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Mercredi 02 Juillet 2008

Testez la façon dont les médias vous ont informé

TIBET : Vrai ou faux ?
Le but de ce test-médias n'est sûrement pas de choquer ou de créer un scandale. Toutes les convictions sont respectables. Le but est que chacun puisse vérifier par lui-même une question décisive : ce que je crois repose-t-il sur des informations fiables ? A-t-on essayé de manipuler l'opinion publique sur des questions importantes ?

Qu'est-ce qu'un bon juge ? Celui qui écoute attentivement les diverses parties, met ses préjugés au vestiaire, s'informe par lui-même, vérifie la fiabilité de chaque document, de chaque témoignage. Un lecteur ou un spectateur de médias n'a-t-il pas intérêt à suivre cette méthode ?

Petit quiz ci dessous

1. « Avant l'invasion chinoise, le peuple tibétain vivait en harmonie avec ses seigneurs dans un ordre social inspiré par les enseignements religieux. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

2. « En 1951, la Chine a envahi le Tibet. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

3. « Dès que la Chine socialiste a repris la direction du Tibet, en 1951, le dalaï-lama et les seigneurs tibétains ont perdu tout leur pouvoir politique. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

4. « 432.000 Tibétains qui résistaient à l'invasion chinoise sont morts dans les combats. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

5. « L'Inde a d'abord refusé l'asile politique au dalaï-lama. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

6. « L'occupation chinoise a provoqué la mort violente d'1,2 million de Tibétains. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

7. « La pratique religieuse était interdite pendant la Révolution Culturelle. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

8. « Le dalaï-lama est une sorte de pape du bouddhisme mondial. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

9. « Le dalaï-lama revendique un quart du territoire de la Chine. »

O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

10. « Le financement du mouvement tibétain provient de donations d'ONG caritatives et humanitaires. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

11. « Le soutien des Etats-Unis au dalaï-lama est motivé par des objectifs stratégiques. »

O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

12. « Le dalaï-lama a défendu publiquement l'ancien dictateur fasciste du Chili Augusto Pinochet. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

13. « Reporters Sans Frontières soutient le dalaï-lama de façon désintéressée. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

14. « La Chine commet un génocide culturel au Tibet. »

O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

15. « Les violences du 14 mars 2008 à Lhassa sont dues au fait que la police et l'armée chinoise ont violemment réprimé une manifestation pacifique. »
O Vrai O Faux O Ni Vrai, ni Faux

REPONSES :

1. « Avant l’invasion chinoise, le peuple tibétain vivait en harmonie avec ses seigneurs dans un ordre social inspiré par les enseignements religieux. »
Vous avez répondu FAUX et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

La doctrine religieuse imposait la supériorité du riche seigneur et l’infériorité du paysan misérable, du moine inférieur, de l’esclave et de la femme. Présentées comme le résultat inéluctable de la succession karmique des vertus et des vices des vies passées.
En fait, cette idéologie justifiait un ordre de classe féodal : les serfs devaient travailler gratuitement et à vie les terres du seigneur ou du monastère. Ils ne pouvaient se déplacer sans autorisation. Tout était prétexte à de lourdes taxes : mariage, décès, naissance, une fête religieuse, posséder un animal, planter un arbre, danser, entrer ou sortir de prison. Ces dettes passaient du père au fils et au petit-fils, et si on ne payait pas, on était réduit en esclavage.
Les fugitifs et les voleurs étaient traqués par une petite armée professionnelle. Punitions favorites : arracher la langue ou l’oeil, sectionner le tendon du genou etc. Ces tortures n’ont été supprimées qu’en 1959, lors des réformes décidées à Pékin.
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2. « En 1951, la Chine a envahi le Tibet. »
La bonne réponse est FAUX ! Explication :

Le terme ‘invasion’ suppose qu’il y ait deux pays. Or, dès le 13ème siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols. Dès le 17ème siècle, il est une des dix-huit provinces de l’empire chinois. Et chaque nouveau dalaï-lama reçoit de l’Empereur de Chine ses ‘sceaux’ de légitimation.
Fin 19ème, l’empire britannique envahit le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce. Le treizième dalaï-lama en profite pour revendiquer l’indépendance. Cette demande ne sera prise au sérieux par aucun parti chinois et aucun pays au monde. En 1949 encore, le Département d’Etat US déclare le Tibet et Taiwan parties intégrantes de la Chine.
Tout change quand la Chine devient socialiste avec Mao Zedong. Le même Département d’Etat US écrit alors : « Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l'indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant au lieu de le considérer comme faisant partie de la Chine. » Mais il ajoute : «La situation change si un gouvernement en exil se crée. Dans ce cas-là, il est dans notre intérêt de le soutenir sans reconnaître l’indépendance du Tibet. Reconnaître l’indépendance du Tibet, oui ou non, n’est pas la vraie question. Il s’agit de notre attitude envers la Chine »
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3. « Dès que la Chine socialiste a repris la direction du Tibet, en 1951, le dalaï-lama et les seigneurs tibétains ont perdu tout leur pouvoir politique. »
Vous avez répondu FAUX et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

En 1951, un Accord sur la libération pacifique du Tibet est signé entre Pékin et le gouvernement local du Tibet. Le dalaï-lama écrit un poème à la gloire du président Mao Zedong. Et il lui télégraphie : « Le gouvernement local, les lamas et les populations laïques du Tibet soutiennent à l’unanimité l’Accord en 17 articles. » C’est dans ce cadre que l’Armée Populaire de Libération entre au Tibet.
L’accord prévoit le maintien du servage au Tibet sous l’autorité du dalaï-lama. Les monastères, le dalaï-lama et les officiels garderont leurs possessions : 70% des terres. Pékin gèrera les questions militaires et les relations internationales. Le gouvernement local tibétain, composé de lamas et de seigneurs, a négocié et accepté l’accord. Le dalaï-lama reçoit le poste de vice-président du parlement de toute la Chine, qu’il occupera sans problème.
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4. « 432.000 Tibétains qui résistaient à l’invasion chinoise sont morts dans les combats. »
Vous avez répondu FAUX et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

Pour comprendre l’enchaînement : pendant qu’au Tibet, le servage féodal est maintenu, dans les provinces voisines où des minorités tibétaines coexistent avec des Han, Hui, Yi, Naxi, Qiang, Mongols...), la réforme agraire se met en route dès le début des années 50. Les terres des grands propriétaires sont confisquées et redistribuées aux paysans pauvres. Sans trop de heurts : l’Etat socialiste paie une rente aux ex-propriétaires. La résistance vient des lamas et seigneurs tibétains de ces régions. Ils refusent de renoncer à leurs privilèges.
En 1956, ils lancent une rébellion armée à partir du monastère de Litang dans la province du Sichuan. Après des escarmouches avec l’Armée Rouge, une partie de l’élite tibétaine du Sichuan s’enfuit au Tibet et répand des rumeurs de « terreur rouge ». Dès le début, la CIA finance et soutient le soulèvement. Des milices armées sont entraînées au Colorado, parachutées au Tibet, ravitaillées en armes par voie aérienne. Les événements sanglants de cette période étaient donc bel et bien une lutte des classes privilégiées, organisée par la CIA.
En 1959, la rumeur « Les Chinois vont kidnapper le dalaï-lama » provoque une grande manifestation à Lhassa. En réalité, la CIA a déjà organisé la fuite du dalaï-lama vers l’Inde. Les manifestants lynchent quelques officiels tibétains. L’Armée Rouge écrase l’émeute. Combien de morts à Lhassa ? Trois mille selon les témoignages recueillis par le politologue Henry Bradsher (pro-indépendance). Soixante-cinq mille, prétend le dalaï-lama en 1959. Puis, il passera à quatre-vingts sept mille. Or, Lhassa compte alors au maximum quarante mille habitants. Il est vrai qu’après l’émeute, dix mille Tibétains ont été envoyés huit mois en travaux forcés pour construire la première centrale hydro-électrique Ngchen. Mais les chiffres fantaisistes continuent à circuler. En 1984, le gouvernement tibétain en exil sort le chiffre de « 432.000 Tibétains morts dans des combats avec l’Armée rouge entre 1949 et 1979 »!
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5. « L’Inde a d’abord refusé l’asile politique au dalaï-lama. »
Vous avez répondu VRAI et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

Dès 1949, les Etats-Unis tentent de convaincre le dalaï-lama de partir en exil. Avec l’aide de ses deux frères (recrutés par la CIA en 1951) et du conseiller allemand Heinrich Harrer (ex SS). Il faudra dix ans avant qu’il accepte de se réfugier en Inde avec la couche de dignitaires privilégiés qui constituera la communauté tibétaine en exil..
Seulement l'Inde voisine n’a guère envie de lui accorder l'asile. Le président Eisenhower propose alors d’initier 400 ingénieurs indiens à la technologie nucléaire aux États-Unis. Le dirigeant indien Nehru accepte ce marché. En 1974, la première bombe A indienne sera affublée du surnom cynique de « bouddha souriant ».
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6. « L'occupation chinoise a provoqué la mort violente d’1,2 million de Tibétains. »
La bonne réponse est FAUX ! Explication :

Deux informations majeures contredisent ce chiffre accepté sans preuve dans l’ensemble du monde occidental depuis trente ans.
. 1. La pyramide des âges de la population tibétaine. En 1953, celle-ci était estimée à maximum 2,5 millions d’habitants au Tibet et dans les provinces voisines. Si 1,2 million de Tibétains avaient été tués entre 1951 et le début des années 70, une grande partie du Tibet aurait été dépeuplée. Et on constaterait un grand déséquilibre entre hommes et femmes. Mais les démographes ne constatent pas une telle anomalie et la population a plus que doublé : presque six millions de Tibétains en Chine aujourd’hui.
. 2. La seule personne qui a eu accès aux archives du gouvernement tibétain en exil, c'est Patrick French, lorsqu’il dirigeait la campagne Free Tibet à Londres. Documents en main, French est arrivé à la conclusion que les preuves du ‘génocide tibétain’ avaient été falsifiées. Les batailles de 1959 avaient été comptabilisées plusieurs fois et les chiffres des morts rajoutés en marge par après. Il dénonça cette falsification, mais le chiffre continua à circuler dans le monde…
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7. « La pratique religieuse était interdite pendant la Révolution Culturelle. »
La bonne réponse est VRAI ! Explication :

Entre 1966 et 1976, toute pratique religieuse est interdite non seulement au Tibet, mais dans toute la Chine. Les monastères sont fermés, les moines doivent retourner dans leurs familles d’origine, et s’adonner au travail productif, essentiellement l’agriculture. Il n’est pas vrai que tous les temples et monastères aient été « rasés jusqu’au sol ». Mais de nombreux objets de culte ont été détruits par les Gardes rouges, jeunes intellectuels tibétains qui suivaient le mouvement général de révolte en Chine.
Quand cela tourne au chaos (excès, règlements de comptes, punitions arbitraires), l’armée s’interpose et restaure l’ordre social et économique. Le gouvernement chinois admet publiquement les erreurs de cette période et finance la restauration de tout le patrimoine religieux du Tibet. Les monastères se repeuplent. Deux mille lamaseries sont restaurées et fonctionnent en Chine.
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8. « Le dalaï-lama est une sorte de pape du bouddhisme mondial. »
Vous avez répondu FAUX et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

Le dalaï-lama ne représente ni le bouddhisme zen (Japon), ni le bouddhisme d'Asie du Sud-Est, ni le bouddhisme chinois. En fait, le bouddhisme tibétain représente moins de 2% des bouddhistes du monde. Et même au Tibet, il existe quatre écoles bouddhistes séparées, le Dalaï-lama appartenant à l'une d'elles, la gelugpa (les ‘vertueux’ aux bonnets jaunes).
Lors de sa visite à Londres, en 1992, il a été accusé par la plus grande organisation bouddhiste britannique d’être un « dictateur sans pitié » et un « oppresseur de la liberté religieuse ». Ce ‘pape’ semble avoir peu de disciples religieux, mais beaucoup de suiveurs politiques…
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9. « Le dalaï-lama revendique un quart du territoire de la Chine. »
Vous avez répondu VRAI et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

Bien qu’il ait récemment déclaré se contenter d’une sorte d’autonomie, dans ses livres, il réclame un ‘Grand Tibet’ : le double de celui où les dalaï-lamas exerçaient le pouvoir politique local dans le passé. Ce territoire incorporerait la province entière du Qinghai et des parties des provinces Gansu, Yunnan et Sichuan, dans lesquelles on trouve des minorités tibétaines mêlées à d’autres nationalités.
Par quelles méthodes ? En chassant les populations non tibétaines ? En pratiquant la purification ethnique ? Oui. Le dalaï-lama a déclaré textuellement au Congrès américain en 1987 : « 7,5 millions de colons doivent partir ». Il ne s’agit pas de colons, car la population de ces régions est mixte depuis des siècles. En tout cas, ce projet expansionniste réaliserait ce que toutes les puissances coloniales ont cherché à faire depuis 150 ans : démembrer la Chine.
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10. « Le financement du mouvement tibétain provient de donations d’ONG caritatives et humanitaires. »
Vous avez répondu FAUX et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

Le mouvement tibétain reçoit effectivement de tels dons, mais son principal financier est le gouvernement des Etats-Unis. Entre 1959 et 1972, la CIA a versé 1,7 million de dollars au ‘gouvernement tibétain en exil’ et 180.000 dollars par an au dalaï-lama. Celui-ci a longtemps nié, mais a fini par le reconnaître.
Par la suite, et aujourd’hui encore, les versements ont été plus discrets, à travers des organisations de couverture comme le National Endowment for Democracy, le Tibet Fund, le State Department’s Bureau of Democracy... Autre sponsor important : George Soros à travers l’Albert Einstein Institution, récemment encore dirigée par l’ex-colonel Robert Helvey des services secrets US.
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11. « Le soutien des Etats-Unis au dalaï-lama est motivé par des objectifs stratégiques. »
Vous avez répondu VRAI et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

Les milieux dirigeants US voient en la Chine leur principal ennemi. Partenaire économique indispensable certes, mais aussi, à terme, principal facteur de résistance à leur domination sur le monde. Or, les USA prévoient que la puissance de la Chine rattrapera la leur vers 2030. Il faut donc absolument empêcher que l’Asie crée un marché commun lié à la Chine et qui échapperait au contrôle des Etats-Unis.
Ceux-ci rêvent de faire éclater la Chine comme ils ont fait éclater l’URSS. Objectif : contrôler les richesses économiques, la main d’oeuvre et le plus grand marché du monde. Pour affaiblir la Chine, la stratégie US est double. D’une part, l’encercler de bases militaires. D’autre part, encourager les séparatismes et toutes sortes d’oppositions, en commençant par des campagnes médiatiques de diabolisation. C’est pour ça qu’ils investissent d’importantes sommes d’argent sur la question du Tibet.
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12. « Le dalaï-lama a défendu publiquement l’ancien dictateur fasciste du Chili Augusto Pinochet. »
Vous avez répondu VRAI et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

En 1998, Pinochet a été arrêté en Angleterre par la police britannique sur base du mandat d’arrêt international pour crimes contre l’humanité, lancé par le juge espagnol Garzón. Le dalaï-lama a vivement recommandé au gouvernement britannique de le libérer et d’empêcher qu’il soit jugé. Pinochet aussi était un employé de longue date de la CIA.
Le dalaï-lama est bel et bien un pion des Etats-Unis. En 2007, George Bush a remis au dalaï-lama la Médaille d’Or, la plus haute distinction décernée par le Congrès US. Sa Sainteté a loué Bush pour ses efforts dans le monde entier en faveur de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme. Elle a qualifié les États-Unis de « champions de la démocratie et de la liberté ».
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13. « Reporters Sans Frontières soutient le dalaï-lama de façon désintéressée. »
Vous avez répondu FAUX et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

Reporters Sans Frontières (RSF) se présente comme défenseur de la liberté des journalistes, et de nombreux petits donateurs croient soutenir une organisation indépendante et objective. Mais le fonds d’assistance aux journalistes opprimés ne reçoit que 7 % du budget global. Le reste va à des campagnes politiques.
Derrière ces campagnes, on trouve de l’argent sale. En réalité, le patron de RSF, Robert Ménard, est un défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. Il critique le Venezuela et Cuba en déformant les faits ? Logique : il a reçu des financements de la maffia cubaine à Miami. Il critique la Chine pour sa politique au Tibet ? Logique : il a reçu 100.000 dollars des anticommunistes de Taiwan. Par contre, il est plus que timide envers les Etats-Unis dont l'armée a tué le plus grand nombre de journalistes ces dernières années (en Irak). Logique : il est financé par la CIA à travers le NED déjà évoqué.
De même, Ménard a imposé à RSF de cesser de critiquer les médias français ? Logique : il est soutenu financièrement par les plus grands médias français et quelques grosses multinationales. En outre, les Messageries de la Presse (propriété partielle de Lagardère) distribuent gratuitement ses albums-photos. On ne crache pas dans une soupe si généreusement servie, Ménard a bien dû le reconnaître en 2001 : « Comment, par exemple, organiser un débat sur la concentration de la presse et demander ensuite à Havas ou à Hachette de sponsoriser un événement ? »
Malgré tous ces financements suspects, la majorité des grands médias continuent de relayer massivement la prose de Ménard. Par contre, l’UNESCO a cessé de le soutenir en expliquant que « RSF avait fait preuve à plusieurs reprises d’une absence d’éthique en traitant certains pays de façon très peu objective. »
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14. « La Chine commet un génocide culturel au Tibet. »
Vous avez répondu FAUX et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

En réalité, le Tibet est depuis longtemps une région autonome. Depuis les années 80, la culture et la religion du Tibet se pratiquent librement, les enfants sont bilingues, des instituts de tibétologie ont été ouverts, les monastères regorgent de lamas, y compris de jeunes enfants. En rue, les fidèles font allègrement tourner leurs moulins à prière. La langue tibétaine est parlée et écrite par bien plus de gens qu’avant la révolution. Il existe une centaine de magazines littéraires au Tibet. Même la revue Foreign Office, proche du Département d’Etat US, a reconnu que 60 à 70% des fonctionnaires sont d’ethnie tibétaine et que la pratique du bilinguisme est courante.
Par ailleurs, la culture tibétaine a aussi connu de nouveaux développements dans le reste de la Chine, spécialement dans les domaines de la langue, la littérature, les études de la vie quotidienne et de l’architecture traditionnelle. La Chine a publié d’importantes collections de livres, des journaux et des magazines en langue tibétaine. De nombreuses maisons d’édition sont présentes non seulement au Tibet mais aussi à Beijing. Le ‘génocide culturel’ est un mythe de la propagande politique.
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15. « Les violences du 14 mars 2008 à Lhassa sont dues au fait que la police et l’armée chinoise ont violemment réprimé une manifestation pacifique. »
Vous avez répondu FAUX et vous avez raison ! Pour en savoir plus :

Tous les témoins occidentaux présents sur place, dont le journaliste James Miles (The Economist) et de nombreux touristes l’attestent : les violences ont été déclenchées par de jeunes Tibétains que des lamas encourageaient à commettre des actes destructeurs.
Il s’agissait d’actes criminels programmés à caractère raciste. Plusieurs groupes, tous armés de la même manière (cocktails Molotov, pierres, barres d’acier, et couteaux de boucher), tous opérant de la même manière, se sont répandus dans Lhassa, et ont semé la panique en attaquant les Han (Chinois) et les Hui (musulmans). Des civils ont été brûlés vifs, d’autres battus à mort ou lapidés. On a dénombré dix-neuf morts et plus de trois cent blessés. Des écoles, des hôpitaux et des hôtels ont été attaqués. De nombreux Tibétains plus âgés ont porté secours aux victimes et sauvé des vies.
Quand ces violences racistes ont été révélées, les partisans du Dalaï-lama ont prétendu que tout cela était l’œuvre de soldats chinois déguisés en moines, faisant circuler une prétendue photo-‘satellite’ censée le prouver. Nous avons démontré que cette photo était un faux grossier.
La police et l’armée chinoise sont d’abord restées extrêmement passives avant d’intervenir en force pour mettre fin aux émeutes. Combien y a-t-il eu de victimes à ce moment ? Les médias occidentaux diffusent les chiffres (« des centaines ») avancés par les partisans du dalaï-lama.
Certains ‘morts’ cités par le gouvernement tibétain en exil sont aujourd’hui bien vivants au Tibet. D’autres s’appellent « Dupont, Charleroi », sans autre précision. D’autres noms avancés n’existent pas. La polémique n’est pas terminée.

Michel COLLON
http://www.michelcollon.info/