ESCHATON fait peau neuve

Cela faisait un moment que je souhaitais donner un coup de lifting à ce blog: plus de rubriques, plus de liens, plus couleurs, plus de vidéos. Vous pouvez d'ores et déjà vous en faire une idée sur www.eschaton.ch.

 

Tous les articles n'ont pas encore été transférés, toutes les fonctions ne sont pas encore actives, notamment le mur de vidéos. Le blog actuel restera visible tant que la transition intégrale n'aura pas été faite.Je vous prie cependant de ne plus déposer de commentaires sur ce blog. Tous les nouveaux articles seront publiés sur le nouveau: www.eschaton.ch


Rédigé par Julien Gunzinger le Mercredi 3 Août 2011 à 22:55 | Commentaires (0)


C’est ce qu’affirmait Gonzague de Reynolds au soir de sa vie ( ici ). En consultant ce lien, tout Jurassien pourra vivre un grand moment de télévision. Celui que l’air du temps, saturé de bienpensance, présente souvent comme un réac arque-bouté sur des positions d’un autre temps, prend ouvertement parti pour l’indépendance du canton du Jura. Au passage il relève que la question jurassienne a l’immense mérite de faire la démonstration que tout ne se réduit pas à l’économie, qu’il existe encore des enjeux plus profonds.



C'est un lecteur du blog qui m’a fait connaître cette page d’archive. Voici les indications qu'il m'a données et qui permettent d'identifier les participants à ce débat :


* Gonzague de Reynold, l’ancêtre, 88 ans à l'époque, le visage émacié, s'exprimant avec clarté et une voix un peu chevrotante, dans le salon de son petit château de Cressier, sous le portrait du maréchal François de Reynold par Hyacinthe Rigaud, le portraitiste de Louis XIV

* Jean Dumur, qui mène le débat, grand journaliste de la TV romande de l'époque (le prix Jean Dumur est encore aujourd'hui la plus haute distinction pour un journaliste romand). C'est l'homme à la voix légèrement éraillée, lunettes, cheveux blonds et un début de calvitie

* Pierre Béguin (l'homme corpulent sur le canapé, assis à côté du maître de maison), à l'époque rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne

* Olivier Reverdin (l'homme qui parle énergiquement avec un accent genevois), conseiller national libéral, descendant du général Dufour, helléniste distingué, professeur à l'université de Genève, considéré à l'époque comme un futur conseiller fédéral

* Herbert Lüthy, grand historien bâlois, couvert d'honneurs académiques (le petit homme à lunettes, érudit, parlant avec un accent suisse allemand)


Ce sont tous les maîtres à penser de la Suisse officielle, de l'époque. Ils sont tous, plus ou moins, dans le cirage. Il n'y a que Gonzague de Reynold qui voit clair.

Rédigé par Julien Gunzinger le Vendredi 4 Février 2011 à 08:32 | Commentaires (0)
Stanislas Wawrinka se sépare de son épouse un an après s'être marié et lui avoir fait un enfant. La vie familiale n’est plus compatible avec sa vie de tennisman professionnel, prétend-il. Il veut se consacrer exclusivement au tennis durant les 5 années de haut niveau qu’il lui reste. Résultat, il quitte le foyer conjugal définitivement dès son retour de coupe Davis en septembre 2010. Dans une interview accordée à la Tribune de Genève dans laquelle elle parle avec une grande sobriété de cette rupture, sa femme, Ilham Vuilloud, confie qu’elle a cherché à le retenir en lui expliquant notamment que dans 5 ans il n’aurait plus que ses coupes et ses yeux pour pleurer. Cela n’a eu aucun effet sur un Wawrinka transformé depuis qu’il est sous l’emprise de son nouveau coach Peter Lundgren.

On se souvient que Lundgren avait été le coach de Federer et que celui-ci s’en était séparé alors que des rumeurs de tension circulaient sur les relations entre Lundgren et Miroslava Vavrinec. A voir comme les choses ont évolué entre Stanislas et sa jeune épouse, cela semble confirmer les rumeurs d’antan, le scénario se serait reproduit mais avec un dénouement inversé. Federer, en homme viril, avait tranché : le coach éjecte, sa compagne reste. Bien lui en prit. Miroslava Vavrinec se révéla rapidement être le principal pilier de la carrière époustouflante de Federer. Une Miroslava Vavrinec souvent moquée dans le milieu du tennis, parfois bête à bouffer du foin, pour ses rondeurs, sa présence vibrante de tous les instants aux côtés de son mari. Désormais Federer représente sur tous les plans un exemple pour les jeunes sportifs, le plus grand ambassadeur de la Suisse.
Wawrinka incarne lui, dorénavant, tout le contraire : la lâcheté et l’immaturité. Que faut-il penser, en effet, d’un sportif qui sacrifie sa famille à ses résultats ? Incapable d’assumer son rôle de mari et de père de front avec sa carrière ?
Il ne peut qu’inspirer un sentiment de désolation à toute personne consciente que l’éclatement des familles est la cause première du mal être de beaucoup de jeunes, de leurs problèmes d'identité à la source de tant d’actes de violence, de troubles mentaux et de vies affectives instables ou déviantes. A ce sentiment de désolation succède bien vite un profond écœurement quand on songe que l’exposition médiatique de Stanislas va encore davantage banaliser le divorce, l’individualisme, la relégation du bien des enfants au second plan des préoccupations des parents. Pour la défense de Stanislas, certains avanceront qu’il n’a pas choisi d’être une personnalité publique. Mais qu’il l’ait choisi ou non cela ne change rien au fait qu’il en est désormais une et doit se comporter comme telle. Par ailleurs, dire que le tennisman professionnel ne songe pas à devenir une personnalité publique est une esquive bidon, car la recherche de la notoriété est un des ressorts (pas le seul naturellement) de la motivation de l’essentiel des sportifs d’élite.
Enfin on atteint le comble du dégoût quand, dans l’édition de hier du Matin, Jean-Claude Schertenleib prend en otage la fille de Stanislas pour soutenir que son père a fait le bon choix, qu’une vie de sportif ne doit souffrir aucune concession, concluant lamentablement : « Alexia, sa fille, son bonheur, peut être fière de papa ». La perversité de l’argument révulse le cœur : Stanislas a eu raison de plaquer femme et fille pour le tennis puisque c’est sa fille qui vous le dit.


Julien Gunzinger
Rédigé par Julien Gunzinger le Lundi 10 Janvier 2011 à 06:55 | Commentaires (0)

ce journal est produit par un foyer de résistance catholique toulousain. Il est animé a par une profonde dévotion à la sainte Vierge.


Le Petit Journal du Cénacle No 7

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Les Trois Blancheurs

Les trois blancheurs forment le reflet visible de la Trinité sur terre

Le 30 mai 1862, Don Bosco eut en songe, une vision prophétique.

Il vit la mer, et là, rangés en bataille, des vaisseaux innombrables remplis d'armes de toutes sortes, livrant bataille à un grand et majestueux vaisseau représentant l'Eglise.

Soudain, apparaissent deux colonnes : l'une, la plus grande, porte une lumineuse hostie, et l'inscription : « Salut des croyants » ; c'est la première blancheur. L'autre, où sont gravés les mots: « Secours des Chrétiens », est surmontée d'une statue de la Vierge Immaculée, avec un chapelet : c'est la seconde blancheur.

L'assaut tourne à l'avantage des agresseurs mais le Pape(1) , tout de blanc vêtu – c'est la troisième blancheur – à la proue du grand vaisseau, convoque par deux fois les capitaines des vaisseaux auxiliaires afin de délibérer des décisions à prendre : ces deux délibérations représentent les conciles Vatican I et Vatican II.

Il est finalement frappé à mort, mais son successeur obtient la victoire en amarrant solidement le Vaisseau aux deux Colonnes. Un tableau, exposé dans la Basilique Maria Auxiliatrice à Turin, rappelle ce célèbre songe des « Trois Blancheurs », reçu peu avant le début du premier Concile du Vatican.

Ces « Trois Blancheurs » – la Sainte Eucharistie, la Sainte Vierge et le Saint-Père – sont les trois secours fondamentaux des chrétiens, à la fois appuis, protections et réconforts dans les souffrances et les épreuves.

Mais l'union de ces trois « blancheurs » est plus que cela : elle est reflet visible de la Trinité sur terre, car si l'Eucharistie est le Fils en personne, la Vierge Marie, selon le mot de Maximilien Kolbe, est la quasi-incarnation de l'Esprit-Saint, et quant au Pape, il est notre doux Père de la terre.

En sorte que la fidélité aux trois blancheurs est l’expression achevée de la fidélité à l’Eglise du Christ.

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La première blancheur est l'Eucharistie, le Pain vivant descendu du ciel. L'Eucharistie c'est Jésus lui-même, Jésus sous les blanches espèces :

« Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair pour le salut du monde » (Jn, 6.51)

L'Eucharistie est le plus grand des sacrements : elle contient non seulement la grâce, mais l'Auteur de la grâce. C'est le sacrement d'amour : elle est le fruit de l'Amour qui se donne. Elle a pour effet principal d'augmenter en nous l'amour de Dieu, et des âmes en Dieu.

La réception de l'Eucharistie s'appelle « communion » parce qu'elle est union intime du cœur de Dieu et du cœur de l'homme – union qui déifie notre âme, en augmentant en elle la participation à la vie divine. Au-delà de toutes les nourritures du corps ou de l’esprit, elle est pour nous une nourriture divine ; Jésus s'offre réellement – offre son corps et son sang – comme aliment, subsistance de notre âme.

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La deuxième blancheur, c'est la Très Sainte Vierge Marie, la Mère de Dieu. Dieu n'ayant pas choisi d'autre moyen que Marie pour venir à nous, nous ne pouvons trouver un plus sûr chemin pour revenir à Lui. Son Fils lui-même, sur la croix, a confirmé sa double maternité : Mère de Dieu, en Le donnant aux hommes, Mère des hommes en nous donnant à Dieu.

« Mère, voici ton fils ; fils, voici ta Mère » (Jn. 19, 26-27)

Vraie Mère des hommes, Marie nous enfante à Dieu. Nous pouvons, en effet, Lui confier en toute occasion, toutes nos peines et toutes nos joies, toutes nos défaillances et tous nos succès. La remercier pour toutes ses intercessions en notre faveur auprès de Dieu, et pour toutes les grâces qu'Elle nous obtient de Son Fils Jésus. Et surtout L'écouter en toutes choses, afin qu'Elle nous guide toujours plus sûrement sur les pas de notre Frère Aîné.

Tout au long de l'histoire de l'Eglise, Marie a ainsi accompagné les hommes, n’hésitant pas à les conseiller, en ne cessant de leur porter la Lumière de Dieu à travers ses petits prophètes(2) : en tant que Fille du Père, la Lumière du Père ; en tant que Mère du Fils, la Lumière du Fils ; en tant qu'Épouse du Saint Esprit, la Lumière de l'Esprit. Et c’est Pontmain, Lourdes, La Salette, Fatima, Garabandal et Medjugorje – et tant d’autres lieux où elle apparaît, se faisant Mère présente auprès de Ses enfants.

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La troisième blancheur, c'est le Chef visible de l'Eglise, le Pape, le successeur de Saint Pierre. Là encore, c'est Jésus lui-même qui l'a confirmé à cette place par Sa parole :

« Je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt. 16, 18)

Nous devons vouer à Pierre, aujourd'hui notre bon Pape Benoît XVI, un amour franc et fervent à l'image de celui que lui manifestait sainte Catherine de Sienne, avocate du Pontife Romain qu'elle nommait le « Doux Christ en la Terre ». Bien plus, nous devons comprendre que le Pape est le dernier représentant du Père ici-bas – alors que toute autre paternité est désormais largement et très systématiquement bafouée –, et ainsi nous ne devons pas hésiter à donner à notre Pape bien-aimé ce titre de combat : « Doux Père en la Terre ».

Un amour franc et fervent, mais aussi fidèle comme celui de saint Antoine-Marie Claret, promoteur de l'infaillibilité pontificale au Concile Vatican I. Ce dogme, daté de 1870, qui fait partie du dépôt de la foi de l’Eglise est « lié dans les cieux », et doit donc être crû sans discussion : il assure au Pape le charisme d'infaillibilité comme Docteur suprême de l'Église, lorsqu'il exprime un avis en matière de foi et de morale.

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L'expression « trois blancheurs » manifeste ainsi le lien intime et providentiel entre Notre Seigneur Jésus-Christ vraiment présent dans la Sainte Eucharistie, Sa Très Sainte Mère et Son Vicaire infaillible, légitime successeur de l'Apôtre Saint Pierre. Cette conjonction des trois blancheurs, est vraiment reflet visible de la Trinité sur terre, et est tellement essentielle à la foi catholique que nous sommes assurés être sur la bonne voie, dès lors que nos cœurs les tiennent toutes trois embrassées.

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Paroles de prophète

b[« Ils sont proches les temps qui verront plusieurs déclarer que ces mots sont des symboles »[/b]

Alors Jésus leur dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. » (Jn. 6, 44-58)

Message de Jésus au plus Petit de Ses serviteurs le 29 avril 2007

Je demande à mes disciples du [petit] reste de lire dans le Livre du Père [la Sainte Bible] le texte suivant : Jean 6: 44 - 59.

Ne jamais douter que ces mots soient vrais. Car ils sont Ma Parole et donc ils sont vrais. J'ai parlé clairement et je voulais dire ce que j'ai dit et j'ai dit ce que je voulais dire. Il n'y a aucun sens caché, ni signification symbolique... C’EST LA VÉRITÉ. Lisez-les et gardez-les chers à votre cœur.

NE LAISSEZ PERSONNE VOUS TROMPER, CAR ILS SONT PROCHES LES TEMPS QUI VERRONT PLUSIEURS DECLARER QUE CES MOTS SONT DES SYMBOLES.

De Celui qui est Vraiment Présent dans le Très Saint Sacrement, Jésus (Amour)

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Paroles de prophète

« Le successeur de saint Pierre détient l’autorité infaillible d’enseigner la vérité »


Enseignement donné par Notre Seigneur et Sauveur, transmis par le Père Melvin Doucette (Canada) à son groupe de prière, le Mercredi 16 septembre 2009

« Je suis stupéfait de la rapidité avec laquelle vous vous détournez de Dieu : il vous a appelés par la grâce du Christ et vous, vous regardez à une autre Bonne Nouvelle. En réalité, il n'y en a pas d'autre ; il y a seulement des gens qui vous troublent et qui veulent changer la Bonne Nouvelle du Christ. » (Ga. 1.6-7)

Et voici le message que Notre Seigneur et Sauveur a donné à Joseph :
« Saint Paul était vraiment renversé de voir certains Galates abandonner l’Évangile qu’il leur avait prêché pour n’importe quel enseignement incompatible avec cet Évangile. On trouve toujours de faux prédicateurs qui répandent un enseignement contraire à celui que je vous ai donné quand j’étais sur la terre. Au lieu de l’Évangile, ils enseignent les lois des Juifs ou des préceptes erronés provenant de la société.

Certains prônent un peu partout que tuer les enfants à naître n’est pas un péché et invitent les gens à entrer dans le Nouvel Âge, religion archi-fausse qui ne vient pas de moi.
Il y a un seul Évangile, celui que j’ai laissé à mon Église, et par les grâces que j’ai méritées, mon Église restera fidèle à cet Évangile jusqu’à la fin. Une seule personne, le successeur de saint Pierre, détient l’autorité infaillible d’enseigner la vérité et seulement la vérité. Écoutez-le et soyez membre de l’Église qu’il gouverne. C’est la vérité qu’un enfant est là dans le sein de la mère dès le jour de la conception. Tous doivent respecter cette vie créée par Dieu le Père lui-même.

Le Nouvel Âge prétend que chaque personne est dieu, alors que la vérité est qu’il existe un seul Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, qui est le Créateur, le Sauveur et le Sanctificateur de toute l’humanité. Vous ne devez rendre culte qu’à Dieu seul, et à personne d’autre. »


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Le sens de l'histoire

La voie sûre du petit reste : fidélité aux trois Blancheurs

Au début du rêve, l'assaut donné au grand vaisseau tourne à l'avantage des agresseurs. C'est alors qu'apparaît à la proue de ce grand navire l'homme en blanc qui en assume le commandement. Et c'est le Pape. D'où il devient désormais fort clair qu'il s'agit de la Nef de l'Église.

Le chef du grand vaisseau (le Pape) convoque alors à son bord les capitaines des vaisseaux auxiliaires (les Évêques) afin de délibérer sur les décisions à prendre.

Il nous faut ici nous reporter à l'histoire. Le songe de Don Bosco est du mois de mai 1862. Or, le 6 décembre 1864, Pie IX appelle à Rome, en Concile, les évêques de la Chrétienté : et cela afin de remédier « par un moyen extraordinaire à la détresse extraordinaire de l'Église ». Notons, car le fait a son importance, que Pie IX fut élevé au Siège de Pierre à l'instant même où Marie, à La Salette, venait pleurer sur les maux qui allaient s'abattre sur le monde et sur l'Église.

La tempête, un instant apaisée, se ranime dès lors plus violente, obligeant chacun des capitaines à regagner son navire. Et chacun se replie donc. Faut-il voir là une image de l'état des Églises nationales à l'époque de Pie IX ? Par exemple, pour l'Église française, l’image de ce qu’elle est devenue sous les effets cumulés du jansénisme, puis du gallicanisme, du philosophisme et de la Révolution, la poussant à la contestation de Pierre ? Probablement...

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Le 18 juillet 1870, le Concile vote la Constitution « Pastor aeternus », consacrant le dogme de l'infaillibilité pontificale. Le lendemain de ce jour éclate la guerre franco-allemande. Le 9 octobre, Rome, arrachée par violence au Pape, est annexée au Royaume d'Italie. Le 20 0ctobre, le Concile n'ayant pas terminé ses travaux, est renvoyé sine die... Et c'est ainsi que Vatican II devait un jour continuer Vatican I.

Le songe se poursuit. Une accalmie se fait sur la mer et l'hostilité des ennemis paraît fléchir. La grande Nef reprend sa route. Le pilote suprême en profite pour appeler de nouveau les autres pilotes à son bord. Et c’est Vatican II. Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I...

Mais voici que la tempête se déchaîne une fois encore, plus violente que jamais. Vatican II fut en effet le prétexte – prétexte et non pas cause – de la plus affreuse subversion qui se soit jamais élevée contre l'Église. À partir de là, le rêve prophétique de Don Bosco nous montre le Navire assailli de toutes parts et de toutes les manières. Les vaisseaux ennemis vomissent le feu de toutes les gueules de leurs canons, ou foncent sur lui, le frappant de leurs étraves cuirassées.

Don Bosco vit aussi d'autres armes, les pires peut-être : ce sont des livres, des écrits. Et il est bien vrai qu'à partir du Concile se déchaînèrent toutes sortes d'attaques contre l'Église, soutenues par des moyens médiatiques sans précédent. Grosso modo, on peut dire que ces attaques venaient de tous les bords : à sa droite, l'Église eut à subir les assauts des sédévacantistes et des lefèvristes ; à sa gauche, la poussée moderniste et libérale ; en coulisse, le terrible travail de sape de la franc-maçonnerie, y compris de la franc-maçonnerie ecclésiastique (au service du mondialisme) ; et frontalement, les incessantes désinformations médiatiques.

Nous sommes alors à l'époque de Jean-Paul II. Les deux colonnes sont toujours là, dressées immobiles sur la mer en furie. Et le Pape, tenant ferme la barre, s'efforce toujours de maintenir la Nef entre elles deux.

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Vient Benoît XVI, confronté pour sa part à deux chantiers principaux : la réforme liturgique qui vise à retrouver la rigueur du mystère, et la recherche d'une unité de l'Église qui réalise la prière de Jésus : « Que tous soit un, Père, comme Toi et Moi sommes un ». Il rencontre évidemment dans cette voie toutes les oppositions vécues par ses prédécesseurs, mais amplifiées par le sécularisme généralisé, et unifiées désormais par l’énoncé ouvert du projet mondialiste. On remarquera que ces attaques tendent à créer une fausse Eglise, au service du projet mondialiste de religion mondiale, et du coup à liquider le caractère sacrificiel de la messe, en réduisant l'Eucharistie à un symbole.

Et voilà pourquoi de nos jours la Vierge Marie parcourt le monde entier pour annoncer à ses petits prophètes « la grande profanation » qui vient, profanation dont le prophète Daniel nous a déjà prévenus : à la fin des temps, dit Daniel, « l'abomination de la désolation » sera visible dans le temple du Seigneur, car l'homme impie y entrera pour « abolir le sacrifice perpétuel » (Dn. 11,16).

Et voilà pourquoi Marie dit à Darly Chagas, son petit prophète du Brésil, le 16 mai 2009 : « Priez pour la Sainte Eglise fondée par Jésus-Christ, vous approchez du temps du martyre des chrétiens, en particulier le Saint-Père, assistez-le avec des prières, faîtes ces choses, cet acte d'amour, pour l'aider à tenir ferme entre ses mains la Sainte Eucharistie, car l'ennemi va encourager ceux qui ouvrent leur cœur pour le servir, à commettre la grande profanation. »

La tempête encore se déchaîne, la plus violente qui fut jamais. La barque de Pierre est à nouveau secouée, et de plus en plus rudement. Sous nos yeux s'accomplissent la suite et la fin du rêve de Don Bosco(3).

Les attaques sont désormais concentrées sur les trois blancheurs elles-mêmes, et dans la mesure où elles sont indissociables, toutes les trois sont attaquées : la Vierge Marie est attaquée, le Pape est attaqué, l'Eucharistie est attaquée.

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Quel est l’enseignement essentiel de ce songe ? Il nous dit que la fidélité aux Trois Blancheurs, aux trois inséparablement, constitue la condition incontournable pour se maintenir dans la fidélité à l'Église. Si l'une des trois fait défaut, la foi elle aussi défaille.

Car quelque acharnement que mettent les ennemis de l'Église en leurs assauts, et quelques très grands dommages qu'ils infligent, ils ne peuvent venir à bout de la grande Nef, puisqu’il est écrit :« Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle ».



(1) Observons qu’une des significations fondamentales de ce rêve prophétique est ceci : une bataille a lieu autour de la primauté de Pierre, c'est-à-dire pour le primat de la papauté dans l’Eglise universelle.
(2) b[« Je viens à vous, dit-elle le 1er septembre à Ned Dougherty, en tant que Notre-Dame de la Lumière, car Je souhaite répandre à travers le monde la Lumière de mon Fils, votre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, en ces temps difficiles pour l'humanité. Mon voyage avec vous, et parmi vous, à travers les âges, M'a permis d'assigner à Mes enfants, [ceux] qui ont été attentifs à écouter et à répondre à mon appel, la mission [que voulait pour eux] Mon Fils... »]b
(3) « Il est visible et clair, déclarait Debora en 2008, que la nouvelle ère, préparée par la Madone, sera une ère qui se construira sur ces trois réalité : Jésus Eucharistie, le primat de Pierre et la présence de la Madone ».
Rédigé par Julien Gunzinger le Dimanche 18 Octobre 2009 à 21:18 | Commentaires (1)

si certaines personnes disposent de messages, courriers, peintures, dessins de Yannis qu'elles aimeraient rendre publics, ce site a aussi pour vocation de perpétuer la mémoire de Yannis.


Villars-sur-Glâne, le 14.1.2002

Cher Julien,

voici le courrier que je t'ai promis. Tu y trouveras les dates de nos rencontres ainsi qu'une ébauche de l'horaire que nous suivons.
Tu sais, j'ai souvent constaté que l'on vivait en occident comme une crise de la pensée qui va de pair avec la crise de la foi issue du post-modernisme. Au milieu de ça, il y a les "chercheurs de Dieu", les exilés, les troubadours du monde en quête de vérité. Je sais que tu es de ceux-là. En occident, la plupart du temps, nous sommes tellement préoccupés à amasser des choses pour soi, à chercher à vivre qu'on ne prend plus le temps pour penser et réfléchir. On se contente d'idées reçues, la plupart du temps superficielles, en particulier en ce qui concerne les choses de la foi. C'est là l'aveuglement de nos contemporains. Les soucis du monde comme des ronces étouffent la parole de Dieu. Ce que nous nous proposons de faire au sein de ce groupe, c'est de parler des choses de la foi. J'ai souvent pu constater dans ma vie qu'il y avait beaucoup de sable à soulever. Beaucoup de courants de pensée actuels, qui n'ont aucune solidité face à l'éternité, à écarter pour trouver le Rocher sur lequel on peut bâtir une vie qui ne peut plus s'écrouler parce qu'elle a son fondement dans l'éternité. Dans la foi, on découvre ce qui ne peut être détruit, la vérité.
C'est en chercheur de vérité que nous nous réunissons à Moutier et, selon l'intuition que tu avais eue à mon sujet dans ton roman, pour chercher à être des pierres vivantes de l'Église, non pas à terre, mais debout et dans la pleine puissance de la Résurrection de notre Seigneur, appuyés sur le Rocher inébranlable, éternel, Jésus le Christ.
Ensemble, dans une vraie famille, nous cherchons le visage de Dieu.
Je te souhaite plein de courage dans tout ce que tu fais et je me réjouis de vous revoir bientôt, Marinette et toi.

Que Dieu vous bénisse et qu'il conduise lui-même tes pas dans la vérité toute entière...

A plus

Yannis
Rédigé par Julien Gunzinger le Dimanche 28 Juin 2009 à 21:03 | Commentaires (0)

Yannis est mort le 31 décembre 2008


Mon ami Yannis est mort. Cette mort ne peut qu’interpeller tout chrétien. Quelque chose de vertigineux s’y joue.
Yannis a eu un parcours spirituel assez chaotique. Il était athée puis est devenu membre de la secte « la prophétie d’Arès » avant de se convertir au catholicisme. Il a toujours été animé d’une grande soif de vérité et était ardent dans tout ce qu’il entreprenait. Après sa conversion il a passé de nombreux mois dans l’abbaye de Haute-Rive à Fribourg pour se donner le temps de discerner quel devait être son engagement dans l’Eglise. Il entama ensuite le séminaire pour devenir prêtre. Mais après deux années il sentit qu’il ne pourrait se passer de l’intimité d’une présence féminine et qu’il aspirait à fonder une famille. Il interrompit ses études et trouva un emploi dans un établissement pour personnes âgées. C’est là, je crois, qu’il y rencontra celle qui en septembre 2008 est devenue sa femme. J’ai beaucoup fréquenté Yannis à l’époque de sa conversion car, moi-même converti, nous avions beaucoup à échanger à ce sujet. Ces deux dernières années nous nous voyions encore occasionnellement à la sortie de la messe.
Yannis vivait sa foi dans un engagement total de sa personne. A l’époque où j’exprimais ma foi dans des vagissements, m’autorisant de remette en cause certains dogmes (comme celui de l’assomption, l’infaillibilité) lui « d’instinct » suivait tous les dogmes catholiques. Mais il était avant tout animé par le feu de l’esprit. Traditionaliste, rien en lui ne transpirait l’orgueil, au contraire du progressiste que j’étais qui voulais toujours avoir raison. Ces dernières semaines nous avions convenu de nous revoir plus régulièrement. Je crois que nous attendions les deux beaucoup de ces retrouvailles. Ayant moi-même opéré un revirement assez radical dans la foi, abandonnant toutes les chimères « progressistes », et désireux de m’engager dans la vie de l’Eglise, j’attendais qu’il m’informe sur la situation de notre Eglise, qu’il me dise comment il voyait lui-même son propre engagement et les perspectives d’action qu’il concevait pour revitaliser la vie ecclésiale, témoigner et travailler à l’évangélisation.
Humainement il était d’une incroyable humilité, se dégageait de lui une grande paix et une grande force. Il se livrait à l’iconographie. Il avait entrepris de peindre une icône il y a huit ans et ne parvenait pas à la terminer. Quand il me confia ceci, je me souviens avoir pensé en moi que son propre visage ressemblait toujours plus à une icône. Enfin tout dernièrement il m’annonçait que sa jeune épouse était enceinte.
Yannis est mort le 31 décembre dans un accident de voiture. Je pense qu’il revenait de l’établissement pour personnes âgées où provisoirement, le temps d’accomplir son service civile en remplacement du service militaire, il ne travaillait plus. Il s’y était rendu, peut-être, pour faire un dernier signe aux pensionnaires ( qui lui vouaient une incroyable affection, tant Yannis était chaleureux et rayonnant) avant le nouvel an. Certainement pressé de rejoindre sa jeune femme, il conduisait peut-être un peu vite. Sa voiture a glissé sur une plaque de glace, il en a perdu le contrôle. Il est décédé des suites des blessures à l’hôpital.
Yannis laisse derrière lui une jeune épouse et un enfant à naître. Yannis avait 33 ans. Dans le journal où a été publié l’article décrivant l’accident dont il a été victime, l’article qui le précède est celui qui annonce la naissance du premier bébé jurassien de la nouvelle année. C’est un garçon, il s’appelle Yannis.

quelques mots sur l'enterrement


L’enterrement a été d’une élévation extraordinaire. Un moine de l’abbaye de Haute-Rive a donné lecture d’une lettre que Yannis lui avait écrite après son départ de l’abbaye en 2004. Yannis y témoignait de tout le processus de guérison que la grâce avait opéré en lui. Yannis faisait partie de ses rares personnes à vivre avec une conscience extrêmement vive, dans des tourments atroces, les impasses, les compromissions, les déchirements auxquels les puissances du péché nous condamnent. Il disait avoir suffoqué au cours de la première partie de son existence, avant qu’il ne se tourne vers le Christ. C’était dans ses fondements mêmes que son existence était radicalement viciée, l’empêchant de toute présence, toute communication vraie. Cette vie recluse en soi, incapable d’ouverture authentique, de don de soi, alors que tout son être y aspirait, mit Yannis au supplice. Je peux en attester pour l’avoir côtoyé à cette époque. Tout comme je peux attester de la profondeur de sa transformation. Il termine sa lettre en déclarant que, restitué à son existence d’homme, il peut désormais construire sa vie, s’engager dans le monde. A la lumière de la suite de son existence on ne peut qu’être soufflé par la dimension prophétique de ses propos. En effet Yannis travailla par la suite comme animateur dans un home, il y déploya une énergie hors du commun, au point que le pasteur qui officiait dans le même établissement, témoigna, lors de l’enterrement, n’avoir jamais vu une telle attention, affection, une telle qualité de présence envers des personnes âgées. Yannis donnait l’impression d’être présent à tous en même temps. Alors qu’il effectuait ces derniers mois son service civil, il était venu animé le Noël et avait enchanté tous les résidents par des chants et des danses. Le récent mariage de Yannis confirma également que Yannis avait accédé à une compréhension prophétique de son existence. Le couple qu’il formait avec sa jeune épouse respirait l’amour et l’harmonie. Il se préparait dans la joie à l’aventure de la paternité et de la maternité.
La jeune épouse de Yannis témoigna ensuite avec une force intérieure magnifique. Elle conclut en disant que si Yannis avait été rappelé aussi subitement c’est que certainement Dieu avait estimé que ses proches sur terre avaient suffisamment de ressource pour vivre sans lui mais que quelqu’un dans l’au-delà requérait sa présence.
Derniers détails sidérants sur cet événement. Quand je vis Yannis pour la dernière fois il y a deux semaines, le dimanche précédant Noël, il me parla de son envie de repeindre des icônes. Il en avait commencé une il y a de nombreuses années qui n’était toujours pas terminée. Lors de l’enterrement cette icône était exposée. Elle était splendide et il me sembla qu’elle était achevée. Enfin durant toute la première partie de l’enterrement un rouge-gorge virevolta dans l’Eglise. Une fois l’eucharistie terminée, le rouge-gorge avait disparu.
Rédigé par Julien Gunzinger le Vendredi 10 Avril 2009 à 20:54 | Commentaires (3)

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