Non seulement, le MODEF refuse quelques remboursements que ce soient par les producteurs, mais de plus, il somme le gouvernement français et son ministre de l’Agriculture de renvoyer la Commission Européenne à "ses chères études" comme l’avait exigé le peuple français lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel européen. Bruxelles est plus préoccupé par l’orthodoxie d’un libre marché à l’origine de la crise économique que par le bien être et l’avenir des citoyens d’une manière générale et celui des paysans en particulier.
Alors que la quasi totalité des fruits et légumes se vend à des prix inférieurs à 20-30% en dessous la moyenne des années précédentes ; alors que le prix du lait, du porc est inférieur aux coûts de production ; alors que le vin, les céréales, la viande bovine, les volailles sont à des prix très bas ; le ministre de l’agriculture a tout intérêt "à remballer" son projet de recouvrement de ces 500 millions d’euros auprès des producteurs.
Désolé, Monsieur le Ministre, mais il n’y aura pas de vacances tant que des solutions pour contrer la chute des prix agricoles et des revenus paysans n’auront pas été trouvées.
Le MODEF quant à lui est porteur de propositions pour un changement radical de politique agricole mais pour les mettre en œuvre il faut du courage politique et s’en remettre au peuple plutôt qu’au libre marché.
Le MODEF organise une opération fruits et légumes le 20 août en région parisienne et le 22 août en Meurthe et Moselle pour informer le consommateur sur la réalité de ces distorsions de concurrence.