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Climat : scénario catastrophe de plus en plus probable




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Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), réuni cette semaine à Paris, vient de publier son rapport. A l’issue de ses réunions, il dresse un constat alarmiste sur les conséquences probables du réchauffement climatique, chiffres à l’appui.

Le niveau des mers pourrait ainsi s'élever de 18 à 59 cm d'ici 2100, estimation qui ne tient pourtant pas compte d’une possible fonte accélérée des glaces aux pôles Nord et Sud. Le GIEC souligne par ailleurs que l’on "ne peut exclure des valeurs plus élevées" du fait de la connaissance imparfaite du processus de fonte des plaques de glace dans l’Antarctique et au Groenland, ce malgré une meilleure compréhension des mécanismes d'expansion de l'eau sous l'effet du réchauffement.

Le GIEC prédit ainsi des pluies diluviennes, des sécheresses, des vagues de chaleur et une lente montée du niveau des mers d’ici la fin du siècle. Le risque de voir les glaciers de l'Arctique disparaître en été et les courants du Gulf Stream ralentir d'ici 2100 deviendrait donc majeur. Le rapport prédit aussi une augmentation probable des températures de 1,8 à 4 degrés centigrades au XXIe siècle, avec une fourchette plus large oscillant entre 1,1 et 6,4 degrés. 200 à 700 millions de Terriens pourraient ainsi souffrir de pénuries alimentaires d'ici 2080 du fait du changement climatique. Les pénuries d'eau pourraient frapper entre 1,1 et 3,2 milliards d'êtres humains.

Certains diplomates de l'Onu espèrent donc que ce rapport du GIEC permettra de relancer les discussions engagées dans le cadre du Protocole de Kyoto sur l'extension de la lutte contre le réchauffement climatique. Selon Camilla Toulmin, interviewée par l’agence Reuters, et qui dirige l'Institut international pour l'Environnement et le Développement de Londres, « Le temps est désormais compté pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ».

Rédigé le Vendredi 2 Février 2007