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Dimanche 27 Mai 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
Michael Denton, spécialiste en biologie moléculaire, directeur du Centre de recherche en génétique humaine de Sydney, auteur du livre : Evolution, une théorie en crise, nous explique :
«Il est maintenant bien établi que le modèle de la diversité au niveau moléculaire se conforme à un plan hiérarchique hautement ordonné. Chaque classe y est unique, isolée et non reliée à d’autres par des intermédiaires. Ainsi les molécules... n’ont (pas) procuré à la biologie évolutionniste les intermédiaires insaisissables cherchés depuis si longtemps. (...) La nature semble se conformer au modèle circulaire, non évolutionniste, perçu autrefois par les grandes figures de l’anatomie comparée du siècle précédent» . Et il conclut :
«L’existence même d’une filiation entre les êtres vivants appartenant aux divers groupes connus est très sérieusement mise en doute par les découvertes de la biologie moléculaire, pour ne pas dire contredite sans discussion possible»
Ressurgit donc en science la nécessité de poser une certaine fixité de la structure profonde des espèces. Le professeur de biologie M.L Bounoure à l’université de Strasbourg écrivait ainsi dans son grand ouvrage Sur l’origine des cellules reproductrices «Supposer que les rapports de ressemblance qui unissent les formes vivantes traduisent une descendance effective de ces formes par filiation, faire de leur parenté structurale, purement idéale, une parenté réelle, c’était imaginer la vie dans un perpétuel devenir morphologique et, par conséquent, dissoudre dans le flux du temps ce qui est la vraie réalité substantielle de l’être vivant, à savoir la forme, fixe et indélébile, qu’il hérita de ses ancêtres et transmet à ses descendants sans que cette loi, sous nos yeux, soit jamais en défaut. C’est justement parce qu’elle est, en l’être vivant, la plus profonde réalité, que la forme devait réapparaître un jour, aux yeux des biologistes, avec ses aspects essentiels de constance et d’autonomie... Entreprise par les méthodes de la biométrie et de la génétique, l’étude des propriétés héréditaires a révélé combien était illusoire la variation que les évolutionnistes croyaient observer de manière effective chez les espèces vivantes»
Pour Georges Salet (Hasard et certitude), même en se donnant un temps des millions de fois supérieur a celui qui est actuellement proposé pour l’existence de l’univers, l’apparition d’un organe nouveau, si modeste et incohérent soit-il, par le mécanisme des mutations aléatoires et de la sélection naturelle, est un événement qui n’a aucune probabilité de se produire.
Au niveau paléontologique, Denton écrit également "“Il ne fait aucun doute que
les documents fossiles tels qu’ils se présentent aujourd’hui posent un formidable défi à la notion d’évolution des organismes. Car, pour réduire les intervalles considérables qui séparent actuellement les groupes connus, il faut nécessairement invoquer un grand
nombre de formes de transition” . Or, celles-ci n’existent même pas en petit nombre. . Il suffit de constater l’abondance des “pointillés” dans les arbres généalogiques censés décrire l’évolution des vivants.
Denton conclut ainsi "«Depuis 1859, pas une seule découverte empirique ni un seul progrès scientifique n’ont apporté la moindre validation aux deux axiomes de base de la théorie macro-évolutionniste de Darwin: dune part le concept de continuité de la nature, c’est-à-dire l’idée d’un continuum fonctionnel de formes de vie enchaînant toutes les
espèces et remontant jusqu’à la cellule primordiale; et, d’autre part, l’idée que le projet adaptatif de la vie est entièrement le résultat d’un processus aléatoire aveugle»
Une thèse assez en vogue dans les milieux chrétiens voudrait que le corps de l’homo sapiens sapiens est le produit de l’évolution mais que son âme, elle dépend, de la seule création divine. Selon cette thèse un homo erectus aurait donc accouché d’un homo sapiens sapiens. Evoluant en milieu simiesque, cet individu, pour accéder à une conscience de soi humaine, aurait donc dû recevoir une formation miraculeuse tout au long de sa croissance. Ce modèle explicatif oblige à multiplier les miracles. Pour un croyant la difficulté n'existe pas vraiment, rien n'étant impossible à Dieu. Mais il est évidemment bien plus simple de que Dieu a créé un couple adultes doués des dons préternaturels et surnaturels.
De plus sur le plan métaphysique cela me semble insoutenable. Je m’explique : l'âme et le corps sont consubstantiellement liés. Selon le principe thomiste pour qui le tout substantiel résulte de la causalité réciproque et totale d'une matière et d'une forme (âme), il ne peut pas y avoir formation dans le corps d'un homo erectus d'un homo sapiens sapiens par les lois seules de l'évolution auquel Dieu n'aurait fait qu'insuffler une âme. Dieu ne crée pas un corps humain indépendamment de son âme. L'homme est UN: composé de matière et de forme, mais Un. La matière et la forme ne sont pas deux composantes actuelles d’un tout qu’elles composent par accident? Le tout n’est pas une simple addition de parties, les parties ( matière et forme) ne forment pas ce tout par leur simple coexistence. Il y a une causalité formelle du tout sur les parties. Le problème de l'unité substantielle de cet être nouveau créé est crucial, parce que le corps seul, ou l'être physique, en métaphysique ça n'existe pas. Le corps ou l'être physique c'est toujours de la matière modelée par une forme. Ainsi il ne peut pas y avoir de formation d’un corps d’homo sapiens sapiens par les seules lois de la nature auquel est ensuite ajouté une âme d’homo sapiens sapiens, les deux sont dès le début enchevêtrés. Donc l’évolution ne peut pas plus expliquer la formation du composé âme-corps qu'est l'homo sapiens sapiens qu'elle ne peut expliquer la formation du corps seul de l'homo sapiens sapiens.
C’est d’ailleurs ce que nous enseigne la bible, puisqu’il nous est bien précisé dans la Genèse que toutes les créatures ont été produites « selon leur espèce », ce qui n’est pas conciliable avec l’idée d’une production par dérivé. Dès leur origine, les êtres doivent donc être regardés comme dotés d’une spécificité, d’une structure interne propre.
Julien Gunzinger
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."