Nicolas Maury Militant PCF Istres




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Histoire du mouvement social et communiste

Samedi 11 Août 2007 - 23:09

Gabriel Péri mort pour des lendemains qui chantent

Les communistes qui ont fait l'Histoire
Né le 9 février 1902 à Toulon dans une famille d'origine corse, d'un père directeur des services techniques des docks de Marseille de sensibilité socialiste et d'une mère très pieuse qui se consacre à élever ses deux enfants. Élève brillant, le jeune Gabriel suit sa scolarité au lycée de Marseille où il obtient de nombreux prix.

L'engagement de Péri en politique est très précoce. Il adhère aux Jeunesses socialistes en 1917 alors qu'il a seulement quinze ans. Trois ans plus tard, il adhère à la IIIe internationale communiste et devient le secrétaire régional des Jeunesses communistes. C'est moins d'un an plus tard, lors du premier congrès national de la Section française de l'internationale communiste que Péri, au nom des Jeunesses communistes, est remarqué par la direction du jeune PCF. Il est alors littéralement aspiré par la direction du PCF, qui le charge, à vingt ans, de la Fédération nationale des JC, et le nomme responsable de son journal, l'Avant-garde. En tant que délégué au congrès international de la jeunesse communiste, il fait son premier voyage à Moscou en 1922.

Après deux années en province, il s'installe à Paris en novembre 1924 et prend en charge la rubrique internationale du quotidien communiste l'Humanité, fonction qu'il exerce sans discontinuité jusqu'au 25 août 1939. Durant cette période, il s'avère comme un virulent opposant aux régimes fasciste et nazi. Candidat du PCF aux élections législatives de 1932, il est élu député de la 1er circonscription de Versailles (Argenteuil).

Comme bon nombre de parlementaires communistes, Péri est surpris par l'annonce du pacte germano-soviétique, le 23 août 1939. D'après les témoignages recueillis par l'historien Guillaume Bourgeois : « Gabriel Péri fut très affecté par la signature du pacte ». Profondément confiant dans la politique soviétique, mais aussi farouchement antifasciste depuis des années, par esprit d'abnégation, et en pariant qu'il avait fait de toutes façons le bon choix, il se refuse à se désolidariser du PCF et choisi de continuer à militer.

Ses choix sont plus clairs fin septembre 1939, lorsqu'il demande à être incorporé, malgré une grave atteinte pulmonaire qui l'avait fait réformer en 1922.

Durant toute la drôle de guerre, il est l'un des cadres de l'équipe chargée de la rédaction de l'Humanité clandestine. Péri est d'ailleurs l'un des rares dirigeants du PCF clandestin à demeurer dans la capitale au moment même où la Wehrmacht défile sous l'Arc de triomphe et que l'équipe Benoît Frachon-Arthur Dallidet a suivi l'exode des parisiens. Lorsque Maurice Tréand, le responsable de la commission des cadres du parti, est de retour avec Jacques Duclos le 15 juin 1940.

Replié dans un appartement du 19e arrondissement, il poursuit la publication d'articles dans l'Humanité clandestine. Il loge plus tard chez un militant, André Chaintron. C'est là qu'il entreprend l'écriture d'un fascicule intitulé Non le nazisme, ce n'est pas le socialisme !, qui sera publié en mars 1942.

Déchu de son mandat le 21 janvier 1940, il agit dans la clandestinité et est condamné par contumace en même temps que d'autres camarades pour reconstitution de parti interdit.
En mai 1941, il est arrêté par les Allemands et, porté sur une liste d'otages, il est fusillé le 15 décembre après avoir refusé de signer une déclaration condamnant les " actes de terrorisme".

Péri fait donc partie des 92 otages fusillés le 15 décembre 1941 au mont Valérien.

Sa Lettre d'adieu, derniers mots écrits de la main de Gabriel Péri à la veille de tomber sous les balles allemandes :

" Que mes amis sachent que je suis resté fidèle à l'idéal de ma vie," que mes compatriotes sachent que je vais mourir pour que vive la France.
Je fais une dernière fois mon examen de conscience. Il est positif J'irais dans la même voie si j'avais à recommencer ma vie.
Je crois toujours, cette nuit , que mon cher Paul Vaillant-Couturier avait raison de dire que le communisme est la jeunesse du monde " et Il qu'il prépare des lendemains qui chantent ".

Je vais préparer tout à l'heure des Il lendemains qui chantent ".
Je me sens fort pour affronter la mort.

Adieu et que vive la France. "



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Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du PCF section Istres/Fos sur Mer (Bouches du Rhône-13), militant à la Jeunesse Communiste MJCF (section Istres-Ouest Etang de Berre) et aux Étudiants Communistes (UEC), au PRCF et adhérent au SDEN-CGT, ami du Sinn Féin et du journal l'Humanité . Membre DISSIDENT du Conseil Départemental du PCF 13

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