Pour obtenir plus de moyens pour notre éducation, en finir avec les suppressions de postes, faire barrage à la casse du bac pro, à la suppression de la carte scolaire et au rapport Pochard
En frappant d'illégalité la grève dans laquelle les agents du Port autonome de Marseille (PAM) étaient engagés, le jugement rendu vendredi dernier par le tribunal de grande instance (TIG) n'a pas amputé la détermination de ces agents
Pascal Galéoté, le secrétaire général de leur syndicat CGT, l'avait annoncé dès le soir d'un verdict qui conclut à « un problème de cohérence entre les préavis et les modalités d'action ». « Nous allons, annonçait-il, déposer un nouveau préavis en veillant à ce qu'il soit conforme à la réglementation. » C'est chose faite : une grève de 24 heures reconductible est annoncée, pour la période du 14 au 21 mai. Avec d'ici là, une autre grève, nationale celle-là, qui se déroulera après-demain, vendredi 9 mai, sur l'ensemble des ports autonomes du territoire, à l'appel de la fédération CGT des Ports et Docks.
Ce sera donc la deuxième grève de ce type contre la loi dite de développement portuaire. La première était intervenue le 24 avril et avait été marquée par une forte mobilisation des agents concernés, accompagnée, notamment à Marseille, d'une mobilisation non moins massive des dockers. Prolongée depuis, dans les différents sites, par des actions ponctuelles quasi quotidiennes dont celles de Marseille que le TGI a déclaré illégales.
Les dernières semaines ont été marquées par l'accroissement du mouvement lycéen partout en France et par l'intervention méprisante de Nicolas Sarkozy
Le contexte politique et social de ce début de mois de mai est une opportunité formidable pour nous, lycéens en lutte. Le gouvernement Fillon a du affronter successivement une défaite cinglante aux élections municipales et cantonales, des sondages calamiteux pour l'ensemble de la droite, le développement de luttes pour les salaires dans les entreprises et la grève très réussie des salariés sans-papiers. Dans le même temps, la province a pris avec efficacité le relais de la mobilisation lycéenne. Les manifestations ont réuni des milliers de lycéens et d'enseignants à plusieurs reprises (50000 en France mardi dernier). Face à cela, Nicolas Sarkozy a déclaré dans son show télévisé : « je maintiens les réformes qui permettront les réductions » d'effectifs, réduisant notre mouvement revendicatif à une inquiétude puérile. Face à cela, il est temps de réaffirmer avec force nos mots d'ordre : Non aux suppressions de postes ! Non à l'application des rapports Pochard et Attali ! Non à la casse du bac pro et à la suppression des BEP et de la carte scolaire !
Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, UNSA, CFTC) ont annoncé vendredi une journée de grève ou de manifestations dans toute la Fonction publique le 15 mai, date déjà choisie par cinq fédérations de l'éducation pour appeler à la grève
Les cinq organisations ont appelé, dans un communiqué commun, les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) "à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai", avec en point d'orgue, la journée du jeudi 15 mai, "étape massive et rassemblée de la mobilisation, notamment par la grève et/ou des manifestations".
Elles ont dénoncé notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, et "les suppressions massives de postes", dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Dix-huit organisations d'enseignants, lycéens et parents d'élèves ont déjà appelé à une journée d'action nationale dans l'éducation ce jour-là contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement, et les cinq fédérations de l'éducation (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et trois syndicats des écoles primaires ont également appelé à la grève.
30.000 manifestants à Marseille pour le défilé du 1er Mai, une manifestation qui annonce une forte mobilisation sociale
La manifestation organisée à l'appel de la CGT, la CFDT, l'UNSA, la FSU, Solidaires et l'UNEF avait aussi reçu le soutien du Parti Communiste Français, ainsi que d'ATTAC, des associations de défense des sans-papiers ou du DAL (Droit au Logement). Force Ouvrière ne participait pas au rassemblement unitaire.
En tête du cortège, des employés de Coca Cola et de STMicroelectronics défilaient regroupés sous une même banderole: "pour les salaires on a lutté, pour les salaires on a gagné" rappelant que les salariés des Pennes Mirabeau et de Rousset venaient, chacun de leur côté, de sortir gagnants d'un conflit avec leurs entreprises pour des augmentations de salaires.
Etaient également présents des représentants des professions du port de Marseille, dockers ou agents du port autonome, qui continuent leur grève perlée contre la réforme des ports. A leur arrivée en fin de manifestations, les collectifs de sans-papiers ont été fortement applaudis par l'ensemble des participants. Plusieurs autres manifestations se sont déroulées dans les Bouches-du-Rhône regroupant 1.000 personnes à Martigues, 450 à Port de Bouc et à La Ciotat et 400 à Arles, selon les organisateurs.
Le gouvernement reste sourd malgré la forte mobilisation des lycéens, Sarkozy ne veut pas plier alors faisons lui entendre raison!
Il faut que le mardi 29 avril nous soyons encore plus nombreux dans les rues pour montrer au gouvernement que nous non plus nous ne céderons pas face à la casse de notre éducation ! A l'école élitiste de la droite nous opposons celle de l'émancipation et de la réussite de tous !
Le conflit au Port Autonome de Marseille est un prétexte pour relancer le discours anti-CGT. Un discours archaïque aux relents fascistes pour le plus grand bonheur de l'UPE 13 (MEDEF local) et de l'UMP
Vous ne les entendrez pas dans la foule, car les français soutiennent la CGT, vous ne les verrez pas dans les manifestations car une lutte ce n'est jamais pour le plaisir, vous ne les verrez pas sur les lieux de travail car ils ne connaissent pas le travail, ce sont les ragots anti-CGT. Ces ragots sont toujours les mêmes: "la CGT ruine le pays par ses grèves", ils émanent des couches sociales les plus aisées qui ne connaissement pas les condition de travail sur le PAM, ou même n'ont jamais travaillé sur le PAM... en somme "des experts".
Parmi ces "experts" toujours invités par les médias, on retrouve l'UPE 13, la vitrine méditerranisée du MEDEF. Ces chantres de la privatisation du PAM se battent depuis des années pour prendre le contrôle du port et y imposer une vision archaïque du système portuaire: dumping social, manque de sécurité sur les processus de débarquement, économie sur les formations du personnels, manque d'investissements qui aboutissent à l'obsolescence du matériel portuaire et à sa dangerosité. Bref un port qui s'effondre économiquement.
Militant communiste, membre du PCF section Istres/Fos sur Mer (Bouches du Rhône-13), militant à la Jeunesse Communiste MJCF (section Istres-Ouest Etang de Berre) et aux Étudiants Communistes (UEC), au PRCF et adhérent au SDEN-CGT, ami du Sinn Féin et du journal l'Humanité . Membre DISSIDENT du Conseil Départemental du PCF 13