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Les idées communistes
Lundi 09 Juillet 2007 - 18:59
La question du pouvoir d’achat était au coeur du débat des présidentielles. Sarkozy et la droite viennent de lui porter un coup en bloquant le smic, ce qui incite le patronat à ne pas céder face aux mouvements pour la revalorisation des salaires. Aujourd’hui, au-delà de la droite et du Medef, certains à gauche remettent en cause une telle proposition, au nom de la compétitivité et du « réalisme »… Pourtant, l’augmentation du smic et des salaires est une urgence sociale et un choix politique fort !
Comment vivre avec près de 1000 euros aujourd’hui ?
Une augmentation substantielle des salaires relève de la justice sociale. L’augmentation du SMIC permettra, non seulement, de vivre mieux ou de vivre tout court, mais permettra de tirer vers le haut l’ensemble des salaires. Cela aura pour effet immédiat de remettre à fl ot les caisses de la Sécurité Sociale, de relancer la consommation interne qui concerne 60% des emplois en France et donc de créer « la demande » donc des emplois supplémentaires. Cela permettrait de réduire la précarité, les coûts et le gâchis du chômage, de réduire également les aides sociales et le surendettement des familles. C’est précisément la reconnaissance de l’individu par l’utilité sociale de son travail et le minimum pour vivre de son travail dont il est question.
Mais comment augmenter les salaires à l’heure de la compétitivité mondiale ?
Les gains de productivité du travail permettent de réaliser des bénéfi ces énormes. La part du salaire dans la valeur ajoutée ne cesse de diminuer. Elle a reculé de près de 10 points en 20 ans. Les profi ts des entreprises du CAC40 explosent. Les dividendes versés aux actionnaires sont faramineux. Mais cet argent n’est pas réinvesti dans l’économie réelle. Il ne sert pas à la formation, au développement des compétences humaines, ni à la recherche/ développement, ou trop peu. Il n’est pas investi dans l’avenir comme à Airbus, où quand il s’agit de prendre des risques et d’investissement à plus longs termes, les actionnaires privés, Lagardère et Daimler se retirent. Nous voyons que les discours sur la compétitivité des entreprises visent avant tout une surexploitation des travailleurs car les profi ts servent quasi exclusivement les appétits des actionnaires, parfois au détriment même de l’outil industriel et des parts de marché.
Ne faut-il pas redéfinir la valeur Travail ?
Quand Sarkozy dit valoriser le travail, il valorise uniquement le capital. Quand le PCF porte l’objectif politique d’un SMIC à 1 500 €, il vise à replacer, dans le débat politique et social, des éléments confl ictuels entre le capital et le travail. Là où Sarkozy oppose ceux qui ont un travail à ceux qui en sont privés, nous visons à replacer la vraie contradiction entre les forces du capital et les travailleurs. A quoi doit servir le travail ? Pour la droite et le Medef, il ne sert qu’au profi t. Pour nous il doit répondre aux besoins et au développement de l’Humanité. Pour cela il faut libérer le travail humain, afi n qu’il soit un élément d’émancipation et permette la véritable autonomie des individus. Le revalorisation du smic et des salaires n’est pas qu’une mesure sociale et économique, c’est une exigence politique pour changer la société !
Nos propositions:
-Porter immédiatement le smic à 1500 € brut/mois pour 35h00, et rapidement à 1500 € net. -Augmenter l’ensemble des salaires, des retraites et des minimas sociaux.
-Donner de nouveaux droits aux salariés et aux CE.
-Faire cotiser les revenus fi nanciers comme le travail.
-Instaurer une véritable autonomie de la jeunesse.
-Abaisser le taux de la TVA sur les produits de première nécessité pour atteindre progressivement le taux zéro.
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Militant communiste, membre du PCF section Istres/Fos sur Mer (Bouches du Rhône-13), militant à la Jeunesse Communiste MJCF (section Istres-Ouest Etang de Berre) et aux Étudiants Communistes (UEC), adhérent au SDEN-CGT, ami du Sinn Féin, du journal l'Humanité, membre du Conseil Départemental du PCF 13
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