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Tous les matins du monde naissent et meurent en Corse
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Si tu crois… Dimanche 20 Avril 2008
Un poème de Pierre Guibert
Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme,
Si tu crois à la puissance d’une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes
Est plus important que ce qui les divise,
Si tu crois qu’être différent est une richesse et non un danger,
Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour
Si tu sais préférer l’espérance au soupçon,
Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas
Si le regard d’un enfant parvient à désarmer ton cœur
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin
Si pour toi l’étranger est un frère qui t’est proposé
Si tu sais donner ton temps
Si tu sais accepter qu’on te rende service,
Si tu partages ton pain en y joignant ton cœur
Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu sais accepter la critique sans la renvoyer
Si pour toi l’autre est d’abord un frère,
Si la colère est pour toi faiblesse plus que force
Si tu préfères être lésé plutôt que de faire tort
Si tu crois que l’amour est la seule force de dissuasion
Si tu crois que la paix est possible,
Alors la paix viendra !
Si tu crois à la puissance d’une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes
Est plus important que ce qui les divise,
Si tu crois qu’être différent est une richesse et non un danger,
Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour
Si tu sais préférer l’espérance au soupçon,
Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas
Si le regard d’un enfant parvient à désarmer ton cœur
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin
Si pour toi l’étranger est un frère qui t’est proposé
Si tu sais donner ton temps
Si tu sais accepter qu’on te rende service,
Si tu partages ton pain en y joignant ton cœur
Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu sais accepter la critique sans la renvoyer
Si pour toi l’autre est d’abord un frère,
Si la colère est pour toi faiblesse plus que force
Si tu préfères être lésé plutôt que de faire tort
Si tu crois que l’amour est la seule force de dissuasion
Si tu crois que la paix est possible,
Alors la paix viendra !
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Une journaliste tibétaine a été arrêtée et a disparu Jeudi 17 Avril 2008
Combien de crimes, de disparitions, d'horreurs faudra-t-il que les officiels chinois commettent pour que le monde dise "assez". Non seulement les sportifs français n'auront pas le droit de porter un badge sur lequel était inscrit l'un des vœux du comité olympique, mais chaque jour apporte son lot de témoignagnes quant la répression qui sévit dans tout le pays.
Les dissidents expliquent eux-mêmes que le fait d'avoir accordé à la Chine le droit d'organiser les Jeux n'a fait qu'aggraver la répression. Aujourd'hui, c'est une campagne semi officielle de boycott contre la France qui est lancée en Chine avec à la clef l'applatissement de nos patrons comme le démontre la lamentable déclaration de M. Pinaud à l'annonce du boycott de Carrefour.
Le 19 avril 1943 commençait en Pologne l'héroïque soulèvement du ghetto de Varsovie. Alors oui je sais, on en revient toujours à ce point. Oui car il est le sommet de l'horreur humaine. Que faudra-t-il dévoiler de la répression chinoise pour que les gouvernants de l'ONU dise enfin "assez"?
Un article du Nouvel Obs signé Ursula Gauthier.
Jamyang Kyi a été arrêtée le 1er avril et a disparu depuis le 7 avril, d'après son mari Lhamo Kyab, lui-même un intellectuel tibétain de renom. On ne sait pas quelles charges sont retenues contre elle, et on ignore son lieu et ses conditions de détention ; il y a toutefois de fortes raisons de craindre qu'elle soit torturée.
Présentatrice à Qinghai Télévision depuis vingt ans, Jamyang Kyi est aussi une chanteuse populaire au Tibet depuis la sortie de son premier album en 1997, "Message du coeur". Elle a deux filles : l'aînée, 17 ans, est scolarisée à Pékin et la cadette, 5 ans, vit à Xining (Qinghai).
Née en 1965 en Amdo, province traditionnelle du nord-est tibétain maintenant incorporée à la province chinoise du Qinghai, Jamyang Kyi est issue d'une famille rurale de la préfecture autonome tibétaine de Tsolho (chinois : Hainan). Elle n'avait encore jamais eu maille à partir avec la police. Mais, d'après Radio Free Asia, les services de sécurité chinois ont interrogé ces dernières semaines des Tibétains qui se sont déjà rendus à l'étranger. Or, Jamyang Kyi avait été invitée en mars 2006 à New York, où elle avait chanté dans le cadre de concerts de musique tibétaine, en compagnie de chanteurs tibétains exilés, motif qui peut avoir contribué à son arrestation.
Une des premières bloggeuses de langue tibétaine
Outre ses activités de chanteuse (elle a enregistré plusieurs albums et DVD depuis le début des années 1990, dont "Karma" et "Amant lointain"), elle avait entrepris depuis 2005 de composer de courts essais sur le sort des femmes tibétaines, issus de son expérience de journaliste et de son histoire personnelle. Plusieurs de ses textes ont été publiés dans "Les Nouvelles du Qinghai" en tibétain, occasionnant de nombreux coups de fil et de lettres à la rédaction du journal. En effet, elle abordait dans ses écrits des problématiques controversées : les mariages forcés, les unions inter-ethniques, notamment entre Tibétaines et musulmans, l'éducation des enfants tibétains dans les villes chinoises, mais aussi le sort de femmes en général. Sa découverte des Etats-Unis lui avait inspiré plusieurs textes sur la protection de la culture et sur l'égalité entre hommes et femmes, textes publiés ensuite sur son blog. C'est une des premières blogueuses de langue tibétaine. Récemment, ses écrits ont été rassemblés dans un livre en tibétain qui devait paraître l'an dernier aux Editions des nationalités du Gansu, "Heurs et malheurs des femmes – Neige et pluie mêlées" et qui regroupe une quarantaine de courts textes qui, tous, abordent les deux thèmes qui lui tiennent le plus à cœur : le sort des femmes (elle a lu "Le Deuxième Sexe" dans sa traduction chinoise) et la préservation de la culture tibétaine.
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Vendredi 13 avril 2029 Apophis… Mercredi 16 Avril 2008
Quand la Nasa se trompe de quelques zéros! A partir d’observations télescopiques à l’Institut d’astrophysique de Potsdam (AIP), près de Berlin, le lycéen Nico Marquardt a calculé une probabilité de 1 sur 450 qu’un astéroïde baptisé Apophis entre en collision avec la Terre, rapporte le quotidien régional Potsdamer Neuerster Nachrichten.
La Nasa, avait estimé à 1 sur 45.000 la probabilité d’un tel impact, mais elle n’avait pas pris en compte le danger de collision d’Apophis avec l’un ou plusieurs des 40.000 satellites lors du passage près de la planète Terre le 13 avril 2029.
Nico Marquardt avait fait connaître sa découverte dans le cadre d’un concours régional qu’il avait remporté grâce à son travail intitulé «L’astéroïde meurtrier Apophis».
En 2004, la précision des calculs indiquait qu'Apophis se situerait en 2029 au plus près de la Terre à 4 fois la distance Terre-Lune. Des observations et des calculs ultérieurs ont permis d'affiner la prévision.
En revanche, si le 13 avril 2029 il passe dans une zone de l'espace baptisée « le trou de la serrure » et large de 600 m, à son prochain passage en 2036, il risque de percuter la Terre.
Actuellement, le risque de collision est programmé pour le 13 avril 2036. Selon les experts du programme NEO du JPL, il est de 1 chance sur 12 000 et le risque d'impact de 0 au maximum sur l'échelle de Turin, autrement dit sans conséquence.
Au pire, le risque d'impact est de 1 au maximum sur l'échelle de Turin, et donc avec les conséquences locales décrites ci-dessus.
Ces données seront affinées dans les années à venir car elles sont toujours incertaines du fait que l'orbite d'Apophis comme celle de tous les autres corps, est sensible aux conditions initiales qui ressortent des lois du chaos et affectée par les perturbations gravitationnelles engendrées par les autres corps du système solaire et les effets thermiques.
Le 16 avril 2008, une annonce de presse sensasionnaliste a annoncé qu'un Allemand de 13 ans a réussi a démontrer dans le cadre d'un concours, que si l'astéroïde venait à entrer en collision avec l'un des nombreux satellites artificiels entourant la Terre lors de son premier passage, la probabilité de collision ne serait plus que de 1 sur 450 en 2036 2. Selon un porte-parole de L'ESA, ces calculs sont faux et ceux de la NASA corrects.
Nous verrons bien mais l'histoire du vendredi 13 va faire couler de l'encre.
En revanche, si le 13 avril 2029 il passe dans une zone de l'espace baptisée « le trou de la serrure » et large de 600 m, à son prochain passage en 2036, il risque de percuter la Terre.
Actuellement, le risque de collision est programmé pour le 13 avril 2036. Selon les experts du programme NEO du JPL, il est de 1 chance sur 12 000 et le risque d'impact de 0 au maximum sur l'échelle de Turin, autrement dit sans conséquence.
Au pire, le risque d'impact est de 1 au maximum sur l'échelle de Turin, et donc avec les conséquences locales décrites ci-dessus.
Ces données seront affinées dans les années à venir car elles sont toujours incertaines du fait que l'orbite d'Apophis comme celle de tous les autres corps, est sensible aux conditions initiales qui ressortent des lois du chaos et affectée par les perturbations gravitationnelles engendrées par les autres corps du système solaire et les effets thermiques.
Le 16 avril 2008, une annonce de presse sensasionnaliste a annoncé qu'un Allemand de 13 ans a réussi a démontrer dans le cadre d'un concours, que si l'astéroïde venait à entrer en collision avec l'un des nombreux satellites artificiels entourant la Terre lors de son premier passage, la probabilité de collision ne serait plus que de 1 sur 450 en 2036 2. Selon un porte-parole de L'ESA, ces calculs sont faux et ceux de la NASA corrects.
Nous verrons bien mais l'histoire du vendredi 13 va faire couler de l'encre.
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Carla Del Ponte accuse des dirigeants kosovars d'être impliqués dans un trafic d'organes Dimanche 13 Avril 2008
Un article paru dans le Monde.
s leaders des Albanais du Kosovo, dont l'actuel premier ministre Hashim Thaci, auraient trempé dans un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers serbes, affirme, dans un nouveau livre, Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).
Dans "La chasse, moi et les criminels de guerre" ("La Caccia"), un ouvrage écrit en collaboration avec un journaliste du New York Times et publié en Italie, Mme Del Ponte explique que M. Thaci et Agim Ceku, premier ministre jusqu'en janvier 2008, les principaux dirigeants de l'UCK, l'Armée de libération du Kosovo qui a lutté contre le régime serbe de Slobodan Milosevic "étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes".
"DES TRACES DE SANG, UNE SERINGUE, DES FLACONS VIDES"
Selon la juriste, qui a dirigé le TPIY pendant huit ans avant de devenir ambassadrice pour la Suisse en Argentine, près de 300 prisonniers, Serbes mais aussi d'autres nationalités slaves, ont été transportés au courant de l'été 1999 depuis le Kosovo jusqu'en Albanie où ils étaient enfermés dans une prison et où des chirurgiens prélevaient leurs organes.
"Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient. Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes", écrit-elle, sans donner de sources précises mais en évoquant la Mission de l'ONU au Kosovo (Minuk) et des "journalistes fiables".
Elle rappelle que des enquêteurs du TPIY s'étaient rendus sur les lieux où se seraient déroulés ces crimes en 2003 et avaient trouvé "des traces de sang (...) une seringue, des flacons vides de médicaments dont un utilisé lors d'interventions chirurgicales". "Comme preuves, c'est malheureusement insuffisant", conclut-elle cependant. Le ministère des affaires étrangères suisse, qui a jugé la publication du livre inopportune, a demandé à Carla Del Ponte de revenir rapidement à Buenos Aires et de ne pas participer à une opération de promotion de l'ouvrage en Italie.
Dans "La chasse, moi et les criminels de guerre" ("La Caccia"), un ouvrage écrit en collaboration avec un journaliste du New York Times et publié en Italie, Mme Del Ponte explique que M. Thaci et Agim Ceku, premier ministre jusqu'en janvier 2008, les principaux dirigeants de l'UCK, l'Armée de libération du Kosovo qui a lutté contre le régime serbe de Slobodan Milosevic "étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes".
"DES TRACES DE SANG, UNE SERINGUE, DES FLACONS VIDES"
Selon la juriste, qui a dirigé le TPIY pendant huit ans avant de devenir ambassadrice pour la Suisse en Argentine, près de 300 prisonniers, Serbes mais aussi d'autres nationalités slaves, ont été transportés au courant de l'été 1999 depuis le Kosovo jusqu'en Albanie où ils étaient enfermés dans une prison et où des chirurgiens prélevaient leurs organes.
"Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l'aéroport de Tirana vers des cliniques à l'étranger pour être implantés sur des patients qui payaient. Les victimes privées d'un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu'au moment où elles étaient tuées pour d'autres organes", écrit-elle, sans donner de sources précises mais en évoquant la Mission de l'ONU au Kosovo (Minuk) et des "journalistes fiables".
Elle rappelle que des enquêteurs du TPIY s'étaient rendus sur les lieux où se seraient déroulés ces crimes en 2003 et avaient trouvé "des traces de sang (...) une seringue, des flacons vides de médicaments dont un utilisé lors d'interventions chirurgicales". "Comme preuves, c'est malheureusement insuffisant", conclut-elle cependant. Le ministère des affaires étrangères suisse, qui a jugé la publication du livre inopportune, a demandé à Carla Del Ponte de revenir rapidement à Buenos Aires et de ne pas participer à une opération de promotion de l'ouvrage en Italie.
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M. Soros : 'Nous n'avons pas touché le fond' Jeudi 10 Avril 2008
La crise des subprimes, du nom de ces crédits immobiliers américains à risques, inquiète tant qu'elle a fait sortir de sa retraite le milliardaire américain George Soros (77 ans). L'ancien gérant, qui a fait fortune en misant en 1992 sur la sortie de la livre du système monétaire européen, a livré, mercredi 9 avril, son analyse de la crise. Et M. Soros n'est pas rassurant. Or, selon moi, M. Soros est l'un des acteurs-observateurs les plus attentifs du marché mondial.
Alors que le Fonds monétaire international (FMI) a jeté un froid sur les marchés en estimant, mardi, le coût de la crise à 945 milliards de dollars (600 milliards d'euros), M. Soros juge ce montant "juste" et estime qu'il "peut encore grossir". "Nous n'avons pas encore touché le fond. Cette crise est la pire que l'on ait jamais connu depuis 1930", ajoute-t-il. Selon lui, l'économie américaine est probablement déjà en récession, l'inflation progresse, et, après la sphère financière, l'économie réelle sera touchée.
Qui blâmer ? Pour M. Soros, les racines du mal remontent aux années 1980 et aux théories économiques ultralibérales des "fondamentalistes", appliquées notamment par l'ex-président américain Ronald Reagan et l'ancienne premier ministre britannique Margaret Thatcher. " On a alors cru que les marchés étaient efficients. Qu'ils pourraient corriger leurs propres excès. Ce paradigme est faux", affirme le milliardaire.
Et ce dernier d'accuser les régulateurs d'avoir laissé se développer un marché du crédit échappant à leur surveillance où se sont échangés une multitude de produits dérivés de crédits comme les CDS (credit default swaps) alimentant bulles et "super bulles", sur les marchés financiers et immobilier. "La crise est venue de produits dont j'ignorais l'existence", note le septuagénaire.
Comment, dès lors, sauver l'économie ? Opposé à un encadrement strict des marchés, M. Soros prône une limitation du recours à l'emprunt pour tous, y compris pour les fonds spéculatifs (hedge funds) dont il a été l'un des créateurs. M. Soros, recommande aussi l'humilité : "Les marchés comme les régulateurs sont faits d'hommes et sont donc imparfaits." Il faudrait tenir compte de ce "nouveau paradigme" et être prêt à adapter sans cesse les contrôles. "Nous ne devons pas négliger l'incertitude propre aux marchés", conclut-il.
Qui blâmer ? Pour M. Soros, les racines du mal remontent aux années 1980 et aux théories économiques ultralibérales des "fondamentalistes", appliquées notamment par l'ex-président américain Ronald Reagan et l'ancienne premier ministre britannique Margaret Thatcher. " On a alors cru que les marchés étaient efficients. Qu'ils pourraient corriger leurs propres excès. Ce paradigme est faux", affirme le milliardaire.
Et ce dernier d'accuser les régulateurs d'avoir laissé se développer un marché du crédit échappant à leur surveillance où se sont échangés une multitude de produits dérivés de crédits comme les CDS (credit default swaps) alimentant bulles et "super bulles", sur les marchés financiers et immobilier. "La crise est venue de produits dont j'ignorais l'existence", note le septuagénaire.
Comment, dès lors, sauver l'économie ? Opposé à un encadrement strict des marchés, M. Soros prône une limitation du recours à l'emprunt pour tous, y compris pour les fonds spéculatifs (hedge funds) dont il a été l'un des créateurs. M. Soros, recommande aussi l'humilité : "Les marchés comme les régulateurs sont faits d'hommes et sont donc imparfaits." Il faudrait tenir compte de ce "nouveau paradigme" et être prêt à adapter sans cesse les contrôles. "Nous ne devons pas négliger l'incertitude propre aux marchés", conclut-il.
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Melanchon ou la tragédie d'une certaine gauche française Jeudi 10 Avril 2008
Ce matin, sur Antenne 2 et sur Europe 1, le sénateur Mélanchon a accusé la presse française d'être trop antichinoise pour ce qui concerne le Tibet. Ce personnage usant d'un humour tout particulier a expliqué que la sympathie provoqué par le Dalai Lama tenait à la seule lecture de Tintin au Tibet. Et la sympathie causée par Mandela à cause de Tintin au congo. Faut le faire tout de même. Et tout ça énoncer avec un air d'autosatisfaction qui en dit long sur cet ancien trotskyste lambertiste devenu sénateur par la grâce du PS.
Le sénateur socialiste de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a donc déclaré, mercredi 9 avril, ne pas être "d'accord pour dire que le Tibet aurait le droit à une indépendance à l'égard de la Chine" expliquant ne pas "approuver la théocratie". En d'autres termes, le droit à la liberté tiendrait uniquement au jugement porté sur l'analyse de la société opprimée. En bonne logique, Melanchon aurait été contre l'indépendance de l'Algérie parce que le FLN comptait dans ses rangs des musulmans. Passons sur l'immensité ignorantine de Mélanchon qui ne connait que couic au Tibet mais l'ouvre immensément histoire d'exister. La connerie n'a pas de frontières et Melanchon en ce domaine au moins est internationaliste.
Interrogé sur le dalaï lama, il explique qu'il apparaît "sympathique" parce que les gens ont "lu 'Tintin au Tibet'". Fallait l'inventer. Jean-Luc Mélenchon s'en prend ensuite au secrétaire général de Reporters sans frontières Robert Ménard estimant qu'"il remplace à lui tout seul la ligue des Droits de l'homme, Amnesty international, les syndicats de journalistes". Et d'ajouter : "On ne me fera pas croire à cette imagerie du dalaï lama lévitant dans l'espace comme dans 'Tintin au Tibet' et Robert Ménard dans le rôle de Tintin. Tous ces personnages sont politiquement déterminés et poursuivent des buts politiques". Le sénateur a d'ailleurs repris à son compte des accusations de liens entre Robert Ménard et "les milieux néoconservateurs américains". Est-il drôle notre sénateur ?
Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon précise son point de vue sur le statut du Tibet expliquant que "le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle" oubliant au passage que lorsque les Chinois sont entrés en 1959 dans un Tibet indépendant. Ainsi, "parler d'invasion en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant", selon lui. Et les Nazis étaient dans les Sudètes chez eux sans oublier l'Alsace et la Lorraine.
Le sénateur conclut donc que "les évènements du Tibet sont un prétexte" qui a pour but de justifier "une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois". Selon lui, "si on voulait s'affronter à Pékin, on le ferait dans le domaine des affaires". Mélanchon adepte de la concurrence libérale: le malheureux a été mordu par une vache folle dans son Essone rurale.
Le personnage ne déçoit pas: il est toujours aussi primaire. Et ce n'est pas à son âge qu'il va changer. Il incarne à lui seul le naufrage d'une certaine gauche qui s'apprête à réintégrer avec tambours et trompettes le revival Chevènement.
Interrogé sur le dalaï lama, il explique qu'il apparaît "sympathique" parce que les gens ont "lu 'Tintin au Tibet'". Fallait l'inventer. Jean-Luc Mélenchon s'en prend ensuite au secrétaire général de Reporters sans frontières Robert Ménard estimant qu'"il remplace à lui tout seul la ligue des Droits de l'homme, Amnesty international, les syndicats de journalistes". Et d'ajouter : "On ne me fera pas croire à cette imagerie du dalaï lama lévitant dans l'espace comme dans 'Tintin au Tibet' et Robert Ménard dans le rôle de Tintin. Tous ces personnages sont politiquement déterminés et poursuivent des buts politiques". Le sénateur a d'ailleurs repris à son compte des accusations de liens entre Robert Ménard et "les milieux néoconservateurs américains". Est-il drôle notre sénateur ?
Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon précise son point de vue sur le statut du Tibet expliquant que "le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle" oubliant au passage que lorsque les Chinois sont entrés en 1959 dans un Tibet indépendant. Ainsi, "parler d'invasion en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant", selon lui. Et les Nazis étaient dans les Sudètes chez eux sans oublier l'Alsace et la Lorraine.
Le sénateur conclut donc que "les évènements du Tibet sont un prétexte" qui a pour but de justifier "une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois". Selon lui, "si on voulait s'affronter à Pékin, on le ferait dans le domaine des affaires". Mélanchon adepte de la concurrence libérale: le malheureux a été mordu par une vache folle dans son Essone rurale.
Le personnage ne déçoit pas: il est toujours aussi primaire. Et ce n'est pas à son âge qu'il va changer. Il incarne à lui seul le naufrage d'une certaine gauche qui s'apprête à réintégrer avec tambours et trompettes le revival Chevènement.
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Sicile : paysans sans parrain à Corleone Mardi 08 Avril 2008
Un article de Jean-Jacques Bozonnet dans le Monde.
e petit tracteur rouge d'Innocenzo Micieli va et vient entre les rangs de vignes, retourne la terre encore gorgée de l'humidité de la nuit, emplit de son ronronnement le paysage délicatement vallonné du Corléonais. Le nom de cette région agricole fertile, située à une cinquantaine de kilomètres de Palerme, est historiquement associé à Cosa Nostra, la Mafia sicilienne. D'ailleurs, le vignoble que travaille Innocenzo, ce matin-là , appartenait naguère au sanguinaire Giovanni Brusca, l'homme qui assassina le juge Falcone en 1992. "Prendre la terre d'un mafieux et la cultiver ? Il y a quelques années encore, c'était impensable. Le simple fait d'y penser, tu étais un homme mort", sourit le paysan en sautant de son engin.
Ce Corléonais d'une cinquantaine d'années est l'un des quinze associés de la coopérative Placido-Rizzotto-Libera Terra, la plus importante des trois entreprises agricoles créées depuis novembre 2001 pour exploiter les terres et les biens confisqués aux chefs mafieux : Brusca, arrêté en 1996, mais aussi Toto Riina, sous les verrous depuis 1993, et son successeur à la tête de l'organisation, Bernardo Provenzano, capturé en avril 2006. Recruté pour son savoir-faire en matière d'agriculture biologique, Innocenzo a très vite compris qu'il travaillait dans une coopérative pas comme les autres : "Le vol d'un tracteur et l'incendie volontaire d'une récolte, dès les premiers mois, étaient des signes d'intimidation évidents", se souvient-il.
De l'autre côté de la colline, Salvatore Ferrara surveille le travail de ses ouvriers arc-boutés sur les jeunes ceps. Il est l'un des fondateurs de la coopérative Lavoro e Non Solo ("Du travail, et pas seulement"), née en 2001 sur 10 hectares ayant appartenu à la famille Riina : "Les commerçants de Corleone ont refusé nos bouteilles de jus de tomates, alors on a fait de la vente directe, explique-t-il. Les gens avaient peur, même nos amis s'éloignaient." Aujourd'hui, les douze associés de Lavoro e Non Solo exploitent plus d'une centaine d'hectares, aidés de saisonniers et de bénévoles.
Les jeunes Corléonais, comme Francesco, le fils d'Innocenzo Micieli, qui viennent de créer la troisième "coop", Pio La Torre-Libera Terra, en juin 2007, ne connaîtront pas la même hostilité que leurs aînés.
"Pour la première récolte, en 2002, il avait fallu faire appel à la justice pour réquisitionner une moissonneuse-batteuse", rappelle Francesco Galante, l'un des dirigeants de Placido-Rizzotto. "Le regard des autres a changé, même si les risques de sabotage n'ont pas disparu", ajoute Salvatore Ferrara. De la pointe de son sécateur, il désigne un champ voisin où une famille de mafieux, assure-t-il, a fait paître ses moutons peu après les semailles.
Désormais, le blé lève en paix du côté de Corleone et les pâtes anti-Mafia sont en vente partout sous le label "Libera Terra". En 2007, 850 000 paquets ont été écoulés dans les rayons bio des supermarchés italiens. Le chiffre d'affaires des trois coopératives a dépassé 1,5 million d'euros en 2007. Elles misent sur leur production viticole pour le développer : "C'est le vin qui exprime le mieux la personnalité de cette terre", affirment les responsables. Fin mars, le nectar produit sur leurs 47 hectares de vignes, sous l'appellation unique Centopassi ("Cent Pas", titre d'un fameux film sur la Mafia), a été sélectionné à Vinitaly, le Vinexpo italien.
Signe que les temps changent, plus de 300 candidats ont répondu à l'appel d'offres des autorités pour la gestion de Pio La Torre, contre moins d'une centaine six ans plus tôt, lorsque les projets de coopératives anti-Mafia cultivaient surtout l'utopie. Mais l'aventure de ces jeunes agriculteurs, qui tentent de faire revivre leur terre dans la légalité - tous les employés ont des contrats en règle -, reste précaire. La plupart ont conservé une autre activité pour joindre les deux bouts. Certains fondateurs ont même dû renoncer. "Ce sont des entreprises à haut contenu éthique et social, mais qui veulent réussir comme n'importe quelle activité économique par la qualité intrinsèque de leurs produits et en créant de la richesse sur le territoire", explique Gianluca Faraone, le jeune président de Placido-Rizzotto.
L'investissement de départ est lourd pour ces paysans de la légalité. En raison des lenteurs bureaucratiques, mais aussi de "pressions" des anciens propriétaires, les biens ne sont attribués que sept, dix, voire quinze ans après leur confiscation. Il faut alors remettre en état les matériels rouillés, les bâtiments dégradés, les terres en friche.
Ancien président de la commission parlementaire anti-Mafia, le député du coin, Giuseppe Lumia (centre gauche), plaide pour la création d'une agence spécialisée afin d'accélérer l'affectation des biens confisqués : "Quatre mille ont été redistribués ces dernières années, dit-il. Il faudrait arriver à dix mille d'ici un an."
N'étant pas propriétaires des biens qu'ils exploitent, les "ragazzi anti-Mafia" ne peuvent les donner en garantie aux banques pour obtenir des lignes de crédit. Pas question que l'Etat leur revende ces terrains, notamment en raison du risque de les voir rachetés par des prête-noms aux ordres de la Mafia. "Il faut que la région Sicile crée de toute urgence des fonds de garantie régionaux", avance Giuseppe Cipriani, l'ancien maire de Corleone (centre gauche), qui fut l'un des promoteurs de ces initiatives. Il avertit : "Si les coopératives n'arrivent pas à gagner le défi économique, ce sera une catastrophe pour la lutte anti-Mafia."
Le maire actuel de la petite ville, Antonio Iannazzo, un jeune élu d'Alliance nationale (droite), estime que le processus de reconquête enclenché par les jeunes Siciliens "est irréversible, si l'Etat le veut bien". L'édile a très mal accueilli le retour au pays de Salvuccio Riina, 27 ans, le fils de l'ex-parrain, sorti prématurément de prison, début mars, à cause d'un défaut de procédure. La municipalité a protesté officiellement contre son assignation à résidence à Corleone.
"Il y a certes une évolution des mentalités, mais le territoire n'est pas encore mûr pour une telle présence", regrette le maire.
L'affaire échauffe les esprits au bar Central. Marlon Brando et Al Pacino s'affichent sur les murs de l'établissement, mais "Toto Riina junior" occupe le centre des discussions de comptoir : "C'est un personnage encombrant, les gens le saluent, ma crainte est qu'il devienne un héros négatif", confie le syndicaliste Dino Paternostro, une figure locale de l'anti-Mafia. Alors, Corleone se réfugie à nouveau dans le symbole de ses coopératives : chaque été, des dizaines de jeunes arrivent de Toscane, d'Emilie-Romagne et même de l'étranger pour aider aux champs, par solidarité avec le combat des jeunes Corléonais. Le soir venu, toute cette jeunesse se retrouve pour un repos bien mérité dans une grande bâtisse récemment confiée à la coopérative Lavoro e Non Solo : la maison natale de Bernardo Provenzano.
Ce Corléonais d'une cinquantaine d'années est l'un des quinze associés de la coopérative Placido-Rizzotto-Libera Terra, la plus importante des trois entreprises agricoles créées depuis novembre 2001 pour exploiter les terres et les biens confisqués aux chefs mafieux : Brusca, arrêté en 1996, mais aussi Toto Riina, sous les verrous depuis 1993, et son successeur à la tête de l'organisation, Bernardo Provenzano, capturé en avril 2006. Recruté pour son savoir-faire en matière d'agriculture biologique, Innocenzo a très vite compris qu'il travaillait dans une coopérative pas comme les autres : "Le vol d'un tracteur et l'incendie volontaire d'une récolte, dès les premiers mois, étaient des signes d'intimidation évidents", se souvient-il.
De l'autre côté de la colline, Salvatore Ferrara surveille le travail de ses ouvriers arc-boutés sur les jeunes ceps. Il est l'un des fondateurs de la coopérative Lavoro e Non Solo ("Du travail, et pas seulement"), née en 2001 sur 10 hectares ayant appartenu à la famille Riina : "Les commerçants de Corleone ont refusé nos bouteilles de jus de tomates, alors on a fait de la vente directe, explique-t-il. Les gens avaient peur, même nos amis s'éloignaient." Aujourd'hui, les douze associés de Lavoro e Non Solo exploitent plus d'une centaine d'hectares, aidés de saisonniers et de bénévoles.
Les jeunes Corléonais, comme Francesco, le fils d'Innocenzo Micieli, qui viennent de créer la troisième "coop", Pio La Torre-Libera Terra, en juin 2007, ne connaîtront pas la même hostilité que leurs aînés.
"Pour la première récolte, en 2002, il avait fallu faire appel à la justice pour réquisitionner une moissonneuse-batteuse", rappelle Francesco Galante, l'un des dirigeants de Placido-Rizzotto. "Le regard des autres a changé, même si les risques de sabotage n'ont pas disparu", ajoute Salvatore Ferrara. De la pointe de son sécateur, il désigne un champ voisin où une famille de mafieux, assure-t-il, a fait paître ses moutons peu après les semailles.
Désormais, le blé lève en paix du côté de Corleone et les pâtes anti-Mafia sont en vente partout sous le label "Libera Terra". En 2007, 850 000 paquets ont été écoulés dans les rayons bio des supermarchés italiens. Le chiffre d'affaires des trois coopératives a dépassé 1,5 million d'euros en 2007. Elles misent sur leur production viticole pour le développer : "C'est le vin qui exprime le mieux la personnalité de cette terre", affirment les responsables. Fin mars, le nectar produit sur leurs 47 hectares de vignes, sous l'appellation unique Centopassi ("Cent Pas", titre d'un fameux film sur la Mafia), a été sélectionné à Vinitaly, le Vinexpo italien.
Signe que les temps changent, plus de 300 candidats ont répondu à l'appel d'offres des autorités pour la gestion de Pio La Torre, contre moins d'une centaine six ans plus tôt, lorsque les projets de coopératives anti-Mafia cultivaient surtout l'utopie. Mais l'aventure de ces jeunes agriculteurs, qui tentent de faire revivre leur terre dans la légalité - tous les employés ont des contrats en règle -, reste précaire. La plupart ont conservé une autre activité pour joindre les deux bouts. Certains fondateurs ont même dû renoncer. "Ce sont des entreprises à haut contenu éthique et social, mais qui veulent réussir comme n'importe quelle activité économique par la qualité intrinsèque de leurs produits et en créant de la richesse sur le territoire", explique Gianluca Faraone, le jeune président de Placido-Rizzotto.
L'investissement de départ est lourd pour ces paysans de la légalité. En raison des lenteurs bureaucratiques, mais aussi de "pressions" des anciens propriétaires, les biens ne sont attribués que sept, dix, voire quinze ans après leur confiscation. Il faut alors remettre en état les matériels rouillés, les bâtiments dégradés, les terres en friche.
Ancien président de la commission parlementaire anti-Mafia, le député du coin, Giuseppe Lumia (centre gauche), plaide pour la création d'une agence spécialisée afin d'accélérer l'affectation des biens confisqués : "Quatre mille ont été redistribués ces dernières années, dit-il. Il faudrait arriver à dix mille d'ici un an."
N'étant pas propriétaires des biens qu'ils exploitent, les "ragazzi anti-Mafia" ne peuvent les donner en garantie aux banques pour obtenir des lignes de crédit. Pas question que l'Etat leur revende ces terrains, notamment en raison du risque de les voir rachetés par des prête-noms aux ordres de la Mafia. "Il faut que la région Sicile crée de toute urgence des fonds de garantie régionaux", avance Giuseppe Cipriani, l'ancien maire de Corleone (centre gauche), qui fut l'un des promoteurs de ces initiatives. Il avertit : "Si les coopératives n'arrivent pas à gagner le défi économique, ce sera une catastrophe pour la lutte anti-Mafia."
Le maire actuel de la petite ville, Antonio Iannazzo, un jeune élu d'Alliance nationale (droite), estime que le processus de reconquête enclenché par les jeunes Siciliens "est irréversible, si l'Etat le veut bien". L'édile a très mal accueilli le retour au pays de Salvuccio Riina, 27 ans, le fils de l'ex-parrain, sorti prématurément de prison, début mars, à cause d'un défaut de procédure. La municipalité a protesté officiellement contre son assignation à résidence à Corleone.
"Il y a certes une évolution des mentalités, mais le territoire n'est pas encore mûr pour une telle présence", regrette le maire.
L'affaire échauffe les esprits au bar Central. Marlon Brando et Al Pacino s'affichent sur les murs de l'établissement, mais "Toto Riina junior" occupe le centre des discussions de comptoir : "C'est un personnage encombrant, les gens le saluent, ma crainte est qu'il devienne un héros négatif", confie le syndicaliste Dino Paternostro, une figure locale de l'anti-Mafia. Alors, Corleone se réfugie à nouveau dans le symbole de ses coopératives : chaque été, des dizaines de jeunes arrivent de Toscane, d'Emilie-Romagne et même de l'étranger pour aider aux champs, par solidarité avec le combat des jeunes Corléonais. Le soir venu, toute cette jeunesse se retrouve pour un repos bien mérité dans une grande bâtisse récemment confiée à la coopérative Lavoro e Non Solo : la maison natale de Bernardo Provenzano.
Choses de Corse, cosi di Corsica
L'Agriate réservée à l'industrie touristique ? Le Conservatoire du littoral fait fausse route Lundi 07 Avril 2008
Le Collectif pour l'application de la "loi littoral" en Corse déclare:
L’Agriate serait réservée tout l’été à des usagers payants (donc aisés), pour leur agrément, et au seul bénéfice de professionnels du tourisme. Un comble !
Le Conservatoire du littoral (CDL) a rédigé, en janvier 2008, un projet de gestion pour L’Agriate. Dans la présentation des protections, dont bénéficie ce site, il manque l’indication du respect de données juridiques essentielles, le Schéma d’aménagement de la Corse de 1992, seul légal aujourd’hui, les lois d’urbanisme dont la loi « Littoral », le plan de protection contre les risques d’incendies.
De nombreuses restaurations/constructions sont annoncées, alors que le projet indique qu’ « aucune action concrète ne figure dans le document »
L’accueil des publics scolaires est prévu en trois lieux correspondant aux trois communes : la maison de Gradu dans l’Ostriconi (Palasca), un lieu d’accueil pédagogique au Monte Revincu (Santu Petru di Tenda) et un équipement d’accueil de classes découvertes à Ifana (San Gavinu di Tenda).
Sachant que de nombreuses structures d’accueil des scolaires existent déjà en Corse (Galéria, Vizzavona Tatto, Quenza, etc), que la Corse ne compte que 280 000 habitants, que L’Agriate est un lieu difficile d’accès, que des subventions sont nécessaires pour que les scolaires puissent fréquenter ces structures, on peut se demander si c’est le bon sens qui a conduit à envisager quatre nouveaux lieux d’accueil (le 4ème étant le sémaphore de La Mortella).
Des hébergements touristiques nouveaux, dans des structures spéciales, sont prévus au sémaphore de La Mortella et à Ifana. Un hébergement en refuges est maintenu pour randonneurs pédestres et équestres à Ghignu, Saleccia et l’Ostriconi. Trois « maisons de sites » sont annoncées, une à Baccialu sur la R.D. 81, une à Calcajo sur le délaissé de la route de l’Ostriconi, une dans l’ancienne bergerie de Saleccia. Un espace de théâtre de plein air sur l’Ostriconi est également envisagé, on ne sait ni pour qui, ni pour quoi.
Le document indique que L’Agriate serait réservée tout l’été à des usagers payants (donc aisés), pour leur agrément, et au seul bénéfice de professionnels du tourisme. Un comble !
En effet, il est prévu que les pistes (Malfacu, Ostriconi, Marina d’Alga, Ghignu …), hormis celle menant à Saleccia, ne seraient ouvertes à tous qu’hors saison (mais praticables uniquement par des véhicules tout terrain). Pendant la saison estivale, elles ne seraient ouvertes qu’aux « professionnels » (note : il faut comprendre « professionnels du tourisme »). La liaison Luogu Pianu serait accessible uniquement aux chasseurs. Ces « professionnels » pourraient également utiliser, en plus des pistes, les bâtiments et les structures.
On peut donc s’interroger : la construction et/ou la restauration des maisons de sites, maisons pour scolaires, sémaphore et autres, n’auraient-elles pas un but uniquement touristique ?
En résumé, selon ce document : L'Agriate, territoire du Conservatoire du littoral, patrimoine public, deviendrait donc une terre avant tout réservée aux nantis et, surtout, aux professionnels du tourisme ainsi qu’aux chasseurs, souvent polyvalents.
Le Collectif continue à demander pour L'Agriate une politique fondée sur le respect des lois en vigueur et des contraintes environnementales, sur le maintien du patrimoine public, l’accès pour tous à ces espaces naturels, et le refus d'ouvrir la voie à l'implantation d’intérêts privés.
De surcroît, même si cela n’est pas écrit, on peut supposer que tous les frais, toutes les structures (constructions/restaurations de l’habitat et pistes) seront à la charge des contribuables de la Haute-Corse … pour des bénéfices privés
Il est bon de se souvenir, par exemple, que le ponton du Lotu, réservé aux seules navettes privées payantes, a été financé sur fonds publics. Ou encore que, même si la valorisation du site du Monte Revincu (champ de tir loué à l’Armée) « exige d’importants et coûteux travaux de dépollution pyrotechnique », l’origine du financement de cette dépollution n’est pas précisée. Celle-ci ne devrait-elle pas être exclusivement à la charge de l’Armée, au nom du principe « pollueur-payeur » ?
Enfin, quatre « maisons de gardes » sont prévues : à L’Ostriconi, à Ghignu, à Saleccia et une enfin à Casta (administration générale). Un corps de gardes assermentés, logés sur place, et à l’année est effectivement une nécessité. Mais il faudra définir clairement leurs « missions de gardes » et leur donner les moyens de les accomplir.
Le Conservatoire du littoral (CDL) a rédigé, en janvier 2008, un projet de gestion pour L’Agriate. Dans la présentation des protections, dont bénéficie ce site, il manque l’indication du respect de données juridiques essentielles, le Schéma d’aménagement de la Corse de 1992, seul légal aujourd’hui, les lois d’urbanisme dont la loi « Littoral », le plan de protection contre les risques d’incendies.
De nombreuses restaurations/constructions sont annoncées, alors que le projet indique qu’ « aucune action concrète ne figure dans le document »
L’accueil des publics scolaires est prévu en trois lieux correspondant aux trois communes : la maison de Gradu dans l’Ostriconi (Palasca), un lieu d’accueil pédagogique au Monte Revincu (Santu Petru di Tenda) et un équipement d’accueil de classes découvertes à Ifana (San Gavinu di Tenda).
Sachant que de nombreuses structures d’accueil des scolaires existent déjà en Corse (Galéria, Vizzavona Tatto, Quenza, etc), que la Corse ne compte que 280 000 habitants, que L’Agriate est un lieu difficile d’accès, que des subventions sont nécessaires pour que les scolaires puissent fréquenter ces structures, on peut se demander si c’est le bon sens qui a conduit à envisager quatre nouveaux lieux d’accueil (le 4ème étant le sémaphore de La Mortella).
Des hébergements touristiques nouveaux, dans des structures spéciales, sont prévus au sémaphore de La Mortella et à Ifana. Un hébergement en refuges est maintenu pour randonneurs pédestres et équestres à Ghignu, Saleccia et l’Ostriconi. Trois « maisons de sites » sont annoncées, une à Baccialu sur la R.D. 81, une à Calcajo sur le délaissé de la route de l’Ostriconi, une dans l’ancienne bergerie de Saleccia. Un espace de théâtre de plein air sur l’Ostriconi est également envisagé, on ne sait ni pour qui, ni pour quoi.
Le document indique que L’Agriate serait réservée tout l’été à des usagers payants (donc aisés), pour leur agrément, et au seul bénéfice de professionnels du tourisme. Un comble !
En effet, il est prévu que les pistes (Malfacu, Ostriconi, Marina d’Alga, Ghignu …), hormis celle menant à Saleccia, ne seraient ouvertes à tous qu’hors saison (mais praticables uniquement par des véhicules tout terrain). Pendant la saison estivale, elles ne seraient ouvertes qu’aux « professionnels » (note : il faut comprendre « professionnels du tourisme »). La liaison Luogu Pianu serait accessible uniquement aux chasseurs. Ces « professionnels » pourraient également utiliser, en plus des pistes, les bâtiments et les structures.
On peut donc s’interroger : la construction et/ou la restauration des maisons de sites, maisons pour scolaires, sémaphore et autres, n’auraient-elles pas un but uniquement touristique ?
En résumé, selon ce document : L'Agriate, territoire du Conservatoire du littoral, patrimoine public, deviendrait donc une terre avant tout réservée aux nantis et, surtout, aux professionnels du tourisme ainsi qu’aux chasseurs, souvent polyvalents.
Le Collectif continue à demander pour L'Agriate une politique fondée sur le respect des lois en vigueur et des contraintes environnementales, sur le maintien du patrimoine public, l’accès pour tous à ces espaces naturels, et le refus d'ouvrir la voie à l'implantation d’intérêts privés.
De surcroît, même si cela n’est pas écrit, on peut supposer que tous les frais, toutes les structures (constructions/restaurations de l’habitat et pistes) seront à la charge des contribuables de la Haute-Corse … pour des bénéfices privés
Il est bon de se souvenir, par exemple, que le ponton du Lotu, réservé aux seules navettes privées payantes, a été financé sur fonds publics. Ou encore que, même si la valorisation du site du Monte Revincu (champ de tir loué à l’Armée) « exige d’importants et coûteux travaux de dépollution pyrotechnique », l’origine du financement de cette dépollution n’est pas précisée. Celle-ci ne devrait-elle pas être exclusivement à la charge de l’Armée, au nom du principe « pollueur-payeur » ?
Enfin, quatre « maisons de gardes » sont prévues : à L’Ostriconi, à Ghignu, à Saleccia et une enfin à Casta (administration générale). Un corps de gardes assermentés, logés sur place, et à l’année est effectivement une nécessité. Mais il faudra définir clairement leurs « missions de gardes » et leur donner les moyens de les accomplir.
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Il fallait y penser… Merci qui… Merci le marsupial Dimanche 06 Avril 2008
Assainir l'atmosphère grâce aux gaz du kangourou… Un article paru dans Le Monde signé Catherine Vincent. Ouf on respire si j'ose dire. Nous voilà sauvés grâce à sa flatulance Kangourou 1er. Va falloir que Nunuche Bachelot nous fasse une déclaration. Autant en emportent les vents…
es flatulences et éructations de nos troupeaux sont un fléau pour la Terre. A l'échelle mondiale, chaque année, ils larguent dans l'atmosphère une bonne centaine de millions de tonnes de méthane : un puissant gaz à effet de serre, dont l'impact sur le réchauffement planétaire est plus de trente fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.
Lorsque proviennent d'Australie des informations sur les ballonnements du kangourou, on craint donc le pire... Or il faut au contraire espérer ! Car si le kangourou pète, éructe et respire comme tous les bovidés (moutons, boeufs, chèvres), lui ne dégage pas de méthane !
Les ruminants, on le sait, ont un estomac à quatre poches. La principale, le rumen, leur permet de digérer de grandes quantités de cellulose. Mais cette dégradation des sucres a un prix : une importante production de méthane, effectuée par des bactéries méthanogènes. Un mouton rejette ainsi sous forme gazeuse environ 7 kg de méthane par an. Une vache laitière, 90 kg.
Rapporté aux 100 millions de moutons que compte le cheptel australien, auxquels s'ajoute un nombre important de bovins, le méthane provenant du bétail représente ainsi 14 % des gaz à effet de serre émis par l'Australie. Soit la deuxième cause de pollution du continent, après le secteur énergétique. D'où les recherches menées par les agronomes pour tenter de réduire les néfastes émissions.
Au Csiro - l'organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique -, on teste ainsi depuis plusieurs années, chez les ovins, l'efficacité d'un vaccin qui entraînerait la destruction des méthanogènes par le système immunitaire. Mais la découverte effectuée sur le kangourou par Athol Klieve, chercheur, à Moorooka, du programme antiméthane mis en place par l'Etat australien du Queensland, est peut-être plus prometteuse encore.
"Ce marsupial ayant évolué isolément des ruminants durant des millions d'années, sa flore intestinale est différente", explique-t-il. En lieu et place des bactéries méthanogènes sont ainsi mises en oeuvre des bactéries acétogènes, productrices d'acétate. Ce qui assure également à cet herbivore une digestion plus sereine et énergétiquement plus rentable.
Transférés dans la panse des vaches et des moutons, ces microbes providentiels permettraient donc non seulement d'assainir l'atmosphère, mais encore de réduire le coût de leur alimentation. Leur isolement devrait prendre trois ans. Après quoi une nouvelle phase de recherche s'ouvrira pour les transplanter dans le tube digestif des bovidés... et observer s'ils s'y imposent face aux méthanogènes.
Mon commentaire: Dieu est immense dans sa compléxité. Tout de même il fallait y penser: aller chercher dans les boyaux du grand marsupial le remède à notre problème de réchauffemnent climatique. He bien cette idée les scientifique l'ont eu. Plus de méthane dans le pet des vaches plus de réchauffement. Pollueurs de tous pays réjouissez vous. Vous allez pouvoir continuer de nous envoyez vos métérorismes et autres miasmes à la figure.
Lorsque proviennent d'Australie des informations sur les ballonnements du kangourou, on craint donc le pire... Or il faut au contraire espérer ! Car si le kangourou pète, éructe et respire comme tous les bovidés (moutons, boeufs, chèvres), lui ne dégage pas de méthane !
Les ruminants, on le sait, ont un estomac à quatre poches. La principale, le rumen, leur permet de digérer de grandes quantités de cellulose. Mais cette dégradation des sucres a un prix : une importante production de méthane, effectuée par des bactéries méthanogènes. Un mouton rejette ainsi sous forme gazeuse environ 7 kg de méthane par an. Une vache laitière, 90 kg.
Rapporté aux 100 millions de moutons que compte le cheptel australien, auxquels s'ajoute un nombre important de bovins, le méthane provenant du bétail représente ainsi 14 % des gaz à effet de serre émis par l'Australie. Soit la deuxième cause de pollution du continent, après le secteur énergétique. D'où les recherches menées par les agronomes pour tenter de réduire les néfastes émissions.
Au Csiro - l'organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique -, on teste ainsi depuis plusieurs années, chez les ovins, l'efficacité d'un vaccin qui entraînerait la destruction des méthanogènes par le système immunitaire. Mais la découverte effectuée sur le kangourou par Athol Klieve, chercheur, à Moorooka, du programme antiméthane mis en place par l'Etat australien du Queensland, est peut-être plus prometteuse encore.
"Ce marsupial ayant évolué isolément des ruminants durant des millions d'années, sa flore intestinale est différente", explique-t-il. En lieu et place des bactéries méthanogènes sont ainsi mises en oeuvre des bactéries acétogènes, productrices d'acétate. Ce qui assure également à cet herbivore une digestion plus sereine et énergétiquement plus rentable.
Transférés dans la panse des vaches et des moutons, ces microbes providentiels permettraient donc non seulement d'assainir l'atmosphère, mais encore de réduire le coût de leur alimentation. Leur isolement devrait prendre trois ans. Après quoi une nouvelle phase de recherche s'ouvrira pour les transplanter dans le tube digestif des bovidés... et observer s'ils s'y imposent face aux méthanogènes.
Mon commentaire: Dieu est immense dans sa compléxité. Tout de même il fallait y penser: aller chercher dans les boyaux du grand marsupial le remède à notre problème de réchauffemnent climatique. He bien cette idée les scientifique l'ont eu. Plus de méthane dans le pet des vaches plus de réchauffement. Pollueurs de tous pays réjouissez vous. Vous allez pouvoir continuer de nous envoyez vos métérorismes et autres miasmes à la figure.
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À quoi sert Rama Yade? Dimanche 06 Avril 2008
Il n'y a pas de conditions à la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie des Jeux de Pékin, ont assuré la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, contrairement à ce qu'elle avait affirmé, et le ministre des Affaires étrangères. La question est donc posée: à quoi sert Rama Yade sinon à jouer les splendides potiches derrière le président de la République quand, toutefois, il se rend dans un pays où justement les droits de l'homme ne sont pas particulièrement menacés.
Une question qui ramène aux rôles des Jupettes au dernier millénaires, ministricules qui furent renvoyés parce que leurs rôles actifs n'était pas problant.
Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme (eh oui!!!), a démenti samedi 5 avril avoir parlé de conditions à la présence du président Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, le 8 août. Le journaliste qui l'avait interviewée lui maintient les propos inscrits.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, de plus en plus décomposé, invité du journal de France 2, a lui aussi assuré qu'il n'y avait "pas de conditions à la position de la France", tout en appelant à un dialogue entre la Chine et le Dalaï-lama.
Petit rappel de la nouvelle boulette émise par la sémillante Rama Yade: à deux jours du passage de la flamme olympique à Paris, elle avait évoqué dans une interview accordée au journal Le Monde "trois conditions indispensables" pour que le chef de l'Etat assiste à la cérémonie d'ouverture, parmi lesquelles l'ouverture d'un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains accusé par Pékin d'avoir fomenté les récents troubles au Tibet. Grosse surprise. En gros Nicoléon s'alignait sur le Dalai Lama quitte à rendre furieux les autorités chinoises.
"Je tiens à indiquer que, lors de l'entretien que j'ai donné à un journaliste du Monde, le terme de 'conditions' n'a pas été employé", a-t-elle déclaré ensuite dans un communiqué vraisemblablement après un gros savon passé par les "sherpas" du président en matière de politique étrangère.
Contacté, le quotidien a déclaré au contraire avoir "fidèlement retranscrit les propos de Rama Yade".
Dans son communiqué, la secrétaire d'Etat dit avoir veillé, "comme depuis le début de la crise au Tibet, à exprimer la position de la France en termes précis".
"Le président de la République a déclaré que toutes les options sont ouvertes, qu'il se prononcera, le moment venu, en fonction de l'évolution de la situation au Tibet quant à sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques", a précisé Yama Rade en faisant allusion à des déclarations de Nicolas Sarkozy le 25 mars à Tarbes, c'est-à -dire en n'apportant rien de nouveau.
Bernard Kouchner, une momie au physique comme au psychique, "en fonction de l'évolution le président décidera, tout est ouvert, la position n'est pas arrêtée, l'évolution nous importe, et c'est vrai la fin des violences, l'ouverture du Tibet et puis bien entendu le dialogue avec l'homme qui personnifie l'autonomie au Tibet - et non pas l'indépendance". Ouaaaaah, la nouveauté. Ce ne sont plus des ministres mais Pathé Marconi la voix de leur maître.
"Il n'y a pas de condition à la position de la France, ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue", a conclu Bernard Kouchner, achevant la sous-secrétaire d'état.
Dans un communiqué séparé, Bernard Kouchner et Rama Yade ont indiqué s'être entretenus samedi avec plusieurs associations de défense des droits de l'Homme sur la situation au Tibet et les droits de l'Homme en Chine.
"Cette rencontre a permis au ministre et à la secrétaire d'Etat de réaffirmer leur attachement au respect des droits de l'Homme ainsi que la position des autorités françaises en faveur d'un dialogue concret et constructif entre les autorités chinoises et le dalaï-lama", lit-on dans le texte. "Ils ont par ailleurs rappelé leur demande en faveur de la réouverture du Tibet et de la liberté d'expression et d'information afin que lumière soit faite sur les derniers événements". L'art de parler pour ne rien dire.
Le passage de la flamme olympique à Paris a aussi été évoqué. "Les autorités françaises, tout en respectant la liberté de manifestation, entendent assurer le bon déroulement de cet événement", précise le communiqué.
Priée de dire, dans l'interview au Monde, si elle sera sur le parcours de la flamme, Rama Yade répond que ce rôle revient traditionnellement aux ministres des Sports. "Moi, aujourd'hui, j'aimerais plutôt être à Dharamsala" (ville du nord de l'Inde où vit en exil le dalaï-lama), ajoute-t-elle. On ne sait toujours pas pour quoi faire? Regardez? Applaudir? Serrez les lèvres?
Non mais je vous jure, quel foutoir ce gouvernement.
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, de plus en plus décomposé, invité du journal de France 2, a lui aussi assuré qu'il n'y avait "pas de conditions à la position de la France", tout en appelant à un dialogue entre la Chine et le Dalaï-lama.
Petit rappel de la nouvelle boulette émise par la sémillante Rama Yade: à deux jours du passage de la flamme olympique à Paris, elle avait évoqué dans une interview accordée au journal Le Monde "trois conditions indispensables" pour que le chef de l'Etat assiste à la cérémonie d'ouverture, parmi lesquelles l'ouverture d'un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains accusé par Pékin d'avoir fomenté les récents troubles au Tibet. Grosse surprise. En gros Nicoléon s'alignait sur le Dalai Lama quitte à rendre furieux les autorités chinoises.
"Je tiens à indiquer que, lors de l'entretien que j'ai donné à un journaliste du Monde, le terme de 'conditions' n'a pas été employé", a-t-elle déclaré ensuite dans un communiqué vraisemblablement après un gros savon passé par les "sherpas" du président en matière de politique étrangère.
Contacté, le quotidien a déclaré au contraire avoir "fidèlement retranscrit les propos de Rama Yade".
Dans son communiqué, la secrétaire d'Etat dit avoir veillé, "comme depuis le début de la crise au Tibet, à exprimer la position de la France en termes précis".
"Le président de la République a déclaré que toutes les options sont ouvertes, qu'il se prononcera, le moment venu, en fonction de l'évolution de la situation au Tibet quant à sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques", a précisé Yama Rade en faisant allusion à des déclarations de Nicolas Sarkozy le 25 mars à Tarbes, c'est-à -dire en n'apportant rien de nouveau.
Bernard Kouchner, une momie au physique comme au psychique, "en fonction de l'évolution le président décidera, tout est ouvert, la position n'est pas arrêtée, l'évolution nous importe, et c'est vrai la fin des violences, l'ouverture du Tibet et puis bien entendu le dialogue avec l'homme qui personnifie l'autonomie au Tibet - et non pas l'indépendance". Ouaaaaah, la nouveauté. Ce ne sont plus des ministres mais Pathé Marconi la voix de leur maître.
"Il n'y a pas de condition à la position de la France, ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue", a conclu Bernard Kouchner, achevant la sous-secrétaire d'état.
Dans un communiqué séparé, Bernard Kouchner et Rama Yade ont indiqué s'être entretenus samedi avec plusieurs associations de défense des droits de l'Homme sur la situation au Tibet et les droits de l'Homme en Chine.
"Cette rencontre a permis au ministre et à la secrétaire d'Etat de réaffirmer leur attachement au respect des droits de l'Homme ainsi que la position des autorités françaises en faveur d'un dialogue concret et constructif entre les autorités chinoises et le dalaï-lama", lit-on dans le texte. "Ils ont par ailleurs rappelé leur demande en faveur de la réouverture du Tibet et de la liberté d'expression et d'information afin que lumière soit faite sur les derniers événements". L'art de parler pour ne rien dire.
Le passage de la flamme olympique à Paris a aussi été évoqué. "Les autorités françaises, tout en respectant la liberté de manifestation, entendent assurer le bon déroulement de cet événement", précise le communiqué.
Priée de dire, dans l'interview au Monde, si elle sera sur le parcours de la flamme, Rama Yade répond que ce rôle revient traditionnellement aux ministres des Sports. "Moi, aujourd'hui, j'aimerais plutôt être à Dharamsala" (ville du nord de l'Inde où vit en exil le dalaï-lama), ajoute-t-elle. On ne sait toujours pas pour quoi faire? Regardez? Applaudir? Serrez les lèvres?
Non mais je vous jure, quel foutoir ce gouvernement.