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Chroniques
11/02/2008 - 15:57
En pleine tourmente politique, Nicolas Sarkozy se met au vert en Guyane
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Son Airbus posé sur l'aéroport de Cayenne et après une courte pause à la résidence du préfet, le chef de l'Etat a grimpé dans un hélicoptère à destination de Camopi, village amérindien à la porte des quelque 3,3 millions d'hectares du plus grand parc naturel "européen".
Nicolas Sarkozy a ouvert sa suite à sept membres du gouvernement mais pas à son porte-parole David Martinon, resté à quai à Paris après le psychodrame électoral du week-end à Neuilly (Hauts-de-Seine).
Lâché par trois de ses colistiers, dont le propre fils du président Jean Sarkozy, M. Martinon a annoncé lundi son retrait de la course aux municipales dans le fief électoral du chef de l'Etat. Le porte-parole a également indiqué avoir présenté sa démission à Nicolas Sarkozy, qui l'a refusée.
A plus de 7.000 km de cette jungle électorale, le chef de l'Etat en a choisi une autre, l'"enfer vert" amazonien, pour évoquer les questions d'environnement, de biodiversité et de développement durable.
Comme lors de ses précédents séjours guyanais de ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy doit dénoncer les ravages considérables causés au principal poumon de la planète par l'orpaillage illégal.
Opportunément rappelé dimanche par le Fonds mondial pour la nature (WWF), ce "fléau majeur" est à l'origine de rejets importants de mercure dans l'écosystème guyanais. Selon le WWF, 10 tonnes d'or sont extraites chaque année illégalement en Guyane, contre à peine 3 dûment déclarées.
Plus tard dans la journée, le président doit répéter à Cayenne son message en faveur d'un développement respectueux de la nature devant les acteurs économiques du département le plus pauvre de France.
Illustration du dilemme "développement contre environnement", il doit leur expliquer "franchement et directement" son récent refus d'autoriser un projet de mine d'or à ciel ouvert à Kaw (est), qui prévoyait pourtant la création de 900 emplois directs et induits dans une région où le taux de chômage atteint près du triple (20,2%) de la moyenne hexagonale.
Très remonté, le Medef Guyane a promis d'interpeller le chef de l'Etat pour le "sensibiliser sur la détérioration croissante de l'économie régionale".
Nicolas Sarkozy détaillera également dans le chef-lieu guyanais la future loi-programme pour l'outre-mer, en dévoilant le montant très attendu des réductions fiscales qui seront accordées aux "zones franches globales d'activités" dans les départements hors métropole.
Cette première journée lui permettra enfin de présenter sa vision de "l'avenir de la politique spatiale européenne" lors d'une visite du centre spatial de Kourou.
Base de lancement des fusées européennes Ariane, et bientôt des fusées russes Soyouz, le "cap Kennedy" guyanais est l'un des principaux poumons économiques du département, dont il contribue à 30% au produit intérieur brut et représente 24% des emplois (7.000 directs et indirects).
Mardi, le président ouvrira la page internationale de son séjour en accueillant en voisin, au bord du fleuve qui délimite la frontière entre les deux pays, son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
Ce sommet ne devrait accoucher d'aucun contrat commercial mais, plus modestement, permettre de lancer quelques "pistes" de coopération future en matière de défense ou d'énergie nucléaire, selon l'Elysée.
Nicolas Sarkozy a ouvert sa suite à sept membres du gouvernement mais pas à son porte-parole David Martinon, resté à quai à Paris après le psychodrame électoral du week-end à Neuilly (Hauts-de-Seine).
Lâché par trois de ses colistiers, dont le propre fils du président Jean Sarkozy, M. Martinon a annoncé lundi son retrait de la course aux municipales dans le fief électoral du chef de l'Etat. Le porte-parole a également indiqué avoir présenté sa démission à Nicolas Sarkozy, qui l'a refusée.
A plus de 7.000 km de cette jungle électorale, le chef de l'Etat en a choisi une autre, l'"enfer vert" amazonien, pour évoquer les questions d'environnement, de biodiversité et de développement durable.
Comme lors de ses précédents séjours guyanais de ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy doit dénoncer les ravages considérables causés au principal poumon de la planète par l'orpaillage illégal.
Opportunément rappelé dimanche par le Fonds mondial pour la nature (WWF), ce "fléau majeur" est à l'origine de rejets importants de mercure dans l'écosystème guyanais. Selon le WWF, 10 tonnes d'or sont extraites chaque année illégalement en Guyane, contre à peine 3 dûment déclarées.
Plus tard dans la journée, le président doit répéter à Cayenne son message en faveur d'un développement respectueux de la nature devant les acteurs économiques du département le plus pauvre de France.
Illustration du dilemme "développement contre environnement", il doit leur expliquer "franchement et directement" son récent refus d'autoriser un projet de mine d'or à ciel ouvert à Kaw (est), qui prévoyait pourtant la création de 900 emplois directs et induits dans une région où le taux de chômage atteint près du triple (20,2%) de la moyenne hexagonale.
Très remonté, le Medef Guyane a promis d'interpeller le chef de l'Etat pour le "sensibiliser sur la détérioration croissante de l'économie régionale".
Nicolas Sarkozy détaillera également dans le chef-lieu guyanais la future loi-programme pour l'outre-mer, en dévoilant le montant très attendu des réductions fiscales qui seront accordées aux "zones franches globales d'activités" dans les départements hors métropole.
Cette première journée lui permettra enfin de présenter sa vision de "l'avenir de la politique spatiale européenne" lors d'une visite du centre spatial de Kourou.
Base de lancement des fusées européennes Ariane, et bientôt des fusées russes Soyouz, le "cap Kennedy" guyanais est l'un des principaux poumons économiques du département, dont il contribue à 30% au produit intérieur brut et représente 24% des emplois (7.000 directs et indirects).
Mardi, le président ouvrira la page internationale de son séjour en accueillant en voisin, au bord du fleuve qui délimite la frontière entre les deux pays, son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.
Ce sommet ne devrait accoucher d'aucun contrat commercial mais, plus modestement, permettre de lancer quelques "pistes" de coopération future en matière de défense ou d'énergie nucléaire, selon l'Elysée.
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