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Rubriques
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Produits |
Coût en France (1 euros = 1,2 cuc) |
Coût à Cuba (1 cuc = 0,8 euros) |
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Un soda (en terrasse de bar) |
2,5 euros (3 cuc) |
1 cuc (0,80 euros) |
Tabac (européen et US) |
5 euros (6 cuc) |
2,5 cuc (2 euros) |
Rhum 3 ans d'âge |
15 euros (18 cuc) |
3,95 cuc (3 euros) |
Trajet en bus |
2 euros (2,4 cuc) |
0,05 cuc (0,04 euros) |
C) Un pays sous le blocus des Etats-Unis depuis près de 50 ans
Le blocus mis en place le 7 février 1962 à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines a coûté très cher à l'île, il est estimé à 95 milliards de dollars US. En 2009, l'embargo est officiellement toujours en place, ce qui en fait le plus long embargo commercial de l'histoire moderne.
La réglementation de contrôle sur les actifs cubains (Cuban Assets Control Regulations) impose des restrictions sur les importations et les exportations entre Cuba et les États-Unis (cadeaux en nature ou en argent inclus) et sur les autres transactions avec Cuba ou avec des ressortissants cubains. Elle impose un gel total des actifs cubains et des transactions financières entre l'île et les États-Unis. Elle restreint enfin le voyage vers Cuba. En 2004, les restrictions sont toujours en place et sont mises en œuvre par le Service de contrôle des actifs étrangers du Trésor (Office of Foreign Assets Control). Des peines de prison d'au plus dix années de réclusion sont prévues en cas de non respect de l'embargo et l'amende peut atteindre un million de dollars pour les entreprises et 250 000 dollars pour les particuliers.
Le blocus mis en place le 7 février 1962 à la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines a coûté très cher à l'île, il est estimé à 95 milliards de dollars US. En 2009, l'embargo est officiellement toujours en place, ce qui en fait le plus long embargo commercial de l'histoire moderne.
La réglementation de contrôle sur les actifs cubains (Cuban Assets Control Regulations) impose des restrictions sur les importations et les exportations entre Cuba et les États-Unis (cadeaux en nature ou en argent inclus) et sur les autres transactions avec Cuba ou avec des ressortissants cubains. Elle impose un gel total des actifs cubains et des transactions financières entre l'île et les États-Unis. Elle restreint enfin le voyage vers Cuba. En 2004, les restrictions sont toujours en place et sont mises en œuvre par le Service de contrôle des actifs étrangers du Trésor (Office of Foreign Assets Control). Des peines de prison d'au plus dix années de réclusion sont prévues en cas de non respect de l'embargo et l'amende peut atteindre un million de dollars pour les entreprises et 250 000 dollars pour les particuliers.
Néanmoins, l'embargo a eu un effet limité sur Cuba durant les premières décennies car l'île bénéficiait du soutien de l'Union soviétique et des pays du CAEM qui lui fournissaient carburant, biens de consommation et subventions en échange de sucre et de nickel. Pour la seule année 1980, Cuba reçut environ 6 milliards. Cuba avait aussi accès aux marchés des pays soviétiques pour exporter ses produits (principalement le sucre et le nickel).
La chute de l'Union soviétique et du COMECON qui priva l'île de ses principaux partenaires commerciaux et l'embargo des États-Unis eurent de lourdes conséquences sur l'économie cubaine. L'économie cubaine dépendait de l'aide et des débouchés du COMECON. L'Union soviétique achetait le sucre cubain à un prix supérieur au prix du marché et fournissait du pétrole à bas prix. En 1992, le niveau des échanges avec les pays de l'ex-COMECON représentait moins de 7% du niveau de 1989. Dans le même temps, le PNB cubain chuta de plus de 35%, les revenus par habitant de 39%. Sans pétrole et par manque de matériel, l'agriculture cubaine fut décimée ; les coupures de courant étaient fréquentes, la faim et la sous-alimentation étaient répandues.
C'est ce que l'on nomme la "période spéciale". Un rapport fait par un médecin français vers 1994 décrivait un système où l’acupuncture remplaçait les anesthésies, où de nombreuses opérations devaient être annulées faute de matériel stérile. La prostitution refaisait surface, rappelant amèrement Cuba son ancienne réputation de « Bordel de l’Amérique » - mais l’île a largement été détrônée sur ce point par d’autres états, comme le Mexique, sans compter la concurrence sud-asiatique). La chute du régime semblait imminente.
Sans le blocus, Cuba pourrait recevoir un nombre nettement plus grand de touristes, nombre estimé à 3 millions de touristes annuels en plus. Le travail à l’étranger serait également une plus grande manne de revenus pour le peuple cubain : contrairement à ce qui est souvent cru à l’étranger, ce n’est pas tant Cuba qui refuse l’émigration que les états nord-américains ou européens qui imposent des visas en nombre très réduit. Ainsi, il est plus facile de faire venir 100 français à Cuba qu’un seul cubain sans raisons familiales ou professionnelles particulières en France.
La chute de l'Union soviétique et du COMECON qui priva l'île de ses principaux partenaires commerciaux et l'embargo des États-Unis eurent de lourdes conséquences sur l'économie cubaine. L'économie cubaine dépendait de l'aide et des débouchés du COMECON. L'Union soviétique achetait le sucre cubain à un prix supérieur au prix du marché et fournissait du pétrole à bas prix. En 1992, le niveau des échanges avec les pays de l'ex-COMECON représentait moins de 7% du niveau de 1989. Dans le même temps, le PNB cubain chuta de plus de 35%, les revenus par habitant de 39%. Sans pétrole et par manque de matériel, l'agriculture cubaine fut décimée ; les coupures de courant étaient fréquentes, la faim et la sous-alimentation étaient répandues.
C'est ce que l'on nomme la "période spéciale". Un rapport fait par un médecin français vers 1994 décrivait un système où l’acupuncture remplaçait les anesthésies, où de nombreuses opérations devaient être annulées faute de matériel stérile. La prostitution refaisait surface, rappelant amèrement Cuba son ancienne réputation de « Bordel de l’Amérique » - mais l’île a largement été détrônée sur ce point par d’autres états, comme le Mexique, sans compter la concurrence sud-asiatique). La chute du régime semblait imminente.
Sans le blocus, Cuba pourrait recevoir un nombre nettement plus grand de touristes, nombre estimé à 3 millions de touristes annuels en plus. Le travail à l’étranger serait également une plus grande manne de revenus pour le peuple cubain : contrairement à ce qui est souvent cru à l’étranger, ce n’est pas tant Cuba qui refuse l’émigration que les états nord-américains ou européens qui imposent des visas en nombre très réduit. Ainsi, il est plus facile de faire venir 100 français à Cuba qu’un seul cubain sans raisons familiales ou professionnelles particulières en France.
D) ALBA - Alternative bolivarienne pour les Amériques
L'ALBA et la venue d'Hugo Chavez ont eut des conséquences positives sur le plan politique et économique. L'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) (Alternativa Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América en espagnol) est une organisation politique, sociale et économique pour promouvoir la coopération dans ces domaines des pays de l'Amérique latine et des Caraïbes. D'abord évoquée par Hugo Chávez, président du Venezuela, lors d'un sommet, en décembre 2001, des chefs d'Etat de la Communauté des Caraïbes, l'ALBA a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela. La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras se sont depuis associés à l'initiative, qui visait d'abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington. Saint Vincent et les Grenadines en est devenu membre le 17 avril 2009. Enfin, en juin 2009, le nombre de membres passe à neuf, suite à l'adhésion d'Antigua-et-Barbuda et de l'Équateur.
L'ALBA et la venue d'Hugo Chavez ont eut des conséquences positives sur le plan politique et économique. L'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) (Alternativa Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América en espagnol) est une organisation politique, sociale et économique pour promouvoir la coopération dans ces domaines des pays de l'Amérique latine et des Caraïbes. D'abord évoquée par Hugo Chávez, président du Venezuela, lors d'un sommet, en décembre 2001, des chefs d'Etat de la Communauté des Caraïbes, l'ALBA a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela. La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras se sont depuis associés à l'initiative, qui visait d'abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington. Saint Vincent et les Grenadines en est devenu membre le 17 avril 2009. Enfin, en juin 2009, le nombre de membres passe à neuf, suite à l'adhésion d'Antigua-et-Barbuda et de l'Équateur.
Elle a été pour la première fois évoquée par le président Chávez lors du 3ème sommet des chefs d’Etat de la Communauté des Caraïbes (Caricom), en décembre 2001, comme alternative à la Zone de libre-échange des Amériques promue par les États-Unis.
Sur le plan économique, l'ALBA vise à favoriser la logique coopérative, plutôt que la création d'une zone de libre-échange avec les Etats-Unis qui passe par un abaissement des droits de douanes, voire leur suppression. Elle s'oppose ainsi directement au « consensus de Washington » qui prônait dans les années 1990 la déréglementation et la mise en place de mesures néolibérales. Plutôt que d'ordonner des privatisations, l'ALBA favorise au contraire le secteur public.
Cuba a déjà passé des accords de coopérationavec le Vénézuela : ce dernier livre du pétrole à un tarif préférentiel en échange de l'envoi de médecins par Cuba. Et avec l'ALBA Cuba envoie des instituteurs dans les pays d'Amérique latine, ces derniers ont réussit a éradiquer l'analphabetisme au Vénézuéla et en Bolivie.
Sur le plan économique, l'ALBA vise à favoriser la logique coopérative, plutôt que la création d'une zone de libre-échange avec les Etats-Unis qui passe par un abaissement des droits de douanes, voire leur suppression. Elle s'oppose ainsi directement au « consensus de Washington » qui prônait dans les années 1990 la déréglementation et la mise en place de mesures néolibérales. Plutôt que d'ordonner des privatisations, l'ALBA favorise au contraire le secteur public.
Cuba a déjà passé des accords de coopérationavec le Vénézuela : ce dernier livre du pétrole à un tarif préférentiel en échange de l'envoi de médecins par Cuba. Et avec l'ALBA Cuba envoie des instituteurs dans les pays d'Amérique latine, ces derniers ont réussit a éradiquer l'analphabetisme au Vénézuéla et en Bolivie.










































































