Mélenchon et ses supporters n’ont vraiment pas de reconnaissance ! Depuis le PACS avec le PCF, ils ont pourtant bien profité.
Parti de quasiment rien, le PG s’est constitué un bon socle d’élus avec un député européen (Mélenchon seulement, Mme Vergiat, ex-socialiste, a été choisie par la direction du PCF), 17 conseillers régionaux gagnés en 2010 quand le PCF en perdait 40, 10 conseillers généraux…
Autre gain inestimable pour le lancement du PG, l’argent ! De campagne électorale en campagne électorale, le PG a pu financer son lancement à hauteur de millions d’euros d’argent public, remboursés grâce aux voix communistes.
On ne voit pas pourquoi Mélenchon s’arrêterait en si bon chemin maintenant qu’il est le candidat du PCF à la présidentielle.
Pour les législatives, les prétentions du PG sont extravagantes. Les marchandages ne semblent même pas finalisés alors que l’on avait promis aux communistes un accord avant la mi-juin.
Pour les financements des futures campagnes, qui va payer la majeure partie de la campagne de Mélenchon ? Devinez !
Mélenchon et ses amis du PG ont compris à quel point la direction du PCF a besoin d’eux pour faire émerger son « Front de gauche ». Ils tirent sur la corde au maximum.
La réélection de deux ou trois sénateurs communistes n’est pas leur problème.
Plus que jamais, la question est posée : combien de temps les communistes vont-ils accepter de se laisser manœuvrer, caricaturer, dépouiller par ceux que la direction du PCF est allée chercher ?
Ce n’est pas qu’une question d’organisation. C’est une question de perspective politique.
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