L'enseignement scolaire devra inclure "une analyse critique des moyens de communication" ; les médias ne pourront publier des informations qui "terrorisent les enfants" ou "portent atteinte aux saines valeurs du peuple vénézuélien". Un autre élément de la loi peut être qualifié de progressiste dans la mesure où l'enseignement est obligatoire, gratuit et garantit la justice sociale, l'équité, la tolérance, le respect des valeurs multiculturelles, interculturelles. Ce sont des choses qu'on trouve dans de nombreux pays européens. C'est quelque chose de progressiste, un enseignement généralisé à tous les enfants, conformément à la Constitution vénézuélienne. Cela n'a rien de révolutionnaire pour un Européen mais dans le contexte vénézuélien, cela peut-être considéré comme une loi étatiste, ce que disent d'ailleurs les critiques.
Le chef de l'Etat ne cache pas la dimension politique du nouveau texte. Cette loi, "libératrice", souligne-t-il, facilitera l'avènement "de la femme nouvelle, de l'homme nouveau, de la société socialiste". Pour Hugo Chavez, "si la bourgeoisie crie, c'est parce que cette loi est bonne". Ces derniers jours, face aux centaines de manifestants antichavez, des milliers partisans du gouvernement scandaient dans les rues de Caracas un slogan sans équivoque : "L'éducation d'abord pour le fils d'ouvrier, ensuite pour le fils de bourgeois."
Le socialisme est en marche. Une loi foncière autorise l'Etat à exproprier les terrains urbains "sous-utilisés". Une loi économique va créer des "propriétés collectives".