Avec le Monde Associatif
L'UNICEF et la restauration scolaire!
10/02/2006 - 17:49
L’UNICEF France propose une réforme en faveur d’une égalité d’accès à la restauration scolaire pour tous les enfants de maternelle et de primaire sur le sol français.
A l’issue du colloque consacré à la situation des enfants dans les Hauts-de-Seine qu’elle organisait mercredi 16 novembre, à Courbevoie (92), la représentante départementale de l’UNICEF France, Laurence Hintzy, a proposé qu’une commission élabore une proposition de loi pour permettre un accès égal des enfants de maternelle et de primaire à la restauration scolaire. L’UNICEF rappelle que la Convention des droits de l’enfant, adoptée en 1989 par la communauté des Etats et signée et ratifiée par la France il y a juste quinze ans, affirme le droit à la nutrition et à la santé. Le droit de manger à la cantine doit être inséparable du droit à l’éducation, et lié à lui.
Les enfants ne jouissent pas d’un accès égal à la restauration scolaire
Les enfants dont l’un des parents est en recherche d’emploi , les enfants de familles en détresse qui n’ont pas les moyens de payer les sommes pourtant modiques qui leur sont réclamées (entre 0,68 € et 3,67 € le repas) ne jouissent pas d’un accès égal à la cantine .
De même, les enfants de familles sans papiers (estimées, en l’absence de données, à 10 000 dans les Hauts-de-Seine), incapables de produire les nombreux justificatifs réclamés pour l’inscription de l’enfant, ne peuvent souvent pas fréquenter la cantine.
Lorsque les demandes des familles sans papiers sont prises en compte, elles doivent fournir au moins un justificatif d’hébergement. Souvent, il leur faut payer en espèces, et au plus fort tarif , à charge pour elles de saisir les services sociaux pour se faire subventionner.
D’autres enfants se voient également privés de l’accès au restaurant scolaire le temps que se réunisse la commission qui aidera la famille à assumer cette charge ou que soit régularisée une situation d’impayés antérieurs. Selon une enquête téléphonique menée par l’UNICEF auprès de la moitié des communes des Hauts de Seine, près de 50% des 64 000 enfants de maternelle et entre 80% et 100% des 95 000 enfants du primaire du département dépendent de la cantine scolaire pour leur déjeuner, parce que leurs parents travaillent, qu’ils sont en recherche d’emploi, ou qu’ils ne peuvent pas préparer de repas.
L’importance de la restauration scolaire pour la santé et l’épanouissement de l’enfant
Dans une société où de plus en plus de parents travaillent, et où les enquêtes démontrent une augmentation de la pauvreté chez les enfants , l’accès à la restauration scolaire est un impératif pour un nombre croissant de familles. La Commission Hirsh a notamment mis l’accent sur le poids des dépenses alimentaires dans le budget des ménages pauvres , sur le danger des déséquilibres nutritionnels et sur l’importance de la restauration scolaires.
Le Conseil national de l’alimentation reconnaît quant à lui l’importance de la restauration scolaire et la nécessité d’augmenter sa fréquentation. « Dans les pays en développement mais aussi dans notre pays, la restauration scolaire offre la garantie d’un repas complet dans la journée, rappelle Laurence Hintzy, présidente du comité des Hauts de Seine pour l’UNICEF. « Assurer la cantine scolaire fait partie du droit à la santé et à la nutrition tels que définis par la Convention internationale des droits de l’enfant. »
L'UNICEF a besoin de bénévoles(Lien en marge droite de ce blog)
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Guy Queytan
Rédigé par Guy Queytan le 10/02/2006 à 17:49



