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Dimanche 27 Mai 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
"Nous imposerons un gouvernement mondial" telle a été l'affirmation de Ban Ki Moon à l'issue du sommet de Copenhague. Il s'agit d'obtenir une structure supranationale qui coiffe les souverainetés nationales. Tout s'organise dans ce sens. C'est là que nous pousse la doxa, relayée par tous les médias alignés. Le nouveau président du Conseil de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, en début du mois a aussi affirmé que le sommet de Copenhague devait constituer " la première étape de la mise en place d'un gouvernement mondial de notre planète." Les élites transnationales en rêvent tous. Nous entrons dans la phase de réalisation ultime d'un projet de fascisme mondialisé usant de tous les rouages de la désinformation, de la propagande. Mais comme l'a montré la Suisse, les peuples sont de loin pas prêts à suivre le plan de marche de leurs élites intellectuelles vendues au mondialisme. Ils veulent conserver la maîtrise de leur destin.
suit un article de Serge Portejoie trouvé sur www.mecanopolis.org
Lutte contre le réchauffement climatique ou lutte contre les peuples ?
La gestion du climat est présentée comme le domaine où la mise en œuvre de la gouvernance mondiale ne serait plus discutable. Nous aurions tous le même intérêt, le même devoir : sauver la planète. Le consensus serait de mise, il abolirait les classes sociales et les barrières idéologiques.
Les média, certains écologistes, les politiques [1] et les grands patrons de l’industrie [2] tendent à accréditer l’idée que l’affaire est entendue : Le réchauffement global proviendrait de l’effet de serre engendré par le CO2 que nous envoyons à profusion dans l’atmosphère et nous serions tous coupables à quelques degrés prés et que pour éviter « l’apocalypse », il faudrait se serrer les coudes, tous ensembles, exploités comme exploitants. Pour ce faire, les leçons de civisme vert couvrent les pages et les écrans pour mettre sur le même plan celui qui jette son papier mouchoir sur le trottoir et celui qui fait pousser des roses en Afrique avec une main d’œuvre bon marché en privant d’eau potable les autochtones africains (roses qui sont ensuite transportées par avions en Amérique du nord et en Europe pour les proposer en grandes surfaces en toutes saisons.)
Le discours est maintenant au point. Il faut dépasser les égoïsmes, il faut réduire la production, il faudrait éradiquer la paysannerie. Il faudrait même diminuer drastiquement la population. Un vert, Yves Cochet, s’en est fait le chantre en proposant de réduire les allocations familiales. Une version maoïste à la sauce verte. A quand le sommet de la dépopulation ?
Pour l’instant, constatons que l’instrumentalisation de cette question par toutes les institutions nationales, le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, L’OCDE, l’ONU et par la plupart des gouvernement sert à justifier la mise en œuvre de politiques dévastatrices qu’on nous présente sous le label de « développement durable », un terme à la mode [3]. En France, sous ce prétexte sera créée une taxe carbone que paieront les classes pauvres et moyennes et dont seront exclus les riches.
Certains scientifiques [4], souvent liés aux industriels eux même liés aux politiques forment un triumvirat sociologique qui cherche par une nouvelle croisade à convaincre que l’avenir est incertain, sauf de nous serrer la ceinture toujours plus.
En matière de science le scepticisme est un devoir et d’autres scientifiques qui ne considèrent, au contraire des précédents, rien comme acquis (cela ne se résume pas à Claude Allègre), mettent en doute cette idée de réchauffement et plus encore certains prévoient au contraire un refroidissement climatique. Bien entendu, ces derniers ne rentrent pas dans la « bonne » case de la pensée unique et n’ont donc pas droit aux grands moyens d’information.
En France, pour les grands moyens d’information, tout se passe comme si les débats sur « le Mur de Berlin », sur « l’identité française » ou sur « le réchauffement climatique » avaient été conçus comme des points de fixation, afin de détourner l’attention des sujets fâcheux comme la crise, le renflouement des banques, les privatisation des services publics, les délocalisations, le chômage, la fermeture des hôpitaux, l’attaque contre la laïcité, les droits des migrants ignorés, les syndicalistes victimes de violences, etc….
Les avancées technologiques et scientifiques qui ont fait un bond en avant au vingtième siècle, plus qu’aux dix siècles précédents et les choix politiques de production ont influé et influent sur les conditions environnementales, quelquefois pour les améliorer, quelquefois pour les détériorer.
Si nous prenons l’exemple de la chimie, notons deux mouvements contradictoires parmi d’autres : Pour le positif, le progrès médical qui permet d’avoir en moyenne depuis l’an mille, en France, doublé l’espérance de vie ; pour le négatif la recherche du profit par le productivisme qui conditionne la pollution des nappes phréatiques par les nitrates, les produits phytosanitaires, notamment les herbicides, et les solvants chlorés qui mettent en cause la vie des personnes et des animaux, notamment le long des cours d’eau.
Notons que ce sont les choix économiques et politiques qui déterminent la recherche et ensuite l’application de cette recherche.
Dans ces conditions si la planète est en danger, les participants du sommet de Copenhague devraient, presque tous, comparaître devant le tribunal de l’humanité. C’est ce qu’a d’ailleurs déclaré le président bolivien Evo Morales, pour lui les responsables du réchauffement de la planète doivent indemniser leurs victimes et être jugés.
En effet, les misères que connaît notre planète avec la pollution de l’air (les aliments font le tour de la terre en avions et méga camions avant de terminer dans notre assiette), de la terre (abus de produits phytosanitaires puis agrocarburants) et des eaux (hydrocarbures notamment) proviennent toutes d’un mode de production et sa recherche de profits à court terme : le mode de production capitaliste. Ce sont les décideurs de ce système qui se sont baguenaudés à Copenhague. Des pyromanes pour éteindre le feu.
S’agissant du sommet de Copenhague, sans verser dans la théorie du complot, on peut légitimement se poser quelques questions et remarquer des convergences d’intérêts :
Ce sommet aurait-il eu pour but (non déclaré) de faire diversion, venant ainsi en renfort des terrorismes, dont celui d’Al-Qaida ?
Ce sommet aurait-il pour but en Europe d’invalider le cadre national au profit de l’Union européenne ?
Ce sommet aurait-il pour but de créer une gouvernance mondiale (c’est complémentaire avec la précédente question), vrai projet totalitaire qui permettrait de choisir l’avenir de sept milliards d’être humains sans que ceux-ci aient leur mot à dire, quitte à ce que ces citoyens d’un nouveau monde soient peinturlurés en martiens, couleur d’espoir comme chacun sait ?
Ce sommet aurait-il pour but d’engager une nouvelle forme de développement capitaliste permettant de relancer les profits tout en diminuant l’impact de l’extraction des hydrocarbures qui à l’exception de l’Arabie Saoudite se fait dans des pays peu sûrs pour le capitalisme : Iran, Venezuela, Russie, voire le Soudan, l’Algérie, le Nigeria ?
Ce sommet aurait-il pour but de permettre de juteuses opérations financières avec les échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre. En effet, les grandes banques multiplient les partenariats avec des start-up « écologiques » pour générer du crédit carbone. Les allocations de droits à polluer sont ainsi devenues objet de spéculation.
Le champion contre le réchauffement climatique, Al Gore, en est le parfait exemple. Ce spéculateur a rejoint en 2007 la société Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB), une société par actions à capitaux privés. Cette société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage écologique appelées Green Growth Fund.
Il s’agit donc bien d’un capitalisme vert dénoncé par ailleurs. Les sociétés s’auto-labellisent. Tous les produits que vous achetez en grande surface ont leur label vert. Le « vert » au service de la communication commerciale.
Revenons à Copenhague, d’un point de vue capitaliste, cette diversion se justifie. Quelques remarques non exhaustives.
Socialement, la moitié de l’humanité vit au-dessous du niveau de misère. Les chiffres sont terrifiants : 20 % des plus riches consomment 82,49 % de toutes les richesses de la Terre, les 20 % les plus pauvres doivent se contenter d’un minuscule 1,6 %
Selon ATTAC, les 84 individus les plus riches du monde détiennent une richesse supérieure au PIB de la Chine et de ses 1,3 milliards d’habitants.
En France, selon l’observatoire des inégalités, un ménage sur deux a moins de 1 800 euros par mois de revenus alors que les grands patrons on des revenus annuels de 2 millions à plus de 3 millions d’euros (en 2008, 3,53 millions d’euros pour le PDG de l’Oréal, Jean-Paul Agon).
Pour la France métropolitaine, selon l’INSEE, le taux de chômage s’établit à 9,1 %, soit près de 2,6 millions de personnes en France métropolitaine, à 3,8 millions de personnes si l’on ajoute les personnes exerçant une activité réduite.
La déforestation de la forêt, en Amazonie, en Afrique centrale et en Indonésie, au profit de grands groupes agro-alimentaires bat son plein. Le pillage des ressources pétrolières, gazières et minérales en Afrique par de grands groupes industriels où les Français sont bien représentés (Elf, Bolloré, Bouygues) aussi.
Copenhague, n’a apparemment pas prévu d’annuler la dette des pays dits du Sud. Or seule l’annulation de cette dette, en plus d’un acte de justice, permettrait à ces pays de financer les infrastructures nécessaires à leurs développements et des secteurs sociaux essentiels et donc de protéger l’environnement.
Ces quelques exemples montrent que la meilleure santé de la planète dépend de la santé sociale de ses habitants et que si ces derniers pensent que le système n’est pas bon, ils pourraient essayer d’en changer. C’est bien pourquoi la capitalisme pour continuer son biseness à un impératif besoin de diversion pour assurer sa pérennité
S’il s’agissait de sauver la planète, pourquoi ne pas ajouter à la lutte contre l’effet de serre, celle contre le nucléaire à des fins militaires ? Pourtant, un accident, une guerre, aurait des effets néfastes sur l’environnement et vraisemblablement sur le climat.
Le nucléaire militaire reste le symbole de la puissance et du néocolonialisme, par exemple, Israël par rapport à la Palestine et à l’Iran. Pour permettre la continuation de systèmes nucléaires de plus en plus sophistiqués et de plus en plus dispersés qui rapportent beaucoup aux producteurs d’armes et à leurs actionnaires, la menace terroriste s’est substituée à « l’empire du mal ». Pour la France : Thales, EADS, Dassault, Lagardère, Safran…tirent les marrons du feux. Imaginons un seul instant l’argent utilisé pour le nucléaire militaire employé pour des emplois permettant d’améliorer les conditions de vie sur la planète [5] ?
Dans le cadre d’un autre système politique, il n’en reste pas moins, quels que soient les accords internationaux ou mesures envisagées, que la pollution déjà en place ne se réduira pas d’elle-même.
La nature nous offre la solution grâce aux arbres et autres végétaux avides de CO2 durant toute leur croissance. Il faudra encore mixer la problématique de la pollution avec celles de la désertification et des conditions climatiques. Il faudra donner du temps au temps ce qui est contradictoire avec le capitalisme. Après avoir arrêté la déforestation, il faudra utiliser les techniques qui existent pour faire pousser (ou repousser) des arbres en plein désert. Avec une politique au service des personnes et non l’inverse, essayons-les. Leurs réussites dépendent d’une coopération sans recherche de profits avec des chercheurs indépendants de la finance et de plus en plus nombreux et sous contrôle de l’opinion. Pour faire vite, nous avons besoin de services publics de qualités et auto gestionnaires.
Enfin, il faudra produire bien pour bien nourrir tous les hommes et non pour enrichir quelques-uns. Croire qu’il suffit de produire plus pour nourrir la planète est un non-sens. C’est la question de l’accès aux denrées alimentaires qui est essentielle. Un milliard de personnes dans le monde ont faim parce qu’elles sont trop pauvres, pas parce que l’on ne produit pas de quoi les nourrir en quantité suffisante. Pauvres, à qui le plus souvent, on a pris la terre sur laquelle ils se nourrissaient pour l’utiliser à d’autres fins.
Les questions environnementales n’étant pas indépendantes des systèmes politiques qui les gèrent, il faut aux peuples reconquérir leur espace politique et leur souveraineté, il faut qu’ils se mobilisent, fassent pression et promeuvent des changements venus d’en bas, proposant des échanges multiculturels basés sur la coopération [6] à égalité de droits et de devoirs, un véritable internationalisme et un changement de système politique (révolutionnaire s’il s’agit d’un changement de l’ordre existant dans un sens du bien commun) avec de nouvelles règles constitutionnelles donnant priorité aux citoyens. [7]. Aucun changement réel ne vient d’en haut, il viendra d’en bas, il en va de la qualité de l’environnement comme pour celui de la sécurité sociale, de la démocratie ou de la paix entre les peuples.
Vraisemblablement, nous rentrons dans un nouveau cycle où les gens et notamment les personnes les plus militantes devront créer de nouveaux dispositifs horizontaux, d’échanges, de propositions et d’actions à la place des dispositifs verticaux ou trop souvent les leaders institutionnalisés [8] n’ont pas les mêmes soucis que la base. C’est possible dans l’hexagone comme au niveau international [9]. Alors, seulement, les hommes feront leur propre histoire . . . et amélioreront les conditions planétaires.
Serge Portejoie
une vidéo qui montre toute la violence des policiers de Copenhague, ici
La gestion du climat est présentée comme le domaine où la mise en œuvre de la gouvernance mondiale ne serait plus discutable. Nous aurions tous le même intérêt, le même devoir : sauver la planète. Le consensus serait de mise, il abolirait les classes sociales et les barrières idéologiques.
Les média, certains écologistes, les politiques [1] et les grands patrons de l’industrie [2] tendent à accréditer l’idée que l’affaire est entendue : Le réchauffement global proviendrait de l’effet de serre engendré par le CO2 que nous envoyons à profusion dans l’atmosphère et nous serions tous coupables à quelques degrés prés et que pour éviter « l’apocalypse », il faudrait se serrer les coudes, tous ensembles, exploités comme exploitants. Pour ce faire, les leçons de civisme vert couvrent les pages et les écrans pour mettre sur le même plan celui qui jette son papier mouchoir sur le trottoir et celui qui fait pousser des roses en Afrique avec une main d’œuvre bon marché en privant d’eau potable les autochtones africains (roses qui sont ensuite transportées par avions en Amérique du nord et en Europe pour les proposer en grandes surfaces en toutes saisons.)
Le discours est maintenant au point. Il faut dépasser les égoïsmes, il faut réduire la production, il faudrait éradiquer la paysannerie. Il faudrait même diminuer drastiquement la population. Un vert, Yves Cochet, s’en est fait le chantre en proposant de réduire les allocations familiales. Une version maoïste à la sauce verte. A quand le sommet de la dépopulation ?
Pour l’instant, constatons que l’instrumentalisation de cette question par toutes les institutions nationales, le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne, L’OCDE, l’ONU et par la plupart des gouvernement sert à justifier la mise en œuvre de politiques dévastatrices qu’on nous présente sous le label de « développement durable », un terme à la mode [3]. En France, sous ce prétexte sera créée une taxe carbone que paieront les classes pauvres et moyennes et dont seront exclus les riches.
Certains scientifiques [4], souvent liés aux industriels eux même liés aux politiques forment un triumvirat sociologique qui cherche par une nouvelle croisade à convaincre que l’avenir est incertain, sauf de nous serrer la ceinture toujours plus.
En matière de science le scepticisme est un devoir et d’autres scientifiques qui ne considèrent, au contraire des précédents, rien comme acquis (cela ne se résume pas à Claude Allègre), mettent en doute cette idée de réchauffement et plus encore certains prévoient au contraire un refroidissement climatique. Bien entendu, ces derniers ne rentrent pas dans la « bonne » case de la pensée unique et n’ont donc pas droit aux grands moyens d’information.
En France, pour les grands moyens d’information, tout se passe comme si les débats sur « le Mur de Berlin », sur « l’identité française » ou sur « le réchauffement climatique » avaient été conçus comme des points de fixation, afin de détourner l’attention des sujets fâcheux comme la crise, le renflouement des banques, les privatisation des services publics, les délocalisations, le chômage, la fermeture des hôpitaux, l’attaque contre la laïcité, les droits des migrants ignorés, les syndicalistes victimes de violences, etc….
Les avancées technologiques et scientifiques qui ont fait un bond en avant au vingtième siècle, plus qu’aux dix siècles précédents et les choix politiques de production ont influé et influent sur les conditions environnementales, quelquefois pour les améliorer, quelquefois pour les détériorer.
Si nous prenons l’exemple de la chimie, notons deux mouvements contradictoires parmi d’autres : Pour le positif, le progrès médical qui permet d’avoir en moyenne depuis l’an mille, en France, doublé l’espérance de vie ; pour le négatif la recherche du profit par le productivisme qui conditionne la pollution des nappes phréatiques par les nitrates, les produits phytosanitaires, notamment les herbicides, et les solvants chlorés qui mettent en cause la vie des personnes et des animaux, notamment le long des cours d’eau.
Notons que ce sont les choix économiques et politiques qui déterminent la recherche et ensuite l’application de cette recherche.
Dans ces conditions si la planète est en danger, les participants du sommet de Copenhague devraient, presque tous, comparaître devant le tribunal de l’humanité. C’est ce qu’a d’ailleurs déclaré le président bolivien Evo Morales, pour lui les responsables du réchauffement de la planète doivent indemniser leurs victimes et être jugés.
En effet, les misères que connaît notre planète avec la pollution de l’air (les aliments font le tour de la terre en avions et méga camions avant de terminer dans notre assiette), de la terre (abus de produits phytosanitaires puis agrocarburants) et des eaux (hydrocarbures notamment) proviennent toutes d’un mode de production et sa recherche de profits à court terme : le mode de production capitaliste. Ce sont les décideurs de ce système qui se sont baguenaudés à Copenhague. Des pyromanes pour éteindre le feu.
S’agissant du sommet de Copenhague, sans verser dans la théorie du complot, on peut légitimement se poser quelques questions et remarquer des convergences d’intérêts :
Ce sommet aurait-il eu pour but (non déclaré) de faire diversion, venant ainsi en renfort des terrorismes, dont celui d’Al-Qaida ?
Ce sommet aurait-il pour but en Europe d’invalider le cadre national au profit de l’Union européenne ?
Ce sommet aurait-il pour but de créer une gouvernance mondiale (c’est complémentaire avec la précédente question), vrai projet totalitaire qui permettrait de choisir l’avenir de sept milliards d’être humains sans que ceux-ci aient leur mot à dire, quitte à ce que ces citoyens d’un nouveau monde soient peinturlurés en martiens, couleur d’espoir comme chacun sait ?
Ce sommet aurait-il pour but d’engager une nouvelle forme de développement capitaliste permettant de relancer les profits tout en diminuant l’impact de l’extraction des hydrocarbures qui à l’exception de l’Arabie Saoudite se fait dans des pays peu sûrs pour le capitalisme : Iran, Venezuela, Russie, voire le Soudan, l’Algérie, le Nigeria ?
Ce sommet aurait-il pour but de permettre de juteuses opérations financières avec les échanges de quotas d’émission de gaz à effet de serre. En effet, les grandes banques multiplient les partenariats avec des start-up « écologiques » pour générer du crédit carbone. Les allocations de droits à polluer sont ainsi devenues objet de spéculation.
Le champion contre le réchauffement climatique, Al Gore, en est le parfait exemple. Ce spéculateur a rejoint en 2007 la société Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB), une société par actions à capitaux privés. Cette société a annoncé un investissement de 500 millions de dollars dans des entreprises de technologie de mûrissage écologique appelées Green Growth Fund.
Il s’agit donc bien d’un capitalisme vert dénoncé par ailleurs. Les sociétés s’auto-labellisent. Tous les produits que vous achetez en grande surface ont leur label vert. Le « vert » au service de la communication commerciale.
Revenons à Copenhague, d’un point de vue capitaliste, cette diversion se justifie. Quelques remarques non exhaustives.
Socialement, la moitié de l’humanité vit au-dessous du niveau de misère. Les chiffres sont terrifiants : 20 % des plus riches consomment 82,49 % de toutes les richesses de la Terre, les 20 % les plus pauvres doivent se contenter d’un minuscule 1,6 %
Selon ATTAC, les 84 individus les plus riches du monde détiennent une richesse supérieure au PIB de la Chine et de ses 1,3 milliards d’habitants.
En France, selon l’observatoire des inégalités, un ménage sur deux a moins de 1 800 euros par mois de revenus alors que les grands patrons on des revenus annuels de 2 millions à plus de 3 millions d’euros (en 2008, 3,53 millions d’euros pour le PDG de l’Oréal, Jean-Paul Agon).
Pour la France métropolitaine, selon l’INSEE, le taux de chômage s’établit à 9,1 %, soit près de 2,6 millions de personnes en France métropolitaine, à 3,8 millions de personnes si l’on ajoute les personnes exerçant une activité réduite.
La déforestation de la forêt, en Amazonie, en Afrique centrale et en Indonésie, au profit de grands groupes agro-alimentaires bat son plein. Le pillage des ressources pétrolières, gazières et minérales en Afrique par de grands groupes industriels où les Français sont bien représentés (Elf, Bolloré, Bouygues) aussi.
Copenhague, n’a apparemment pas prévu d’annuler la dette des pays dits du Sud. Or seule l’annulation de cette dette, en plus d’un acte de justice, permettrait à ces pays de financer les infrastructures nécessaires à leurs développements et des secteurs sociaux essentiels et donc de protéger l’environnement.
Ces quelques exemples montrent que la meilleure santé de la planète dépend de la santé sociale de ses habitants et que si ces derniers pensent que le système n’est pas bon, ils pourraient essayer d’en changer. C’est bien pourquoi la capitalisme pour continuer son biseness à un impératif besoin de diversion pour assurer sa pérennité
S’il s’agissait de sauver la planète, pourquoi ne pas ajouter à la lutte contre l’effet de serre, celle contre le nucléaire à des fins militaires ? Pourtant, un accident, une guerre, aurait des effets néfastes sur l’environnement et vraisemblablement sur le climat.
Le nucléaire militaire reste le symbole de la puissance et du néocolonialisme, par exemple, Israël par rapport à la Palestine et à l’Iran. Pour permettre la continuation de systèmes nucléaires de plus en plus sophistiqués et de plus en plus dispersés qui rapportent beaucoup aux producteurs d’armes et à leurs actionnaires, la menace terroriste s’est substituée à « l’empire du mal ». Pour la France : Thales, EADS, Dassault, Lagardère, Safran…tirent les marrons du feux. Imaginons un seul instant l’argent utilisé pour le nucléaire militaire employé pour des emplois permettant d’améliorer les conditions de vie sur la planète [5] ?
Dans le cadre d’un autre système politique, il n’en reste pas moins, quels que soient les accords internationaux ou mesures envisagées, que la pollution déjà en place ne se réduira pas d’elle-même.
La nature nous offre la solution grâce aux arbres et autres végétaux avides de CO2 durant toute leur croissance. Il faudra encore mixer la problématique de la pollution avec celles de la désertification et des conditions climatiques. Il faudra donner du temps au temps ce qui est contradictoire avec le capitalisme. Après avoir arrêté la déforestation, il faudra utiliser les techniques qui existent pour faire pousser (ou repousser) des arbres en plein désert. Avec une politique au service des personnes et non l’inverse, essayons-les. Leurs réussites dépendent d’une coopération sans recherche de profits avec des chercheurs indépendants de la finance et de plus en plus nombreux et sous contrôle de l’opinion. Pour faire vite, nous avons besoin de services publics de qualités et auto gestionnaires.
Enfin, il faudra produire bien pour bien nourrir tous les hommes et non pour enrichir quelques-uns. Croire qu’il suffit de produire plus pour nourrir la planète est un non-sens. C’est la question de l’accès aux denrées alimentaires qui est essentielle. Un milliard de personnes dans le monde ont faim parce qu’elles sont trop pauvres, pas parce que l’on ne produit pas de quoi les nourrir en quantité suffisante. Pauvres, à qui le plus souvent, on a pris la terre sur laquelle ils se nourrissaient pour l’utiliser à d’autres fins.
Les questions environnementales n’étant pas indépendantes des systèmes politiques qui les gèrent, il faut aux peuples reconquérir leur espace politique et leur souveraineté, il faut qu’ils se mobilisent, fassent pression et promeuvent des changements venus d’en bas, proposant des échanges multiculturels basés sur la coopération [6] à égalité de droits et de devoirs, un véritable internationalisme et un changement de système politique (révolutionnaire s’il s’agit d’un changement de l’ordre existant dans un sens du bien commun) avec de nouvelles règles constitutionnelles donnant priorité aux citoyens. [7]. Aucun changement réel ne vient d’en haut, il viendra d’en bas, il en va de la qualité de l’environnement comme pour celui de la sécurité sociale, de la démocratie ou de la paix entre les peuples.
Vraisemblablement, nous rentrons dans un nouveau cycle où les gens et notamment les personnes les plus militantes devront créer de nouveaux dispositifs horizontaux, d’échanges, de propositions et d’actions à la place des dispositifs verticaux ou trop souvent les leaders institutionnalisés [8] n’ont pas les mêmes soucis que la base. C’est possible dans l’hexagone comme au niveau international [9]. Alors, seulement, les hommes feront leur propre histoire . . . et amélioreront les conditions planétaires.
Serge Portejoie
une vidéo qui montre toute la violence des policiers de Copenhague, ici
Rédigé par Julien Gunzinger le Mardi 22 Décembre 2009 à 09:36
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Blog d'un catholique jurassien
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
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