La secrétaire générale de l’UNEF a cité les personnalités présentes à l’ouverture. Julius Malema, leader de la ligue jeunesse de l’ANC, a déclaré que « le Festival mondial de la jeunesse est une école de science politique ». Le président sud-africain, Jacob Zuma, a indiqué que « le caractère humain et politique de cet évènement représente une école de la vie ». Quant à Tiago Vieira (président du FMJE) et le chef de la délégation cubaine, ils ont « plaidé pour la libération de la Palestine, du Sahara occidental, et de tous les pays occupés ».
Mettant en avant l’enseignement tiré de ce festival, de manière générale, les treize délégués ont « pris conscience de l’ampleur de l’évènement », et compris que « nous sommes arrivés à la fin d’un système ». A travers une série de séminaires et de conférences, « nous avons pu mesurer l’impact de l’impérialisme et voir le courage et la force que les jeunes mettent dans leur combat pour un monde en paix », a expliqué Emeline Vidot.
« La confrontation des opinions et idées de la jeunesse mondiale »
Alexis Chaussalet a analysé la situation internationale découlant des workshops, des séminaires, des conférences et des divers échanges qui ont eu lieu lors de ce festival. « Le FMJE est un lieu de partage, ouvert à tous, qui a permis à chacun d’apporter sa réflexion, ses opinions et ses idées ».
Revenant sur la situation au Sahara occidental, le jeune homme a expliqué que ce territoire occupé par le Maroc était un « exemple explicite de l’impérialisme » sur les peuples. De même, il a félicité les mesures prises contre le gouvernement marocain lors de la Cour anti-impérialiste, qui a condamné l’occupation et les répressions des autorités marocaines sur les Sahraouis. De même, dans le cadre de l’éducation, « les tendances à mettre en place des plans de rigueurs vont barrer la route à l’émancipation des jeunes dans le monde. La rentabilité à outrance est responsable du déclin de l’éducation, qui ne devient plus une priorité, mais une dépense à réduire ».
Concluant son intervention sur la logique particulière que revête le Festival mondial de la Jeunesse et des Étudiants, Alexis Chaussalet a expliqué qu’aujourd’hui, « les jeunes n’acceptent plus un système qui les exclut et les exploite », que par le FMJE, « une solidarité mondiale est née », et que, dès à présent, il faut encourager le développement des relations internationales à La Réunion. Car il y a « une réelle volonté de faire naitre un esprit amical, et une solidarité internationale à La Réunion ».
« Réfléchir et se battre ensemble à la construction d’un projet pour et par la jeunesse réunionnaise »
Dans une démarche pédagogique, la participation à ce Festival mondial contre l’impérialisme a été l’occasion pour la jeunesse réunionnaise « d’inscrire La Réunion dans un contexte international », car il y a une « méconnaissance de la situation réunionnaise tant auprès de la délégation métropolitaine que des délégations étrangères », a indiqué Gilles Leperlier. De même, « La Réunion vit une situation particulière : hausse démographique, chômage record chez les jeunes, logement, transport, alimentation (…) qui découlent directement du capitalisme et de l’impérialisme ». L’objectif de porter la voix des jeunes Réunionnais a été rempli, grâce aux contacts créés lors de cet évènement et aux opinions partagées avec les différentes délégations.
« Ce voyage a permis à des jeunes militants réunionnais de faire face à l’actualité », aux effets de la consommation et de la manipulation des médias, aux conséquences du capitalisme, et particulièrement « aux méfaits de l’impérialisme ». Le FMJE est un « lieu d’échange, de rencontre, de débat qui nous a permis de voir que si on laissait faire certaines pratiques, on n’aura plus les droits pour lesquels nos prédécesseurs ont lutté durant des années ».
Pour conclure cette conférence de presse, Gilles Leperlier a expliqué que « les phénomènes internationaux avaient des répercussions à La Réunion », et qu’au-delà « de la conscientisation et de la construction de la société de demain, il faut faire face à l’émergence d’une nouvelle réflexion pour La Réunion, pour que notre île s’inscrive dans une dynamique internationale. Car en partant de nos atouts et en les valorisant, La Réunion, et le monde, pourront avoir un avenir meilleur ». Ce dernier conclut : « Nous construirons l’espace qu’il faut pour pousser la réflexion des jeunes Réunionnais, qui doivent prendre leur responsabilité pour l’avenir de La Réunion ».
Céline Tabou