ESCHATON a-t-il été Hacké?
Depuis hier il n'y a plus moyen de se contacter sur www.eschaton.ch.eschaton.ch . Peut-être que le blog a été attaqué. Jusqu'à ce que mon informaticien rétablisse la situation, je réactive mon ancien blog.

Je vous tiendrai au courant de l'évolution de la situation.

Julien
Rédigé par Julien Gunzinger le Vendredi 6 Janvier 2012 à 08:31 | Commentaires (0)


J’entame aujourd’hui un cycle d’exposés vidéos. J’espère pouvoir assurer le rythme d’une nouvelle vidéo pas semaine.

 

 

 






 

Rédigé par Julien Gunzinger le Mardi 2 Août 2011 à 12:44 | Commentaires (4)
L’excommunication de Mrg Lefebvre a-t-elle été effective ?

Pour certains, l’ordination de 4 évêques en 1988 par Mrg Lefebvre malgré l’interdiction expressément formulée par Jean Paul II, est une atteinte au dogme du primat de juridiction du pape. Cela aurait valu à Mrg Lefebvre d’être excommunié latae sententiae et d’être considéré comme ayant fait schisme.    

 

Assurément la loi disciplinaire est fondamentalement dogmatique  mais cela ne lui fait pas perdre sa nature de loi disciplinaire. Le  primat est de droit divin puisqu’institué par NS Jésus Christ, par contre les directives papales sur les ordinations épiscopales est de droit disciplinaire ecclésiastique, ce qui a rendu possible les variations en matière de discipline ecclésiastique à travers les siècles. Elles n’ont rien d’immuables. Le primat est le fondement des directives instituées par les papes au cours de siècles, mais cela ne permet pas d’identifier la norme canonique avec son fondement dogmatique. Les réserves du pape sur les ordinations ne sont donc pas de droit divin, mais ecclésiastique. Elles sont  donc soumises, comme toute loi ecclésiastique, au principe d’exceptionnalité en vertu de la clause du bien commun et du salut des âmes : « Les lois universelles (…) sont établies pour le bien de la masse. Donc, en les instituant, le législateur tient compte de ce qui arrive ordinairement et dans la plus grande partie des cas » (S. Th. II II q. 147 a. 4). St Thomas développe qu’il existe des situations de nécessité où il y a devoir d’ « agir en dehors des lois ordinaires », dans les circonstances graves « il faut juger sur la base de principes plus élevés que les lois ordinaires » (S.Th. II II q. 51 a.4).

Rédigé par Julien Gunzinger le Lundi 1 Août 2011 à 10:26 | Commentaires (3)

Petite vidéo très pédagogique sur les vertus de la mondialisation.


Rédigé par Julien Gunzinger le Vendredi 29 Juillet 2011 à 07:01 | Commentaires (0)
L’abbé Rimaz et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

L’abbé Dominique Rimaz est l’auteur d’un blog ( ici ) que j’aime consulter. Je lui reconnais de grandes qualités et de grands mérites : il sait ruer dans les brancards quand l’Eglise est la cible des campagnes médiatiques odieuses, quand la morale naturelle est bafouée, quand les agents du relativisme et du modernisme liturgique parlent au nom de l’Eglise, il témoigne également d’un profond attachement à notre Saint Père qui force le respect. Mais il est un sujet qui brouille son ordinaire lucidité : la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Ainsi, quand il évoque Mrg Lefebvre c’est pour dire qu’il est « de triste mémoire », il qualifie la Fraternité de milieu « mal informé»,  il l’accuse d’être dominée par une mentalité « complotiste », il considère que Mrg Lefebvre a été excommunié et le traite de schismatique,  il prétend que la Fraternité n’a produit aucun théologien d’envergure, il ne comprend pas les réels enjeux de la liberté religieuse proclamée dans Dignitatis humanae, il laisse entendre que le choix du ralliement du chanoine Escher à la Fraternité était un « non-choix », il en veut pour preuve le fait qu’il a quitté le prieuré de Genève de la Fraternité.

 

Premièrement, concernant le chanoine Escher, son départ du prieuré de la Fraternité provient certainement des difficultés que  ne peuvent que rencontrer les hommes d’Eglise formés dans le giron de l’Eglise conciliaire (eussent-ils appartenu à un ordre régulier) à mener une vie réglée comme celle qu’observent les prêtres de la Fraternité Saint Pie X. Ce départ témoigne du relâchement introduit  par l’esprit du concile ( qui a permis la refonte des règles de nombreux ordres). A moins de disposer de preuves, il n’y a pas à se saisir de ce départ de l’abbé Escher du prieuré de Genève pour en conclure que l’abbé Escher n’adhère pas profondément à l’œuvre de la Fraternité Saint Pie X. C’est une manière de faire qui me semble tout à fait incorrecte.   
 

 Parler de Mrg Lefebvre en termes offensants, en le diabolisant est tout à fait gratuit et relève des procédés anti-catholiques que l’abbé Rimaz dénonce d’ordinaire. Toute la vie de Mrg Lefevbvre est une vie de dévouement pour l’Eglise, elle est celle d’un homme ayant fait face à ses responsabilités, d’un homme de piété, animée par le souci de son prochain et d’une charité de tous les instants. Quand l’abbé Rimaz aura accompli le dixième du millième que Mrg Lefebvre a fait pour la défense de la foi et sa transmission peut-être prendrai-je plus en considération ses attaques contre le fondateur de la FSSPX.  Ne serait-ce que sur la question du moto proprio de Benoît XVIdu 7 du 7 2007, il est évident que sans l’œuvre de Mrg Lefebvre, jamais l’injustice faite à la foi par les plus hautes autorités de l’Eglise n’aurait été réparée.

Rédigé par Julien Gunzinger le Lundi 18 Juillet 2011 à 07:01 | Commentaires (4)
Alors que  mardi 12 juillet, l’Assemblée nationale française a voté, presque à l’unanimité,  en faveur  du prolongement des opérations militaires en Lybie  ( 482 pour et 27 contre), Michel Collon nous éclaire à travers cette courte vidéo sur la réalité des bombardements humanitaires. Les images sont souvent insoutenables, les personnes sensibles sont prévenues.    
Rédigé par Julien Gunzinger le Jeudi 14 Juillet 2011 à 07:01 | Commentaires (0)
Un blog remarquable à faire connaître

Les éditions de Jacques Delacroix (ici ) publient une multitude de livres remarquables qui analysent la situation politique internationale d’un point de vue eschatologique et au moyen d’une multitude de sources officielles ou officieuses. Il publie également une lettre bimensuelle : la lettre d’informations économiques et stratégiques (L.I.E.S.I) . Un blog de L.I.E.S.I est actif depuis peu (ici ). Il synthétise de façon très percutante les analyses plus longues contenues dans les livres et la lettre. Le blog  rebondit également au jour le jour sur l’actualité. A connaître et à faire connaître.

 

A titre d’exemple voici un éclaircissement que l’on peut lire sur le blog de L.I.E. S.I :

 
 Voici ce qu’exprimait Aldous Huxley en 1961, lors d’une conférence donnée à Santa Barbara, en Californie : « Il existera dans la prochaine génération, une méthode pharmacologique pour que les gens chérissent leur servitude et génèrent  pour ainsi dire sans plaintes, une sorte de camp de concentration pour sociétés entières, alors que les peuples verront leur liberté confisquée, mais s’en réjouiront plutôt, car ils seront dépouillés de tout désir de révolte par la propagande et le lavage de cerveau prodigué par les méthodes pharmaceutiques. Et cela sera la révolution finale ».
Une citation qui sera éclairante dans les prochains mois, au fur et à mesure que nous entrerons dans le scénario de la perte de confiance dans le « système » :
« Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes » (Machiavel).
Attendez-vous en effet à voir des choses absolument incroyables…

Rédigé par Julien Gunzinger le Mercredi 13 Juillet 2011 à 07:01 | Commentaires (0)
La dénonciation de la logique libérale, de Léon XIII à Jean Claude Michéa


Voici en quels termes Jean Claude Michéa dénonce cette grande farce qu'est devenue la démocratie moderne: "la tableau libéral définit un tableau à double entrée, la droite moderne ( celle qui a renoncé à rétablir l'alliance du trône et de l'autel) représente l'entrée par le marché et son expansion perpétuelle, la gauche moderne ( celle qui a définitivement renoncé depuis Mai 68 étudiant, au compromis historique passé avec le mouvement ouvrier socialiste lors de l'affaire dreyfus) représente le mode d'entrée privilégié par le Droit et sa culture transgressive. (...) L'une procède plutôt de Turgot et d'Adam Smith, l'autre plutôt de Benjamin Constant et de John Stuart Mil ( parfois revêtus, il est vrai, du manteau de cuir de Trotsky, pour de vagues raisons historiques encore partiellement agissantes)"(l’empire du moindre mal) Cest pourquoi le clivage historique droite/ gauche, tel qu'il en est venu à fonctionner de nos jours, "est la clé politique ultime des progrès constants de l'ordre capitaliste." Il permet, en effet, de placer en permanence les classes populaires devant une alternative impossible. « Si elles cherchent à se mettre à l'abri des effets économiques du libéralisme elles vont alors avec la gauche valider toutes les conditions culturelles du système qui engendre ses effets. Si elles se révoltent contre cette apologie perpétuelle de la transgression elle tombe entre les griffes de la droite et l'extrême droite qui démantèlent leurs conditions d'existence matérielles. »



Cette main mise du libéralisme sur la démocratie rend illusoire toute idée de régulation du capitalisme, celui-ci n'étant que la dimension économique du projet libéral. La nature fondamentalement perverse du libéralisme a été vivement mise en lumière bien avant Michéa, dans les encycliques de Pie XII, Pie X, léon XIII. Celui-ci écrivait ainsi,  dans Au milieu des sollicitudes : « si les croyances religieuses furent, toujours et partout, données comme base à la moralité des nations humaines et à l'existence de toute société bien ordonnée, il est évident que la religion catholique, par le fait même qu'elle est la vraie Eglise de JC, possède plus que toute autre l'efficacité voulue pour bien régler la vie, dans la société comme dans l'individu. » Pie XII  lui annonçait : "Une démocratie moderne ainsi constitué ( dépourvue de référence morale) devra échouer". Pour un catholique il est impossible d'adhérer à la démocratie laïque, l'autre nom du libéralisme. Car une fois un tel régime en place celui-ci fera tout pour s’immuniser par voie légale contre toutes les tentatives de remise en causse des logiques du capital et du droit qui ont pour terme la destruction des communautés naturelles, la destruction des médiations d'appartenance qui font la singularité humaine, avec pour horizon  l'avènement d'un homme abstrait disponible à toutes les refontes, les recompositions...

 

Julien Gunzinger

Rédigé par Julien Gunzinger le Lundi 4 Juillet 2011 à 08:01 | Commentaires (6)

Parmi les défenseurs de la messe de Paul VI, l’argument est de dire que le Novus Ordo Missae n’est pas en cause, ce qui l’est c’est ce qu’en firent les prêtres rebelles. Or dès le début le Novus Ordo Missae(NOM) était bancal puisque le N° 7 de l'Institutio Generalis (constituant l’introduction du NOM) dut même être changé. Le cardinal Ottaviani, ex-secrétaire du Saint Office, envoya à Paul VI un bref examen critique faisant état de toutes les déviations et erreurs contenues dans le NOM. Il resta sans réponse. Il est facile de comprendre que le NOM consacre l’évolution du mouvement liturgique initié par Dom Guéranger et St Pie X et qui fut malheureusement tôt dévoyé par les Beauduin, Dom Parsch, le révérend Père Bouyer…
Accuser les prêtres rebelles d'être responsables n'a aucun sens, car chacun put tirer du NOM ce qu'il voulait, puisqu’il était de par son imprécision et son ambiguïté  évolutif. Il en va du NOM comme de tout le Concile Vatican II, inconsistant, approximatif, ambigu, loin de la rigueur scolastique. Et dire que Paul VI prétendit que le concile  Vatican II était même plus important que celui de Nicée! Quelle farce! Un concile devrait être la clé la plus achevée pour  permettre la meilleure réception et compréhension de la foi, or le principe même de l'herméneutique de la continuité atteste que ce concile est absolument défaillant, puisque son interprétation reste à faire à la lumière de la tradition, selon Jean Paul II et Benoît XVI. C'est ce qui atteste de sa faillite radicale et de celle du magistère qui l'a suivi. Nous en sommes là et notre bon pape Benoit XVI cherche à sortir l'Eglise de l'impasse dans laquelle elle se trouve comme il peut.

Tout comme il est aisé de comprendre que le NOM est le produit du mouvement liturgique dévoyé, il est également très aisé de comprendre que Vatican II est marqué de l’empreinte de la nouvelle théologie, celle des Congar(*), des Chenu, des Lubac, Blondel, Rahner tous condamnés sous Pie XI et Pie XII. C’est cela la greffe odieuse dont souffre l’Eglise et qu’elle rejette : une théologie moderniste qui a dévalué la théologie scolastique, fait perdre le sens des notions précises, nettes au profit d’une chose informe.

Il est de bon ton, dans les milieux conciliaires ultramontains, de dire que les traditionalistes d’Ecône érigent leur autorité au-dessus de celle du Magistère et tombent par conséquent dans le même travers que les protestants. Or c’est tout le contraire puisqu’ils s’en tiennent aux définitions rigoureuses, à la trame théologique objective de la scolastique, à la tradition de toujours. On leur fait alors grief d’avoir commis une OPA sur la tradition mais d’être dans les faits en rupture avec la « tradition vivante ». Or ce terme de tradition vivante, dont se revendique les conciliaires ultramontains opposés à la FSSPX, est précisément une imposture, car il n’est pas conforme au sens que l’Eglise a toujours donné à la tradition, comme il a été formulé par Saint Vincent de Lérins et repris à Vatican I. Au cœur du problème entre la FSSPX et les conciliaires ultramontains  se trouve la question de la métaphysique et de l’épistémologie auxquelles on recourt pour expliciter les vérités de foi. La nouvelle théologie a cru dépasser saint Thomas, elle n’était que la fille de l’orgueil. Le drame fut que plusieurs papes lui ont emboité le pas et que ses formules ont été consacrées lors de Vatican II.

Face aux mensonges systématiques des idéologies du monde, à la force de frappe manipulatrice des médias, à la crise spirituelle, morale, économique, politique qui frappe, l’Eglise devra revenir à sa rigueur d’antan, abandonner le corpus libéral ( donc maçon) qui obscurcit son intelligence et la rend légitimement sans force pour les gens en recherche de vérité authentique. C’est tellement évident !

Prions pour nos "frères égarés" par les tours de passe- passe de la nouvelle théologie...




(*) Voici quelques propos d'Yves Congar qui éclairent sur  l’orientation de son esprit. Yves Congar fut très actif dans la rédaction de Dignitatis Humanae et Lugmen Gentium. Alors que ses écrits venaient d'être condamnés et éloigné du Saulchoir, il écrivait« continuer au maximum à écrire dans le même sens, utilisant toutes les chances encore libres. Là est surtout mon combat. je sais ( et "ils" savent) qu'à plus ou moins longe échéance, tout ce que je dis et écris est la négation du système. Oui, là est mon vrai combat: dans mon travail théologique, historique, ecclésiologique et pastoral. le cours que je fais en ce moment, de Ecclesia, exactement comme su de rien n'était, c'est cela une vraie réponse, c'est cela ma vraie dynamite sous le fauteuil des scribes." ( Une vie pour la vérité,Yves Congar)
Ailleurs voici le tableau qu'il brossait de l'Eglise:

« Tandis que le protestantisme se libérait et que le monde de l’idéalisme et l’immanentisme incorporé au catholicisme poursuivait son développement propre, l’Eglise catholique , elle, se resserrait sur elle-même dans une sorte d’isolement ; elle se retirait sur ses positions s’y barricadait, elle prenait des attitudes de défense ; les croyants, eux, prenaient à l’égard de toute nouveauté et de tout progrès une attitude boudeuse, méfiante, rétrograde, parfois même ironique et persiflante. Au vrai l’Eglise, depuis le bouleversement de la Réforme vit dans un véritable état de siège. M.Dutronay l’a très joliment comparé à « une mère qui a perdu ses enfants dans un accident ». Et dès lors, la voici qui hérisse de protections, de défenses, de barrières, les libres ébats des survivants ; au lendemain d’une crise ou d’ »un coup dur », on prend des mesures policières, des mesures de sécurité ; ainsi, dans l’Eglise, soumet-on les manifestations de la pensée à des mesures de sécurité ; étroite surveillance des écrits, serment antimoderniste…les Initiatives, sans aucun doute, en sont atteintes. Nous n’oublierons certes pas la grandeur de cette attitude de défense : il s’agissait avant tout de sauver l’essentiel, la pureté du surnaturel. il reste cependant ceci ; c’est là que nous voulions en venir : tandis que le monde moderne, coupé de l’Eglise, poursuit son évolution propre et s’applique à résoudre des problèmes renouvelés, l’Eglise se referme et se concentre sur elle-même, constituant un monde à part, proprement conservateur, où il s’agit de garder un dépôt , et où des hommes, isolés de la vie qui marche, répètent en une langue à eux leurs problèmes à eux, exploitant le trésor du dogme presque uniquement en son aspect abstrait et catholique »(Vie intellectuelle du 25 juillet 1935)

 Tout est ici inversé, puisque dans le réel, ce sont les idéologies modernes qui imposent progressivement leur dictature, persécutent l’Eglise, formatant les esprits par l’école obligatoire prétendument neutre, par les médias, robotisant les esprits, dévastant toute vie sociale réelle. La charge de Congar est tout simplement le renversement de la réalité. On y sent la fascination que le monde a exercé sur les esprits des libéraux…Plus que jamais tout ce discours inepte doit soulever en nous l’écœurement, nous qui sommes certes mieux instruits que ne pouvait l’être un Congar sur les avancés et les intentions du monde.

Julien Gunzinger

Rédigé par Julien Gunzinger le Mardi 21 Juin 2011 à 08:01 | Commentaires (2)
Esprit du concile, es-tu là ?

Je suis plongé dans la lecture d’un livre remarquable : Vatican II, l’Eglise à la croisée des chemins ( à commander ici). L’ouvrage produit une synthèse très rigoureuse et détaillée de la pensée des principaux théologiens qui ont exercé, soit directement soit indirectement,  leur ascendant sur les Pères : Maritain, Murray, Lubac, Rahner, Chenu, Congar, Beauduin ainsi que les manœuvres par lesquelles le Concile a été « pris en otage » par les modernistes.  Presque toutes ces principales têtes du concile qui parvinrent,  au moyen  d’une sorte de coup d’Etat contre Jean XXIII, à substituer leur théologie à celle traditionnelle des schémas préparatoire avaient été condamnées sous Pie XII ou mis à l’écart de l’enseignement.  

 Voici un long extrait de ce livre qui en résume bien le propos.

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 « Vatican II a été une sorte de confirmation de ce que les théologiens avaient fait avant le concile : Rahner, Chenu, Congar et les autres(…), ce ne fut èas du tout le point de départ d’une nouvelle théologie, mais seulement le sceau de théologiens qui avaient été condamnés, éloignés de l’enseignement, envoyés en exil, et dont la théologie triompha au Concile » (P.Schillebeeck,o.p)

 

Qu’y a-t-il de commun entre ces trois courants de la nouvelle chrétienté ( Maritain et le père Murray), de la nouvelle théologie ( Pères de Lubac et Rahner) et de la nouvelle ecclésiologie ( Père Congar et Beauduin) qui ont tous trois contribué à façonner l’esprit de Vatican II ? A l’origine une volonté d’ouverture au monde :

Dès 1935, Congar conclut une enquête sur la Vie intellectuelle sur les causes de l’incroyance en affirmant que la déchristianisation provenait du divorce entre un « tout laïque » et un «  tout chrétien », l’Eglise se considérant en état de siège. Ce qui éloigne les gens de l’Eglise, ce serait son attitude combative, sa prétention à défendre la vérité, son intolérance. Il faut donc se réconcilier avec le monde moderne, s’ouvrir à lui. cependant , cette notion de monde moderne est ambigüe. Elle désigne à la fois des systèmes que l’Eglise a toujours condamnées, et les victimes, il faudrait cesser de combattre les erreurs dont elles sont prisonnières !

 

Rédigé par Julien Gunzinger le Mardi 14 Juin 2011 à 08:01 | Commentaires (4)
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Julien Gunzinger
Blog d'un catholique jurassien

"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."



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