Billets d'humeur
Et le ruisseau poursuit son chemin s'éloignant soudain de son lit.
Quelques couleuvres évidement du venin au bord des lèvres.
Et le ruisseau, petit ruisseau s'enfuit de vies en vit.
Quelques manœuvres incertaines et du chagrin au fond des yeux.
Comme un trop plein d'amour mal distribué, c'est la cassure.
Voici l'heure de panser les plaies si peu refermées.
Et le ruisseau, frêle ruisseau, s'assèche parfois.
Quand un bras nouveau le ramène à la vie.
Quand un bras nouveau l'entraine par ici.
Et l'eau lave de tous les maux, c'est mieux sous la pluie.
Le ruisseau chute et mille gouttes dessinent un soleil.
Comme un arc envoi ses flèches au ciel.
C'est en plein cœur qu'il vous touche...
Quelques couleuvres évidement du venin au bord des lèvres.
Et le ruisseau, petit ruisseau s'enfuit de vies en vit.
Quelques manœuvres incertaines et du chagrin au fond des yeux.
Comme un trop plein d'amour mal distribué, c'est la cassure.
Voici l'heure de panser les plaies si peu refermées.
Et le ruisseau, frêle ruisseau, s'assèche parfois.
Quand un bras nouveau le ramène à la vie.
Quand un bras nouveau l'entraine par ici.
Et l'eau lave de tous les maux, c'est mieux sous la pluie.
Le ruisseau chute et mille gouttes dessinent un soleil.
Comme un arc envoi ses flèches au ciel.
C'est en plein cœur qu'il vous touche...
Billets d'humeur
Il y a l'envie du vide et cette fleur imperceptible. Il y a ce temps qui n'en fini plus de s'étendre. Au milieu des morts il y a moi aussi. Mais la vie n'est qu'un morceau de mort. La mort déjà. Et si la mort n'était autre que la vie. La vie enfin. Y a-t-il encore un sens à ce néant qui s'empare de moi ? Il y a ce destin qui n'en fini pas de se perdre au fond cette antichambre. Il y a toi que j'espère comme un prolongement de moi. Il y a toi que je veux plus vivant, plus beau, plus fort et plus grand. Petit fœtus qui ne saura jamais la vie. Petit chanceux aussi d'être ainsi vierge de tout ce chaos. Les touches noires et blanches de ce piano se désaccordent au son de ma voix. Mon corps se tord et se déchire à chacun de tes pas que tu ne fais pas. Je dépose un peu de noir à mes paupières et maquille mon âme afin de tromper l'ennemi. Le voluptueux satin de ce corset lacère chacune de mes côtes et brise une à une les vertebres de ce dessein tordu. Mon souffle se fait court et le fil se tend entre ces deux rives. Je suis l'oiseau sans aile, le poisson sans nageoire perdu sur le Styx. Me voici funambule imbécile. Je me dessine en Pierrot ridicule devant toi qui m'applaudit. La comédia c'est l'art du faux. Faux rires, faux-culs, faux cils... Ma peau s'arrache au moindre de vos soupires. Je me dissous sans cri ni geste inutile. Et je me délace au chevet des morts. Les grands destins, les petits aussi sont allongés les uns près des autres. Il n'y a plus de haut ni de bas, plus de bons et de méchants. Il ne reste que le temps figé. Il ne reste que moi suspendu pour l'éternité. D'ossuaires en cimetières je dépose mes viscères en offrande. D'ossuaires en cimetières mes pas foulent ta vie qui s'envole au cimes de mes angoissent. Il se cache pourtant au fond de ces abimes un jardin où l'herbe verte est le remède à tout ce laid. Un monde où je lis les notes en Do Ré Mi majeur. Un espace où l'apesanteur anéantit l'immonde. Un endroit où l'espoir jaillit de la lumière. Il existe un lieu où je deviens roi. Un paradis qui m'absout de cette intemporelle distorsion qui me sépare de vous. Un monde où le passé s'étend jusqu'au présent. Ce don devient réel les paupières closes. Les volets fermés, la vie s'ouvre à l'infini.
Y a-t-il encore un sens à ce néant qui m'enlace ? Chaque instant qui passe me tue un peu plus encore et l'étau se ressert. La dernière bulle d'oxygène peine à soulager ce cortex infecté. Je la sens qui se cogne à mes os cherchant en vain la sortie...Je vois s'ouvrir le ventre de nos vies et marcher droit et fier ce passé de poussières. Entre les morts il y a moi qui le suis déjà et toi qui ne le sais pas. Il existait un jardin pourtant...
D'ossuaires en cimetières je dépose mes viscères en offrande... Et tourbillonne un pantin de papier au milieu des feuilles mortes.
Y a-t-il encore un sens à ce néant qui m'enlace ? Chaque instant qui passe me tue un peu plus encore et l'étau se ressert. La dernière bulle d'oxygène peine à soulager ce cortex infecté. Je la sens qui se cogne à mes os cherchant en vain la sortie...Je vois s'ouvrir le ventre de nos vies et marcher droit et fier ce passé de poussières. Entre les morts il y a moi qui le suis déjà et toi qui ne le sais pas. Il existait un jardin pourtant...
D'ossuaires en cimetières je dépose mes viscères en offrande... Et tourbillonne un pantin de papier au milieu des feuilles mortes.
Textes
Mes yeux sont des fleurs,
Cueillons-nous du regard,
Semons notre impudeur,
Dans un lit de hasard,
Ma bouche est un pré,
Où poussent des mots d'amour,
Des désirs colorés,
Des envies de toujours.
Viens fouler l'herbe tendre,
De mes lèvres,
Tes baisers se font attendre,
Et j'en crève,
Laisse fleurir tes mains,
Sur mon corps,
Je ne veux aucun freins,
A nos accords,
A nos accords.
Ma peau est un champs,
Caressé par la vie,
Je t'aime au gré du vent,
Au berceau de nos nuits,
Mon cœur est une terre,
Un horizon fertile,
Mais loin de ta lumière,
Il jaunit inutile.
Viens fouler l'herbe tendre,
De mes lèvres,
Tes baisers se font attendre,
Et j'en crève,
Laisse fleurir tes mains,
Sur mon corps,
Je ne veux aucun freins,
A nos accords,
A nos accords.
Viens,
Prends tout l'espace,
Je te laisse le champ libre,
Tu hésites tu m'agaces,
Je te sens dans mes fibres,
Trouve enfin l'audace,
D'être celui qui vibre,
Profond ou en surface,
Profond ou en surface,
Tu es mon équilibre.
Viens fouler l'herbe tendre,
De mes lèvres,
Tes baisers se font attendre,
Et j'en crève,
Laisse fleurir tes mains,
Sur mon corps,
Je ne veux aucun freins,
A nos accords,
A nos accords.
TEXTE : JULIE ZENATTI
Cueillons-nous du regard,
Semons notre impudeur,
Dans un lit de hasard,
Ma bouche est un pré,
Où poussent des mots d'amour,
Des désirs colorés,
Des envies de toujours.
Viens fouler l'herbe tendre,
De mes lèvres,
Tes baisers se font attendre,
Et j'en crève,
Laisse fleurir tes mains,
Sur mon corps,
Je ne veux aucun freins,
A nos accords,
A nos accords.
Ma peau est un champs,
Caressé par la vie,
Je t'aime au gré du vent,
Au berceau de nos nuits,
Mon cœur est une terre,
Un horizon fertile,
Mais loin de ta lumière,
Il jaunit inutile.
Viens fouler l'herbe tendre,
De mes lèvres,
Tes baisers se font attendre,
Et j'en crève,
Laisse fleurir tes mains,
Sur mon corps,
Je ne veux aucun freins,
A nos accords,
A nos accords.
Viens,
Prends tout l'espace,
Je te laisse le champ libre,
Tu hésites tu m'agaces,
Je te sens dans mes fibres,
Trouve enfin l'audace,
D'être celui qui vibre,
Profond ou en surface,
Profond ou en surface,
Tu es mon équilibre.
Viens fouler l'herbe tendre,
De mes lèvres,
Tes baisers se font attendre,
Et j'en crève,
Laisse fleurir tes mains,
Sur mon corps,
Je ne veux aucun freins,
A nos accords,
A nos accords.
TEXTE : JULIE ZENATTI
Mon actu
Le 02 Octobre 2009, en Normandie, Cédric donnait la toute première représentation de son spectacle seul en scène "Je suis un homme (?!)". Ce soir-là, nous sommes donc allés à la rencontre du public afin de recueillir quelques impressions.
Merci à vous et ce n'est que le début d'une longue aventure...
D'autres vidéos bientôt...
C.
Merci à vous et ce n'est que le début d'une longue aventure...
D'autres vidéos bientôt...
C.


