Biographie

9 Février 2014

L'histoire du chaton a, semble-t-il, plus ému les foules que celle de Marina morte sous les coups de ses parents


Ignorait-il que ce fut un crime, dans notre société, de jouer à jeter un chaton sur un mur ? Ou bien, en filmant cette scène ignoble et en la postant sur le Net, Farid, 24 ans, serveur au chômage à Marseille, déjà condamné sept fois pour violences, espérait-il devenir célèbre ? Enfin, dans ce monde où l’on existe que si l’on passe à la télévision, on parlerait de lui ! C’est à moitié réussi : pour échapper aux menaces de lynchage de manifestants ulcérés, le « bourreau d’animaux », à l’encontre duquel le procureur a réclamé un an de prison ferme, a dû sortir du Tribunal par une porte dérobée, le visage caché… Mais Oscar, le chaton blanc et roux opéré de multiples fractures après avoir servi de jouet au jeune sadique, est devenu, lui, une star mondiale. Une dizaine d’associations - de la Fondation « 30 millions d’amis » à la SPA -, se sont constituées parties civiles pour sa défense. Des dizaines de milliers d’internautes du monde entier ont manifesté leur indignation. Le jeune handicapé mental jeté dans un bassin de Fontaine ( près de Grenoble) par deux ados, n’a pas eu droit à un tel élan de tendresse, même si la vidéo de son agression a déchaîné la Toile durant 24 heures . Peut-être parce que la presse, vu leur jeune âge ( 14 et 15 ans ) n’a pas publié la photo de ses agresseurs ? Parce que la vidéo est floue ? Ou parce que des millions de propriétaires de chats et de chiens, pour qui leur animal « domestique » est quasiment un enfant, se sont sentis, à travers le chaton, plus personnellement agressés ? Oscar, en tout cas, nous fait cruellement réfléchir sur notre société : « Orange mécanique », c’est maintenant. Sorti en 1971, ce film de Stanley Kubrick était, hélas, aussi prémonitoire que, quarante ans plus tôt, le livre « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley. On y voyait une bande de jeunes garçons se livrer à des actes sadiques « pour le plaisir ». Leur meneur, un cas pour la Justice, faisait ensuite l’objet d’une tentative de « re-conditionnement » par les psychiatres : on lui projetait des scènes de torture en lui infligeant de violentes douleurs…avant qu’ un nouveau choc ne le fasse revenir à son état d’enfant sans conscience – ou au contraire trop humain, puisque seuls les hommes torturent et tuent non pour survivre et nourrir leur famille mais par fascination du Mal. Or, la réalité n’existe plus que si elle est filmée. Malheur aux victimes d’esclavage et de tortures en Russie, au Qatar ou en Chine, là où ne peuvent accéder les cameramen ! Malheur aux femmes battues, qui succombent sans un enregistrement, sans une image, sous les coups de leur compagnon : une tous les deux jours en France ! Et malheur aux enfants martyrs – 80 000 victimes chaque année de viols, coups et blessures. Marina, retrouvée nue dans le coffre de la voiture de sa mère, Enzo, violé par son beau-père sous les yeux de sa propre mère dans le parloir d’une prison…A cause de l’indifférence ou de la peur des voisins, enseignants, ou médecins, qui craignent des représailles. A cause de l’inhumanité de certains personnels des services sociaux, qui placent un enfant dans une famille d’accueil, puis le retirent, ou qui confient le petit, maigre comme un chaton, à un père violent ou à une mère alcoolique ou soumise à son concubin brutal. Faudra-t-il que l’un de ces tortionnaires aille, comme Farid, jusqu’à filmer ses actes, pour que tous les « papas et mamans » de France descendent dans la rue avec des banderoles roses et bleues pour la défense des femmes et des enfants victimes de maltraitance – comme Oscar ?

Biographie

5 Janvier 2014

Oublier Dieudonné, Louer Carpentier


Normalement, le Pr Alain Carpentier, chirurgien cardiologue français couvert de décorations britanniques et américaines, aurait dû, retraité de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, émigrer vers les Etats-Unis comme l’a fait le Pr Luc Montagnier, « découvreur » du virus du Sida et Prix Nobel de médecine, âgé comme lui de plus de 80 ans. Les Américains auraient mis à sa disposition les meilleurs chercheurs et ingénieurs. Eh bien ! Voilà une raison d’espérer, alors que nous venons d’apprendre que nos enfants étaient parmi les plus nuls des pays occidentaux en lecture et en maths et que nous allons, faute d’industries de pointe assez nombreuses et performantes, régresser de la 5ème à la 8ème place mondiale et connaître, au contraire de l’Angleterre et de l’Allemagne, une croissance négative. On n’a pas assez insisté sur cet exploit. D’ailleurs, si le président de la République a signé à la fin de l’année 2013 plusieurs promotions – dont celle d’un banquier d’affaires - au grade de Grand Croix dans l’Ordre de la Légion d’honneur, le Pr Carpentier n’était pas sur sa liste. François Hollande s’est contenté de vanter, dans ses vœux du 31 décembre, le premier cœur artificiel posé à l’Hôpital Georges Pompidou sur un patient de 75 ans. Il aurait pu souligner qu’Alain Carpentier est resté en France car il a pu mener à bien ses travaux grâce au concours d’ingénieurs d’EADS ( qui fabrique Airbus ) et grâce au soutien financier du regretté Jean-Luc Lagardère, un grand patron patriote . Que retenir encore de cette première mondiale, qui rappelle la première transplantation cardiaque réalisée, en 1968, par un autre Français, le Pr Christian Cabrol, ou le premier vol de Concorde ( 1969) ? L’alliance entre public et privé et entre médecine et industrie ; et la mobilisation d’une équipe autour d’un provincial, né à Toulouse où son père était ingénieur des Ponts, et devenu un grand médecin à la fois patient, acharné et désintéressé Oublier Dieudonné. Louer Carpentier Ce n’est pas le Pr Carpentier, pourtant, qui fait les gros titres, alors que nous sommes en tel manque d’espérance. Mais un « humoriste » quadragénaire, Dieudonné M’Bala M’Bala, qui, déjà condamné onze fois pour injures antisémites, entame une tournée explosive – que le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, ne parviendra pas à empêcher sans faire de lui une victime. Inquiétant parcours, et qui rappelle étrangement celui de « collabos » des années 40: fils d’une Bretonne et d’un Camerounais, né dans la banlieue parisienne, Dieudonné, qui est très doué, entame dans les années 1990 avec Elie Semoun, alors son copain, une carrière à succès. Il milite à gauche et se présente, à Dreux en 1997, contre le FN. Mais au fil des ans – déceptions professionnelles ? Influence d’antisémites fanatiques comme le révisionniste Faurisson ou l’iranien Ahmadinejad ? – il traverse l’échiquier au point de demander à Jean-Marie Le Pen d’être, en 2008, le parrain de sa fille. Désormais, sa vision du monde est terriblement simpliste : tout ce qu’il nous arrive de mal – la crise, les guerres, la misère, etc – relève d’un « complot des banquiers juifs »… dont les ancêtres auraient fait fortune dans le trafic d’esclaves ! Parfois, les attaques de Dieudonné sont directes (« Quand je l’entends, Patrick Cohen, je me dis : tu vois, les chambres à gaz… ») Parfois aussi, elles sont insidieuses et d’autant plus dangereuses, sur un public qui n’a pas forcément écouté les beaux discours de Christiane Taubira : celle-ci, qui se dit horrifiée par la dérive de ce « vil bouffon » n’a pas attendu en effet Dieudonné pour faire voter , du temps où elle était simple députée de la Guyane, une loi faisant de l’esclavage un « crime contre l’humanité ». Or, il y a de tout, parmi les adeptes du salut fasciste « la quenelle »lancé par Dieudonné : de vieux pétainistes, des intégristes religieux forcenés, mais aussi des jeunes incultes, trop faciles à embrigader sous l’étendard noir de la haine. A ceux-là, notre responsabilité n’est-elle pas d’apporter, envers et contre tout, une vision positive ? Regardons donc Alain Carpentier. CC

Biographie

21 Septembre 2010

Ma mère a fui notre ville du Havre sous les bombardements. Mon père, prisonnier dans un stalag allemand, s’évade et la rejoint à Lyon.


C’est  ainsi que je nais, le 31 octobre 1942, quelques jours avant l’arrivée, dans la capitale des Gaules, des troupes nazies.




Quand mes parents regagnent le Havre, la ville est entièrement démolie : les albums de photos familiaux montrent un paysage lunaire. Mais l’activité portuaire reprend, le centre ville est reconstruit par l’architecte Peyret. L’ensemble est plutôt laid ( même s’il sera, un demi-siècle plus tard, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité) Le vent d’Ouest s’engouffre dans les avenues trop larges et droites. Mais il y a la mer, les voiliers et les grands paquebots transatlantiques.




Chez les Dominicaines du Havre, puis en pension au collège Notre-Dame des Oiseaux (chez les religieuses que fréquentèrent aussi Martine Aubry et Ségolène Royal ) je rêve de découvrir le monde- et d’abord, la France.

Etudiante à Sciences Po, j’épouse à 19 ans un interne en médecine. Deux garçons naissent. Mère au foyer, je traduis des romans policiers pour la Série noire Gallimard et m’inscris à l’Ecole du Louvre, où la grande Égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt me transmet son amour de l’Egypte.
 
En 1970, j’entre à l’ Express sous la direction de Françoise Giroud. Je deviens gaulliste en effectuant une recherche sur les thèmes gaulliens à travers les discours du Général. Mon premier grand reportage «  Comment vit-on avec 1000 francs par mois ? » me mène des filatures du Nord aux vignobles du Languedoc et me fait découvrir la réalité sociale de notre pays.

1972 Claude Imbert et Jacques Duquesne quittent l’Express pour créer Le Point. Ils me proposent de les suivre. L’aventure me tente. Après avoir lancé Michèle Cotta et Catherine Nay dans le journalisme politique, Imbert me confie une chronique sur les « leaders » de l’économie. Découverte du monde des « grands patrons », jusque là très fermé à la presse. Attend-on de moi que je les séduise ? Je m’applique à les égratigner. Un jour, le Pdg fondateur de Danone, Antoine Riboud, ira jusqu’à me reprocher d’avoir fait baisser le cours de son action ! Mais le patron du Point me soutient. Il me soutiendra aussi lorsque, en réaction à mon premier édito (contre les publicitaires de Dim qui affichent sur tous les abribus une femme nue à quatre pattes),  Publicis menacera de retirer au Point son budget publicitaire…En plus de ces chroniques, Imbert me confie de grands reportages à travers la France : sur les hôpitaux, le monde rural, les handicapés, la vie ouvrière, l’immigration…puis, sur les Français au Brésil, les Français aux Etats-Unis… Par la suite, je publierai aussi – toujours au Point- de grands portraits-interviews d’artistes comme le chef d’orchestre Lorin Maazel, les peintres Leonor Fini, Vieira da Silva et Paul Delvaux.

1979-1985 Parallèlement, je réalise des portraits et des grandes enquêtes pour les revues Réalités, Connaissance des Arts, Vogue, Spectacle du Monde, Point de Vue et Reader’s Digest: reportage sur les monastères après le concile Vatican II, portraits du Pr de médecine Hubert Montagner, de l’artiste Jean-Pierre Reynaud, du couturier Yves Saint-Laurent, de l’écrivain Françoise Sagan.

1979 Sous la direction d’Eliane Victor, j’entame une collaboration avec le magazine Elle. Grands portraits et interviews de femmes – architecte comme Charlotte Perriand, responsable des musées nationaux comme Françoise Cachin, politique comme Marie-France Garaud ou Bernadette Chirac. Pour la première fois, en Corrèze où elle m’a invitée, Bernadette se « lâche » : elle me raconte comment elle a dit, deux mois plus tôt à son mari, à propos de ses conseillers Pierre Juillet et Marie-France Garaud : « Ces gens-là partiront. Ou bien c’est moi qui partirai ». Scandale dans le monde politique !

1981- 1995 Appelée par Louis Pauwels, j’entre au Figaro-Magazine.  A l’époque, le magazine est diabolisé pour ses prises de position droitières. Mais l’exploration du monde politique me tente. Or, dans ce journal qui vient de naître, je serai seule  pour faire des portraits d’hommes politiques : « Une journée avec… » François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, etc . Pauwels m’offre aussi de tenir une chronique hebdomadaire «  La semaine de Christine Clerc ». J’y relate mes rencontres avec des hommes politiques, des syndicalistes, des artistes, mais aussi une prof, des ouvrières ou une conductrice de bus. Je participe en outre, chaque dimanche, au Club de la Presse d’Europe 1 animé par Jean-Pierre Elkabbach. Là, j’interroge François Mitterrand sur la présence d’un clocher d’église sur ses affiches. Quelques semaines plus tard, le candidat socialiste me fait visiter sa chère basilique de Vézelay.

Avec Coluche, la rencontre( en 1987) est moins sympathique. Je viens l’interviewer dans son bureau d’Europe1. Il m’insulte «  ton sale journal bourgeois de m… », et me prend à la gorge en vociférant…jusqu’à ce que ses gardes du corps lui fassent lâcher prise. Je porte plainte. L’incident me vaut des milliers de témoignages de soutien, dont ceux de BHL, Yves Montand, Jacques Delors, etc. Coluche se tuera dans un accident de moto sans que j’aie pu découvrir son autre visage : celui du fondateur des Restos du cœur.

1982 Revenant sur les lieux de mes enquêtes à travers la France, revoyant, à quelques années de distance, les mêmes familles, je publie le récit d’un tour de France sous le titre «  Le Bonheur d’être Français » ( Grasset). Ce livre me vaut d’être le premier grand reporter qui ait exploré la France plutôt que l’Asie ou l’Afrique à recevoir le Prix Albert Londres.

1986 Patrice Duhamel m’engage à RMC pour interviewer, tous les matins à 7h45, au long de la première cohabitation Mitterrand-Chirac, une personnalité politique. Je prends goût au direct. Un matin, dans le studio de Marseille, Bernard Tapie lâche entre ses dents «  Ah, la salope… »

1995, Franz-Olivier Giesbert ayant pris la direction du Figaro, je le rejoins pour mener de grandes enquêtes sur des sujets de société : le renouveau religieux ( des bouddhistes aux musulmans ) La violence à l’école. L’immigration. La Corse. Un de mes articles me vaut, lors d’un séjour au dessus d’Ajaccio dans le village de Tolla, de retrouver ma voiture mitraillée.

1991-2006 Engagée par Philippe Labro à RTL , je remplace pendant ses vacances, dix semaines par an, l’éditorialiste maison ( Philippe Alexandre, puis Alain Duhamel) . Ma dernière chronique, datée du 26 mai 2006, porte sur les salaires et bonus extravagants de certains patrons du CAC 40. Ma conclusion «  Nous sommes en 1787 !». J’apprendrai par la presse que le successeur de Labro me remplace par Franz-Olivier Giesbert.

Cette année 2006 est pour moi une année de rupture : le Figaro ayant  été repris par le groupe Dassault, Nicolas Beytout succède à Franz-Olivier Giesbert à la direction de la rédaction. Les grands reportages, portraits et billets d’humeur que j’aimais faire sont supprimés. D’ailleurs, je ne suis plus en odeur de sainteté. Nicolas Sarkozy, si sympathique quand il était ministre et que je le suivais sur le terrain, n’a pas aimé que je l’interroge sur le nombre de voitures incendiées chaque année en France. Et puis, certains de  mes éditos publiés par Marianne ont déplu – en particulier, celui intitulé «  La fille de Tony et du Général »,  où je montrais comment Ségolène Royal s’était inspirée non seulement de François Mitterrand, mais de Charles de Gaulle…et du réformiste  britannique Tony Blair.

Et voilà que le quotidien Le Monde m’a classée, avec la chanteuse Diam’s, parmi «  les premiers soutiens éclectiques de Ségolène Royal » ! De fait, je suis séduite par Ségolène. Je trouve la campagne de Nicolas Sarkozy très brillante –  notamment grâce aux discours sur la France écrits par Henri Guaino  – mais il promet trop, il est trop exclusivement préoccupé de sa propre image. Je pressens qu’il nous décevra.
Quoi qu’il en soit, je préfère quitter Le Figaro pour retrouver ma liberté.

Après avoir participé à la Commission présidée par Blandine Kriégel sur « la violence et la pornographie à la télévision », après avoir enseigné pendant un an à la nouvelle école de journalisme de Sciences Po, je décide de me consacrer surtout à la rédaction de livres.

Cela ne m’empêche pas de continuer à tenir des chroniques régulières dans quelques journaux amis où je me sens libre, comme Le Télégramme de Brest ou j’officie depuis 25 ans chaque lundi, Midi Libre, où j’ai rendez-vous chaque dimanche avec mes lecteurs languedociens. Il m'arrive aussi de publier chroniques ou grands portraits dans Marianne, où j'ai commencé à travailler il y a une dizaine d'années à la demande de Jean-François Kahn et de Maurice Szafran.  En revanche, j'ai cessé, en janvier 2013, de collaborer à  Valeurs Actuelles et à Spectacle du Monde.  François d’Orcival et Guillaume Roquette, qui ne pensaient pas toujours la même chose que moi, respectaient ma liberté. Tout a changé avec l'arrivée , à la tête du groupe Valmonde, d'Yves de Kerdrel, qui a imposé un tournant idéologique radical " A droite toutes" ...

Ce changement me permet de consacrer un peu plus de temps au "Prix Aujourd'hui" dont j'étais jusqu'alors secrétaire générale. A la fin de 2013, les douze membres* du jury de ce prix prestigieux, créé il y a 52 ans pour couronner un ouvrage politique, historique, sociologique ou philosophique et désormais sponsorisé par le généreux mécène François Pinault, m'en ont en effet élue présidente , à la suite de Jacques Julliard.

* Christophe Barbier, Raphaëlle Bacqué, Albert Du Roy, Jean Boissonnat, Alain Duhamel, Franz-Olivier Giesbert, Claude Imbert, Jacques Julliard, Laurent Joffrin, Catherine Nay, Alain-Gérard Slama, Philippe Tesson - auxquels vont se joindre , en 2014, Bruno Frappat et Apolline de Malherbe.



Et n’oublions pas les livres, où je trouve un si grand espace de liberté !

J’en ai publié une vingtaine :
Le Bonheur d’être Français , Grasset, 1982 ( Prix Albert-Londres)
Dimanche 16 mars, 20h, Belfond, 1985
L’Arpeggione ( roman), Flammarion, 1987
Chronique d’un septennat, Stock, 1988
La guerre de Mitterrand – la dernière illusion ( avec Josette Alia) Olivier Orban, 1991
Les Amants de Maastricht, Robert Laffont, 1992
Rendez-Vous politiques, l’Archipel, 1993
Jacques, Edouard, Charles, Philippe et les autres, Albin Michel, 1994
Cent jours à l’Hôpital, Plon, 1994
Journal intime de Jacques Chirac, Albin Michel tome 1, 1995
Tome 2, 1996, tome 3, 1997, tome 4, 1998
Bérénice ( roman) Grasset, 2000
Les de Gaulle, une famille française, Nil, 2000
Lettre à un petit garçon, Plon, 2002
Le Bonheur d’être Français ( 2) Plon, 2004
Tigres et Tigresses, Plon, 2006
De Gaulle-Malraux – Une histoire d’amour, Nil, 2008
Carnets intimes de Nicolas Sarkozy Nil, 2009
Le Pape, la femme et l’éléphant, Flammarion, 2011
Les Conquérantes, Nil Editions, 2013
50 couples d'exception ( avec Blanche de Richemont) Les Editions du Palais, 2013