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Asie
Birmanie: risque de famine après le passage du cyclone Nargis
Le commissaire européen au Développement Louis Michel a parlé mercredi d'un risque de "famine" en Birmanie en raison, a-t-il dit, de la destruction par le cyclone Nargis de tous les stocks de riz dans la région de l'Irrawaddy (sud-ouest).
"Le fait que ce soit le grenier à riz de Birmanie et que tous les stocks de riz ont été détruits", fait qu'il y a "un risque de catastrophe du niveau d'une famine", a déclaré M. Michel à l'AFPTV juste avant son départ de Bangkok pour Rangoun.
"Il faudrait qu'on travaille ici pendant des semaines, des mois et des années avant de rectifier, avant de corriger les effets d'un tel drame", a ajouté le commissaire européen.
Mardi, Louis Michel avait annoncé qu'il avait obtenu un visa pour entrer en Birmanie dans le cadre d'une mission "strictement humanitaire".
Il doit séjourner en Birmanie jusqu'à vendredi soir mais on ne sait pas s'il pourra se rendre dans l'Irrawaddy, la zone la plus touchée par le cyclone, et qui est quasiment fermée aux étrangers. "Cela fait l'objet de discussions", a précisé un diplomate européen.
Le régime birman est accusé de freiner l'arrivée de l'aide internationale en imposant des restrictions à l'entrée d'équipes humanitaires étrangères. La junte a déclaré qu'elle acceptait l'assistance internationale mais a souligné qu'elle entendait garder la haute main sur sa distribution. Selon un bilan officiel toujours provisoire, le cyclone Nargis, qui a dévasté plusieurs régions méridionales de la Birmanie les 2 et 3 mai, a fait plus de 62.000 morts et disparus, ainsi que quelque deux millions de sinistrés.
Deux hauts responsables étrangers étaient attendus mercredi à Rangoun pour presser la junte birmane d'arrêter de filtrer l'aide internationale au profit des survivants du cyclone Nargis, au moment où des organisation humanitaires redoutent qu'il ne soit déjà trop tard.
Les autorités militaires ont nettement renforcé les contrôles sur les routes menant au delta de l'Irrawaddy, la région du sud-ouest la plus touchée par la catastrophe, où des étrangers ont encore été refoulés mercredi, selon des journalistes.
En outre, de fortes pluies sont tombées dans la nuit sur des zones méridionales déjà dévastées par le cyclone qui a fait plus de 62.000 morts et disparus, selon un bilan officiel.
Les quelque deux millions de survivants désespérés manquent toujours d'eau potable, de vivres et d'abris car la junte militaire, qui accepte l'aide internationale, entend toujours garder la haute main sur sa distribution.
A la suite des pressions des Nations unies, des Etats-Unis et de l'Union européenne, le commissaire européen au Développement Louis Michel est arrivé à Bangkok pour se rendre en fin de journée en Birmanie et tenter de convaincre le régime de faciliter les secours internationaux. M. Michel a obtenu un visa dans le cadre d'une mission "strictement humanitaire". Il séjournera en Birmanie jusqu'à vendredi soir et un éventuel voyage dans le delta "fait l'objet de discussions", a précisé un diplomate européen.
Il a été précédé par le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej, lequel à la demande de Washington, Londres et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon devait tenter d'assouplir la position de son voisin birman, selon des responsables de Bangkok. La Birmanie est sous forte pression internationale: l'ONU a plaidé pour un "pont aérien" ou "maritime" pour éviter "une deuxième catastrophe" et l'UE a exigé un accès "sans entrave" des organisations humanitaires. Mais ces dernières redoutent qu'il ne soit déjà "trop tard".
"Une occasion a été perdue", a déploré Chris Lom de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) à l'issue d'une réunion d'ONG à Bangkok où des dizaines d'employés attendent leurs visas. "Face à une catastrophe, il faut réagir extrêmement vite et de manière organisée. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé", a-t-il regretté. "En termes de réponse immédiate, nous sommes peut-être en retard", a prévenu M. Lom.
Même si les secours entrent en Birmanie, notamment grâce à une vingtaine d'avions internationaux qui ont atterri à Rangoun, les opérations n'ont permis de répondre qu'à 10% à 20% des besoins en eau potable, vivres et matériels, selon l'ONU. "Je ne sais pas combien de temps nous tiendrons", se lamente ainsi Taye Win, un rescapé. Des milliers d'autres affirment n'avoir reçu aucune assistance pendant que que la télévision publique diffuse des images de hauts gradés distribuant eau et nourriture à des survivants reconnaissants.
Mais "le riz que nous avons reçu est déjà trempé par la pluie. Ce n'est pas très comestible", se plaint Thin Thin, 22 ans, dans un abri de fortune depuis que sa maison a été pulvérisée par Nargis le 3 mai.
Les sinistrés ont "désespérément besoin d'abris, d'eau potable et de premiers soins", avait déclaré mardi la responsable de la Fédération de la Croix-Rouge à Rangoun, Bridget Gardner, de retour d'une tournée dans cinq localités dévastées. Dans la ville de Labutta, "plus de 10.000 personnes n'ont aucun abri alors que de fortes pluies ont commencé", avait-elle souligné.
De même, des reporters, qui ont sillonné la région, ont assisté à des scènes de désespoir de personnes, notamment beaucoup d'enfants, qui n'ont plus rien.
Les autorités multiplient aussi les contrôles sur le terrain --surtout pour identifier des journalistes-- et les organisations humanitaires se plaignent d'être soumises à de "plus en plus de contraintes".
Il faudra des semaines pour évaluer précisément l'ampleur de la tragédie. Outre des cas de diarrhées et la menace de maladies infectieuses, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'attend à des épidémies de dengue et de paludisme.
Source: yahoo news
"Il faudrait qu'on travaille ici pendant des semaines, des mois et des années avant de rectifier, avant de corriger les effets d'un tel drame", a ajouté le commissaire européen.
Mardi, Louis Michel avait annoncé qu'il avait obtenu un visa pour entrer en Birmanie dans le cadre d'une mission "strictement humanitaire".
Il doit séjourner en Birmanie jusqu'à vendredi soir mais on ne sait pas s'il pourra se rendre dans l'Irrawaddy, la zone la plus touchée par le cyclone, et qui est quasiment fermée aux étrangers. "Cela fait l'objet de discussions", a précisé un diplomate européen.
Le régime birman est accusé de freiner l'arrivée de l'aide internationale en imposant des restrictions à l'entrée d'équipes humanitaires étrangères. La junte a déclaré qu'elle acceptait l'assistance internationale mais a souligné qu'elle entendait garder la haute main sur sa distribution. Selon un bilan officiel toujours provisoire, le cyclone Nargis, qui a dévasté plusieurs régions méridionales de la Birmanie les 2 et 3 mai, a fait plus de 62.000 morts et disparus, ainsi que quelque deux millions de sinistrés.
Deux hauts responsables étrangers étaient attendus mercredi à Rangoun pour presser la junte birmane d'arrêter de filtrer l'aide internationale au profit des survivants du cyclone Nargis, au moment où des organisation humanitaires redoutent qu'il ne soit déjà trop tard.
Les autorités militaires ont nettement renforcé les contrôles sur les routes menant au delta de l'Irrawaddy, la région du sud-ouest la plus touchée par la catastrophe, où des étrangers ont encore été refoulés mercredi, selon des journalistes.
En outre, de fortes pluies sont tombées dans la nuit sur des zones méridionales déjà dévastées par le cyclone qui a fait plus de 62.000 morts et disparus, selon un bilan officiel.
Les quelque deux millions de survivants désespérés manquent toujours d'eau potable, de vivres et d'abris car la junte militaire, qui accepte l'aide internationale, entend toujours garder la haute main sur sa distribution.
A la suite des pressions des Nations unies, des Etats-Unis et de l'Union européenne, le commissaire européen au Développement Louis Michel est arrivé à Bangkok pour se rendre en fin de journée en Birmanie et tenter de convaincre le régime de faciliter les secours internationaux. M. Michel a obtenu un visa dans le cadre d'une mission "strictement humanitaire". Il séjournera en Birmanie jusqu'à vendredi soir et un éventuel voyage dans le delta "fait l'objet de discussions", a précisé un diplomate européen.
Il a été précédé par le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej, lequel à la demande de Washington, Londres et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon devait tenter d'assouplir la position de son voisin birman, selon des responsables de Bangkok. La Birmanie est sous forte pression internationale: l'ONU a plaidé pour un "pont aérien" ou "maritime" pour éviter "une deuxième catastrophe" et l'UE a exigé un accès "sans entrave" des organisations humanitaires. Mais ces dernières redoutent qu'il ne soit déjà "trop tard".
"Une occasion a été perdue", a déploré Chris Lom de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) à l'issue d'une réunion d'ONG à Bangkok où des dizaines d'employés attendent leurs visas. "Face à une catastrophe, il faut réagir extrêmement vite et de manière organisée. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé", a-t-il regretté. "En termes de réponse immédiate, nous sommes peut-être en retard", a prévenu M. Lom.
Même si les secours entrent en Birmanie, notamment grâce à une vingtaine d'avions internationaux qui ont atterri à Rangoun, les opérations n'ont permis de répondre qu'à 10% à 20% des besoins en eau potable, vivres et matériels, selon l'ONU. "Je ne sais pas combien de temps nous tiendrons", se lamente ainsi Taye Win, un rescapé. Des milliers d'autres affirment n'avoir reçu aucune assistance pendant que que la télévision publique diffuse des images de hauts gradés distribuant eau et nourriture à des survivants reconnaissants.
Mais "le riz que nous avons reçu est déjà trempé par la pluie. Ce n'est pas très comestible", se plaint Thin Thin, 22 ans, dans un abri de fortune depuis que sa maison a été pulvérisée par Nargis le 3 mai.
Les sinistrés ont "désespérément besoin d'abris, d'eau potable et de premiers soins", avait déclaré mardi la responsable de la Fédération de la Croix-Rouge à Rangoun, Bridget Gardner, de retour d'une tournée dans cinq localités dévastées. Dans la ville de Labutta, "plus de 10.000 personnes n'ont aucun abri alors que de fortes pluies ont commencé", avait-elle souligné.
De même, des reporters, qui ont sillonné la région, ont assisté à des scènes de désespoir de personnes, notamment beaucoup d'enfants, qui n'ont plus rien.
Les autorités multiplient aussi les contrôles sur le terrain --surtout pour identifier des journalistes-- et les organisations humanitaires se plaignent d'être soumises à de "plus en plus de contraintes".
Il faudra des semaines pour évaluer précisément l'ampleur de la tragédie. Outre des cas de diarrhées et la menace de maladies infectieuses, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'attend à des épidémies de dengue et de paludisme.
Source: yahoo news
Mercredi 14 Mai 2008 - 16:38
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