Février 1962, un an après le référendum sur l'autodétermination, la fin de l'Algérie française est proche. Mais les ultras de l'OAS continuent à perpétrer un climat de terreur, refusant l'indépendance de la colonie.
Le 7 février, une vague d'attentats est menée en région parisienne, visant notamment le ministre de la Culture André Malraux et l'écrivain Jean-Paul Sartre. Le lendemain, à l'initiative de la gauche (PCF) et d'un collectif de syndicats, un rassemblement est organisé dans le quartier de Bastille pour dénoncer les manoeuvres de l'OAS.
Interdite par les autorités, la manifestation est violemment réprimée par les forces de l'ordre.
"Ils tapaient en vue de crever les gens"
Le jour de la manifestation, des dizaines de milliers de personnes se rejoignent boulevard Beaumarchais, bravant l'interdiction. Les forces de l'ordre ont quadrillé le quartier. Ils chargent le cortège au niveau du Boulevard Voltaire et de la rue de Charonne.