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Dimanche 19 Mai 2013
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
Je suis heureux de pouvoir vous présenter le site de ma maison d’édition Résistance21. Sur le catalogue vous pourrez trouver de nombreux livres de référence en théologie, en philosophie, en histoire. Vous y trouverez également les deux premiers livres que je publie.
Le premier est le livre d’un auteur français, Pierre-Charles Aubrit Saint Pol. Il s’agit d’un thriller tout à fait passionnant qui plonge le lecteur tout à la fois dans la crise de l’Eglise et dans celle de nos sociétés contemporaines
Le second est un roman que j’ai moi-même écrit. Il s’agit d’une fresque philosophique menée comme un roman d’aventure qui tente de mettre au jour les réseaux et les principes qui accouchent actuellement d’un nouveau totalitarisme : le mondialisme.
Un ouvrage sera bientôt publié sur la Royauté sociale de Jésus-Christ et un autre sur le modernisme contemporain. Un roman d’un auteur valaisan suivra en fin d’année.
Résistance21 est constamment à la recherche de nouveaux auteurs partageant la même ligne de résistance au mondialisme. N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos travaux.
Vous pouvez vous procurer les livres de Résistance21 sur le site www.resistance21.ch ou auprès de tout bon libraire puisque Résistance21 est inscrite sur le réseau Electre.
Bonne découverte.
Julien Gunzinger
Vive Le Christ Roi
- La liberté religieuse des adeptes de toutes les religions n’a-t-elle pas favorisé la laïcisations des Etats encore catholique, la multiplication de sectes, la construction de mosquées en pays chrétiens, à l’encontre de la justice et du bien commun ?
- Nostra aetate voit des rayons de lumière et des semences du Verbe dans les fausses religions ( non chrétiennes) et Jean-Paul II y voit « l’effort de l’homme, qui a le Christ pour aboutissement unique et définitif » (Tertio millenio adveniente). Quoi d’étonnant alors à ce que ces religions inventées par le diable pour perdre les hommes soient prises pour des voies de salut ?
- L’œcuménisme considère que les communions chrétiennes non catholiques comme des « éléments ecclésiaux », voire des « Eglises particulières » « dont l’Esprit-Saint ne refuse pas de se servir »(Unitatis redintegratio,3,4) : quoi d’étonnant alors à ce qu’il parvienne à ce résultat de bloquer les conversions des non catholiques à l’Eglise et de protestantiser les rites catholiques ?
- Le prétentu « sacerdoce commun » des fidèles baptisés(Lumen Gentium) n’a-t-il pas dévalué le sacerdoce ministériel des prêtres et bouleversé les sanctuaires et la liturgie ? En conséquence, n’a-t-il pas, pour sa part, tari les vocations sacerdotales, vidé les séminaires et contribué à faire perdre aux prêtres eux-mêmes la conviction de leur identité sacerdotale ?
- La constitution conciliaire sur la liturgie n’a-t-elle pas programmé le nouvel ordo missae de Paul VI, sans l’offertoire à caractère sacrificiel, jugé être une anticipation déplorable de la consécration ? Cette liturgie nouvelle n’a-t-elle pas été faite pour être dite par le prêtre face au peuple et en langue vernaculaire ? N’a-t-elle pas conduit à estomper la présence réelle du Christ dans l’eucharistie, confondue avec sa présence spirituelle dans l’assemblée des fidèles( Institutio generalis, n.7) ? N’a-t-elle pas fait presque silence sur la nature propitiatoire du sacrifice eucharistique ? Na-t-elle pas diminué le rôle hiérarchique du prêtre à l’autel et sa fonction de consécrateur comme ministre du Christ-Prêtre ? N’est-elle pas responsable du fait que, dès vingt après son approbation par Vatican II, une grande partie du clergé et des fidèles ne croyait plus à ces vérités de foi définies comme des dogmes par le concile de Trente ?
- La constitution Sacrosanctum concilium n’a-t-elle pas conduit l’Eglise à une banalisation du culte liturgique, devenu sans beauté, ni attrait, privé qu’il est du chant grégorien(latin) et des amples mouvements des ministres sacrés dans le vaste sanctuaire d’antan ? N’est-ce pas la misérable pauvreté des rites « rénové » qui a jeté de nombreux fidèles assoiffés de mystère et de symbolisme dans les bras des sectes gnostiques ou charismatiques hétérodoxes ? Au lieu d’un nouveau printemps de l’Eglise, n’a-t-on pas connu une rapide désertification des rites et une désertion des églises ?
- Le nouveau code de droit canon promulgué le 25 janvier 1983 par Jean-Paul II comme « un grand effort de transcrire en langage canonique la doctrine même, à savoir l’ecclésiologie conciliaire »(codex, p.XI) a voulu en reprendre « le caractère de nouveauté qui ne s’éloigne jamais de la Tradition législative de l’Eglisde »(p.XII) En réalité sa note de nouveauté ne semble-t-elle pas estomper celle de la Tradition ?Il exalte en effet le « peuple de Dieu » aux dépens de la hiérarchie sacrée, le pouvoir des collèges épiscopaux aux dépens de ceux, de droit divin, du pape sur l’Eglise entière et des évêques sur leurs diocèses, les droits de la personne aux dépens de l’autorité hiérarchique – tout cela selon l’idéologie démocratique. N’a-t-il pas favorisé par conséquent l’indiscipline du clergé, l’arbitraire d’un pouvoir pontifical et d’un pouvoir épiscopal affaiblis et, par compensation, inflexible ( voir le De Delictis et poenis, qui excuse souvent les délinquants, et le De judicis, qui les livre trop facilement à la procédure administrative du pouvoir judiciaire de l’Eglise). La perte de l’autorité à tous les niveaux dans l’Eglise n’aboutit-elle pas finalement à la contestation et à la rébellion des clercs ?
- Selon Gaudium et spes( GS 47,1) le lien sacré du mariage est conclu « en vue du bien des époux, des enfants et aussi du genre humain » ; et « l’institution du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation » ; et « cette union intime, ce don réciproque de deux personnes, non moins que le bien des enfants exigent l’entière fidélité des époux et requièrent leur indissoluble unité ». Mais de ces trois affirmations ne ressortent pas la nature ni l’ordre exact des deux fins du mariage, qui, selon la Tradition, sont comme fin première « la procréation et l’éducation de la progéniture », et comme fin secondaire « l’aide mutuelle et le remède de la concupiscence »( code de 1917, can.1013, par 1)
Or le nouveau code de droit canon(canon 1055 par 1) tait la concupiscence et son remède, et, inversant l’ordre des deux fins, place « le bien des conjoints » avant la procréation et l’éducation des enfants, à l’encontre de toute la Tradition et contrairement aux monitions explicites du pape Pie XII( cf AAS, t.36, année 1944, p.63-66). Ce faisant , le nouveau code, précisant le flou du Concile, a dévoyé la doctrine du mariage : il a favorisé la contraception, l’avortement, et causé d’innombrables déclarations nulles de nullité de consentement, grâce aux nouveaux canons 1095( 2 et 3) et 1098.
Que ces fruits mortifères soient le produit de l’assimilation impossible des idéaux libéraux, démocrtatiques et personnalistes par la doctrine de la foi grâce à l’œuvre du Concile, c’est ce qui est patent par ce qu’on vient d’exposer. A la question initiales posée par Jean XXIII : comment remédier à la foi superficielle des années cinquante ? Comment guérir l’Eglise de son ronronnement tranquille sociologique ? Comment ancrer de nouveau et faire vivre de la foi les âmes chrétiennes contemporaines ? Le Concile pastoral a cru devoir répondre « Changeons le visage de l’Eglise, réformons la doctrine de la foi, de manière adaptées à un monde à qui elles étaient l’une et l’autre devenues étrangères » A un vrai problème, le Concile pastoral a apporté une fausse solution. Il lui a manqué de prêter attention aux échos de la la voix de Saint Pie X lui disant : « Non ! Ce n’est pas cela qu’il faut faire malheureux ! Prêchez donc Jésus-Christ, Prêtre et Roi, son sacerdoce, son sacrifice, son règne social ! Et ainsi ramenez tout sous un seul chef, le Christ (Ep 1,10) »
« En 30 ans, le taux de suicide( en France) a fortement augmenté : il est passé de 1.73 à 2.13 pour 10000 habitants. La hausse a été la plus forte entre les années 1976 et 1985 (plus 40% en 10 ans) peut-on lire sur www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mago131/dossier/ps_6444_suicide-france-etat-lieux.htm). De même en Belgique « …en 50 ans,il(le suicide) est passé de 8 à 18% chez les garçons et de 5 à 10% chez les filles » (www.e-sante.be/be/magazine_sante/sante_psychologie_sexologie/Suicide_en _hausse_en_Flandre-2920-933-art.htm)
En ce qui concerne la criminalité, les statistiques suisses sont très éloquentes « Dans les années 50 et au début des années 60, 600 jugements pénaux étaient prononcés à l’encontre d’adolescents pour 100000 individus du même groupe d’âge. Ce rapport est passé à 1400 dans les années 80 et 90. »(http://www.swissinfo.org/fre/swissinfo.html?siteSect=601&sid=8169091&cKey=1188920596000&ty=st) En Europe la situation n’est pas meilleure et suit la même progression « Entre 1950 et 1970, la criminalité a connu une augmentation constante, mais depuis 1970, cette augmentation s’est accélérée… »(www.europa.eu )
Le même constat s’impose pour les dépressions. « Des études récentes démontrent que les taux de prévalence de la dépression et de l’anxiété augmentent partout dans le monde. Par exemple, une analyse de cohorte de la National Cohort Morbidity Study des Etats-Unis a révélé que la prévalence permanente à la dépression chez les femmes de 20 à 24 ans est passée de 6% au début des années 1960, à partir de 28% au début des années 1990. C’est probablement la preuve d’un milieu en transformation sur les symptômes de la dépression, car ni le fonds génétique, ni la réparitition des hormones sexuelles n’auraient pu changer de façon si significative au cours de cette période. »(www.phac-aspc.gc.ca/publicat/whsr-rssf/pdf/WHSR_Chap_18_f.pdf)
Les années du Concile constituent donc le pivot à partir duquel tout se détériore. Tout le système de valeurs inversées fondées sur la satisfaction immédiate des pulsions, donc sur la jouissance et sa légitimation ne produit au final que violence, désolation, souffrances. Le démantèlement de la famille auquel aboutit la morale inversée est la principale cause de toutes cet effondrement qui a produit une hausse continuelle des couts de la santé. Ce qui en retour sert de justificatif à l’interventionisme de l’Etat, aux politiques sociales pesant toujours plus lourd sur les budgets nationaux. C’est donc durant les années du concile, au moment même où l’Eglise tombait dans le piège tendu par les modernistes, au moment même où elle se crut le devoir de baisser sa garde pour rouler des galoches au monde, que ce dernier porta son offensive contre les fondements de la morale traditionnelle et que tous les indices du bien-être collectif commencèrent à s’affoler.
Julien Gunzinger<
L’émoi que la réaffirmation de cet interdit provoque est à la hauteur de la désorientation totale de nombreux catholiques, rendus étanches au message du Christ par des décennies de démission et de défaillance des prêtres qui n’ont plus osé enseigner correctement leurs fidèles, entretenant en eux l’idée que la conscience subjective était absolument souveraine en matière de morale et capable de se façonner une foi et une pratique sacramentelle à sa convenance.
Au-delà de cette question particulière, le vrai scandale réside en cela que le magistère catholique a la prétention de présenter des vérités contraignantes à tous les hommes doués d’un entendement non déficient, et non pas exclusivement aux seuls fidèles. Ce qu’a en horreur l’esprit du monde, au-delà de tout, ce n’est pas la foi, la religiosité ( au contraire puisqu’il chérit la subjectivité) ce qu’il déteste, qu’il doit sans cesse combattre au moyen de toutes les ruses du mensonge, c’est ce que la seule Église catholique –comme institution- continue de défendre : la prétention normative universelle de la raison en matière métaphysique et morale. Ce que Louis Jugnet expliquait en ces termes :« Si le modernisme est bien une erreur religieuse, et même “la synthèse de toutes les hérésies “, comme le nomme saint Pie X dans ‘ ‘Pascendi ’ ‘, sa racine profonde est dans la philosophie : la “falsa philosophia ’ ‘, telle est 1 ‘origine empoisonnée dont tout découle », une philosophie qui a rompu avec la philosophie réaliste, la philosophie de l’Etre.
Mme Soupa est l’incarnation même de cette position absolument courte de philosophie, érigeant la conscience en norme absolue. Elle ne s’en est d’ailleurs pas cachée dans notre débat.
Pour ceux qui souhaiteraient s’informer des racines profondes de l’errance dans laquelle Mme Soupa cherche à entraîner les catholiques, je mets ici à disposition de tous l’intégralité de la réponse que j’ai faite au livre, dégoulinant de mépris pour l’Eglise catholique, qu’elle a commis avec sa comparse, Mme Pedotti.
Réponse à Mme Soupa.pdf
(487.48 Ko)
Débat avec Mme Soupa.mp3
(26.74 Mo)
Je vous tiendrai au courant de l'évolution de la situation.
Julien
Cela faisait un moment que je souhaitais donner un coup de lifting à ce blog: plus de rubriques, plus de liens, plus couleurs, plus de vidéos. Vous pouvez d'ores et déjà vous en faire une idée sur www.eschaton.ch.
Tous les articles n'ont pas encore été transférés, toutes les fonctions ne sont pas encore actives, notamment le mur de vidéos. Le blog actuel restera visible tant que la transition intégrale n'aura pas été faite.Je vous prie cependant de ne plus déposer de commentaires sur ce blog. Tous les nouveaux articles seront publiés sur le nouveau: www.eschaton.ch
J’entame aujourd’hui un cycle d’exposés vidéos. J’espère pouvoir assurer le rythme d’une nouvelle vidéo pas semaine.
Pour certains, l’ordination de 4 évêques en 1988 par Mrg Lefebvre malgré l’interdiction expressément formulée par Jean Paul II, est une atteinte au dogme du primat de juridiction du pape. Cela aurait valu à Mrg Lefebvre d’être excommunié latae sententiae et d’être considéré comme ayant fait schisme.
Assurément la loi disciplinaire est fondamentalement dogmatique mais cela ne lui fait pas perdre sa nature de loi disciplinaire. Le primat est de droit divin puisqu’institué par NS Jésus Christ, par contre les directives papales sur les ordinations épiscopales est de droit disciplinaire ecclésiastique, ce qui a rendu possible les variations en matière de discipline ecclésiastique à travers les siècles. Elles n’ont rien d’immuables. Le primat est le fondement des directives instituées par les papes au cours de siècles, mais cela ne permet pas d’identifier la norme canonique avec son fondement dogmatique. Les réserves du pape sur les ordinations ne sont donc pas de droit divin, mais ecclésiastique. Elles sont donc soumises, comme toute loi ecclésiastique, au principe d’exceptionnalité en vertu de la clause du bien commun et du salut des âmes : « Les lois universelles (…) sont établies pour le bien de la masse. Donc, en les instituant, le législateur tient compte de ce qui arrive ordinairement et dans la plus grande partie des cas » (S. Th. II II q. 147 a. 4). St Thomas développe qu’il existe des situations de nécessité où il y a devoir d’ « agir en dehors des lois ordinaires », dans les circonstances graves « il faut juger sur la base de principes plus élevés que les lois ordinaires » (S.Th. II II q. 51 a.4).
Petite vidéo très pédagogique sur les vertus de la mondialisation.
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."




