Le PCF jouait gros à ces élections municipales et cantonales où ses bastions, en particulier dans la banlieue rouge de Seine-Saint-Denis, symbole du communisme municipal, étaient menacés par les visées des camarades socialistes qui lui disputaient 7 de ses 13 municipalités.
Avec le déclin progressif de son audience nationale depuis un quart de siècle, tombée au plus bas à la présidentielle de 2007 (1,93%), le parti compte, pour garder un rayonnement, sur ses fiefs locaux, héritage de son âge d'or.
Apres la débâcle de 2001, où le parti avait perdu toute une série de villes, à ce scrutin, il peut cette fois se targuer de plusieurs conquêtes dans un contexte de nette poussée de la gauche. A la tête d'une liste d'union de la gauche, le communiste Sébastien Jumel a reconquis dès le premier tour Dieppe (Seine-Maritime) que le parti avait perdu en 2001. A Vierzon (Cher) le candidat communiste a été élu dès le premier tour, de même qu'à Vaux-en-Velin (Rhône) malgré la concurrence socialiste.