Près de
4000 milliards de dollars de fusions et acquisitions sont au programme. Les fonds d’investissement qui en deviennent les maîtres d’oeuvre sont de véritables pieuvres qui agrippent ici ou là les activités rentables, taillant, restructurant et rejetant si la rentabilité n’atteint pas les 15% annuels du capital investi.
Les dividendes du CAC 40 sont à la hauteur : au moins 17%. Ces prélèvements opérés sur l’économie ont de lourdes conséquences. Autant de moins pour l’investissement, la recherche ou la construction d’un développement durable. Il faut faire fort et vite.
Quitte à risquer l’avenir de la planète.
L’envolée des profits éclaire crûment l’abîme qui sépare l’immense majorité de notre peuple et ces privilégiés qui possèdent plus que ne produisent annuellement des dizaines de pays dans le monde.
La moitié de la population dispose d’un niveau de vie inférieur à 1315 euros pour une personne seule ou 1975 euros pour un couple. 6,86 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté européen et la proportion de ceux qui gagnent le salaire minimum est passée de 11,1% à 16,8% en 2005.
En trois ans, la moitié des chômeurs ont perdu leur indemnisation tandis que le nombre des érémistes augmentait de 21%. Chaque année, quatre salariés sur dix voient leur salaire individuel baisser, principalement en raison de la variation de leur durée d’emploi ou de leur durée de travail.
La cancer de la précarité ronge le travail.
Le revers des bonnes fortunes du capital, ce sont les difficultés aiguës de la majorité des salariés.
Il a bonne mine, Sarkozy, lorsqu’il va verser quelques larmes hypocrites sur le sort des ouvriers des Ardennes ! Quelques semaines plus tôt, il leur avait envoyé les CRS et les gardes mobiles ;
quelques jours plus tard, il justifiait la délocalisation et l’expatriation des grandes fortunes. Ne faisons pas de Johnny Halliday le symbole des puissances financières, il reste un baladin invité en bout de table des riches. Son talent n’a d’ailleurs jamais résidé dans la gestion de son patrimoine... Mais son cas et l’approbation spectaculaire de son déménagement en Suisse par
le candidat UMP a révélé le fond de la pensée de l’élu de Neuilly : l’argent a toujours raison. Arrogant avec les pauvres qui habitent les cités populaires, Sarkozy est toute humilité pour qui paie l’ISF. Il ne cesse de vouloir baisser les impôts sur les sociétés et la part patronale des cotisations sociales : ce serait alors ça de moins pour les budgets sociaux, l’école, la santé, la retraite...
Qui possède quoi ?
Où vont les richesses et les capitaux ? Quel rapport de forces entre le capital et le travail ?
Comment l’Etat peut-il peser pour que l’intérêt de tous l’emporte sur les appétits insatiables des plus puissants ?
Quelles dispositions d’urgence pour améliorer le sort de 90% de salariés qui peinent aujourd’hui ? Quelle priorité à l’action publique ? Comment donner réellement la parole et le pouvoir de décision à notre peuple ?
Refonder et étendre les cotisations sociales des entreprises
Le programme des communistes : utiliser autrement l’argent, mobiliser tous les moyens pour un autre type de croissance pour financer
-les importants besoins de protection sociale ( santé, accidents du travail, retraites, famille, dépendance),
-la mise en place graduelle d’un système de sécurité d’emploi ou de formation pour tous,
-les nouveaux besoins de formation professionnelle, initiale et continue,
-l’allocation d’autonomie de la jeunesse,
les cotisations sociales sont un outil efficace car elles poussent à intégrer ces exigences jusque dans les décisions de gestion des entreprises. A l’opposé des politiques systématiques d’exonérations de cotisations, nous affirmons le besoin d’une extension du montant de ces prélèvements, tant,
-par
l’augmentation de certains taux de cotisation,
-par la
croissance de l’assiette salaires,
-par la
création d’une assiette supplémentaire sur les profits financiers des entreprises,
-par d
es outils de modulation poussant à faire croître la base emploi et qualifications,
-par l’extension de mécanismes de bonus/malus, mais aussi
-par la création de cotisations nouvelles.
Simultanément seront mis en déclin la CSG et la CRDS.
Le maître mot du
programme communiste[ TAXER les profits]cy