En fin de matinée, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à deux endroits du centre d'Athènes pour protester contre les mesures de rigueur votées vendredi dernier par la majorité socialiste. "Même s'ils nous terrorisent, les mesures ne passeront pas", "nous sommes des hommes pas des numéros", affirment deux banderoles du rassemblement de la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, un million de membres) et de la Fédération des fonctionnaires (Adedy, 375.000 adhérents), organisatrices de la manifestation. "L'Europe doit changer où elle sombrera", crient des grévistes. "À bas le programme de stabilité, il faut le renverser" suggère un calicot des quelque 2.000 manifestants, selon la police, réunis près du Champ-de-Mars, face au siège de la GSEE.
À quelques centaines de mètres, sur la grande place Omonia, des milliers de militants du PAME, le front de lutte syndicale du parti communiste ultra orthodoxe (KKE) scandent leur principal slogan "aucun sacrifice pour la ploutocratie". Des banderoles affirment aussi : "guerre aux capitalistes, c'est la réponse des ouvriers" ou "la crise doit être payée par la ploutocratie". Les participants aux deux rassemblements doivent ensuite se rendre en deux cortèges séparés vers la place centrale de Syntagma, face au Parlement.