Marie-George Buffet a annoncé vendredi soir son entrée en campagne pour l'élection présidentielle de 2007 malgré l'échec des
antilibéraux à s'entendre sur une candidature unique.
"
Je rentre en campagne", a déclaré la
secrétaire nationale du
PCF sur
TF1, en marquant sa volonté de "continuer le rassemblement" amorcé après la victoire du "non" au référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne. Marie-George Buffet a précisé qu'elle quitterait dès le 4 janvier ses responsabilités à la tête du PCF "pour
mettre sa candidature à la disposition de tous les hommes et les femmes qui veulent une gauche antilibérale".
"Je rentre en campagne parce que
je pense qu'il manque dans le débat politique la voix de ceux et celles qui veulent une gauche du courage, une gauche de combat", a-t-elle dit. "Donc, on ne va pas continuer à tergiverser", a-t-elle dit,
estimant que le processus était bloqué "par un débat (au) sommet sur la candidature".
Une majorité des collectifs locaux avaient marqué leur préférence les 9 et 10 décembre pour Marie-George Buffet mais le processus prévu par les divers courants prévoyait un "double consensus" incluant les partis et organisations.
Priée sur TF1 de dire si elle n'avait pas l'impression de diviser la gauche radicale, Marie-George Buffet a répondu : "
La démocratie, c'est quelque chose qui me tient à coeur. Les collectifs locaux se sont prononcés (...) et
les membres du Parti communiste ont eux aussi répondu par deux fois très majoritairement".
Désormais sont hors course les concurrents de Marie George Buffet, Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris apparentée PCF), Yves Salesse (président de la Fondation Copernic), Patrick Braouezec (député PCF de Saint-Denis).
Les antilibéraux n'entendent pas présenter un autre champion face à Marie George Buffet "il n'y aura pas de candidat du rassemblement antilibéral", a souligné l'un de leurs ténors Christian Picquet (minorité LCR).
Voir la déclaration d'entrée en campagne de Marie George Buffet,
ici