Hélas, les discours exhibitionnistes du président et les admonestations télévisées des ministres et des plus hautes autorités de l’État, envers les patrons des banques, ne parviennent pas à dissimuler la soumission des dirigeants de la droite à l'égard de la haute finance. Les conditions d’octroi des bonus prévues par le précédent G20 ne sont que des déclarations de principe qui n’obligent en rien les banquiers, pas même ceux qui dirigent des établissements que l’État a dû renflouer suite à leurs spéculations hasardeuses.
Les nouvelles « mesurettes » à peine incitatives que le président a demandées aujourd’hui aux banquiers, censés abandonner « leurs mauvaises habitudes », n’y changent rien et visent seulement à rassurer l’opinion publique.
Comme l’a déclaré récemment Hector Sants, chargé du contrôle de la City de Londres « Si les politiciens estiment qu’il s’agit d’un problème, c’est à eux de le régler, en utilisant les outils appropriés, comme la fiscalité ». En conséquence, nous proposons de voter une loi à l’Assemblée nationale qui prévoit la taxation à 95 % des bonus excédant le montant annuel du SMIC. Nicolas Sarkozy, en septembre 2008 à Toulon, avait promis une nouvelle législation avant Noël 2008. Un an de retard déjà sur les promesses tonitruantes. Notre projet de loi permet de remédier aux trous de mémoire de Nicolas Sarkozy.