Soumis à la concurrence et à une obligation de résultats, les établissements auront des offres de formations étroitement liées aux marges qu’ils pourront dégager. Ce qui donne : soutient pour les établissements les plus en difficultés, et options d’art, de langue, de culture, … toutes les matières émancipatrices pour les établissements les plus favorisés. Ceci est d’autant plus vrai avec la suppression de la carte scolaire et la remise en cause implicite des zones d’éducations prioritaires. La suppression de la carte scolaire met fin à la mixité scolaire, en permettant aux élèves les plus en réussite de pouvoir partir des établissements « les plus fui », créant ainsi des ghettos de l’échec et des ghettos de réussites. La remise en cause des zones d’éducation prioritaire est le simple fait de l’autonomie. En effet, les problèmes rencontrés par ces établissements devront trouver leurs solutions dans leurs organisations internes, l’intervention des inspections académiques, des ministères et donc de l’Etat étant réduite pour laisser plus de liberté aux chefs d’établissements.
Les enseignants et la qualité de l’enseignement ne sont pas en reste
Près de 11 000 professeurs ne seront pas remplacés. Pour faire face au manque de personnel, les chefs d’établissements pourront faire appel aux contractuels, et également à la bivalence, c’est-à-dire à l’enseignement de deux matières différentes. C’est la qualité de l’enseignement qui en pâtira !!! Comment avoir la même qualité d’enseignement quand on est face à des profs qui ont été privé de formation pédagogique ou qui se retrouveront avec une charge de travail doublé !!!
L’école a plus que jamais besoin de réformes !!! Mais pas celle qu’on nous propose !!! Ouvrons un débat pour définir un véritable projet pour l’école !!!