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Dimanche 27 Mai 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
Le problème de l’existence de Dieu ne relève pas de la croyance. Toute personne qui fait un usage droit de sa raison est contrainte de conclure à l’existence d’une réalité transcendante à l’univers, douée de volonté et d’intelligence. Ce qui est objet de croyance c’est le contenu de cette volonté, son projet à notre égard, l’histoire de ses interventions dans le monde…
Dès lors que l’on admet que la connaissance scientifique établit de réelles connaissances, comme par exemple que le poumon est l’organe de réception et de dispensation de l’oxygène, ou que l’oxygène est nécessaire à la vie, nous sommes obligés d’admettre l’existence de Dieu. En effet la science pour se construire reconnaît au principe de causalité une valeur qui n’est pas seulement conventionnelle. Rien n’arrive dans ce monde qui n’ait une cause. Dès lors que le principe de causalité ( ou de raison suffisante) est reconnu à sa juste valeur - ce que suppose le travail scientifique et la réception des connaissances qu'elle produit - alors il est impossible d’éviter de poser l’existence de Dieu. En effet toute chose étant contingente, toute chose ayant sa raison d’être en dehors d’elle, il ne saurait rien exister si la chaîne de causalité remontait à l’infini, puisqu’une chaine de causalité qui remonte à l’infini n’est animée d’aucun mouvement et n’est donc rien. L’existence des choses exige, selon le principe même de causalité, l’existence d’un premier terme non causé, c’est ce que traditionnellement nous appelons Dieu : une cause transcendante et non causée à la chaine des causalités.
Pour pouvoir contester cette démonstration(*) il faut pouvoir contester le principe de causalité (ou de raison suffisante) ce qui ne peut se faire rationnellement qu’en son nom, ce qui n’a donc aucun sens. On peut par contre contester l’existence de Dieu en affirmant totalement gratuitement son inexistence, mais il n’est dès lors plus jamais permis de se prévaloir de la raison. Ce n’est pas tellement compliqué lorsqu’il s’agit de question très abstraite comme celle dont nous débattons, mais cela l’est bien plus dans le quotidien. Car jamais dans le quotidien il n’est possible, à moins de passer pour un sauvage, de se dispenser de reconnaître la validité du principe de causalité. Ne serait-ce que pour noter les travaux des enfants à l’école. En fait ceux qui croient pouvoir en faire l’économie sont sans cesse rattraper par leur pratique, ce qui autorise à les regarder pour ce qu’ils sont : de crasseux hypocrites, qui agissent en contradiction parfaite avec ce qu’ils disent être au plus intime de leur conviction : les tenants de cette doctrine évitent en effet généralement de se précipiter dans le vide du 10e étage, de mettre des glaçons dans un four pour les maintenir à bonne température. D’où il faut conclure, comme l’écrit l’abbé Devillers dans son livre Politique chrétienne que leur négation « est très sélective, ils y croient ou n’y croient pas selon leur convenance, ce qui est signe d’une ignorance affectée. Pour nier les premiers principes il faut être soit fou ( donc à enfermer) soit de mauvaise foi, les plus dangereux car ils conduisent à mettre en péril le bien du plus grand nombre : l’âme, la sagesse, le salut… »
(*)On peut emprunter aux données de la science moderne d’autres éléments pour mieux faire comprendre cette preuve. Le deuxième principe de la thermodynamique nous apprend que l’énergie dans l’univers va en se dégradant. C’est ce que l’on appelle le principe d’entropie. En se dégradant l’énergie empêche les liaisons électroniques de se faire au sein de la matière. Ainsi si la matière était l’Etre et que l’univers avait toujours existé, l’énergie se serait en fait déjà totalement dégradée et la vie ne pourrait de toute éternité jamais s’être développée, de toute éternité il n’y aurait jamais eu que de la matière inerte. Une autre démonstration empruntant des données au corpus scientifique est celle dite du singe dactylographe. Celle-ci s’énonce ainsi : la probabilité pour qu’un singe écrive par hasard une seule ligne de 20 caractères d’une page de Hamlet est de 26 à la puissance 20, soit la probabilité d’acheter consécutivement quatre billets de loterie et de gagner le gros lot à chaque fois. Transposé à l’origine des plus petits organismes vivants, cet argument probabiliste rend totalement impossible l’émergence de la vie selon les seules lois du hasard. En effet, sachant que le plus petit organisme vivant nécessite, pour assurer des fonctions élémentaires d’assimilation et de reproduction, une séquence parfaitement agencée de cent mille bases azotées, la probabilité pour que le hasard ait présidé à cet agencement est de 4 à la puissance cent mille. En fait cela relève du zéro absolu. Il est strictement impossible, que la forme la plus élémentaire de l’existence prenne vie d’elle-même, en s’abandonnant aux seules mécanismes du hasard. Il faut donc postuler l’existence d’un Etre organisateur, intelligent.
Julien Gunzinger
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."