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Pour sa fête, le Parc voit loin avec les circuits courts !


Le 25 septembre, le Parc du Verdon tenait sa fête annuelle à Trigance, une occasion supplémentaire de pratiquer les circuits courts et mettre en valeur les producteurs de notre territoire.



A l'automne, comme tous les ans, le Parc naturel régional fait sa fête ! A chaque fois, c'est une commune différente du territoire qui accueille l'évènement, l'occasion pour les visiteurs de découvrir, ou redécouvrir autrement, un nouvel endroit du territoire et pour les habitants, de mettre en valeur leur commune et les compétences locales. Cette année, Trigance, 180 habitants, accueillait les quelque 1 500 visiteurs présents ce dimanche 25 septembre pour la fête.

La fête du Parc, c'est une recette rodée depuis 16 ans composée d'ateliers ludiques et de balades découvertes, de marchés de producteurs et de concerts ou spectacles… Les visiteurs ont pu s’essayer aux savoir-faire, découvrir des associations culturelles et des acteurs du territoire, s’aventurer à la rencontre du patrimoine local ou des enjeux liés à l'écologie, aux déplacements doux ou à la biodiversité local. Au marché de producteurs locaux, les paniers et sacs à dos des badauds se sont vite remplis de bons produits locaux. Quant aux spectacles, ils ont fait danser, égayé, surpris ou décontenancés tout le monde au fil de la journée…  Chaque année, selon les compétences locales mobilisées et le "tempérament" du site qui accueille, la fête du parc a un goût différent.  Cette année, les petites rues de Trigance, la vue dégagée sur les collines vertes, le talent et la proximité des artistes ont fait de ce dimanche un moment des plus conviviaux et chaleureux. Comme en famille, quoi.


Pour sa fête, le Parc voit loin avec les circuits courts !


La fête annuelle est l’occasion pour le Parc naturel régional du Verdon de mettre en pratique sa politique de circuits-courts. Les producteurs du marché, les artistes invités et le grand repas proposés aux visiteurs font tous l’objet d’une attention particulière quant à la provenance des matières premières et des compétences. Un mot d’ordre: réduire le nombre d’intermédiaires et valoriser les productions locales.

 

Quand on parlait de circuits courts il y a quelques années, on avait droit à de grands yeux: « Maisquestcequecest??? Quel court-circuit?»… Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. A peu près tout le monde, dans n’importe quelle classe sociale, que ce soit en milieu urbain ou rural en a entendu parler. En gros, il s’agit de limiter le nombre d’intermédiaires entre les producteurs et les acheteurs. S’il n’y en a aucun, et que l’acheteur achète directement au producteur, on parle alors de vente directe.

 

Si la notion est familière, quels sont les vrais bénéfices des circuits-courts?

 

Nombre d’intermédiaires réduit. En réduisant à un au maximum le nombre d’intermédiaires entre le producteur et l’acheteur, la vente en circuit court permet au producteur de réaliser une meilleure plus-value, et donc de mieux vivre de son travail.

 

Acte conscient. Beaucoup de producteurs qui vendent en circuits courts réalisent une part de leurs ventes en vente directe (vente sur les marchés, vente à la ferme, système de paniers comme les AMAP). Le lien acheteur-producteur est donc renforcé, permettant à chacun de se responsabiliser dans l’acte de vente et d’achat.

 

Meilleur bilan carbone. Acheter en vente directe ou en circuit court réduit naturellement les distances géographiques entre l’acheteur et le vendeur. On achète et on vend autour de chez soi. Les marchandises sont donc moins transportées et ont un meilleur bilan carbone. C’est un mode de vente meilleur pour l’environnement et meilleur pour la planète.

 

Valorisation des productions locales. Le circuit court est un bon moyen pour les producteurs de valoriser leur territoire à travers leur production. On ne vend plus « du miel » mais « du miel du Verdon », ou du « miel de Moustiers ». L’impact en termes de notoriété et d’image de qualité bénéficie à tout le territoire.

 

Qualité. La rémunération étant plus juste, la relation producteur-client plus proche, c’est la qualité qui est au cœur de l’échange, pas la quantité ou une meilleure rentabilité.

 

Transparence. Loin des scandales sanitaires de ces dernières années (viande de cheval dans la viande de bœuf hachée, vache folle etc.), la transparence est au centre des rapports client-producteur dans un circuit court.

 

Coût. Contrairement aux idées reçues, pour les fruits et légumes par exemple, les coûts sont à peu près équivalents à ceux proposés dans les grandes surfaces.

 

Autonomie. Acheter en circuit court permet aux acheteurs comme aux producteurs de s’affranchir des consortiums agroalimentaires. Personne d’autre que les consommateurs des produits et leurs producteurs n’interviennent pour influencer la façon de produire, de vendre ou d’acheter.





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