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Dimanche 27 Mai 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
Par David
Je lis ce blog avec assiduité depuis une année, j’apprécie beaucoup Julien, et malgré les charges ou les articles à l’encontre des trois sujets mentionnés en titre, je reste dans une posture bienveillante.
Bien entendu, je dois vous avouer que je ne goute guère à Vatican II, ni à l’oeucuménisme radical qui mène au relativisme, ni à Assise 1, 2 et sans doute même 3, mais je sais trop bien au travers de mes expériences personnelles et mon parcours de vie combien Dieu est capable de transformer ce qui à priori peut apparaître comme un mal ou une nuisance en un bien. Je me dis ainsi que s’Il est capable de transformer les mauvaises œuvres, actions ou décisions en bien pour moi qui suit pécheur, combien plus Il le fera pour son Eglise qui est Sainte.
… Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elles… Combien sont-ils, ceux qui y croient encore vraiment ? Moi j’en suis absolument convaincu, mais combien de bons catholiques, croyants, pratiquants, dévots, ont-ils quittés la Sainte Eglise pour aller rejoindre les rangs des plus purs, à la FSSPX ? Un gros paquet, à commencer par ma propre femme. Bien entendu, elle dira que ce n’est pas vrai, mais en allant à la messe dans cette confrérie, elle renforce la position du schisme et affaiblit les forces militantes de l’Eglise. Heureusement que la force de l’Esprit Saint reste dans la Sainte Eglise, et que par Lui, Elle triomphe même si d’apparence Elle parait plus faible.
Par David
J'ai été vivement impressionné par la clairvoyance dont a fait preuve Vladimir Soloviev en 1899 pour le siècle suivant, et pour le temps de l'antéchrist qui doit suivre. En gros, il dit qu'en ce temps, l'Anglicanisme se sera déjà ralié à l'Eglise catholique, que la Palestine sera un Etat gouverné par des juifs, et bien d'autres choses qui se situent entre la clairvoyance et le prophétique. Le texte correspond si bien au nom du blog que je trouve qu'il serait dommage de passer à côté.
Demain, je me permettrais de poster un article qui sera un peu comme une conclusion personnelle à ce qui suit :
Court récit sur l'Antéchrist (Vladimir Soloviev)
Ce récit est la dernière partie du livre Trois entretiens sur la guerre, la morale et la religion, rédigé en 1899 . Il se veut une actualisation de l'Apocalypse de Jean . Vladimir Soloviev décrit comment un jeune homme talentueux reçoit l'esprit de l'Antéchrist . Celui-ci prend la tête de l'armée européenne pour repousser l'invasion des Chinois et des Japonais, qui avait pu avoir lieu car les Européens avaient l'attention détournée par la guerre avec les Musulmans.
Le nouvel empereur d'Europe résout la question de la paix la première année de son règne en réunissant une armée qui ne peut être vaincue par aucune autre coalition d'armées. Il impose donc la paix mondiale.
La deuxième année, il résout la question de la faim en concentrant tous les capitaux entre ses mains et en taxant un peu les riches pour que les pauvres puissent vivre dignement.
La troisième année, il tente de résoudre la question religieuse en unifiant les religions. Mais les trois représentants du christianisme s'y opposent : Le starets Jean pour l'orthodoxie, le pape Pierre II pour le catholicisme et le professeur Pauli pour le protestantisme.
L'armée de l'Antéchrist se regroupe pour combattre l'armée des Juifs qui se soulève, car cette dernière a appris que l'Empereur n'était pas circoncis, qu'on les avait trompés. Alors, la terre s'ouvre et engloutit l'armée de l'Antéchrist.
Hier, lors de la messe de 18h à la chapelle Saint Joseph de Delémont, le prêtre qui célébrait n’a pas prêché l’homélie, contrairement à ce qui est exigé par le code de droit canonique (*). En lieu et place de l’homélie nous avons eu droit à une présentation, par deux laïcs, du mouvement « Vire et aimer ». Je ne doute pas que cette démarche procède de bons sentiments, que le prêtre et les deux personnes qui ont présenté ce mouvement ont cru bien faire. Cela s’inscrivait dans le cadre des journées de l’apostolat des laïcs et il leur est apparu que c’était une façon pertinente de marquer le coup. Peut-être s’agissait-il même d’une démarche collective suivie dans toutes les paroisses du Jura pastoral. Démarche décidée là où ces choses se décident, là ou l’on sait pertinemment quand on se met en rupture avec les normes de l’Eglise.
J’ai dû me retenir pendant toute cette présentation. La fronde de ma parole était armée pour mettre un terme à ce scandale. J’ai fini par me convaincre qu’il ne fallait pas ajouter le scandale au scandale, mais je ne sais pas si j’y parviendrai toujours. Privé d’homélie et réduit à devoir écouter un discours sur la vie maritale totalement configuré sur la pensée du monde, ne jurant que par le respect de la différence, la fécondité des rencontres, l’ouverture à l’autre, ce fut pour moi un vrai supplice ! Rien de ce qui fait la grandeur de l’institution du mariage, des ressources du sacrement, des responsabilités des époux et de leur mission n’a filtré. Ce sabir indigeste, repris en chœur par toutes les officines de la pensée commune (magazine, télévision, livre, association), est le résultat de 40 années de relégation de la doctrine et de la morale catholique au nom d’une pastorale ouverte sur le monde, de 40 années durant lesquelles le rôle et l’autorité du prêtre ont été mis en charpie. Soyons claire, ces deux personnes qui ont pris la parole durant la messe dominicale d’hier sont parfaitement innocentes de la mutilation de la liturgie opérée par leur intervention et tout autant du contenu de cette dernière, fruit de la démission des prêtres et d’une volonté révolutionnaire impie de transformer souterrainement l’Eglise en arguant de la nécessité d’une pastorale plus ouverte sur le monde.
Toute cette entreprise de déformation de l’Eglise arrive désormais dans sa phase finale. Car, contrairement à ce que prétendent nos «belles âmes » ouvertes sur le monde, leur pastorale n’attire pas, la moyenne d’âge des fidèles lors des messes doit être de près de 60 ans ; malgré toute la bonne volonté des personnes qui s’engagent, souvent bénévolement, pour catéchiser les enfants, les orientations catéchétiques, décidées là où ces choses se décident, sont telles qu’elles ne peuvent inspirer que le dégoût de la religion; les choix pastoraux concourent à rendre les catholiques étrangers à la foi et à la morale catholique. Ce désastre auquel les progressiste-modernistes ont abouti se traduit pleinement dans l’effondrement des vocations auquel ils voudraient remédier, dans leur fuite en avant, par l’ordination de prêtres mariés et de femmes. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la récente pétition dans le Jura pour les « viri probati » et la pétition de ces 140 et quelque « théologiens » allemands et suisses de la fin de semaine passée. Devant sa fin inéluctable, on sent le modernisme-progressiste pris de panique. Il tente par tous les moyens d’obtenir un sursit. C’est que les simples lois de la biologie le condamnent à brève échéance : faute de pouvoir faire aimer Dieu et son Eglise le modernisme progressiste est incapable d’engendrer des familles nombreuses, incapable de susciter des vocations, incapable de transmettre la foi. Or parallèlement, les fidèles à l’Eglise de toujours gagnent jour après jour de nouvelles forces. C’est pourquoi il faut d’urgence pouvoir obtenir cette ordination de prêtres mariés et plus tard celle des femmes. Pourtant, à bien y réfléchir, cela conduira tout autant dans une impasse. Non, la seule voie possible, pour nos moderniste-progressistes, passe par l’autorisation du clonage ! Etonnant d'ailleurs que nos 140 théologiens allemands n'aient pas proposé la légalisation du clonage dans leur catalogue de délires modernistes mangé aux mites, cela aurait été la seule revendication nouvelle. Elles commencent décidément à se faire vieilles nos « belles âmes », un peu à radoter toujours les mêmes histoires.
(*)Can 767 § 2. À toutes les messes qui se célèbrent avec concours du peuple les dimanches et jours de fête de précepte, l'homélie doit être faite et ne peut être omise que pour une cause grave.
David
Sur de nombreux blog, dans les forums la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : ça y est le pape a autorisé l’usage du préservatif. Mais la palme de la connerie, toutes catégories confondues, revient à l'Associated Press, version anglaise, qui dans un premier jet (corrigé ensuite, mais il est encore indexé sur Yahoo) avait titré: "Le Pape: la prostitution masculine est admissible, à condition d'utiliser un préservatif"."
Il faut le rappeler, jamais l’Eglise ne considérera comme licite les moyens contraceptifs mécaniques et le préservatif ne peut avoir de légitimité que dans le cadre d’une relation d’ores et déjà moralement illicite pour éviter d’ajouter au mal objectif de cette relation un autre mal qui mettrait la vie du partenaire en péril. Le message de l’Eglise est plus que jamais d’actualité. Voici un texte très concis qui permet de comprendre pourquoi l’Eglise refuse de faire du préservatif la solution au problème du Sida et qui met en lumière les contradictions de ceux qui se scandalisent - organisant des campagnes d’indignation planétaire - que l’Eglise refuse de dire Amen au bout de latex
Imaginez : Vous arrivez dans un monde qui regorge de voitures et de routes, mais qui n’a aucun code de la circulation. Au bord des routes, les pancartes de signalisation n’existent pas, elles sont remplacées par des pubs vantant les sensations fortes au volant « Roulez vite procure de l’adrénaline », « A tombeau ouvert, vous êtes le King of the bitume », « Buvez en conduisant et vos peurs s’en iront ». Vous observez tout ça, vous voyez les gens roulant comme des brutes, vous voyez des cadavres de voitures au bord des routes, et, mélangées à ces publicités, il ressort également une foule de pancartes pour la promotion des airbags : « Sortez couverts, faites installer un airbag à votre voiture », « Deux airbags pour le prix d’un », « Jouissez de la vie et de la route sans entraves avec les nouveaux airbags Sécurix »…
Voyant cela, vous interpellez la population, et muni de votre bon sens légendaire, vous leur dites : « Mais, ce n’est pas l’airbag qui enrayera les accidents de la route, ni ne supprimera les morts et les blessés à la suite de vos multiples accidents. Au contraire, la fausse sécurité suggérée par les airbags aggrave le problème, puisque ça vous incite à roulez comme des voyous. Si vous ne voulez ni légiférer sur des limitations de vitesse, ni sur l’alcoolémie, vous devriez au moins éditer une charte morale de conduite responsable, sensibiliser les conducteurs au respect des autres usagers, c’est ainsi que vous règlerez vos problèmes de mortalité routière ».
A peine avez-vous fini d’émettre votre proposition, voilà que tout le monde, du simple péquin au politicien avisé, vous tombent dessus à coups redoublés en vous faisant passer pour un affreux dictateur liberticide…
Vous aviez donné la bonne réponse, mais ces gens étaient si friands de sensations fortes qu’ils ne voulaient pas remettre en cause leur comportement, quitte à nier la logique pourtant implacable de votre analyse.
Remplacez maintenant les panneaux publicitaires en faveur des sensations fortes sur la route par toute l’apologie de la pornographie et de l’érotisme qui est déversée dans les journaux, les télés, et internet ; remplacez la pub pour les airbags par la pub pour la capote ; et remplacez l’observateur avisé qui regarde le trafic par le pape, et vous verrez que finalement, que vous soyez chrétien ou non, il a raison : C’est bel et bien les comportements routier, … heuuu non, sexuels, qu’il faut changer, et non pas augmenter sans fin la distribution d’airbags… heuuu ,de préservatifs…
David
Cher Monsieur Bonny, directeur du groupe Sida Genève
Dans l’édition du JT de la TSR, en date du 21 novembre, vous dites entre autres : « Normalement, l’autorité spirituelle ne devrait pas se mêler de santé publique … si elle veut donner son avis qui va dans le même sens que ce que font tous les instituts de prévention, on ne peut que s’en satisfaire ».
Je tiens tout de même à porter à votre connaissance quelques points qui semblent vous échapper : L’Eglise s’est toujours mêlée de santé publique, avant l’invention de la sécurité sociale et de la LAMAL, avant même la création des états modernes, elle s’occupait de santé publique. C’est donc une situation pluri-centenaireb (si on remonte aux hospitalières) et même b[bi-millénaire (si on remonte à l’empire romain et aux premiers centres de soins fondés par les riches familles chrétiennes). Mais on peut aussi remonter jusqu’au Christ, aux apôtres et leurs disciples, qui eux aussi, s’occupaient de santé publique en soignant les éclopés et les malades.
Votre affirmation que l’autorité de l’Eglise ne devrait pas se mêler de santé publique est donc totalement révolutionnaire, et je dirais même plus : contraire aux intérêts que vous défendez dans votre association contre le Sida. En effet, l’Eglise s’occupe, aide et soigne dans la mesure de ses moyens le quart (25%) des malades du Sida dans le monde. Si elle arrête de le faire, qui prendra le relai ? Les vendeurs de Latex créeront-ils des fondations à la hauteur de la tâche ? Ou alors vous-mêmes, c’est à dire les groupes et autres associations contre le Sida ? Soyons réaliste !…
J’espère avoir pu éclairer ce premier point afin que désormais, il ne vous paraisse plus incongru que l’Eglise se préoccupe de santé publique. Pour ce qui est du deuxième point que vous soulevez : « Si elle veut donner son avis qui est le même que le nôtre on ne peut que s’en satisfaire… », je tiens là aussi à préciser que l’Eglise n’a sans doute pas exactement le avis même que le vôtre, puisque le latex est considéré comme un pousse au crime par le pape et par l’Eglise en général. Pour que vous compreniez ce point de vue, je vous poste ci-après le courrier de lecteur que j’avais publié dans le Nouvelliste à l’époque du voyage du pape en Afrique(*) et de la polémique qui s’en est suivie.
Si vous êtes de bonne foi, je pense que vous vous apercevrez que le point de vue de l’Eglise n’est pas tout à fait idiot.
Avec mes cordiales salutations,
David
(*) ce texte sera présenté demain sur ESCHATON
A 2 semaines de la grande veillée de prière pour la vie naissante, que le Pape souhaite voir organisée dans toutes les paroisses, le billet d'humeur de David met en lumière les contradictions de la culture de la mort...
Ils sont si sérieux avec leurs avortements, mais si on rigolait un peu ? Les articles nous en donnent de bonnes occasions. Exemples:
De bons chrétiens affirment que le foetus est un être humain, mais souvent, dans le même article, ça devient une vie à naître...? Cherchez l’erreur. Si elle n’est pas désirée, alors quelle vie de souffrances va endurer cet enfant ? Un calvaire psychologique ! Pour son bien et celui de sa mère ou ses parents, l’avortement est un moindre mal. Ces gens si charitables semblent conscients d’éliminer un humain, mais comme c’est pour son bien... Vous avez dit bizarre ? Tiens comme c’est bizarre...
Pirouette : Un gamin grandit mais ses parents sont de vrais cons... Je ne parle pas de cons ordinaires comme on en croise à tous les coins de rue, mais des vrais de chez vrais, diplômés et tout ! Ce pauvre gosse n’a jamais voulut de tels parents et les a encore moins désirés. Il leur pourrit alors l’existence pour qu’ils lui lâchent la grappe. Et voilà des parents embarqués dans une vie faite de souffrances et détresses psychologiques, un véritable échec, les remords et tout ce qui va avec.
Pour finir, pour le bien de tous, le gamin décide d’avorter ses parents,... par charité chrétienne pourrait-on dire. Il les voyait sombrer jour après jour dans la dépression, et la pitié l'emporta. La société permettant d’euthanasier les parents non désirés, tout le monde ne s’en porte que mieux ! Les parents ont cessé de souffrir, et le gosse est débarrassé de ce fardeau. Etre humain pour être humain, cela s’appelle l’égalité des droits, et du libre choix, ...non ?
David
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
