Le Président de la République a souhaité que nous mettions tous les chiffres sur la table.
Alors allons-y, puisqu’il en a oublié quelques-uns !
Entre 1949 et 2009, on estime l’augmentation des besoins en financement liés à la
démographie à 150 %, mais les richesses produites ont cru de 645 % en volume, soit une
croissance de 400 % par actif. Selon la Commission européenne, entre 1983 et 2006, la part
des salaires dans la valeur ajoutée a chuté en France de 9,3 %. Chaque année, près de
100 milliards d’euros bénéficient au capital au détriment du travail. Sur la même période, la
part des dividendes versés aux actionnaires a été quasiment multipliée par trois par rapport au
PIB et par cinq par rapport à la valeur ajoutée. Entre 1993 et 2009, le volume des cotisations
sociales a augmenté de 19 % tandis que le PIB croissait de 33 % et que les revenus financiers
des entreprises et des banques progressaient de 143 %.