« Comment expliquer que l'abondance de produits ne profite ni à l'agriculteur, ni au consommateur ? » Raymond Girardi, tête de l'hypothétique liste Front de gauche en Lot-et-Garonne (lire ci-dessus) et son homologue girondin, Michel Dubertrand, secrétaire départemental du PCF 33, ne désarment pas. Dans le collimateur : les marges « exorbitantes » pratiquées par la grande distribution sur les fruits et légumes.
Quelques jours après une action de la FDSEA et des JA dans un intermarché discount de Boé (lire « Sud Ouest dimanche »), Raymond Girardi, en sa qualité de responsable du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef) en Lot-et-Garonne, dénonce à son tour le fait que « le kilo de pommes est aujourd'hui payé de 15 à 25 centimes d'euros le kilo à l'exploitant. Dans les rayons de supermarché, il avoisine les 2 euros, 2,50 ?... » . Et ce constat vaut également pour les kiwis, les salades, les tomates... Point de gaspillages hier pour pousser ce « cri de colère » : les fruits et légumes n'ont pas été vulgairement déversés sur la chaussée. Mais ont été distribués gratuitement par cinq producteurs lot-et-garonnais, place Pey-Berland à Bordeaux.