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Dimanche 27 Mai 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
Un lecteur a laissé un commentaire fort intéressant suite à mon dernier post "la menacée menacée par les médias". Je le mets en évidence ici pour pouvoir lui répondre.
"Que, dans le cadre de la guerre froide, les Etats-Unis aient toujours soutenu la construction européenne, c'est un secret de Polichinelle. Et alors ? Qu'est-ce que ça prouve ? Les USA ont aussi toujours soutenu les islamistes, les talibans, contre les laïcs. Cela prouve simplement qu'ils n'ont jamais su où étaient vraiment leurs intérêts. Contrairement à l'Angleterre du 19ème siècle, les USA n'ont pas la capacité intellectuelle de gouverner le monde.
Par ailleurs, le bloc soviétique s'est toujours opposé à l'intégration. L'URSS souhaitait une Europe divisée parce que plus "finlandisable", plus docile à ses pressions. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il y ait des gens de gauche qui ne savent pas que le mur de Berlin s'est effondré et qui continuent de défendre des positions qui n'ont plus lieu d'être."
Cher monsieur,
il ne s'agit pas que d’un soutien à la construction européenne!!! Il s'agit en fait de son pilotage. Monnet l'autre grande figure ( qui repose au Panthéon) de la construction européenne était pour De Gaule " un malade, soucieux que de servir les intérêts américains." De bout en bout l'Europe est une construction destinée à servir les intérêts américains. Pour y parvenir les Usa ont pratiqué un stratagème classique inventé par les chinois « la stratégie des chaînes ». Elle leur permit de contrôler la construction européenne en la confinant dans un système absurde autobloquant. Par ce processus les nations européennes ont en fait consenti à abandonner leur souveraineté pour que le projet mondialiste puisse se déployer. La France, en ce sens, était le verrou qui empêcha longtemps le projet des élites transnationales. Même après le départ de De Gaulle, son héritage n'a pas pu être liquidé d'un bloc. Il a fallu beaucoup de concessions progressives, lentes pour qu'avec Sarkozy la France soit, au niveau de l'appareil d'Etat, entièrement converti au mondialisme. Mais le peuple, à mon avis réserve une belle surprise à ses élites décadentes.
Le projet européen participe du projet de neutralisation de la démocratie, formulé par la commission trilatérale en 1975 consacré à la gouvernabilité des sociétés modernes ( the crisis of democraty, 1975)(*).
Dans ses mémoires, Jacques Delors a vendu la mèche, il y reconnaît que la construction européenne, en effet, est « une sorte de doux despotisme éclairé. » M. Tommaso Padoa-Schioppa, qui dirige un important think-tank européiste, qui milita ardemment pour le reconversion du Traité constitutionnel, qui fut ministre de l’économie et des finance sous Prodi et qui fut membre du directoire central de la banque européenne , bref un des éléments moteurs de la construction européenne, est lui carrément passé aux aveux dans le numéro 87 de la revue "Commentaire" : « L'aventure européenne a également fait émerger, tout en montrant leur efficacité, des modes d'action politique bien différents de ceux qui caractérisent les démocraties contemporaines, fondées sur les partis, les élections, des procédures et structures préétablies, le cadre national et la professionnalisation de la politique. (…) A côté du politicien de métier, existent ceux qui conçoivent la politique comme une lutte dont le but est de créer un pouvoir différent, tout en sachant que, une fois créé, ce pouvoir sera, presque à coup sûr, pris par d'autres (…) La construction européenne est une révolution, même si les révolutionnaires ne sont pas des conspirateurs blêmes et maigres, mais des employés, des fonctionnaires, des banquiers et des professeurs (…) L'Europe s'est formée en pleine légitimité institutionnelle. Mais elle ne procède pas d'un mouvement démocratique (…) Entre les deux pôles du consensus populaire et du leadership de quelques gouvernants, l'Europe s'est faite en suivant une méthode que l 'on pourrait définir du terme de despotisme éclairé".
Cependant vous avez raison. Les USA n’ont plus la puissance de contrôler le monde. Mais les USA ne sont eux-mêmes qu’une étape dans le projet mondialiste. Le projet mondialiste ce n’est pas l’extension du pouvoir américain à toute la planète. Les gauchistes se trompent lourdement en pensant que le mondialisme consiste en un asservissement des nations à la puissance impériale américaine. Le projet mondialiste a pour visée ultime la dissolution de la souveraineté de toutes les nations, y compris la nation américaine, dans les instances de gouvernance mondiale.
(*)Ce rapport constitue la matrice idéologique du nouvel ordre mondial. Dès son chapitre introductif il oppose les intellectuels qui se déterminent en fonction de valeurs, et dont l'activité met donc en péril les équilibres fondateurs de la société libérale, et ceux qui se cantonne à une approche purement technique et politique des problèmes de la société industrielle avancée..
Julien Gunzinger
il ne s'agit pas que d’un soutien à la construction européenne!!! Il s'agit en fait de son pilotage. Monnet l'autre grande figure ( qui repose au Panthéon) de la construction européenne était pour De Gaule " un malade, soucieux que de servir les intérêts américains." De bout en bout l'Europe est une construction destinée à servir les intérêts américains. Pour y parvenir les Usa ont pratiqué un stratagème classique inventé par les chinois « la stratégie des chaînes ». Elle leur permit de contrôler la construction européenne en la confinant dans un système absurde autobloquant. Par ce processus les nations européennes ont en fait consenti à abandonner leur souveraineté pour que le projet mondialiste puisse se déployer. La France, en ce sens, était le verrou qui empêcha longtemps le projet des élites transnationales. Même après le départ de De Gaulle, son héritage n'a pas pu être liquidé d'un bloc. Il a fallu beaucoup de concessions progressives, lentes pour qu'avec Sarkozy la France soit, au niveau de l'appareil d'Etat, entièrement converti au mondialisme. Mais le peuple, à mon avis réserve une belle surprise à ses élites décadentes.
Le projet européen participe du projet de neutralisation de la démocratie, formulé par la commission trilatérale en 1975 consacré à la gouvernabilité des sociétés modernes ( the crisis of democraty, 1975)(*).
Dans ses mémoires, Jacques Delors a vendu la mèche, il y reconnaît que la construction européenne, en effet, est « une sorte de doux despotisme éclairé. » M. Tommaso Padoa-Schioppa, qui dirige un important think-tank européiste, qui milita ardemment pour le reconversion du Traité constitutionnel, qui fut ministre de l’économie et des finance sous Prodi et qui fut membre du directoire central de la banque européenne , bref un des éléments moteurs de la construction européenne, est lui carrément passé aux aveux dans le numéro 87 de la revue "Commentaire" : « L'aventure européenne a également fait émerger, tout en montrant leur efficacité, des modes d'action politique bien différents de ceux qui caractérisent les démocraties contemporaines, fondées sur les partis, les élections, des procédures et structures préétablies, le cadre national et la professionnalisation de la politique. (…) A côté du politicien de métier, existent ceux qui conçoivent la politique comme une lutte dont le but est de créer un pouvoir différent, tout en sachant que, une fois créé, ce pouvoir sera, presque à coup sûr, pris par d'autres (…) La construction européenne est une révolution, même si les révolutionnaires ne sont pas des conspirateurs blêmes et maigres, mais des employés, des fonctionnaires, des banquiers et des professeurs (…) L'Europe s'est formée en pleine légitimité institutionnelle. Mais elle ne procède pas d'un mouvement démocratique (…) Entre les deux pôles du consensus populaire et du leadership de quelques gouvernants, l'Europe s'est faite en suivant une méthode que l 'on pourrait définir du terme de despotisme éclairé".
Cependant vous avez raison. Les USA n’ont plus la puissance de contrôler le monde. Mais les USA ne sont eux-mêmes qu’une étape dans le projet mondialiste. Le projet mondialiste ce n’est pas l’extension du pouvoir américain à toute la planète. Les gauchistes se trompent lourdement en pensant que le mondialisme consiste en un asservissement des nations à la puissance impériale américaine. Le projet mondialiste a pour visée ultime la dissolution de la souveraineté de toutes les nations, y compris la nation américaine, dans les instances de gouvernance mondiale.
(*)Ce rapport constitue la matrice idéologique du nouvel ordre mondial. Dès son chapitre introductif il oppose les intellectuels qui se déterminent en fonction de valeurs, et dont l'activité met donc en péril les équilibres fondateurs de la société libérale, et ceux qui se cantonne à une approche purement technique et politique des problèmes de la société industrielle avancée..
Julien Gunzinger
Rédigé par Julien Gunzinger le Dimanche 29 Novembre 2009 à 17:35
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Blog d'un catholique jurassien
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
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