L'info multilingue en temps réel
EditoWeb, Magazine multilingue d'actualités en temps réel: une nouvelle conception de l'édition en ligne.
Put your ad, story, photo now on Google News France, Deutschland, Spain, Brasil, in prefered language, from 30.00 euros: editoweb@gmail.com - Postez maintenant votre annonce, reportage, photo dans Google News UK, USA, Canada, Espagne, dans la langue de votre choix avec Editoweb, à partir de 30,00 euros. editoweb@gmail.com +33 4 42 05 64 25
Les 80 derniers articles parus
Blog Reportages
Infos en temps réel
      avec EditoBlog

Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Version imprimable Version imprimable    Augmenter la taille du texte Augmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texte Diminuer la taille du texte

Libération

A Bali, Borloo déterre la taxe Tobin

Libération

Climat. Le ministre veut créer un fonds pour alimenter la lutte contre le réchauffement.



Jean-Louis Borloo se la joue poisson dans l’eau. Un de ceux, peut-être, qu’il verra ce matin, lors de sa visite d’une barrière de corail, pendant que l’avenir de la planète se discute sous air conditionné. Dans le jardin de son hôtel, il se confie. Et revient sur une bombe qu’il a lâché sans que, pour l’instant, cela n’engendre de tsunami politique. Oui, la France, milite pour une taxe sur les flux financiers destinée à alimenter un fonds pour la lutte contre le réchauffement climatique, a lâché le ministre de l’Ecologie et du Développement durable, lors de ces trois minutes de discours devant un parterre de 190 pays… Quoi ? Borloo, revisitant le rêve d’Attac l’altermondialiste ? Borloo redessinant les vertus d’une idée enterrée par le rapport Landau, commandé, jadis, par Jacques Chirac (à l’époque pour financer le développement du Sud) ? Oui. «La taxe Tobin 2», nous dit-il, a de l’allure. Qu’importe s’il ne veut pas en fixer l’assiette, ni le rendement éventuel. «Il faut des financements pérennes», insiste-t-il.

A-t-il le feu vert de Bercy, vent debout contre un tel fantasme ? «Ils sont OK, j’ai une marge de négociation très large.» L’Elysée ? «Je suis autonome, ils me font une confiance absolue.» Et les partenaires européens, (la France prendra la présidence de l’Union à la mi-2008) ? «J’en ai discuté à midi, avec la délégation européenne, et personne n’a hurlé.» Personne n’a acquiescé non plus. Les Européens sont polis. «J’en ai parlé aussi avec Achim Steiner», le directeur général du Programme des Nations unies pour l’environnement, «qui pense que cela se fera dans les quatre ans».

«Pas finalisé». Borloo, solo, donc… Il s’agit de surfer. Car pour le reste, «la France, c’est sympa, ça a quelques idées, mais pas d’argent», se marre un délégué Nigérian. «Paris lâche quoi ? Il faut parler chiffre à la fin, elle est vraiment en faillite la France ?» s’angoisse un diplomate européen. Alors que la Norvège vient de promettre près de 500 millions de dollars (340 millions d’euros) sur la déforestation - le fameux projet Redd, où l’on paierait les Etats pour qu’ils ne déboisent pas, (Libération d’hier) -, la France, dans un grand élan de générosité, s’apprêterait à mettre… 5 millions d’euros sur la table. «Non, ce n’est pas finalisé», assure Jean-Louis Borloo, qui a préféré évoquer, à la tribune, la création d’un «comité d’urgence […] qui permette de traiter les sujets qui font l’objet d’un consensus». Exemples : la lutte contre la déforestation, ou les actions sectorielles de réduction des gaz à effet de serre.

Pour sa première sortie lors d’un grand raout international, «Mister Grenelle en quenelle», comme le surnomme un diplomate Congolais, s’efforce de prendre la mesure. «Ce qui frappe, c’est la technicité des débats», leur «judiciarisation», au détriment «de l’opérationnel», souffle-t-il. Les Français, la plupart des délégués le disent, sont «à la rue» ? Alors ? Rien. Borloo veut du concret ; à l’affût des projecteurs. D’autant qu’il a renvoyé dans les corde sa secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (elle n’arrive qu’aujourd’hui), qui lui faisait trop d’ombre… L’occasion de se dire plutôt ravi de prendre «un peu de distance» avec le Grenelle. Où il est «emmerdé par des microproblèmes». Où «les systèmes reprennent leur vie après coup quand on n’a pas bien calé les choses». Où, bref, c’est un peu le bordel.

Le Grenelle, on lui en a beaucoup parlé ici ? Ben non. «A part les Africains», et Stavros Dimas, commissaire européen à l’Environnement, «qui en a fait son livre de chevet». Le Japon, aussi, «assez fasciné» par le «nouveau ministère élargi de l’Environnement» à la française. Cela ouvre des perspectives… Ce qu’il tâchera de faire, demain, à l’occasion d’un atelier à l’intitulé aussi clair que modeste. «La France relève le défi climatique : le Grenelle de l’environnement, la conférence des parties prenantes pour le développement durable.»

«Ferme». En attendant, à Bali, ça brasse large sur l’avenir de la planète. De l’acronyme en veux-tu en voilà. De la virgule à déplacer. Borloo a rencontré «pendant trois heures» John Kerry, candidat à la présidentielle américaine en 2004 : «Je lui ai dit qu’on ne pouvait pas continuer comme ça, qu’on ne pouvait pas gagner la bataille du futur sans technologie verte.» Avec la délégation de Bush, qui multiplie les claquages de portes, ce fut plus délicat. Paula Dobriansky, sous-secrétaire d’Etat pour la démocratie et les affaires internationales, qu’il a vue «perso, en bilatérale» ? «J’ai été souple sur la forme, ferme sur le fond…» Sur la forme, la France brillerait à Bali. Mais, au fond, l’astre s’agiterait-il en vain ?

Jeudi 13 Décembre 2007 - 14:40
Nicolas Maury


Le Monde | Libération | L'Express | Le Nouvel Observateur | Le Figaro | L'Humanité | Provence PACA | Conseil des Ministres | L'équipe | Sport | Afrique et Moyen Orient

Votre Blog Entreprise
Recherche
Site Google
S'identifier/Inscription gratuite
 
Inscription newsletter
 



Editoweb Magazine a étendu son savoir-faire, acquis dans la presse Internet, en matière de positionnement dans les moteurs de recherche pour accompagner les opérateurs économiques dans leur développement sur l'Internet.
Notre offre de solutions et de services spécialisés à très forte valeur ajoutée:

nous nous engageons aux côtés des entrepreneurs   dans   une  démarche  stricte
d'optimisation et d'automatisation
de la diffusion en temps réel sur Internet des infos et news des entreprises et de leur site.
Communauté Hebdoo - Annuaire Miwim
http://www.wikio.fr  1001 Annuaires

editoweb,magazine...
Ce site est validé par liendur.com est certifié conforme aux lois en vigueur dans son pays d'hébergement

Annuaire gratuit Ce site est listé dans la catégorie Régions : Provence Alpes Côte d'Azur Dictionnaire du Net
Add Editoweb Magazine to your Technorati Favorites