations suivies avec les fondateurs par la suite.        <br />
              <br />
       Le Supérieur général du Séminaire de Québec, Monseigneur Hermann Giguère, à cette occasion a rappelé les liens entre le Séminaire de Québec et les Missions Étrangères de Paris, autrefois le « Séminaire des Missions Étrangères de Paris ! ».        <br />
              <br />
       Il a commencé par souligner l’usage encore actuel au Séminaire de Québec sur le matériel, les camions, la literie, etc. du sigle SME. Il a rappelé que ce sigle signifiait « Séminaire des Missions Étrangères ». En effet, jusqu’à la conquête anglaise de 1760 le Séminaire des Missions Étrangères de Québec était uni à celui de Paris. Les onze premiers supérieurs du Séminaire furent nommés par Paris. Hélas ! les Anglais exigèrent que se rompe le lien avec le Séminaire de Paris. Le Séminaire de Québec est devenu le « Séminaire des Missions Étrangères de Québec et épiscopal » reconnu comme tel par Monseigneur Jean Olivier Briand, évêque de Québec en 1768. Les liens affectifs et historiques ne sont pas disparus pour autant. Les deux prédécesseurs du Père Colomb, les Pères Couvreur et Etcharen visitèrent eux aussi le Séminaire de Québec.        <br />
              <br />
       « Je suis heureux ainsi que toute la communauté des prêtres du Séminaire de Québec a conclu le Supérieur général dans sa brève allocution, de vous marquer notre estime et de renouveler des liens qui, pour nous, font partie de ce que nous sommes comme communauté qui s’est bâtie et construite dans l’esprit des fondateurs des Missions Étrangères de Paris. »        <br />
              <br />
       <b>LE SOUTIEN MUTUEL AU CŒUR DE LA COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DU        <br />
       SÉMINAIRE DE QUÉBEC — INTRONISATION DES PRÊTRES ASSOCIÉS</b>       <br />
              <br />
       Lors d'une cérémonie brève et intense, le Supérieur général de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec a intronisé treize nouveaux membres associés au cours de la célébration de l'Office du Milieu du jour le 1er novembre 2011.  Après l’homélie, les nouveaux membres associés ont signé le Registre des actes importants de la vie du Séminaire qui commence en 1856.        <br />
              <br />
       Après la lecture du texte d’Actes 2,42-47 sur les premières communautés chrétiennes, le Supérieur général a souligné dans son homélie que le choix de ce texte lui avait été inspiré par l’attachement de François de Laval au groupe de Monsieur de Bernières à Caen. Les premières communautés décrites dans ce passage des Actes des Apôtres étaient le modèle de ce groupe et François de Laval s’en est inspiré dans la fondation du Séminaire de Québec. Son premier biographe Bertrand de La Tour, a continué le Supérieur général, rapporte ces propos de Monsieur des Maizerets, second supérieur du Séminaire, qui disait que: « Le prélat ne faisait rien de considérable que de concert avec nous tous. Nos biens étaient communs avec les siens. Je n'ai jamais vu faire parmi nous aucune distinction du pauvre et du riche, ni examiner la naissance et la condition de personne, nous regardant tous comme frères ». L'essentiel de la vie du prêtre pour François de Laval réside dans le partage et la mise en commun. Cette mise en commun, François de Laval l’appelait dans le langage du XVIIe siècle la « désappropriation » qui est un partage matériel auquel se joint le partage fraternel. François de Laval voulait &quot;que tout le clergé ne fit qu'une famille&quot;.        <br />
              <br />
       VOICI LA LISTE DE NOUVEAUX MEMBRES ASSOCIÉS :        <br />
              <br />
       Mgr Pierre Gaudette, P.H., professeur retraité de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval  ;       <br />
              <br />
       Messieurs les abbés        <br />
       Louis Corriveau, curé de St-Raymond de Portneuf ;        <br />
       Alain Faucher, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval ;       <br />
       Michel Fournier, curé de la paroisse du Bienheureux François de Laval ;        <br />
       Daniel Gauvreau, curé de la paroisse de St Charles Borromée à Charlesbourg ;         <br />
       Onil Godbout, curé de St-Calixte de Plessisville ;        <br />
       Jacques Gourde, animateur du Centre la Paix-Dieu sur la Colline parlementaire;        <br />
       Réal Grenier, curé de St-Ignace à Beauport, ex-recteur du Grand Séminaire de Québec ;       <br />
       Roger Labbé, vicaire à St-Charles-Borromée à Charlesbourg;        <br />
       Martin Laflamme, psychologue clinicien au Diocèse de Québec et au Grand Séminaire de Québec;        <br />
       Marc Pelchat, doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval ;       <br />
       Paul-Hubert Poirier, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval ;       <br />
       Gilles Routhier, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.       <br />
              <br />
       <b>LOGO DES FÊTES DU 350E ANNIVERSAIRE        <br />
       DE LA FONDATION DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC EN 2013 </b>       <br />
              <br />
       Le <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Logo-des-fetes-du-350e-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-en-2013-presentation-theme-et-explications_a436.html">logo</a> a été réalisé par la firme Cossette sous la supervision de monsieur Ghislain Carré, ancien du Petit Séminaire de Québec. Ce logo servira à identifier les événements liés au 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013.        <br />
              <br />
       Le logo enrobe dans un ruban vert l'image du clocheton qui orne l'Aile de la Procure et que les anciens appelaient &quot;la cloche du règlement&quot;. Monsieur l'abbé Georges Marceau écrit à propos de ce clocheton : &quot;En 1827, on avait allongé la petite aile à angle droit au nord de l'Aile de la Procure pour en faire le Grand Séminaire. Le 4 octobre 1851, on décide de construire un 'clocher' sur l’Aile de la Procure du Vieux Séminaire. Il s'agit du clocheton que l'on voit actuellement et qui servit longtemps à sonner la fin de la récréation pour les pensionnaires et externes.&quot;       <br />
              <br />
       La couleur verte du ruban souligne l'espérance et l'audace toujours présentes au Séminaire de Québec. Le déploiement du ruban vers le haut dans le vent indique que la communauté des prêtres du Séminaire est toujours tournée vers l'avenir à l'écoute du souffle de l'Esprit, dans les défis nouveaux comme elle l'a été dans le passé et sans cesse orientée vers ce qui est plus grand, plus beau et plus haut dans une ouverture vécue à ce qui transcende le temps et l'histoire.        <br />
              <br />
       Les lettres en caractères sobres précisent l'objet des festivités en 2013 et laissent place à la mémoire vivante. Vous pouvez y aller de vos interprétations et commentaires, car un logo comme tout symbole se prête à de multiples lectures. Nous vous en avons proposé bien simplement une parmi d'autres.        <br />
              <br />
       Ce logo en lui-même ne dit pas tout d'une longue et riche histoire, mais il permettra, nous l'espérons, de mettre au premier plan un rayonnement immense de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec au plan religieux, éducatif, social, culturel et patrimonial.        <br />
              <br />
       Nous vous tiendrons informés de la programmation dans les prochains numéros. Le lancement officiel des fêtes du 350e anniversaire de la Fondation du Séminaire de Québec aura lieu le 8 décembre 2012, le 8 décembre étant une fête très chère au fondateur, François de Laval, et au Séminaire qui en a fait la fête de l’Université Laval en 1852.       <br />
              <br />
       Comme le souhaitait leur fondateur, les prêtres du Séminaire sont toujours prêts à « aller à toutes rencontres » comme le dit l’Acte de fondation du 26 mars 1663 où Mgr de Laval décrit le Séminaire comme « …un lieu de réserve d’où nous puissions tirer des sujets pieux et capables pour les envoyer à toutes rencontres ». C'est, toujours inspirée par ce vœu de leur fondateur, que la communauté des prêtres du Séminaire de Québec peut se réjouir de 350 ans de vision, d’audace et d’engagement.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>RÉPONSES AU SAVIEZ-VOUS...</b>        <br />
              <br />
       1) Cest en 1987 que les locaux du Vieux-Séminaire sont devenus libres par le déménagement des services du Petit Séminaire, maintenant le Collège François de Laval dans le Pavillon du 6, rue de la Vieille-Université (anciennement le Pavillon de la Faculté de Droit). L’Université Laval en décidant d’y transférer l’École d’architecture se rappropriait alors son lieu d’origine dans le quartier latin plusieurs années après le grand déménagement sur la Cité Universitaire à Sainte-Foy. Au cours de l’été 1987, le projet de recyclage des édifices du Vieux Séminaire se met en marche. Les travaux sont réalisés en trois étapes : d’abord la modernisation du vieil édifice, ensuite la reconversion adaptant l’édifice aux besoins de l’École d’architecture et enfin la restauration des éléments à conserver. En septembre 1988, l’École d’architecture emménage dans ses nouveaux locaux qu’elle occupe encore aujourd’hui.        <br />
              <br />
       2) Le nom « Sault-à-la-Puce » apparaît en 1640, pour désigner une petite rivière aux eaux vives de Château-Richer. Un moulin y est construit vers 1657. Mgr François de Laval se portera acquéreur du Sault-à-la-Puce et y construira, en 1680, un moulin banal. Il les lègue au Séminaire de Québec qui en demeure propriétaire jusqu’en 1856.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       Visitez le site internet du Séminaire <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org">www.seminairedequebec.org</a>       <br />
       et notre <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/blogsme/">blog SME-Infonet</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://twitter.com/smequebec">Séminaire de Québec sur Twitter</a>       <br />
              <br />
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              <br />
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              <br />
              <br />
       Responsabilité : Hermann Giguère, supérieur général       <br />
       Mise en page, présentation et diffusion : Martine Duplain, secrétaire de direction       <br />
              <br />
              <br />
       SME-Info BULLETIN D'INFORMATION du Séminaire de Québec Vol. XXXVIII – No 4,   décembre 2011       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3463089-4984104.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Bulletin-d-information-SME-Info-Vol-38-n-4-decembre-2011-Regard-en-avant-et-regard-en-arriere_a442.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.seminairedequebec.org,2012:rss-3447549</guid>
   <title>Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é.</title>
   <pubDate>Fri, 18 Nov 2011 02:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bertrand Roy</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 17 novembre 2011, 125 prêtres venant de toutes les parties de la région pastorale de la Rive Nord se sont retrouvés pour entendre Bertrand Roy p.m.é. sur le thème de la mission aujourd'hui. "Pasteurs au coeur d'une Église missionnaire et évangélisatrice" lisait-on dans le programme. La veille, à la salle du Journel à St-Joseph-de-Beauce, 75 prêtres de la région pastorale de la Rive Sud avaient pu bénéficier des enseignements concrets, pratiques et théologiques du conférencier.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3447549-4959743.jpg" alt="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." title="Les défis de la mission dans l'Église de Québec aujourd'hui et les moyens d'y répondre - Bertrand Roy p.m.é." />
     </div>
     <div>
      <b>Voir plus loin le texte intégral des interventions de l'abbé Bertrand Roy p.m.é, </b>       <br />
              <br />
       La journée de la Rive Nord s'est déroulé à la maison généralice des Soeurs de la Charité à Beauport. Elle a commencé par une <span style="font-style:italic">Lectio divina </span>à partir de 2 Corinthiens 5, 11-21 présidée par Mgr Gérald C. Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada. Après cette méditation riche et remplie, Bertrand Roy p.m.é. a commencé sa série de trois entretiens : deux en avant-midi et un en après-midi.       <br />
              <br />
       Le contenu de ces entretiens a été d'un richesse remarquable. Ils furent donnés avec aplomb, expérience et clarté. Le conférencier a été des plus appréciés par les participants. Vous trouverez ici un aperçu de ces entretiens présentés bien sommairement. Vous en trouverez le texte intégral plus loin.        <br />
              <br />
       Allons-y pour quelques notes prises sur le vif.       <br />
              <br />
       <b>Première conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou devons-nous être &quot;de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Cet exposé visait à situer l'exercice du sacerdoce ministériel (fonction) dans le contexte de la pratique et de la théologie de la mission. Le conférencier s'est demandé s'il était possible de &quot;faire église&quot; autrement . Existe-t-il une autre façon? Oui, répond-il, et c'est plus qu'une question de tâche, c'est dans l'exercice de la charité pastorale que le prêtre trouvera du bonheur. C'est ce que dit le <span style="font-style:italic">Décret sur le Ministère et la Vie des prêtres</span> de Vatican II au numéro 14 que <span style="font-style:italic">Pastores dabo vobis </span> reprend largement. La charité pastorale prend tout son sens lorsque le ministère sacerdotal est envisagé dans sa dimension missionnaire. Le prêtre développe alors une attitude de &quot;conversion pastorale&quot; permanente. Il accepte ainsi d'aller vers des horizons toujours nouveaux comme l'y invite la lettre aux prêtres de <span style="font-style:italic">l'Assembleé des évêques catholiques du Québec </span>en 2009.       <br />
              <br />
       Pour mieux situer l'exercice du sacerdoce ministériel, le conférencier montre l'importance d'une théologie et d'une pratique de la Mission. Avant d'arriver aux moyens concrets, il est essentiel de mettre au point une vision éclairée et solide de la Mission.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue théologique</span>, la MIssion nous renvoie au Dessein de Dieu. L'Église n'existe pas pour elle-même, mais pour les autres. L'Église est au service du Dessein de Dieu, du mouvement de l’amour trinitaire qui embrasse toute l’humanité, c’est le souffle de l’Esprit qui unit toute l’humanité au mystère pascal du Christ, d’une façon que Dieu connaît. Cette constatation incontournable implique deux conséquences : 1) écoute et discernement des signes de l'action de l'Esprit et 2) conversion du regard ecclésial sur soi et sur les autres.       <br />
              <br />
       Du <span style="font-style:italic">point de vue pratique</span>, la Mission empruntera la même route que celle du Christ, comme le rappelle le Décret <span style="font-style:italic">Ad gentes</span> de Vatican II. La mission de l’Église écrivent les Pères du Concile Vatican II « continue et développe au cours de l’histoire la mission du Christ lui-même, qui fut envoyé pour annoncer aux pauvres la bonne nouvelle; c’est donc par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service… » (numéro 5). L'Église est en chemin. La forme de la marche de l'Église c'est le pèlerinage - Ecclesia peregrinans - et  sa mission est sans cesse marquée par un dialogue prophétique entre les membres de l'Église et avec les autres qui l'entourent et avec lesquels elle interagit. C'est au coeur même des transformations que nous vivons que la &quot;nouvelle évangélisation&quot; se réalise. La vérité de l'Évangile est attestée par la qualité des relations que l'Église suscite à l'intérieur et à l'extérieur dans une gratuìté à l'image de la gratuité du don de Dieu.        <br />
              <br />
       Bertrand Roy  p.m.é. termine cette première conférence avec une image saisissante en comparant le ministère presbytéral à un diapason. Le prêtre, explique-t-il, n'est pas le chef d'orchestre, il ne joue pas de solos, il ne chante pas plus haut que les autres, il entend le &quot;la&quot; et il permet à la communauté de chanter juste.       <br />
              <br />
       <b>Deuxième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou la passion des &quot;supermans de la pastorale&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette deuxième conférence, Bertrand Roy p.m.é. aborde la spiritualité de la MIssion. Son exposé vise à approfondir la dimension existentielle (être) de l'exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective de spiritualité missionnaire. Il serait trop long ici de reprendre les multiples exemples que le conférencier a apportés Qu'il suffise de noter son insistance pour situer cette spiritualité de la Mission dans  un mouvement qui la précède et qui la dépasse, celui du Dessein de Dieu qui vient vers l'humanité et lui donne son Fils. &quot;C'est, dit-il, un problème de foi, de foi risquée&quot;. Comme Paul, le prêtre engage toute son existence au service de la mission. La spiritualtié missionnaire est avant tout existentielle. Exemples: Mgr Gustave Prévost et Charles de Foucauld. Des témoins, une présence, une communion, une vocation qui va toujours en avant, ouverte dans l'espérance, voilà des caractéristiques d'une authentique spiritualité missionnaire.       <br />
              <br />
       <b>Troisième conférence : &quot;La charité du Christ nous presse&quot; (2 Corinthiens 5, 14) ou &quot;l'avenir d'un ministère au service de la communion missionnaire&quot;?</b>       <br />
              <br />
       Dans cette conférence, Bertrand Roy p.m.é. a identifié quelques pistes d'avenir pour l'exercice &quot;consolant&quot; d'un ministère aux horizons nouveaux. Il en a indiqué cinq.       <br />
              <br />
       1) Mettre en fonction une communauté de collaborateurs et de collaboratrices qui ont un coeur rempli d'espérance, qui ont des désirs ardents et qui prennent le temps de partager ensemble dans la familiarité de la vie quotidienne et la détente.       <br />
              <br />
       2) Passer de la logique du succès à celle de la fécondité, ce que Mgr Lacroix avait appelé plus tôt en s'adressant à ses prêtres &quot;réussir&quot; versus &quot;accomplir&quot; en donnant l'exemple de Jésus qui n'a pas &quot;réussi&quot;, mais qui a &quot;accompli&quot; sa mission : &quot;Père, tout est accompli&quot; (Jean 19, 23) . Le Seigneur demande au pasteur de porter du fruit. Le pasteur est un semeur, c'est Dieu qui donne la croissance, mais le pasteur doit sarcler; bêcher, arroser pour que la semence s'enracine et porte du fruit. Il est important dans nos évaluations pastorales de le faire toujours en terme de &quot;fruits&quot; et non en termes de &quot;réussites&quot;.       <br />
              <br />
       3) Maintenir une saine tension entre le local et l'universel. &quot;Des racines et des ailes&quot;.... Être enracinés dans un milieu précis est essentiel à la Mission. D'autre part, l'ouverture, la mobilité sont nécessaires. Enracinement dans un contexte global.       <br />
              <br />
       4) Développer la fraternité sacerdotale et relever le défi des &quot;inters&quot; : l'inter-générationnel, l'inter-culturel, l'inter-ministères. Le conférencier donne ici plusieurs illustrations concrètes de cette piste.       <br />
              <br />
       5) Cultiver la formation, la formation initiale (séminaire, stages etc.) et la formation permanente.       <br />
              <br />
       Le conférencier termine par un souvenir de Paul VI à la fin de sa vie, en juillet 1978, qui, s’adressant à des représentants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer, au moment de quitter ses invités, improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir». Que les pasteurs, à l'exemple de Paul VI,  soient toujours conscients que c'est une dignité d'aimer et de servir ses frères et soeurs.       <br />
              <br />
              <br />
       On peut lire une conférence de Bertrand Roy p.m.é. donnée au Montmartre canadien à Québec le 20 février 2008 qui touche plusieurs des points abordés dans les entretiens qui précèdent :  <a class="link" href="http://www.lemontmartre.net/archives/conference_bertrand_roy.pdf">L’évangélisation au XXIe siècle : Quelles surprises nous attendent?</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
       <b>Bertrand Roy, p.m.é. </b>       <br />
              <br />
       Directeur et rédacteur en chef de la revue <span style="font-style:italic">Missions Étrangères</span> de 1985 à 1986 et directeur de la publication depuis 2003, Bertrand Roy a été missionnaire en Indonésie de 1976 à 1982 et au Cambodge de 1995 à 1996. Il dirige aujourd'hui des dossiers relatifs à la formation en plus d'enseigner la missiologie à l'université. Il est membre du Conseil central de la Société des prêtres des Missions Étrangères depuis 2003, poste qu'il avait auparavant occupé de 1985 à 1991.        <br />
       ¨       <br />
       <HR>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Texte intégral des interventions de l'Abbé Bertrand Roy p.m.é.</b>       <br />
              <br />
       <b>Pasteurs au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rencontres régionales des prêtres – Novembre 2011       <br />
       Archidiocèse de Québec</span>       <br />
              <br />
       	Durant la dernière année, ce fut pour moi un privilège que de faire le tour des régions pastorales pour une réflexion sur la paroisse dans la perspective de la nouvelle évangélisation. Je vous en remercie sincèrement. Aujourd’hui un autre cadeau m’est offert : collaborer à une réflexion sur la dimension missionnaire de notre ministère sacerdotal dans le contexte de la réorganisation pastorale en cours. Quel est l’avenir de notre ministère et de notre être comme prêtres à l’intérieur du grand chantier des réaménagements pastoraux?       <br />
              <br />
       	En préparant cette journée, je me suis laissé interpeller par des questions soulevées par le Conseil presbytéral du 19 septembre dernier.  «  On note un changement dans le service et la présence au gens dans ce nouveau redécoupage des  communautés. Dans ce nouveau contexte, nous sommes de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques. Comment allons-nous passer de la conversion structurelle à la conversion pastorale? » Je m’inspire de cette question pour tenter de situer l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       	Je pense ici à mon premier évêque dans le Nord de Sumatra en Indonésie, Mgr Pius Datubara, un capucin indonésien. Il avait une telle une âme de pasteur qu’il semblait se reprocher d’être évêque, comme s’il y avait ainsi un prêtre de moins pour répondre aux besoins pastoraux immédiats des communautés. Les prêtres devaient faire la queue avec tous les pauvres de la ville pour pouvoir lui parler. Je pense aussi à un autre évêque, un prêtre diocésain polonais, que j’ai connu durant mes années d’étude dans son diocèse. Il était toujours en voyage et s’en remettait à ses collaborateurs pour les tâches administratives et la gestion du quotidien. Les foules l’adoraient, mais ses collaborateurs étaient parfois essoufflés, souvent laissé à eux-mêmes.       <br />
              <br />
       	Tous les deux, Pius Datubara et Karol Wotyla, furent pour moi des témoins de la charité pastorale, de cette « charité du Christ qui nous presse ». Cette charité pastorale, comme service de proximité et présence quotidienne aux gens, devient-elle un idéal impossible à vivre dans le contexte des réaménagements pastoraux actuels? Somme-nous condamnés à  être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »?       <br />
              <br />
       Réaménagements pastoraux et exercice de la charité pastorale       <br />
              <br />
       	En avril 2010, dans une lettre qu’ils adressaient aux prêtres à l’occasion du Jeudi saint, les évêques du Québec exprimaient leur encouragement et leur reconnaissance. Dans cette même lettre, il était question des préoccupations actuelles des prêtres, qu’il s’agisse des réorganisa­tions pastorales, du lien avec leur évêque, de leur formation, de leur équilibre de vie, de leur situation financière. Après avoir rappelé le contexte diffi­cile dans lequel les prêtres sont appelés à exercer leur ministère aujourd’hui au Québec, souvent en se butant à l’indifférence des uns ou à l’agressivité des autres, les évêques du Québec affirmaient que « les réalités sociologiques et une décroissance numérique nous convainquent de plus en plus qu’il faut &quot;faire autrement&quot; pour que notre tâche soit humainement supportable et spirituellement gratifiante. On doit cependant l’affirmer clairement : la situation actuelle nous oblige à revenir à ce qui est la source de notre sacerdoce. » (AECQ, Lettre d’amitié des évêques du Québec à leurs confrères prêtres à l’occasion du Jeudi saint de l’année sacerdotale, 1er avril 2010).       <br />
              <br />
       	Faire autrement. Cette expression est devenue un slogan dans notre environnement politique, social et même ecclésial. On parle de faire Église autrement. Dans certaines Églises locales au passé missionnaire glorieux, on entend même des invitations à la désobéissance. Si l’exercice du ministère des prêtres devient une tâche qui n’est plus humainement supportable ni spirituel­lement gratifiante, il y a un sérieux problème dans la demeure et il faut évidemment faire autrement.       <br />
              <br />
       	Existe-t-il une autre façon de faire permettant de contrer la pénurie de main d’œuvre, l’abandon prématuré, l’épuisement professionnel ou le senti­ment de libéra­tion quand sonne enfin l’heure de la retraite. Il y a certainement moyen de faire autrement puisqu’il y a des prêtres heureux dans leur ministère. Nous en connaissons. Nous en sommes. Nous savons aussi que la même tâche peut être écrasante et terrible pour l’un et stimulante et valorisante pour un autre. C’est plus qu’une question d’ouvrage. Etre heureux comme prêtres dans la situation actuelle suppose que nous retrouvions constamment le chemin qui mène à la source de notre sacerdoce.        <br />
              <br />
       	Selon le décret de Vatican II sur le ministère et la vie des prêtres, c’est dans l’exercice de la charité pastorale, en menant la vie même du Bon Pasteur dans l’unité de la mission de l’Église, que les prêtres trouveront l’unité de leur propre vie et leur bonheur (cf. Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 14). S’il faut faire autrement pour que la tâche des prêtres soit humainement supportable et spirituelle­ment gratifiante, il faut revoir notre façon d’exercer cette charité pastorale.       <br />
              <br />
       	La charité pastorale implique une loyauté et un effort inlassable, à la manière du Bon Pasteur qui appelle ses brebis chacune par son nom, qui donne sa vie pour elles, qui s’éloigne même du gros du troupeau pour rechercher celle qui est perdue. Cette loyauté et ce don de soi sans compter s’accommodent mal d’une froide description de tâche, d’un encadrement juridique bien défini, d’un horaire régulier non négociable, de directives officielles à appliquer mur à mur. La charité pastorale semble appartenir plus au domaine de l’improvisation qu’à celui de la planification. Elle appartient plus à la relation d’amitié et de liberté qu’à la responsabilité administrative et aux procédures contraignantes. Elle appartient plus au don gratuit qu’au devoir professionnel de répondre à des besoins, tels les besoins religieux de nos concitoyens.        <br />
              <br />
       	Pour donner tout son espace vital à la charité pastorale, il est nécessaire de faire autrement afin que les prêtres y trouvent l’unité de leur vie et leur bonheur. C’est ici qu’il peut être indispensable d’envisager le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire. Ne sommes-nous pas confrontés nous aussi à la conversion pastorale dont a parlé la Ve Conférence du CELAM à Aparecida, au Brésil?       <br />
              <br />
       Nous avons besoin de déve­lop­per la dimension mission­naire de la vie dans le Christ. L’Église a besoin d’une forte secousse qui l’empêche de s’installer dans le confort, la stagna­tion et la tiédeur, en marge de la souffrance des pauvres du continent. Nous avons besoin que chaque commu­nauté chré­tien­ne se convertisse en un centre de rayonnement de la vie dans le Christ. […] Nous sommes appelés à assumer une attitude de conversion pastorale permanente, ce qui implique écouter avec attention et discerner « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2, 29) à travers les signes des temps où Dieu se manifeste. » (CELAM, Aparecida – Document final, 2007, 360-362)       <br />
              <br />
       	Quelle conversion pastorale permanente, quelle forte secousse, quelle attention aux signes des temps, sommes-nous appelés à assumer pour vivre la charité pastorale du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire?        <br />
              <br />
       Prêtres-missionnaires : héritiers et pionniers…       <br />
              <br />
       	Peut-être que « devenir de plus en plus évêques » n’est pas une si mauvaise idée après tout, non pas dans le sens d’être débordé de tâches administratives au point de priver l’Église de ses pasteurs ou de partir en voyage en laissant l’ouvrage aux autres, mais dans le sens de collaborer de plus en plus au ministère des évêques. Or ce ministère est d’abord et avant tout un service apostolique, autrement dit un service missionnaire.         <br />
              <br />
       	Encore faut-il bien s’entendre. Une certaine image traditionnelle de la mission, même si nous savons qu’elle est dépassée, demeure bien ancrée dans notre imaginaire ecclésial. Par exemple, il ne suffit pas de faire le prêtre dans un autre pays pour le faire autrement. Il ne suffit pas de savoir se débrouiller avec peu de ressources pour faire la mission. Ou encore, il ne suffit pas d’être un bon improvisa­teur, d’avoir un grand réseau d’amis et d’être généreux sans compter pour vivre la charité pastorale dans une perspective missionnaire. Comment se présente l’exercice de notre ministère dans cette perspecti­ve?       <br />
              <br />
       	J’aime bien me rappeler cette affirmation du rabbin Abraham Josuah Heschel : « Pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier. Pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. » Les prêtres du Québec, ou mieux encore les prêtres de Québec, sont les héritiers d’une longue tradition de prêtres-missionnaires, de prêtres-pionniers ouvrant des chemins nouveaux. Jusqu’en 1908, toute l’Amérique du Nord était considérée comme une terre de mission et plusieurs prêtres d’ici ont fait leurs valises pour aller vers l’Ouest, vers le Sud ou vers le Nord comme missionnaires. Et ceux qui restaient ici ouvraient de nouvelles paroisses, bâtissaient des églises, fondaient des communautés religieuses et peut-être même devenaient chanoines.        <br />
              <br />
       	En 1921, il y a 90 ans, les évêques du Québec ont exercé leur service missionnaire en fondant une maison de formation, un Séminaire en vue d’organiser la participation de leur clergé diocésain à la mission universelle de l’Église. Ce Séminaire sera le berceau de la Société des Missions-Étrangères. À l’époque, on partait en mission au loin, comme ambassadeurs d’un peuple apostolique, pour sauver une par une les âmes « qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » et surtout pour fonder une Église locale à l’image et à la ressemblance de celle qui vous envoyait. L’attitude de ces missionnaires, généreux et audacieux, n’était pas toujours une attitude de sympathie face aux autres cultures et aux autres religions. Les jugements sévères et la confrontation des différences accom­pagnaient la disponibilité à rendre service aux gens et le désir de leur faire connaître la religion du Bon Dieu, comme on disait alors. La devise épiscopale du premier évêque de la Société des Missions-Étrangères, Mgr Louis-Adelmar Lapierre, p.m.é., vicaire aposto­li­que de Szepingkai en Mandchourie était : « Caritas Christi urget nos ». Tel est notre héritage spirituel.       <br />
              <br />
       	La perspective missionnaire a beaucoup changé depuis 1921 dans la mouvance des transformations sociales, religieuses et ecclésiales du XXe siècle, mais l’imaginaire ecclésial n’absorbe que très lentement ces changements. La mission actuelle en dialogue prophétique avec les pauvres, les cultures et les religions est toujours confrontée aux tentations de puissance, d’uniformité et de confrontation qui refont surface sous des habits nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’appel à une conversion pastora­le missionnaire lancé par le CELAM à Aparecida n’est pas une nouveauté. Comme l’a fait l’Église du Québec, par exemple avec l’enquête Risquer l’avenir il y a 20 ans, cet appel recueille l’héritage du difficile chemine­ment post-conciliaire qui a changé notre vision et notre pratique de la mission.        <br />
              <br />
       	Par exemple, ce changement était évoqué discrètement par le comité des minis­tères de l’AECQ dans un message sur l’identité presbytérale intitulé : « Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église ». Dans la dernière section du message, sous le titre : « Appelés et envoyés », ce message situe ainsi le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire :        <br />
              <br />
       […] La communauté locale ne doit pas s’occuper uniquement de ses propres fidèles : elle doit veiller à maintenir vive la préoccupation missionnaire qui la fera aller vers tous les hommes et toutes les femmes de leur temps. Les prêtres ont à cœur d’animer cet esprit missionnaire de la vie de la communauté. Les prêtres, au cœur de la communauté des baptisés, se rendent ainsi disponibles, par toute leur vie, à exercer un ministère aux horizons nouveaux, afin de collaborer d’une façon particulière à la mission du Christ, une mission elle aussi aux horizons toujours nouveaux… (AECQ, Comité des ministères, Les prêtres-serviteurs au cœur du monde et de l’Église (L’identité presbytérale), Année sacerdotale 2009-2010.)       <br />
               <br />
       	En ce qui regarde le ministère des prêtres dans une perspective missionnaire, le changement évoqué par le comité des ministères va bien au-delà de l’animation missionnaire de la communauté. La conversion pastorale qu’il suggère ne signifie pas la recherche de nouvelles stratégies. Il s’agit plutôt d’élargir notre regard à la mesure des horizons toujours nouveaux de la mission pour y resituer le ministère des prêtres et l’exercice de leur charité pastorale dans cette perspective.       <br />
              <br />
       	Pour évoquer brièvement ces horizons nouveaux de la mission et y situer le ministère des prêtres aujourd’hui et demain, j’adopterai trois points de vue : d’abord celui de la théologie de la mission, puis celui de la pratique de la mission, et enfin celui de la spiritualité de la mission.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       La mission a une Église       <br />
              <br />
       	Un premier point de vue est celui de la théologie de la mission. Dans la mouvance de Vatican II, nous avons redécouvert le sens théologique de la mission. Son origine, son centre et son but se trouvent dans le mouvement de l’amour trinitaire vers toute l’humanité. Plus qu’une activité de l’Église, la mission est sa raison d'être comme communauté croyante. Nous connaissons cette affirmation du décret Ad Gentes : « De sa nature, l’Église, durant son pèlerinage sur la terre, est missionnaire, puisque elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père. Ce dessein découle de « l’amour dans sa source », autrement dit de la charité du Père (Vatican II, Ad Gentes, 2).        <br />
              <br />
       	Toute l’Église est missionnaire car elle trouve son origine et son but dans ce mouvement de l’amour trinitaire qui la précède et la dépasse pour rejoindre toute l’humanité et l’embrasser de ses deux mains que sont le Verbe et l’Esprit, la Parole et le Souffle de Dieu. L’horizon de la mission s’élargit considérablement. Plus qu’une activité de l’Église, c’est la mission qui a une Église. L’Église est au service de cette mission de Dieu comme signe et sacrement. Mentionnons seulement deux enjeux de ce nouvel horizon de la mission pour le service que l’Église est appelée à rendre.       <br />
              <br />
       	Un premier enjeu est le passage à une compréhension de la mission qui dépasse le salut individuel. Cette mission, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, concerne la réalisation dans toute l’histoire humaine du dessein de Dieu dans l’ordre de l’amour, de la libération du mal, d’une nouvelle création. Il en résulte un regard plus positif quoique critique sur les projets d’humanisation que portent les différentes cultures, idéologies et traditions religieuses de l’humanité. Le service de l’Église missionnaire exige un constant discernement des « signes des temps », des signes de l’amour de Dieu à l’œuvre dans l’histoire. C’est la condition indispensable pour que l’Église soit fidèle à sa raison d’être et puisse dire aux femmes et aux hommes de son temps : « Si tu savais le don de Dieu. »       <br />
              <br />
       	Un deuxième enjeu de ce nouvel horizon de la mission est une conversion du regard ecclésial sur soi et les autres. Si nous avons longtemps défini les autres, les destinataires de la mission, en fonction de nous (qu’il s’agisse des païens, des infidèles, des hérétiques, des non-chrétiens, des non-pratiquants, des distants, etc.), le service de la mission de Dieu à l’œuvre dans le monde par sa Parole et son Esprit nous conduits à découvrir notre identité comme Église dans la relation avec les autres, dans le dialogue et le service. Selon le théologien Karl Rahner au lendemain de Vatican II, au moment où l’organisa­tion missionnaire de l’Église était en pleine crise, si l’Église est missionnaire, c’est parce qu’elle a besoin des autres pour vivre sa foi. Jean-Paul II évoquera la même pauvreté quand il affirmera que « la mission renouvelle l’Église, renforce la foi et l’identité chrétienne, donne un regain d’enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi s’affermit lorsqu’on la donne. » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 2).         <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la théologie de la mission, un premier point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres est la conscience qu’une Église missionnaire, de par sa nature, est une Église toute entière ministérielle, c’est-à-dire toute entière au service du don reçu gratuitement du Christ ressuscité pour être partagé avec tous dans la mouvance de son Esprit. Dans l’Église missionnaire, tous les baptisés incorporés au Christ sont participants de l’unique mission du Christ en coopérant selon la mesure du don reçu à sa triple fonction prophétique, sacerdotale et royale. Tous sont dans les Christ des femmes et des hommes de Dieu autant que les prêtres, quoiqu’en pense le sentiment populaire beaucoup plus sacral qu’ecclésial.        <br />
              <br />
       	Sur cet horizon nouveau, comment se situe le ministère des prêtres? Le sacerdoce ministériel se redécouvre comme un sacerdoce de service pour aider toute l’Église à devenir et demeurer elle-même à la suite du Christ qui l’appelle et l’envoie. Pour reprendre une affirmation du P. Jean-Marie Tillard : « Pourquoi donc cette nécessité du ministère, porté par l’Esprit du Christ, alors que tout vient du Christ ?  Précisément, afin de bien manifester que tout vient du Christ » (J.-M. Tillard, Chair d’Église, chair du Christ, Paris, Cerf, 1992, p. 162)       <br />
              <br />
       	Le ministère des prêtres, coopérant à la mission apostolique des évêques, se situe ainsi comme un don appartenant à la structure même de l’Église mission­naire.  Selon les mots de Jean-Paul II : « Dans son être même et dans sa mission sacramentelle, le prêtre apparaît, dans la structure de l’Église comme signe de la priorité absolue et de la gratuité de la grâce, qui est donnée à l’Église par le Christ ressuscité. Par le sacerdoce ministériel, l’Église prend conscience, dans la foi, de ne pas exister par elle-même, mais par la grâce du Christ dans l’Esprit Saint » (Jean-Paul II, Pastores dabo vobis, 1992, 16).       <br />
              <br />
       	Si, par sa nature missionnaire, l’Église n’existe pas par elle-même mais par la gratuité de la grâce du Christ, elle n’existe pas non plus pour le seul bénéfice de ses membres mais pour le salut du monde. Ici aussi le don du sacerdoce ministériel est essentiel comme signe de l’universalité de la mission du Christ confiée à l’Église. Selon les mots bien connus du décret conciliaire sur le ministère et la vie des prêtres, « le don spirituel que les prêtres ont reçu à l’ordination les prépare non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d’ampleur universelle, « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8) (Vatican II, Presbyterorum Ordinis, 10).       <br />
              <br />
       	Dans cette perspective, le prêtre n’est pas un agent de pastorale parmi les autres. Ce qui n’est pas sans susciter des débats. Par exemple, dans la mise en œuvre de nouveaux projets missionnaires de la Société des Missions-Étrangères, l’opportunité d’accepter la responsabilité d’une charge pastorale fut souvent questionnée par des confrères prêtres qui souhaitaient être libres pour de nouvelles initiatives d’évangélisation. Dans une Église toute entière ministérielle, le prêtre n’a pas à assurer tous les ministères dont a besoin l’Église pour accomplir sa mission. Qu’il soit de moins en moins possible de le faire est sans doute une libération. Cependant, son service spécifique dans l’Église demeure essentiel comme signe personnel de la gratuité du don du Christ et de l’universalité de son amour dont les sacrements doivent être des signes.        <br />
              <br />
       La mission en dialogue       <br />
              <br />
       	Un deuxième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission où se situe le ministère des prêtres est celui de la pratique de la mission, à savoir comment l’Église continue et développe dans l’histoire la mission du Christ envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. Selon les mots du décret Ad Gentes, « c’est par la même route qu’a suivie le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et de l’immolation de soi jusqu’à la mort, dont Il est sorti victorieux par sa résurrection » (Vatican II, Ad Gentes, 5).        <br />
              <br />
       	La bonne forme de l’Église missionnaire est celle du pèlerinage, d’un peuple en route, Ecclesia peregrinans. Sur la route, elle se fait « parole, message et conversation » selon les mots de Paul VI dans Ecclesiam Suam. Elle passe de l’anathème au dialogue, elle se tourne vers l’autre, si différent soit-il. En partageant la recherche de salut, de libération, d’authenticité, d’harmonie des peuples dont elle se reconnaît solidaire dans sa propre pauvreté, l’Église de Vatican II approfondit l’Évangile de Jésus-Christ qu’elle proclame. Sa compréhension de l’évangélisation, au sens strict de la prédication de l’Évangile, s’élargit en cours de route. Ainsi, en 1971, le synode des évêques affirmait que « l’activité en faveur de la justice et la participation à la transformation du monde nous apparais­sent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile» Synode des évêques, La justice dans le monde, 1971).       <br />
              <br />
       	Puis, à la suite du synode de 1974 sur ce thème de l’évangélisation, Paul VI écrit l’exhortation Evangelii nuntiandi (1975), où la compréhension de l’é­van­­gé­li­sation s’élargit encore pour inclure l’évangé­li­sa­tion de la culture et des cultures. Plus encore, non seulement l’Église est-elle appelée à évangéliser, selon son identité la plus profonde,  mais elle aussi «a toujours besoin d’être évangélisée, si elle veut garder fraîcheur, élan et force pour annoncer l’Évangile» (Paul VI, Evangelii nuntiandi, 15). C’est dans le dialo­gue avec les pauvres, les cultures et les religions que se constitue une véritable Église locale, en bonne forme missionnaire. L’inculturation, un nouveau mot qui apparaît durant ces années-là, désigne cette ecclésiogénèse, cet engendrement ecclésial. Non pas une adaptation superficielle ou encore un clonage mission­naire, mais la réponse nouvelle, inédite, que donne un peuple à l’annonce de l’Évangile.       <br />
              <br />
       	La journée de jeûne et de prière pour la paix tenue à Assise en octobre 1986, il y a 25 ans, fut un évé­ne­ment hautement symbolique du nouvel horizon ouvert par la pratique de la mission en dialogue. Cette rencontre recueillait les fruits des initiati­ves de dialogue œcuménique et interreligieux qui se sont multi­pliées, avec des hauts et des bas, à la suite du concile. Jean-Paul II résumait ainsi le sens de cette rencontre : «Voyons en ceci une anticipation de ce que Dieu voudrait se voir réaliser dans l’histoire de l’humanité: un cheminement fraternel dans lequel nous nous accompagnons mutuellement vers un objectif transcendant qu’il prépare pour nous» (Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux &amp; Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Dialogue et annonce, 1991, no 79).       <br />
              <br />
       	Cette mission en dialogue prophétique est une réalité complexe, aussi diversifiée que les situations où l’Église est appelée à servir l’Évangile. Les nouveaux horizons de la mission qui s’ouvrent ainsi dépassent largement l’image géographique des missions lointaines. Il peut s’agir de la mission ad gentes, là où l’Évangile n’est pas connu ou mal connu, souvent dans des milieux marqués par d’autres traditions religieuses ou idéologiques. Dans les milieux déchristianisés, où l’Évangile est méconnu ou archivé sur la tablette du patrimoine, on parlera de nouvelle évangé­lisa­tion. Et cette mission en dialogue se poursuit aussi à l’intérieur même de l’Église. Celle-ci a constamment besoin de se convertir à l’Évangile, qu’il s’agisse du mouvement œcuménique, des rapports entre divers réseaux d’Église portant des projets contrastés, ou encore de l’activité pastorale avec toutes ces tentations de rivalités, de cléricalisme et d’esprit de parti.         <br />
              <br />
       	Dans la diversité de ces situations, cette mission évangélisatrice est plus que l’enseignement d’une doctrine, la promotion d’une morale, l’apprentissage d’un rituel religieux et ses règles, comme ce fut souvent le cas en terres de mission. Pour reprendre l’expression très simple d’un confrère, missionnaire au Japon pendant des décennies : la mission, me disait-il, c’est d’abord et avant tout  une « affaire de relations ».  Simple, mais très exigeant.       <br />
              <br />
       	Dans les sessions de formation missionnaire, j’insiste toujours sur le fait qu’il n’y a pas de missionnaire tout seul. Si la relation de l’envoyé avec celui qui l’envoie est fondamentale, c’est dans la relation avec les destinataires que se vérifient l’authenticité et la crédibilité du missionnaire. La qualité de cette relation est le lieu vital où agit la puissance de l’Esprit du Christ, où l’expérience de la foi prend forme, où la vérité de l’Évangile est annoncée, où l’Église est convoquée. Dans le vif de la rencontre interculturelle et interreligieuse, la qualité de cette relation est mise à l’épreuve dans la mission en dialogue. 	Jusqu’où cette relation de la mission favorise-t-elle la gratuité, le partage des dons ? Jusqu’où est-elle hospita­lière, inclusive, ouverte aux pauvres, sans frontière? En somme, jusqu’où cette relation de la mission est-elle le signe du mouvement de l’amour trinitaire qui précède et dépasse le missionnaire ? C’est l’horizon nouveau qu’ouvre la pratique de la mission en dialogue.       <br />
              <br />
       	Du point de vue de la pratique de la mission en dialogue, nous identifions un autre point de repère pour situer le « ministère aux horizons nouveaux » des prêtres. La vérité de l’Évangile est annoncée et attestée d’abord et avant tout par la qualité des relations de communion et de service que l’Église suscite à l’intérieur et à l’extérieur d’elle-même. La vérité de l’Évangile, c’est-à-dire l’amour personnel et universel de Dieu manifesté en Jésus Christ et à l’oeuvre dans le monde par son Esprit, est un don reçu gratuitement et il est partagé dans une communion de vie fraternelle et de dévouement désintéressé ouverte à tous. C’est la forme de la mission en dialogue.        <br />
              <br />
       	Dans l’Église missionnaire, le ministère des prêtres comme collaboration au ministère apostolique des évêques concerne précisément la qualité de ces relations de communion et de service qui témoignent de la vérité de l’Évangile. Le sacerdoce ministériel est le signe personnel de la gratuité du don de Dieu dans le Christ et de son ouverture universelle. Sans ce ministère de la gratuité du don de Dieu et de son universalité, la communion ecclésiale risque de se replier sur elle-même, de se justifier à la mesure du milieu ambiant ou de s’effriter. Sans ce ministère, le service missionnaire de toute l’Église dans le monde peut s’essouffler, se mesurer uniquement au succès ou à la bonne réputation.       <br />
              <br />
       	Dans son ministère sacramentel, que ce soit dans l’Église ou sur le perron de l’Église, le prêtre est appelé à jouer l’Évangile in persona Christi non pas sept fois, mais soixante-dix fois sept fois. Les Évangiles sont remplis de nouveaux sacrements à découvrir en mission. Il y a beaucoup de petites eucharisties à célébrer pour conduire à la grande Eucharistie       <br />
              <br />
       	Tous les disciples du Christ sont sans doute appelés à jouer les Évangiles. La tradition apostolique nous a légués les Évangiles comme autant de partitions qui ont besoin d’être interprétées par des personnes vivantes pour exprimer toute leur beauté pour la vie du monde. L’exercice de la charité pastorale des prêtres ne consiste pas à jouer toutes les partitions, ni même à faire le chef d’orchestre. Son ministère spécifique est plus de l’ordre du diapason, du signe personnel ordonné à bien manifester que tout vient du Christ, gratuitement et pour tous.        <br />
              <br />
       	 « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14). Devons-nous être « de moins en moins prêtres et de plus en plus évêques »? Dans une perspective missionnaire, notre service est amené à prendre autant de formes que les situations où la communauté ecclésiale est conduite dans son pèlerinage, y compris les réaménagements pastoraux que réclame la réalité du milieu. En ce sens, dans le contexte d’une nouvelle évangélisa­tion, dans ce pays où nous sommes les héritiers d’une histoire locale de l’Église avec ses grandeurs et ses lourdeurs, peut-être le temps est-il venu non pas de la démission face à des tâches qui nous dépassent mais plutôt de la « permission » dans le sens de permettre, d’encourager, d’autoriser la liberté et la créativité face à des façons de faire reçues de nos prédécesseurs et peut-être sacralisées à outrance.       <br />
              <br />
       	Oui, « pour être un héritier spirituel, il faut être un pionnier » comme dirait le rabbin Heschel. L’essentiel est de veiller à la qualité des relations de communion et de service qui attestent de la vérité de l’Évangile aujourd’hui. Dans cette perspective, le sacerdoce ministériel comme signe personnel du Christ vivant est essentiel pour aider les communautés à rester au diapason du don reçu gratuitement en vue d’être partagé avec tous.        <br />
              <br />
       	L’expérience nous apprend que des changements importants, s’ils peuvent surprendre ou bouleverser des habitudes, sont souvent le fruit d’une longue germination invisible et ils peuvent conduire à leur tour vers d’autres changements imprévisibles mais dépassant toutes nos espérances. Les conversions structurelles en cours ici et ailleurs, comme ce fut le cas dans le passé et comme cela se répétera dans l’avenir, sont le lieu où nous sommes appelés à jouer la nouveauté de l’Évangile, à être les pionniers d’une nouvelle façon d’être Église en interprétant à nouveau l’Évangile de l’accueil, du partage, du pardon, de la guérison, de la fête, de la vie. Oui, « pour être digne d’être un pionnier, il faut être un héritier spirituel. »       <br />
              <br />
       L’espérance d’une vocation : « Non plus serviteurs mais amis » (Jn 15, 15)        <br />
              <br />
       	Qu’en est-il de la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire. Mon propos s’inspire ici d’une autre préoccupation du Conseil presbytéral de septembre dernier en relation avec l’être prêtre aujourd’hui. « Comment être des acteurs positifs au cœur des réaménagements proposés par le cadre de référence? Comment garder un équilibre dans l’exercice du ministère pour le vivre dans la durée? Quand on regarde la liste des confrères, on voit une liste de charges qui réclament d’eux qu’ils soient des supermans de la pastorale. Il faut se pencher sur ceux qui sont là et avoir de la compassion pour ceux à qui ont va donner des charges terribles. » Je m’inspire de cette préoccupation pour situer la dimension existentielle de l’exercice du sacerdoce ministériel dans une perspective missionnaire : « La charité du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14) ou la passion des « supermans de la pastorale »       <br />
              <br />
       	La charité du Christ qui nous presse fait-elle de nous des personnes tellement pressées que nous risquons d’être écrasés? Dans sa correspondance avec l’Église de Corinthe, Paul ne se gêne pas pour évoquer toutes les tribulations qu’il a affrontées au service de l’Évangile. Il en met beaucoup au point d’écrire : « Si nous avons été hors de sens, c’était pour Dieu : si nous sommes sensés, c’est pour vous » (2 Cor 5, 13). Et c’est par la suite qu’il écrit : « L’amour du Christ nous étreint, à cette pensée qu’un seul est mort pour tous et donc que tous sont morts » (2 Cor 5, 14 - TOB).        <br />
              <br />
       	Si Paul consacre toute sa vie au Christ et affronte toutes les tribulations que nous connaissons, c’est sous la motion de la charité – celle du Christ pour lui provoquant la sienne pour le Christ. Or cet amour est actif, généreux et repose sur une conviction : Jésus a donné sa vie par amour. C’est le jugement que Paul pose sur la vie et le ministère de Jésus qui lui permet de trouver le sens des tribulations qu’il affronte lui-même. « Il est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Cor 5, 15). S’il y a des « supermans de la pastorale », il y a aussi des « supermans de la mission », et c’est le même problème. Un coup d’œil à l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères que je connais un peu mieux peut être révélateur à cet égard.        <br />
              <br />
       	Une approche pour connaître l’expérience missionnaire de la Société des Missions-Étrangères pourrait être le récit de ses tribulations, individuelles ou collectives. Ces  tribulations, ce sont les conversions et les résistances de ses missionnaires, les beaux plans qui ne se sont pas réalisés, les conflits imprévus, les maladies et les accidents, les difficultés pour parler une autre langue, les malentendus et les frustrations dans le creuset de la rencontre interculturelle. Ces tribulations, ce sont aussi des événements qui bouleversent tout : guerres civiles, révo­lu­tions popu­laires, dictatu­res militai­res, séche­res­ses ou inonda­tions.       <br />
              <br />
       	Non seulement les missionnaires se sont-ils retrouvés à la merci des cir­cons­tances de temps et de lieu, mais ils ont souvent fait exprès pour se rendre vulnéra­bles en prenant l'ini­tiative de franchir des frontiè­res géographiques, mais aussi culturelles, sociales, économiques. Et que dire de l’apprentissage de la patience pour appren­dre une nou­velle langue, pour s'ini­tier à la culture d'un peu­ple, pour trouver sa place et se bâtir un réseau de rela­tions person­nelles. Le chemin parcouru fut souvent une route de tribulations, de participation au mystère pascal du Christ.       <br />
              <br />
       	Sur cette route souvent cahoteuse, le missionnaire expérimente l'action libératrice de l'Esprit du Christ.  Dans le creuset de la rencontre intercul­turelle et interreligieuse, quand apparaît la vulnérabi­li­té de ses convic­tions, de sa liberté, de son amour, il entend le Seigneur lui dire:­ « Ma grâce te suffit » (2 Cor 12, 9).­ Aller à la frontière et transgres­ser les limites ne va pas sans risque. Dans les échecs où l'orgueil est blessé, cette épreuve est féconde pour la mission si elle est le lieu d'une rencontre réconci­liatrice avec le Christ ressusci­té. Cette expérience de la joie pascale fonde le témoignage,­ inspire le courage missionnaire.         <br />
              <br />
       	Dans cette expérience de tribulations, nous avons appris la valeur de la rencontre de l’autre, si différent soit-il. Non seulement cette différence doit-elle être respectée, mais elle est une richesse offerte dans l’hospitalité. De l’accueil reçu, sans mérite de notre part, nous tenons la conviction que la mission au service de l’Évangile n’est pas d’abord une tâche à accomplir, quel que soit notre activisme. Cette mission est avant tout un don reçu pour être partagé. Un autre nous précède en Galilée et combien de fois il nous a surpris sur la route d’Emmaüs quand la tentation était forte de rentrer dans nos terres.       <br />
              <br />
       	Une leçon que nous apprenons à travers nos bons et nos mauvais coups, c’est que le missionnaire s’inscrit dans un mouvement qui le précède et le dépasse. Ce mouvement de la mission de Dieu, qui prend forme sacramentelle dans l’Église, n’est pas une idéologie, un projet bien programmé, une « success story », mais un problème de foi, la foi risquée dans la rencontre de l’autre, si étranger soit-il, où l’action de l’Esprit nous révèle le visage du Christ. Selon les mots de Jean-Paul II, « la mission est un problème de foi, elle est précisément la mesure de notre foi en Jésus et en son amour pour nous » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 11). Parler de la mission, c’est donc parler de la foi, de sa vitalité et de sa maturité, comme don reçu pour être partagé.       <br />
              <br />
       	Ce troisième point de vue pour évoquer les nouveaux horizons de la mission, après la théologie et la pratique de la mission, est celui de la spiritualité de la mission touchant précisément la dimension existentielle de la foi comme suite du Christ. La tradition des « missions étrangères » a été fortement marquée par une spiritualité de la configuration au Christ dans son incarnation et son sacrifice. Cette spiritualité se manifestait dans l’importance donnée à l’exode en terre étrangère sinon hostile, à l’obéissance, à la communauté de destin dans le don de soi jusqu’à la fin, le martyre étant la consécration sinon souhaitée du moins valorisée de l’identification au Christ.           <br />
              <br />
       	Dans la perspective des horizons nouveaux ouverts par la redécouverte du sens théologique de la mission et de la pratique de la mission en dialogue, la spiritualité de la mission s’est renouvelée dans le sens de l’écoute, de la présence et du dialogue pour découvrir l’action de Celui qui dans le dynamisme de son Esprit nous précède en Galilée.       <br />
              <br />
       	Une attention nouvelle est accordée à la vocation missionnaire comme charisme qui rend apte et disponible à se charger comme d’un office propre de la mission d’évangélisation qui appartient à toute l’Église (cf. Vatican II, Ad Gentes, 23). Cette vocation « est le paradigme de l’engagement missionnaire de l’Église, qui a toujours besoin que certains se donnent radicale­ment et totalement, qui a toujours besoin d’élans nouveaux et audacieux » (Jean-Paul II, Redemptoris missio, 66).        <br />
              <br />
       	Dans l’itinéraire post-conciliaire de la Société des Missions-Étrangères, au fil des transformations de notre pratique missionnaire et aussi de notre vie communau­taire apostolique avec l’association de laïques hommes et femmes ainsi que l’ouver­ture internationale de notre membership, cette vocation missionnaire commune est devenue le point de convergence qui permet de vivre la mission en communion. Et en retour, c’est le ressource­ment à cette vocation qui permet le renouveau de la  pratique missionnaire et de la vie communautaire face aux défis de l’inter-généra­tion­nel, de l’interculturel, de la diversité des ministères. Cette vocation missionnaire est l’énergie de l’Esprit qui permet de vivre la mission en communion. Je ne vous garantis pas que tout baigne toujours dans l’huile, mais la flamme se transmet même si parfois il y a des étincelles.       <br />
              <br />
       	La vocation missionnaire, vocation modelée sur celle des apôtres (cf. Jean-Paul II, Redemptoris missio, 65), est un don de l’Esprit qui rend contem­porain du Christ et permet de voir, juger et agir à sa manière. Elle permet de reconnaître avec gratitude la fidélité de Dieu dans notre histoire personnelle et collective. Elle invite à la vigilance en formant notre regard pour lire les signes des temps et discerner l’action de l’Esprit. Elle nous appelle à accueillir et servir dans l’espérance, dans le courage de l’avenir.       <br />
              <br />
       	Cette vocation missionnaire est à la source du ministère apostolique de Paul, un ministère vécu dans les tribulations selon la Deuxième Épître aux Corinthiens. Par son accent très personnel, cette lettre livre le secret même de la vie apostolique de Paul et constitue un véritable exposé de spiritualité missionnaire. « Ce trésor, nous le portons dans des vases d’argile… Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés… sans cesse nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps » (2 Cor 4, 7, 8, 10). Par opposition aux chrétiens de Corinthe qui misent sur les dons extérieurs de l’Esprit, Paul ne se lasse pas de répéter que les signes de l’apostolat ne sont autres que des signes de faiblesse et d’impuissance, des signes de conformité avec la passion de Jésus. Il voit ses tribulations en relation avec celles de Jésus. Dans cette faiblesse, il voit le Christ qui s’est fait pauvre jusqu’à la croix et en qui l’amour de Dieu s’est manifesté avec puissance jusqu’à la gloire de la résurrection.       <br />
              <br />
       	Selon ce point de vue de la spiritualité de la mission, à la lumière de la « passion » de Paul, un autre point de repère pour situer la vie et le ministère des prêtres sur l’horizon nouveau de la mission est le renouvellement dans leur ministère par ressourcement à l’espérance d’une vocation. Inspirons-nous ici encore du décret Ad Gentes. Dans la conclusion de l’article consacré à la spiritualité missionnaire où on peut lire : «  Les Ordinaires et les Supérieurs devront, à époques fixes, réunir les mission­naires pour qu’ils soient fortifiés dans l’espérance de leur vocation et renouvelés dans leur ministère apostolique » (Vatican II, Ad Gentes, 24).       <br />
              <br />
       	Quelle est la source de l’espérance de cette vocation? Un confrère qui fut longtemps missionnaire en Asie et qui célèbre cette année son 60e de sacerdoce m’a dit qu’il se reconnaissait totalement dans l’homélie faite un autre prêtre lors de la célébration de son propre 60e d’ordination. Dans cette homélie prononcée le 29 juin dernier à Rome, ce prêtre citait l’Évangile de Jean. « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis ! » (Jn 15, 15) – et il commentait : «  Non plus serviteurs mais amis : dans cette parole est contenu tout le programme d’une vie sacerdotale. » (Benoît XVI, 29 juin 2011). Cette amitié du Christ, dont témoignait Benoît XVI, est la source de l’espérance où se renouvelle l’exercice du ministère des prêtres. Cette amitié est un don gratuit et sans limite, accueilli dans les hauts et les bas de la mission, qui permet d’être à son tour le signe du don gratuit et sans limite du Christ à tous ceux et celles qui le cherchent.         <br />
              <br />
       	Le renouvellement du ministère des prêtres, la possibilité de faire autrement, ne tient pas d’abord à des circonstances extérieures favorables ou non. Dans une perspective missionnaire, ce renouvelle­ment ne se fait pas par adaptation mécani­que de nouvelles façons de faire mais par ressourcement à une vocation spéciale, à cette espérance que donne l’amitié du Christ. Un confrère longtemps missionnaire à Cuba et au Pérou, à qui je demandais des suggestions pour préparer cette intervention, me disait : « Demande-leur s’ils ont encore des illusions? »  En français, le mot « illusions » peut faire penser à des mirages décevants, mais selon le génie de la langue espagnole ce mot évoque plutôt les espérances qui font vivre en ouvrant des horizons nouveaux.       <br />
              <br />
       	L’exercice de la charité pastorale au cœur d’une Église missionnaire et évangélisatrice est une invitation continuelle à aller à la rencontre des surprises de la mission. En nous risquant dans l’inconnu de la rencontre de l’autre, sans craindre les tribulations, nous pouvons expérimenter combien la mission est d’abord un don, une grâce, comme l’hospitalité généreuse reçue en terre étrangère. Encore faut-il sortir et prendre le large dans l’espérance.        <br />
              <br />
                            Comme expression de cette espérance sur une route avançant vers l’inconnu, les mots les plus justes ne sont-ils pas ceux de Paul VI à des repré­sen­tants de diverses traditions religieuses du Japon venus le rencontrer à la fin de juillet 1978, quelques semaines avant sa mort? Au moment de quitter ses invités, il improvisait une salutation en leur disant simplement: «Nous prions le Seigneur de pouvoir être toujours digne de vous aimer et de vous servir» (Allocution à des représentants des religions du Japon, 26 juillet 1978, Il dialogo interreli­gioso nel magistero pontificio (Documenti 1963-1993), a cura di Francesco GIOIA, Libreria Editrice Vaticana, 1994, p. 227). Désirer être toujours digne d'aimer et de servir les personnes et les communautés vers lesquelles nous conduit la mission au service de l’Évangile, n’est-ce pas la qualité évangé­li­que du signe ecclésial que les prêtres sont appelés à offrir aujourd’hui et demain?       <br />
              <br />
       Bertrand Roy, p.m.é.       <br />
       SRHP 11406-01/115.11       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3447549-4959743.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Les-defis-de-la-mission-dans-l-Eglise-de-Quebec-aujourd-hui-et-les-moyens-d-y-repondre-Bertrand-Roy-p-m-e_a441.html</link>
  </item>

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   <title>"Modernité de la veuve de la parabole du juge inique" (Luc 18, 1-8) - Homélie de l'abbé D. Cyriaque Somé</title>
   <pubDate>Mon, 14 Nov 2011 19:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>abbé D. Cyriaque Somé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie aux aspirants et candidats au diaconat permanent au Séminaire de Québec, le samedi 12 novembre 2011, par l'abbé D. Cyriaque Somé. Samedi de la 32e semaine du temps ordinaire, Année A. Textes des lectures : Sagesse 18,14-16;19,6-9 et Luc 18,1-8,     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3432487-4939299.jpg" alt=""Modernité de la veuve de la parabole du juge inique" (Luc 18, 1-8) - Homélie de l'abbé D. Cyriaque Somé" title=""Modernité de la veuve de la parabole du juge inique" (Luc 18, 1-8) - Homélie de l'abbé D. Cyriaque Somé" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">La veuve moderne</span>        <br />
              <br />
       L’actualité nationale et internationale nous livre quotidiennement des scènes plus ou moins semblables à la démarche de la veuve que Jésus nous présente dans l’évangile de ce jour : depuis les indignés d’Espagne et de leurs collègues grecs jusqu’aux «Occupy Wall street» de New York qui ont contaminé et fait rallier les «Occupons Québec», partout, il y a comme des groupes qui s’organisent pour protester, manifester, défendre des valeurs. Ils marchent ou s’installent à la porte des grands de ce monde pour demander plus de justice et de partage. C’est une forme plus ou moins mondialisée de ce que fut cette veuve de la parabole. Délaissée, spoliée et sans défense, elle a décidé de braver les états d’âme d’un juge «pas très catholique»- puisqu’il ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes- pour avoir gain de cause.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Dieu, seul juste juge</span>        <br />
              <br />
       L’humanité souffre d’un manque d’équilibre : équilibre dans les conditions de vie, dans les rapports sociaux. C’est ce désir d’harmonie ou de bonheur équitable que portent les divers mouvements sociaux dont nous observons les manifestations à travers les continents. Et la 1ère lecture tirée du livre de la Sagesse, dans un style poétique, nous fait découvrir que Dieu est sensible aux aspirations profondes, justes des hommes et des femmes. Elle rappelle les événements de la sortie d’Égypte en racontant les hauts faits de Dieu : «Ta parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse». Comme il l’a fait dans le passé pour son peuple élu de l’Alliance, il déploie son salut en faveur de ceux et celles «qui crient vers lui nuit et jour».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Prière et persévérance</span>        <br />
              <br />
       L’expérience nous montre qu’à force d’insistance, les luttes finissent par aboutir. Cependant, si Jésus nous invite à prier avec insistance, sans nous décourager, ce n’est pas dans un esprit de revendication mais dans la confiance que, si même les cœurs insensibles de certaines personnes finissent par céder aux appels incessants des faibles, combien plus le ferait le cœur de Dieu, lui qui est tout proche de nous, par son fils qui s’est fait l’un de nous. En raison de nos faiblesses, nos paroles et nos prières humaines doivent être persévérantes, persistantes ; à la différence de la parole de Dieu qui, elle, est opérationnelle. À la prière persévérante s’ajoute un engagement personnel quotidien pour la justice, le droit et l’équité.  C’est ce que nous exprimons dans la prière du pater noster. Je termine justement par une anecdote sur cette prière.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notre pain de séjour</span>        <br />
              <br />
       Les enfants peuvent bien souvent nous enseigner des choses profondes même quand ils se trompent. Lors d’une interrogation de catéchèse, J’avais demandé aux enfants d’écrire le Notre Père sur leur feuille. Alors un enfant avait écrit ceci : «Donne-nous aujourd’hui notre pain de séjour…» Son camarade s’empressa de me signaler que son voisin a fait une faute. N’ayant pas la copie, je lui répondis que ce n’était pas grave. Mais lorsque je corrigeai les copies, je me rendis compte effectivement qu’au lieu de «pain de ce jour» l’élève avait écrit «notre pain de séjour». Cela m’a fait comprendre cette autre dimension de la prière : nous demandons aussi le pain pour notre séjour ici-bas, et non pas seulement le pain quotidien. Aujourd’hui, d’après les textes et avec l’actualité présente, notre pain de séjour s’appelle «justice, équité, partage, solidarité…» L’engagement de chacune et chacun d’entre vous, sur le chemin du diaconat, en est une participation. Puissions-nous la rendre effective par notre vie.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Abbé D. Cyriaque Somé       <br />
       Prêtre étudant du diocèse de Diebougou (Burkina Faso)       <br />
       résidant au Séminaire de Québec</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3432487-4939299.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Modernite-de-la-veuve-de-la-parabole-du-juge-inique-Luc-18-1-8-Homelie-de-l-abbe-D-Cyriaque-Some_a440.html</link>
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   <title>Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb</title>
   <pubDate>Thu, 10 Nov 2011 19:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mot du Supérieur général du Séminaire de Québec, Monseigneur Hermann Giguère, à l’occasion de la visite du Séminaire et de la signature du Livre d’Or du Séminaire par le Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb. Salle des prêtres du pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec, le 3 novembre 2011.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3404897-4896273.jpg" alt="Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb" title="Réception en l'honneur du Supérieur général des Missions Étrangères de Paris, le père Georges Colomb" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Supérieur général de Missions Étrangères de Paris, père Georges Colomb,       <br />
       Chers confrères,       <br />
               <br />
       Lorsque je suis devenu Supérieur général du Séminaire de Québec, en 2002, j’étais intrigué par le sigle SME qui est encore d’un usage courant sur le matériel, les camions, la literie, la porte cochère etc. du Séminaire. Mes recherches m’ont appris que ce sigle signifiait Séminaire des Missions Étrangères. En effet, jusqu’à la conquête anglaise de 1760 le Séminaire des Missions Étrangères de Québec était uni à celui de Paris. Les onze premiers supérieurs du Séminaire furent nommés par Paris (voir à la fin le texte de la nomination du premier supérieur, l'abbé Henri de Bernières qui a été lu sur place). Hélas ! les Anglais exigèrent que se rompe le lien avec le Séminaire de Paris. Le Séminaire de Québec est devenu le « Séminaire des Missions Étrangères de Québec et épiscopal » reconnu comme tel par Mgr Jean-Olivier Briand, évêque de Québec.        <br />
              <br />
       Les liens affectifs et historiques ne sont pas disparus pour autant. En 1963, le chanoine Jacques Lemieux, jeune prêtre accompagnait le Supérieur général des Missions Étrangères de Paris qui était venu participer au 300e anniversaire de la fondation du Séminaire. C’est lui qui, comme Supérieur général, recevait votre prédécesseur, le père Jean-Baptiste Etcharen que j’ai eu le bonheur de connaître lors de ma visite à Paris en 2002 lors des festivités reliées au 150e anniversaire de la charte royale de l’Université Laval obtenue par le Séminaire de Québec en 1852 qui se déroulaient en partie dans les jardins des Missions Étrangères de la rue du Bac à Paris, notamment la remise d’un doctorat d’honneur offert par l’Université Laval à Jean-Christophe Rufin le 26 septembre 2002.       <br />
              <br />
       Je suis heureux ainsi que toute la communauté des prêtres du Séminaire de Québec de vous marquer notre estime et de renouveler des liens qui pour nous font partie de ce que nous sommes comme communauté qui s’est bâtie et construite dans l’esprit des fondateurs des Missions Étrangères de Paris dont François de Laval fait partie puisqu’il a signé avec François Pallu et Lambert de la Mothe la première demande de fondation du Séminaire des Missions Étrangères de Paris auprès de la congrégation « De propaganda fide » le 1 juillet 1658.       <br />
              <br />
       Trêve de rappels historiques. La vie continue.       <br />
              <br />
       Cher père Colomb, je ne croyais pas en 2006 lorsque je vous ai connu à Strasbourg à l’ordination presbytérale d’un ami commun, Hervé Paradis-Murat, que nous reverrions dans un autre contexte quelques années plus tard. Sachez que votre visite nous réjouit et me touche grandement. Je connais votre implication dans la formation des candidats aux Missions Étrangères. Tout le soin que vous y avez mis porte maintenant des fruits puisque les candidats se présentent en bon nombre. Votre initiative de mettre sur pied le Volontariat missionnaire a reçu un bel accueil et s’est développé de façon rapide et continue.       <br />
              <br />
       Nos 36 membres sont peu en comparaison des 260 que comme votre société. Le Séminaire de Québec pour autant continue dans l’esprit de notre fondateur, François de Laval, de soutenir notre archevêque dans de nouvelles avenues comme la fondation d’un Petit Séminaire diocésain ou la responsabilité de la pastorale universitaire catholique et de garder sa maison ouverte et disponible aux membres du presbyterium qui peuvent en tout temps venir s’y reposer ou prendre un moment de recollection.       <br />
              <br />
       Merci de cette visite, disons-le, impromptue, mais qui tombe bien puisque sur les traces des Missions Étrangères de Paris, la communauté des prêtres du Séminaire de Québec célébrera en 2013 son 350e anniversaire de fondation.       <br />
              <br />
       Et maintenant, cher père Colomb, je vous invite à signer notre Livre d’or.       <br />
              <br />
              <br />
       Merci !       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       Le 3 novembre 2011</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       À la suite de l'union du Séminaire de Québec à celui de Paris, en 1665, les supérieurs du Séminaire des Missions Étrangères de  Paris, recourant à leur droit de nomination pour la première fois, confirmaient dans sa charge M. de Bernières, par un acte solennel, signé et scellé, daté du 29 mars de la même année 1665. En voici un extrait. « En conséquence du  pouvoir qui a été donné à nous et à nos successeurs... de gouverner le Séminaire étably à Québec... uny et soumis pour tousjours au nostre pour en estre désormais une dépendance, attendu que l'un et l'autre ont une mesme fin, scavoir la conversion des infidèles. . . et estant necessaire de pourvoir ledit Sé minaire de Quebecq d'un supérieur, nous estant pour cet effect assemblés dans le lieu ordinaire de nos délibérations, après avoir demandé lumière à Dieu, examiné mûrement l'affaire et pris les suffrages des directeurs et officiers présents, nous avons élu et choisi.. . . par ces présentes M.<span class="u">re</span> Henry de Bernières, prêtre du diocèse de Bayeux pour pre mier supérieur dudit Séminaire éta bly à Québecq pour la conversion des infifètes pendant le temps de trois années... »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3404897-4896273.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Reception-en-l-honneur-du-Superieur-general-des-Missions-Etrangeres-de-Paris-le-pere-Georges-Colomb_a438.html</link>
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   <title>Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"</title>
   <pubDate>Mon, 07 Nov 2011 15:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Homélie à la messe pour les confrères défunts le jour de la Commémoration des fidèles défunts au Séminaire de Québec, le 2 novembre 2011 ( Année A), par Mgr Hermann Giguère P.H., supérieur général. Textes de l'Écriture: Sagesse 4, 7-15; Romains 14, 7-9.10b-12 et Jean 6, 37-40.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3413644-4909885.jpg" alt="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" title="Homélie pour les fidèles défunts : "Commémoration et communion"" />
     </div>
     <div>
      Ce jour de la commémoration des fidèles défunts revient chaque année nous rappeler ceux et celles qui nous ont quittés. Ici au Séminaire, nous en profitons pour prier pour les confrères disparus. Nous porterons donc dans la commémoration de ce jour, en particulier, monsieur l’abbé Jean-Marie Thivierge, décédé le 24 janvier 2011, monsieur l’abbé Louis?Joseph Lépine décédé le 26 avril 2011 et tous ceux qui nous ont précédés dans cette communauté du Séminaire en y ajoutant nos parents, nos amis, ceux et celles qui nous sont proches.       <br />
              <br />
       I- <span style="font-style:italic">Un souvenir</span>       <br />
              <br />
       « Proches » : en effet, la commémoration des fidèles défunts nous invite à vivre « avec » nos défunts. Ce « vivre avec » on le sait est au-delà du cadre habituel de nos vies humaines. Ce « vivre avec » nous laisse avec plein de questions. Ce « vivre avec » est pourtant bien réel. Les défunts ne sont pas morts. La vie n’est pas finie, elle est transformée comme le dit si bien la préface de la messe des défunts.       <br />
              <br />
       « Vivre avec » c’est se souvenir. Le 2 novembre c’est selon l’ordo liturgique la « Commémoration des fidèles défunts ». Ce terme de « commémoration » inclut celui de « mémoire ».        <br />
              <br />
       Nous sommes invités à faire mémoire de nos défunts. C’est par des gestes comme des visites au cimetière, par des prières ou par des objets que le « faire mémoire » prend forme.       <br />
              <br />
       II- <span style="font-style:italic">Une présence</span>       <br />
              <br />
       En faisant la commémoration des fidèles défunts, nous entrons dans un mouvement qui est décrit dans notre profession de foi par les termes de « communion des saints ». « Je crois à la communion des saints. »        <br />
              <br />
       Ici encore c’est le « vivre  avec » qui déploie toute sa richesse.       <br />
              <br />
        « Vivre avec » nos défunts non seulement par la mémoire et le souvenir, mais vivre une rencontre personnelle avec eux dans le cœur de Dieu. Quel mystère et quelle beauté! « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi…la volonté de mon Père c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jean 6, 37.39).       <br />
              <br />
       Ce mystère de la communion de saints se vit au quotidien dans le partage, le soutien mutuel, la prière commune. Cet « vivre avec » bien modeste prépare l’éclatement du  « vivre avec » le Christ dans la résurrection de tous au dernier jour « car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6, 40).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Que cette célébration de la commémoration des fidèles défunts renouvelle notre regard sur la mort, sur notre mort.       <br />
       Et demandons à la Vierge Marie de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pêcheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».        <br />
              <br />
       Amen !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mgr Hermann Giguère, P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec       <br />
       le 2 novembre 2011</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <Script type="text/javascript" src=http://www.carrefourkairos.net/sme/sme_homelies_classement.js></SCRIPT> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3413644-4909885.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Homelie-pour-les-fideles-defunts-Commemoration-et-communion_a439.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le soutien mutuel au coeur de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec - Intronisation des prêtres associés</title>
   <pubDate>Wed, 02 Nov 2011 02:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Allocutions/homélies]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lors d'une cérémonie brève et intense, le Supérieur général de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec a intronisé treize nouveaux membres associés au cours de la célébration de l'Office du Milieu du jour le 1 novembre 2011.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3399549-4888530.jpg" alt="Le soutien mutuel au coeur de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec - Intronisation des prêtres associés" title="Le soutien mutuel au coeur de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec - Intronisation des prêtres associés" />
     </div>
     <div>
      Les nouveaux <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Une-nouveaute-des-membres-associes-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de-Quebec_a392.html">membres associés</a> intronisés sont :        <br />
              <br />
       <b>Mgr Pierre Gaudette</b> P.H., professeur retraité de la  Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval       <br />
              <br />
       Messieurs les abbés       <br />
              <br />
       <b>Louis Corriveau</b>, curé de St-Raymond de Portneuf;       <br />
       <b>Alain Faucher</b>, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval;       <br />
       <b>Michel Fournier</b>, curé de la paroisse Bienheureux François de Laval;       <br />
       <b>Daniel Gauvreau,</b> curé de la parosse St-Charles-Borromée à Charlesbourg;       <br />
       <b>Onil Godbout</b>, curé de St-Calixte de Plessisville;       <br />
       <b>Jacques Gourde</b>, animateur du Centre la Paix-Dieu sur la colline parlementaire;       <br />
       <b>Réal Grenier</b>, curé de St-Ignace à Beauport, ex-recteur du Grand Séminaire;       <br />
       <b>Roger Labbé</b>, vicaire à St-Charles-Borromée à Charlesbourg;       <br />
       <b>Martin Laflamme</b>, psycholoque clinicien au Diocèse de Québec et au Grand Séminaire de Québec;       <br />
       <b>Marc Pelchat</b>, Doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval;       <br />
       <b>Paul-Hubert Poirier</b>, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval;       <br />
       <b>Gilles Routhier</b>, professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Voici l'homélie prononcée par le Supérieur général, Mgr Hermann Giguère P.H., à cette occasion. inspirée par le texte de l'Écriture d' Actes 2, 42-47.       <br />
       	 </span>Chers confrères,        <br />
              <br />
       Le choix de ce texte m’a été inspiré par l’attachement de François de Laval, notre fondateur, au groupe de Monsieur  de Bernières à Caen pour se préparer à son départ pour la Nouvelle-France. La première communauté décrite dans le passage des <span style="font-style:italic">Actes des Apôtres</span> qui vient d’être lu était le modèle de ce groupe. François de Laval s’en est inspiré  dans la fondation du Séminaire de Québec qu’il a voulu sur le même modèle..       <br />
              <br />
       Son premier biographe Bertrand de La Tour rapporte ces propos de M. des Maizerets, second supérieur du Séminaire, qui disait que: &quot;le prélat ne faisait rien de considérable que de concert avec nous tous.  Nos biens étaient communs avec les siens.  Je n'ai jamais vu faire parmi nous aucune distinction du pauvre et du riche, ni examiner la naissance et la condition de personne, nous regardant tous comme frères&quot;. L'essentiel de la vie du prêtre François de Laval réside dans le partage et la mise en commun.  Dans les conditions rudes de la vie des pionniers, il arrive souvent qu'on ne jouisse même pas du nécessaire.  C'est pour cette raison que François de Laval va insister sur la mise en commun des ressources et des biens pour les prêtres de son Séminaire.  Cette mise en commun, François de Laval l’appelait dans le langage du XVIIe siècle la « désappropriation » qui est un partage matériel auquel se joint le partage fraternel.  C'est le sens profond de la donation de ses biens au Séminaire en 1680.  François de Laval, notre fondateur, voulait &quot;que tout le clergé ne fit qu'une famille&quot;.       <br />
              <br />
       La &quot;communauté de charité&quot; de Jérusalem que nous décrivent les Actes des Apôtres écrit Louis-Marie Chauvet, &quot;ne désigne pas un transfert juridique de propriété, chacun reste propriétaire de ce qu'il a, mais l'affection qu'il porte à ses frères le lui fait mettre à leur disposition. L'idéal poursuivi n'est pas celui de la pauvreté volontaire, mais celui de la charité fraternelle: on abandonne ses biens non par désir d'être pauvre, mais pour qu'il n'y ait pas de pauvre parmi les frères&quot; (CHAUVET, Louis-Marie, Symbole et Sacrement, Paris, Cerf, 1987, p.171). Ce texte de Chauvet à propos de la &quot;communauté de charité&quot; de Jérusalem décrit merveilleusement cet idéal de partage et de soutien mutuel qu'est la &quot;désappropriation&quot; pour le bienheureux François de Laval.       <br />
              <br />
       On voit au terme de ce rapide parcours qu'il se cache ici une attitude très riche, très évangélique et très actuelle dans un vocabulaire qui ne nous est pas familier. On découvre ainsi au-delà des mots, une proximité, une parenté, une actualité dans les préoccupations et les enseignements du bienheureux François de Laval.        <br />
              <br />
       Chers membres associés que nous recevons aujourd’hui dans la comunauté des prêtres du Séminaire vous êtes invités, comme nous le sommes nous aussi, à vous nourrir de cet idéal évangélique si chéri par notre fondateur.       <br />
               <br />
       Concrètement, votre association avec la communauté ne change pas votre ministère actuel, mais elle peut servir de soutien, de stimulant et de ressourcement. Comme je vous l’écrivais lors de la proposition que le Conseil du Séminaire vous faisait de devenir « membres associés » vous entretenez par votre ministère actuel ou par vos liens des affinités avec la mission du Séminaire.       <br />
              <br />
       Le membre associé participe normalement à la rencontre de ressourcement communautaire le vendredi qui précède la semaine de lecture du premier trimestre à l’Université Laval (le 26 octobre en 2012). Il participe prioritairement à la rencontre de la communauté lors de la fête de l’Immaculée pour le renouvellement du Vœu de l’Immaculée, à celle de l’anniversaire de la fondation du Séminaire le 26 mars, à celle de la fête du fondateur le bienheureux François de Laval le 6 mai, à celle de la fête de saint François de Sales, patron secondaire du SME, à celle de l’ouverture officielle du Petit Cap et  aux rencontres et repas communautaires mensuels et aux  autres activités communautaires lorsqu’il le peut. Le calendrier de toutes les rencontre et activités communautaires de l’année lui est communiqué et il est toujours invité au même titre que les membres agrégés et auxiliaires.       <br />
              <br />
       Ces membres associés, nous le souhaitons sauront, unis à la communauté, continuer à garder vivant l’esprit de François de Laval, notre fondateur et à nous stimuler à aller sans cesse de l’avant dans les circonstances actuelles où l’élan, la confiance, l’espérance et l’ardeur sont les clés de toute action missionnaire et évangélisatrice.        <br />
              <br />
       Amen!       <br />
              <br />
              <br />
       Mgr Hermann Giguère P.H.       <br />
       Supérieur général du Séminaire de Québec        <br />
       le 1 novembre 2011       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3399549-4888530.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Le-soutien-mutuel-au-coeur-de-la-communaute-des-pretres-du-Seminaire-de-Quebec-Intronisation-des-pretres-associes_a437.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Logo des fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013 - présentation, thème et explications</title>
   <pubDate>Thu, 27 Oct 2011 20:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hermann Giguère</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[350e du SME]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le logo a été réalisé par la firme Cossette et associés sous la supervision de monsieur Ghislain Carré, ancien du Petit Séminaire de Québec. Ce logo servira à identifier les événements liés au 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3355508-4818369.jpg" alt="Logo des fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013 - présentation, thème et explications" title="Logo des fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013 - présentation, thème et explications" />
     </div>
     <div>
      Le logo enrobe dans un ruban vert l'image du clocheton qui orne l'Aile de la procure et que les anciens appelaient &quot;la cloche du règlement&quot;. Monsieur l'abbé Georges Marceau écrit à propos de ce clocheton : &quot;En 1827, on avait allongé la petite aile à angle droit au nord de l'Aile de la Procure pour en faire le Grand Séminaire. Le 4 octobre 1851, on décide de construire un 'clocher' sur l’Aile de la Procure du Vieux-Séminaire. Il s'agit du clocheton que l'on voit actuellement et qui servit longtemps à sonner la fin de la récréation pour les pensionnaires et externes.&quot;       <br />
              <br />
       Le couleur verte du ruban souligne l'espérance et l'audace toujours présentes au Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       Le déploiement du ruban vers le haut dans le vent indique que la communauté des prêtres du Séminaire est toujours tournée vers l'avenir à l'écoute du souffle de l'Esprit, dans les défis nouveaux comme elle l'a été dans le passé et sans cesse orientée vers ce qui est plus grand, plus beau et plus haut dans  une ouverture vécue à ce qui transcende le temps et l'histoire.       <br />
              <br />
       Les lettres en caractères sobres précisent l'objet des festivités en 2013 et laissent place à la mémoire vivante.       <br />
              <br />
       Vous pouvez y aller de vos interprétations et commentaires, car un logo comme tout symbole se prête à de multiples lectures. Nous vous en avons proposé bien simplement une parmi d'autres.         <br />
              <br />
       Ce logo en lui-même ne dit pas tout d'une longue et riche histoire, mais il permettra, nous l'espérons, de mettre au premier plan un rayonnement immense de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec au plan religieux, éducatif, social,  culturel  et patrimonial,        <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.seminairedequebec.org/Document-d-information-sur-le-rayonnement-du-Seminaire-de-Quebec-pour-les-Fetes-du-350e-anniversaire-de-sa-fondation-en_a426.html">Lire le document de présentation de ces cinq volets des célébrations.</a>.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <HR>       <br />
              <br />
       <CENTER><B>       <br />
       ALLER À TOUTES RENCONTRES</B>       <br />
              <br />
       Thème des fêtes inspiré d’un passage de l’`<I>Acte de fondation du 26 mars 1663</I> signé par Mgr François de Laval (1623-1708), fondateur du Séminaire de Québec et premier évêque de Québec, où il souhaite que le Séminaire soit  « …un lieu de réserve d’où nous puissions tirer des sujets pieux et capables pour les envoyer à toutes rencontres».        <br />
              <br />
              <br />
       C'est, toujours inspirée par ce voeu de leur fondateur, que la Société des prêtres du Séminaire de Québec peut se réjouir de         <br />
              <br />
       350 ans DE VISION, D’AUDACE ET D’ENGAGEMENT       <br />
              <br />
       </CENTER>       <br />
              <br />
       Le Séminaire de Québec, société de prêtres diocésains fondée le 26 mars 1663 par Monseigneur François de Laval, premier évêque de Québec, soulignera en 2013 trois siècles et demi de présence engagée à Québec et en Amérique française. Depuis 350 ans, fidèle à la vision du fondateur et à la mission qui lui a été confiée, cette communauté de prêtres est engagée dans divers champs d’activités liés au développement de la ville de Québec et du Québec moderne. Les prêtres du Séminaire de Québec sont fiers de cet engagement qui, depuis  plus de trois siècles, a été constamment marquée par une démarche toujours audacieuse et souvent avant-gardiste animée par un engagement indéfectible, notamment à sa mission originale de former, de maintenir et d'animer le clergé québécois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3355508-4818863.jpg" alt="Logo des fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013 - présentation, thème et explications" title="Logo des fêtes du 350e anniversaire de la fondation du Séminaire de Québec en 2013 - présentation, thème et explications" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3355508-4818369.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Logo-des-fetes-du-350e-anniversaire-de-la-fondation-du-Seminaire-de-Quebec-en-2013-presentation-theme-et-explications_a436.html</link>
  </item>

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   <title>Chaire sur le leadership en enseignement en  théologie sacramentaire et en liturgie subventionnée par l’Œuvre du Grand Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Sat, 15 Oct 2011 19:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La création de cette nouvelle chaire est rendue possible grâce à la contribution de l’Œuvre du Grand Séminaire de Québec, un fonds constitué par l’Archidiocèse de Québec pour appuyer la formation des candidats aux ministères ordonnés et non ordonnés appelés à travailler dans les divers domaines de l’activité ecclésiale. Cette fondation financera la Chaire à hauteur de 250 000 $ au cours des 5 prochaines années. «La participation de l’Œuvre du Grand Séminaire de Québec à la création de cette chaire manifeste l’appui de notre institution, depuis longtemps partenaire de l’Université Laval, à maintenir et développer en son sein une faculté offrant des parcours de formation complets en théologie et en sciences des religions», a déclaré le vice-président du conseil d’administration de l’Œuvre, l’abbé Mario Côté, recteur du Grand Séminaire.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3355485-4818338.jpg" alt="Chaire sur le leadership en enseignement en  théologie sacramentaire et en liturgie subventionnée par l’Œuvre du Grand Séminaire de Québec" title="Chaire sur le leadership en enseignement en  théologie sacramentaire et en liturgie subventionnée par l’Œuvre du Grand Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      Québec, le 18 octobre 2011 – Le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, et le vice-recteur exécutif et au développement, Éric Bauce, ont annoncé aujourd’hui la création de la Chaire de leadership en enseignement en théologie sacramentaire et en liturgie, la toute première chaire du Programme de chaires de leadership en enseignement (CLE). L’événement s’est déroulé en présence du recteur du Grand Séminaire de Québec et vice-président de l’Œuvre du Grand Séminaire de Québec, l’abbé Mario Côté.       <br />
              <br />
       Les retombées du nouveau programme seront considérables dans le secteur de la théologie et des sciences religieuses. « Cette première chaire du programme CLE permettra d’enrichir le corps professoral d’une nouvelle ressource en enseignement dans un champ d’études important, celui de la liturgie, de la ritualité et des sacrements, pour lequel la Faculté devait faire appel à des ressources dispersées et qui n’étaient pas toujours disponibles. L’expérience pédagogique du candidat retenu dans le champ des études liturgiques et de la ritualité constituera un apport important à la théologie et aux sciences religieuses », de mentionner le recteur Denis Brière.       <br />
              <br />
       L’objectif de cette nouvelle chaire sera de développer un volet capital de l’enseignement donné en pastorale et en études religieuses à la Faculté de théologie et des sciences religieuses. Cet enseignement touche à la vie liturgique des communautés chrétiennes, au symbolique dans l’existence humaine ainsi qu’à la ritualité et à ses rapports avec la construction du lien social. Il s’agit d’un champ d’enseignement et de recherche où l’univers théologique entre en dialogue avec d’autres champs du savoir, tels que l’anthropologie et la philosophie aussi bien qu’avec l’ensemble des sciences humaines et sociales. La liturgie chrétienne constituera le point focal de l’enseignement élaboré par cette chaire, en envisageant le rituel comme forme symbolique et pratique du rapport à la foi.        <br />
              <br />
       Programme de chaires de leadership en enseignement (CLE)       <br />
              <br />
       Rappelons que le programme CLE, lancé en mai dernier, a pour objectif de valoriser et soutenir la fonction universitaire d’enseignement, une condition de succès incontournable pour la réussite des étudiants de l’Université Laval. Il permet également d’attirer et de retenir des professeurs de haut calibre reconnus pour leur excellence en enseignement. Pour relever le défi des avancées scientifiques et des innovations technologiques en recherche et création ainsi que des nouvelles façons d’enseigner à une population étudiante aux horizons variés, il demeure important d’assurer des méthodes d’enseignement et d’apprentissage qui garantissent la qualité de la formation et de la réussite des étudiants. C’est à ces fins que l’innovation pédagogique prend tout son sens.       <br />
              <br />
       Source :       <br />
       Sylvain Gagné       <br />
       Relations avec les médias       <br />
       Direction des communications       <br />
       Université Laval       <br />
       418 656-3952        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3355485-4818338.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Chaire-sur-le-leadership-en-enseignement-en-theologie-sacramentaire-et-en-liturgie-subventionnee-par-l-OEuvre-du-Grand_a435.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.seminairedequebec.org,2012:rss-3345065</guid>
   <title>Pastorale universitaire catholique à l'Université Laval : un nouvel élan avec le support du Séminaire de Québec</title>
   <pubDate>Tue, 11 Oct 2011 21:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Association étudiante catholique de l'Université Laval à Québec peut se réjouir non seulement du soutien de l'Archevêque de Québec mais aussi de celui de la communauté des prêtres du Séminaire de Québec dont le prêtre animateur, membre du Conseil de l'Association, l'abbé Jean Abud est prêtre auxiliaire du Séminaire de Québec affecté à la pastorale universitaire.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3345065-4802439.jpg" alt="Pastorale universitaire catholique à l'Université Laval : un nouvel élan avec le support du Séminaire de Québec" title="Pastorale universitaire catholique à l'Université Laval : un nouvel élan avec le support du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      En effet, à la demande de Mgr Gérald Lacroix, archevêque de Québec, la communauté des prêtres du Séminaire de Québec vient d'accepter de considérer le champ de la pastorale universitaire catholique comme une de ses oeuvres propres. On sait que pendant longtemps de 1852 à 1970, l'Université Laval elle-même appartenait au Séminaire de Québec et était une de ses oeuvres propres comme l'est encore aujourd'hui le Grand Séminaire de Québec.       <br />
              <br />
       La demande de Mgr Lacroix a été soumise au Conseil du Séminaire en septembre puis elle'a été présentée à l'Assemblée générale des prêtres le jeudi 6 octobre 2011 et celle-ci a accueilli favorablement la demande de Mgr l'Archevêque.       <br />
              <br />
       Une oeuvre nouvelle pour le Séminaire, c'est toujours un défi surtout aujourd'hui. Cette oeuvre ne ressemble pas aux autres oeuvres du Séminaire dans le passé. L'implication du Séminaire se situe dans un contexte nouveau. Le cadre où se déploie la pastorale universitaire catholique est régi par des <a class="link" href="http://www.bve.ulaval.ca/associations_etudiantes/de">règles précises</a> la part de l'Université et par une lettre d'entente entre celle-ci et l'Archevêque de Québec. L'implication du Séminaire se fera dans ce cadre.       <br />
              <br />
       La pastorale universitaire catholique comme oeuvre du Séminaire sera sous la responsabilité d'un Conseil de direction comprenant des représentants de <a class="link" href="http://www.aec.asso.ulaval.ca/">l'Association étudiante catholique</a>, du Séminaire de Québec et de Mgr L'Archevêque. Les deux animateurs nommés par le Séminaire et l'Archevêque : l'abbé Jean Abud, prêtre du SME et monsieur Jean-Bernard Rousseau, animateur de pastorale,  s'y ajouteront. Ce Conseil de direction répondra au Conseil du Séminaire. Il y soumettrra ses orientations et ses objectifs. Il lui présentera un rapport annuel et recevra de la part du Séminaire tout le soutien nécessaire pour poursuivre sa mission.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ecdq.tv/fr/videos/6a61d423d02a1c56250dc23ae7ff12f3">Vidéo sur l'AECUL</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3345065-4816574.jpg" alt="Pastorale universitaire catholique à l'Université Laval : un nouvel élan avec le support du Séminaire de Québec" title="Pastorale universitaire catholique à l'Université Laval : un nouvel élan avec le support du Séminaire de Québec" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3345065-4802439.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Pastorale-universitaire-catholique-a-l-Universite-Laval-un-nouvel-elan-avec-le-support-du-Seminaire-de-Quebec_a434.html</link>
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   <title>Un séminariste du Grand Séminaire de Québec à Radio-Canada</title>
   <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 19:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Webmestre</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Patrick Simard, séminariste au Grand Séminaire de Québec , participe à une table ronde sur l'engagement dans l'Église à la télévisioh de Radio-Canada.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.seminairedequebec.org/photo/art/default/3329023-4776965.jpg" alt="Un séminariste du Grand Séminaire de Québec à Radio-Canada" title="Un séminariste du Grand Séminaire de Québec à Radio-Canada" />
     </div>
     <div>
      Patrick donnera son témoignage dans le cadre de l'émission  <a class="link" href="http://www.radio-canada.ca/emissions/c_est_ca_la_vie/2011-2012/">C'est ça la vie</a> qui sera diffusée à Radio-Canada le mercredi 19 octobre à 14 h. Cette émission est disponibel sur <a class="link" href="http://www.tou.tv/c-est-ca-la-vie">TOU.TV</a>.       <br />
              <br />
       Cette émission est animée pa Marcia Pilote qui oeuvre dans ce milieu depuis plus de 25 ans à titre d'animatrice, de chroniqueuse, de comédienne, d'idéatrice, de journaliste ou de recherchiste. Les émissions télé et radio auxquelles elle a eu le bonheur de collaborer avaient toutes comme dénominateurs communs les gens et la vie.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.radio-canada.ca/emissions/c_est_ca_la_vie/2011-2012/">C'est ça la vie</a> aime présenter une personne  qui sort de l'ordinaire, qui se démarque dans son milieu, quelqu'un qui est inspirant, touchant, original ou courageux.       <br />
              <br />
       <b>Patrick Simard</b>, séminariste, a un parcours déjà bien rempli. Après un court temps de travail comme préposé en entretien ménager, il se joint à un groupe de jeunes chrétiens et chrétiennes à Sherbrooke, la Famille Marie-Jeunesse, Après quelques années, il décide de cheminer vers la prêtrise et se lie à l'Institut séculier Pie X et entre au Grand Séminaire de Québec en 2008. Chanteur, compositeur et auteur, Patrick est présent aux jeunes de façon particulière. Bien représentatif des aspirations de la jeunesse d'aujourd'hui et en même temps soucieux de valeurs profondes et durables son témoignage saura vous toucher et vous inspirera nous en sommes sûrs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Vidéos sur Patrick Simard       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ecdq.tv/fr/videos/a424ed4bd3a7d6aea720b86d4a360f75">Expérience vocationnelle</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.ecdq.tv/fr/videos/ad972f10e0800b49d76fed33a21f6698">Spectacle de chansons</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tiré du site internet de la Société des prêtres du Séminaire de Québec www.seminairedequebec.org</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.seminairedequebec.org/photo/art/imagette/3329023-4776965.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.seminairedequebec.org/Un-seminariste-du-Grand-Seminaire-de-Quebec-a-Radio-Canada_a433.html</link>
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