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  <title>christineclerc</title>
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  <dc:date>2013-06-19T00:30:45+02:00</dc:date>
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   <title>Hollande, Sarkozy. Concours d'ambiguïté</title>
   <pubDate>Mon, 10 Jun 2013 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Clerc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Télégramme de Brest]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'ambiguïté n'a pas de parti. Elle est pratiquée tant par François Hollande, qui ménage la chèvre et le chou, que par Nicolas Sarkozy, qui souffle le chaud et le froid quant à son possible retour     <div>
      La formule du Cardinal de Retz est célèbre « On ne sort de l’ambiguité qu’à ses dépens. » Convaincre François Mitterrand « le Florentin » d’en sortir, pour choisir l’ancrage dans la zone monétaire européenne, aura été, rappelleront les discours d’hommage demain à Paris aux Invalides et jeudi à Lille, « l’honneur de Pierre Mauroy ». Puisse François Hollande, qui doit se pencher cette semaine sur la réforme du système de retraite, le méditer. A force de vanter le plan Gallois pour l’attractivité de la France tout en augmentant les charges des entreprises, à force de ménager à la fois le Front de gauche, le courant social-démocrate auquel il appartint (comme Jacques Delors, Michel Rocard et Pierre Mauroy) et les Verts, à force de vouloir se garder les mains libres, comme il le faisait, Premier secrétaire du PS à la manoeuvre entre les courants, le président de la République accroît l’anxiété. <br />  Adieu de Gaulle <br />  Mais que dire de Nicolas Sarkozy, qui ne manque pas une occasion de se rappeler à notre souvenir ? Tantôt l’ancien Président laisse affirmer – par sa femme Carla , dans le quotidien espagnol El Pais- qu’il ne « reviendra pas » en politique, tantôt il fait dire par ses amis qu’il se prépare et même, par son conseiller de l’ombre Patrick Buisson, dans Le Monde du week-end, qu’il « s’imposera comme l’unique recours ». Tantôt, il laisse ce dernier expliquer que sa campagne présidentielle « droitière », n’a « pas été un échec mais une défaite fondatrice » comme l’aurait prouvé la formidable mobilisation des manif anti mariage pour tous, récupérées par Jean-François Copé, tantôt au contraire il encourage une autre droite, plus centriste ou « gaulliste de gauche », incarnée par son ex porte parole Nathalie Kosciusko –Morizet, candidate contestée à la Mairie de Paris, à qui il souhaite le 14 mai l’anniversaire de ses 40 ans avant de se faire photographier avec elle au Parc des Princes à l’occasion du match PSG- Brest… <br />  Adieu Mendès <br />  Jouer ainsi des rivalités, « cliver, cliver », attiser les ressentiments, est-ce une attitude responsable alors que monte, partout en Europe une violence qui a tué Clément Méric? En période de crise ( mais quelle époque de l’histoire de France ne l’a-t-elle pas été ? ) on attend un discours à la Pierre Mendès-France « Gouverner, c’est choisir », disait en 1953 celui qui allait l’année suivante, comme président du Conseil d’une IVème République ruinée, mettre fin à la guerre en Indochine et entamer un plan de redressement visant à « transférer l’effort de l’improductif au productif ». « Seule une action cohérente dans toutes ses parties peut tirer le pays des difficultés où il se débat ». <br />   <br />   <br />   <br />  
     </div>
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   <title>Aimer la France, aimer les Français</title>
   <pubDate>Sun, 09 Jun 2013 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Clerc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Midi Libre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pierre Mauroy, Clément Méric. Une nation demeure un vouloir vivre ensemble     <div>
      Il parlait comme personne des révolutions. Je me souviens d’un soir de meeting, à Toulouse : François Mitterrand en retard, comme d’habitude, Pierre Mauroy fit revivre l’épopée de 1789, celle de 1848 et celle de la Commune. C’était du Victor Hugo. On pleurait, on applaudissait . Mais il n’y avait pas de haine. C’était notre histoire commune que nous contait le fils d’instituteur qui dut, une fois Premier ministre, annoncer trois dévaluations du Franc et surtout, en dépit des promesses du Président socialiste, la fermeture de mines et d’aciéries dans le Nord et en Lorraine… <br />  Il parlait des « gens du château », qui pour lui n’étaient pas tous de droite : il me confia un jour que, la première fois qu’il était allé dîner rue de Bièvre chez Mitterrand, il avait eu « l’impression d’être reçu au château »…Mais le « Ch’ti » Pierre Mauroy savait aussi parler de bonheur et de fierté collective. Son patient combat pour creuser le tunnel sous la Manche et faire de Lille un nœud de TGV afin relier la capitale du Nord à toutes les capitales d’Europe n’était pas qu’un projet économique : il mobilisa tous les habitants de la région pour sortir de la sinistrose et retrouver un avenir commun. <br />  Sous son gouvernement, la « ligne de crête » de 2 millions de chômeurs fut dépassée. Mais si la mort de Mauroy suscite aujourd’hui une telle émotion, c’est parce qu’il sut s’élever au dessus des partis et des classes sociales pour promouvoir un projet de fierté collective. <br />  Qui le fait aujourd’hui ? La droite fracturée, obnubilée par la question du retour d’un « sauveur » nommé Sarkozy, qui s’emploie à diviser pour régner ? La gauche à hue et à dia, dont le conducteur d’attelage, François Hollande, craint de « sortir de l’ambiguité à ses dépens » ? L’extrême gauche et l’extrême droite, qui ne nous parlent que d’un monde noir et qui le deviendrait encore plus sous leur dictature ? <br />  Ce n’est pas seulement à cause de la crise et du retour des idées « fascistes » et « bolcheviques »des années 1930/1940 que l’étudiant au visage d’ange Clément Méric est mort, frappé par des petites brutes qui osent prétendre aimer la France alors qu’ils trahissent ses valeurs universelles et défigurent son visage. Pas seulement non plus parce que la jeunesse a besoin d’engagements forts – ce qui explique d’inexplicables conversions à l’Islam radical - et que le sport n’est pas un exutoire suffisant. <br />  Mais il ne suffira pas de rappeler le projet avorté de service humanitaire , de montrer du doigt Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen dont les discours ont été parfois des appels à la haine, ni de scander « Halte au fascisme !», en se réclamant, comme Manuel Valls et Anne Hidalgo, d’origines espagnoles anti-franquistes ou, comme Nathalie-Kosciuskio-Morizet, d’un grand-père Résistant, pour s’exonérer de toute responsabilité. <br />  Qui en porte le plus, dans le psychodrame du « mariage pour tous » qui a fait surgir la violence dans la rue ? François Hollande, pour avoir sous-estimé la sensibilité d’un vieux peuple catholique ? Les organisateurs des « manif pour tous », pour avoir instrumentalisé un « peuple de droite » jusque là attaché à l’ordre ? Il est urgent d’appeler à l’apaisement des deux côtés. Urgent aussi de mettre en place la « République irréprochable » promise par Hollande au lieu d’ attribuer des salaires faramineux et de luxueux bureaux aux dirigeants de la nouvelle Banque Publique d’Investissement qui doit financer les PME. Urgent enfin que nos chefs politiques, au lieu de continuer à « cliver, cliver, cliver », recherchent ce qui peut unir les Français et les amener à se dépasser. Nous le devons à la mémoire de Clément Méric. Et de Pierre Mauroy. <br />  
     </div>
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   <title>Une nostalgie de fraternité</title>
   <pubDate>Sat, 08 Jun 2013 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Clerc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Télégramme de Brest]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La disparition de Pierre Mauroy touche beaucoup de Français. Il avait su mettre la fraternité au dessus de la lutte des classes.     <div>
      Est-ce parce que nous enjolivons toujours un passé, qui fut notre jeunesse, que la disparition de Pierre Mauroy nous touche tant ? Pourtant, ses trois années de gouvernement ne furent pas des années « glorieuses » de croissance : avant de devoir démissionner, le 17 juillet 1984, lorsque François Mitterrand eut annoncé le retrait d’un projet de loi sur l’école privée qui avait fait descendre dans la rue des centaines de milliers d’opposants, le premier Premier ministre socialiste de la Vème République avait dû se résoudre à de douloureux reniements : trois dévaluations du Franc, la « ligne de crête » des 2 millions de chômeurs franchie et surtout, en dépit des promesses du candidat Mitterrand, la fermeture de houillères et d’aciéries en Lorraine et dans sa région natale du Nord. Un après-midi d’avril 1984, 30 000 mineurs et métallos en colère avaient déferlé sur la capitale en criant « Trahison ! » <br />  Une douleur pour le petit fils de bûcheron et fils d’instituteur devenu « prof » du technique et monté à Paris comme permanent des jeunesses socialistes. Mais aussi une noblesse : on lui rendra grâces, à lui l’ « ouvrier » raillé par les Enarques et les snobs parisiens, lui qui avait eu l’impression, me confiait-il, d’être reçu « chez les gens du château » la première fois qu’il était allé dîner chez Mitterrand rue de Bièvre, d’avoir, courageusement, porté sur ses épaules le poids de la crise et d’avoir incité le Président socialiste à entamer les efforts nécessaires pour préparer l’entrée de la France dans l’Euro. <br />  Mais si l’homme Mauroy est entré dans le cœur des Français avec sa stature massive, sa voix de tribun capable de conter pendant des heures l’épopée de 1789 et de 1848, et ses mains fines s’envolant comme des oiseaux quand il chantait son amour des usines et des trains, c’est aussi parce qu’il a su proposer aux Ch’tis, « ces Gaulois, disait-il, qui ont vu le ciel leur tomber sur la tête » un projet qui les mobilise et les rende fiers : relier Lille, leur capitale, à toutes les capitales d’Europe du Nord par un réseau de TGV et en faire une grande métropole culturelle. C’est enfin parce ce « villageois » qui aimait évoquer les souvenirs de son enfance en Avesnois où, le dimanche, les hommes faisaient la tournée des estaminets en chemise bleue et cravate rouge, avait mis au dessus de la lutte des classes la fidélité et la fraternité. <br />   <br />  
     </div>
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   <title>Le temps des conquérantes</title>
   <pubDate>Sun, 02 Jun 2013 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Clerc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Midi Libre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nathalie Kosciusko-Morizet, mère de deux petits garçons de 7 et 3 ans     <div>
      Elles pourraient toutes, comme Ségolène Royal, clamer « Je suis une maman ». De sa voiture avec chauffeur de Première adjointe au maire de Paris, la candidate socialiste Anne Hidalgo, téléphone le soir à son petit dernier de 11 ans pour relire avec lui ses devoirs. Son adversaire Nathalie Kosciusko-Morizet qui devrait être désignée demain par la primaire UMP (si les contestations s’apaisent) pense, en arpentant les marchés, à acheter des légumes verts pour ses petits garçons de 7 et 3 ans, mais se réjouit que sa belle-mère les emmène pour de longues vacances dans la maison familiale de Normandie. Marine Le Pen, mère de trois ados, « culpabilise à mort » d’être si souvent loin du hameau familial de Saint Cloud, où sa mère, Pierrette, assure une permanence. La présidente du FN revient donc de voyage avec plein de cadeaux. Cécile Duflot s’organise avec sa mère, enseignante ainsi qu’avec son ex et son actuel compagnons, pour veiller sur ses 4 enfants. Najat Vallaud Belkacem échange des textos toute la semaine avec son mari et sa nounou pour avoir des nouvelles de ses jumeaux en attendant de les retrouver à Lyon pour le week-end…quand elle n’est pas à un mariage à Montpellier. Quant à Rachida Dati, qui a défrayé la chronique avec un roman feuilleton sur le papa de sa petite Zohra( aujourd’hui publié sous forme d’une bande dessinée « Au nom des pères », que l’ancienne Ministre de la Justice sarkozyste n’a pas réussi à faire interdire ), elle cherche à créer une connivence avec les journalistes féminines en parlant de la bronchiolite de sa fillette de 4 ans. <br />  Mais les nouvelles conquérantes, qui donnent à penser que les Français sont peut-être mûrs pour avoir, douze ans après Edith Cresson, une femme Premier ministre de taille à tenir tête à la Chancelière d’Allemagne Angela Merkel ( bien partie pour être réélue en septembre ), ont décidé de brûler les étapes. Elles n’ont pas attendu que les enfants soient grands, comme avant elles Simone Veil, ministre à 47 ans, Hélène Mandroux, première adjointe à la mairie de Montpellier à 51 ans, ou Eva Joly, candidate Europe Ecologie les Verts à 69 ans. Elles ne s’effacent plus humblement derrière les hommes, comme l’ont fait pendant des décennies les milliers de conseillères municipales qui ne sont jamais devenues maires. Elles ne craignent même pas de sacrifier leur vie de famille comme le craignait Simone Veil, l’icône de la libération de la femme depuis le vote, en 1974, de la libéralisation de l’avortement –elle qui aurait pu, si elle l’avait voulu, entrer à Matignon voire à l’Elysée. Elles ne se croient même plus obligées de faire oublier leur féminité en arborant un costume masculin – tailleur noir ou gris, juste agrémenté d’une écharpe de couleur, comme Martine Aubry ou Michèle Alliot-Marie. A elles les jeans moulants et chemisiers de soie légers, les bottes de cuir et les escarpins à talons aiguille ! <br />  La séduction est une de leurs armes. Elles sont décidées à s’en servir, comme des autres : le courage, le sens des réalités, mais aussi le mensonge, la mauvaise foi, la ruse, la cruauté... NKM se fait remarquer en 2008 comme simple Secrétaire d’Etat à l’Environnement, en pointant le « concours de lâcheté » de son ministre et de son chef de parti. Anne Hidalgo est si réputée, parmi les élus parisiens de son propre camp, pour sa dureté, que son « parrain » Bertrand Delanoë, s’efforce de redresser cette image en vantant, dans tous ses discours, sa « douceur »…Attention ! Le duel sera sanglant. Les hommes qui ont eu affaire à elles le savent : ces combattantes sont sans merci. Plus tard seulement, bien plus tard, une fois au pouvoir, elles entreront à leur tour dans le rôle protecteur de « la mamma ». <br />  
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   <title>La manif et après ?</title>
   <pubDate>Mon, 27 May 2013 00:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Clerc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Télégramme de Brest]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   La manif pour tous a vécu hier ses dernières heures . A l'instar d'une majorité de Français, de nombreuses personnalités de droite souhaitent passer à autre chose. Une transition qui ne se fera toutefois pas sans un grand "inventaire".     <div>
      « Un canard sans tête ». C’est un député UMP, Lionel Luca, qui décrivait ainsi la droite au matin de cette cinquième grande « manif pour tous », pour la première fois sans Frigide Barjot. L’un des chefs de file de la « Droite Populaire », Luca, réélu au premier tour dans sa circonscription des Alpes Maritimes, annonçait avec lucidité il y a quinze mois « Sarkozy sera battu : il a trop bousculé nos valeurs en prônant la réussite par l’argent ». Ses deux « tweets » sont à méditer. 84% des Français, selon un sondage BVA Parisien Dimanche, sont lassés de « Frigide » et de ses décolletés roses. Mais, avant de s’effacer, menacée par les « ultras », l’éphémère égérie aura été le révélateur de l’absence de « leadership » à droite. <br />  Péril ultra <br />  Place, donc, aux groupuscules d’extrème droite, hier encore inconnus, et qui font aujourd’hui la Une avec leurs provocations et leur idéologie « maurassienne » ou « pétainiste » des années 1930 : Le Printemps français, Civitas, Le Renouveau français ou le Bloc identitaire qui a infligé, hier, un camouflet au ministre de l’Intérieur Manuel Valls en déployant, au siège du PS, une banderole « Hollande , démission ! » <br />  Place aussi, malgré tout, aux grands partis, qui espèrent encore que le train pris en marche les conduira à des victoires aux municipales de 2014. Mais les manifs creusent leurs divisions : au FN, Gilbert Collard et Marion Le Pen défilent, Marine le Pen s’abstient, comme son bras droit Florian Philippot. A l’UMP, François Fillon, Alain Juppé, et la candidate parisienne Nathalie Kosciusko-Morizet, secourue par Bernadette Chirac, appellent au calme, tandis que Jean-François Copé joue le chef de guerre, devant Henri Guaino et les jeunes disciples de Patrick Buisson, l’inspirateur de la campagne « droitière » de Sarkozy. Mais après ? <br />  Civilisation chrétienne <br />  Interrogés par l’Ifop pour le JDD, 69% des Français pensent que l’UMP n’abrogera pas la loi. Et 72% souhaitent que les manifestations cessent : qu’on en revienne à l’essentiel ! Il s’agit certes de l’emploi. Mais la puissance des manifs révèle qu’il s’agit aussi des valeurs que notre République a puisées dans notre civilisation chrétienne. Celles-ci ne se limitent pas au mariage. Et l’héritage combattu de mai 68 ne se limite pas à la libéralisation sexuelle. Ce qui est en cause, c’est un modèle individualiste, où l’individu n’est pas appelé au dépassement de soi pour une cause commune, mais à la réussite « sans complexes » par l’argent. Or ce modèle-là était celui des discours de Nicolas Sarkozy. C’est encore celui de Jean-François Copé, embarqué par calcul davantage que par conviction dans la croisade de la droite catho. Un grand « inventaire » reste à faire. <br />  
     </div>
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   <link>http://www.wmaker.net/christine-clerc/La-manif-et-apres_a703.html</link>
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