« Est-ce qu’il y a de la grandeur d’âme à se laisser plumer ? » Pour avoir ouvert sa maison de Genève à France 3 et révélé qu’être résident suisse lui faisait économiser 3 millions d’euros par an, Paul Dubrule, co- fondateur du groupe Accor ( Numéro Un mondial de l’hôtellerie avec 4000 Ibis, Etap, Mercure, Novotel et Sofitel) a déclenché une formidable polémique. Jean-Luc Mélenchon s’est emparé de son cas pour exiger que l’Etat fasse payer aux exilés fiscaux un impôt spécial, Nicolas Sarkozy a repris la proposition, raillée par le socialiste Jérôme Cahuzac … Blessé, Dubrule donne d’autres explications à son départ, du temps de Chirac : battu à sa mairie de Fontainebleau par un FN, mis en retrait de la direction d’Accor par la nouvelle génération, il a voulu changer de vie. A 78 ans, jeune marié, il fait à vélo le trajet de Genève à Lourmarin ( Lubéron), où il possède un domaine viticole. Et il lance deux « concepts hôteliers révolutionnaires ». Prochaines ouvertures à Nantes et Grenoble. « Vous pouvez vous servir de moi dans vos meetings, écrivait-il à Mélenchon à la veille du premier tour. Mais vous abusez ceux qui vous font confiance. Moi, j’ai la fierté d’avoir permis à 160 000 cadres et employés de trouver un métier. » Sarkozy réélu, serait-il pourtant revenu pour de bon ?
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