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Vendredi 10 Février 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
La lecture dominante en histoire veut que l’Etat moderne, neutre axiologiquement, est né pour mettre un terme aux guerres de religion, il n’y aurait eu en fait pas d’autre issue. Dans son livre "le mythes de la violence religieuse » Wiliam Cavanaugh fait voler en éclats ce mythe.
Il y démontre que tout le montage politique moderne a pour toile de fond une hostilité métaphysique à l’Eglise catholique, à la royauté sociale du Christ qui veut que le temporel doit être ordonné au spirituel. En fait, entre le catholicisme et le protestantisme est venu se glisser une autre métaphysique libérant l’homme de son telos ou plutôt ne faisant pas dépendre sa réalisation d'une soumission au Christ, d'une appartenance à son corps mystique. Dans leur quête de pouvoir absolu, les puissances temporelles et leurs théoriciens ( Machiavel, Hobbes, Bodin) ont en effet cherché à mettre hors jeu l'Eglise. Le protestantisme n’a fait que s’engouffrer dans cette espace préalablement dégagé. Cavanaugh montre que les souverains temporels pour asseoir leur proposition de paix passant par la neutralisation de l'Eglise ont donc instrumentalisé( voire exacerbé) les tensions religieuses. Par la suite, l’Etat moderne engagé dans cette voie n’a pu que toujours permettre davantage la déconstruction du lien entre l’homme et son telos au point que domine actuellement l'idée que l'homme n'a pas de réelle finalité ou, ce qui revient au même, qu'il appartient à chacun de la définir. C'est ce qui permet d'expliquer le passage de la modernité des Lumières, où la nature humaine est purement rabattue sur l’immanence mais qui conserve encore l’horizon moral de la tradition, à l'actuelle postmodernité et l’éviction de cet horizon moral.
Wiliam Cavanaugh écrit ainsi: « (…) bien avant la réforme, les monarchies et leurs alliés parmi les élites avaient commencé à construire l’Etat moderne en s’appropriant le pouvoir de l’Eglise et de leurs concurrents subalternes(…). Il est évidemment avantageux pour les élites créatrices de l’Etat de présenter le renforcement de leur pouvoir au détriment de l’Eglise comme étant un moyen de sauver l’Europe du fanatisme doctrinal. Or, si la lutte entre les élites bâtissant l’Etat et les autres pouvoirs tels que l’Eglise est antérieure d’au moins un siècle à la Réforme, il se peut que l’évolution propre à la construction de l’Etat ne soit pas aussi innocente vis-à-vis de la violence qui a suivi que ne le prétend le mythe créateur des guerres religieuses. Est-il possible que cette évolution qui a permis la construction de l’Etat ne soit pas simplement la solution à la violence du XVIe et XVIIe mais aussi l’une de ses causes ?(…) Ils ( les différents historiens pro-mythe) envisagent toutes le transfert du pouvoir de l’Eglise à l’etat comme étant la solution aux guerres de religion. elles diffèrent cependant quant à la nature de l’Etat qui a résolu le problème, pour tous les penseurs des débuts de l’ère moderne, Locke excepté, le sauveur est l’Etat de type absolu dans lequel l’Eglise est absorbé au sein de l’appareil de l’Etat ou encore dans lequel l’Etat invente sa propre religion civile. (…) Pour Locke et les autres penseurs contemporains que j’ai étudiés ci-dessus, c’est l’Etat libéral qui résout le problème. l’absolutimse est volontairement ignoré et le héros de l’histoire est l’Etat libéral qui bannit la religion de la sphère publique. »
Julien Gunzinger
Wiliam Cavanaugh écrit ainsi: « (…) bien avant la réforme, les monarchies et leurs alliés parmi les élites avaient commencé à construire l’Etat moderne en s’appropriant le pouvoir de l’Eglise et de leurs concurrents subalternes(…). Il est évidemment avantageux pour les élites créatrices de l’Etat de présenter le renforcement de leur pouvoir au détriment de l’Eglise comme étant un moyen de sauver l’Europe du fanatisme doctrinal. Or, si la lutte entre les élites bâtissant l’Etat et les autres pouvoirs tels que l’Eglise est antérieure d’au moins un siècle à la Réforme, il se peut que l’évolution propre à la construction de l’Etat ne soit pas aussi innocente vis-à-vis de la violence qui a suivi que ne le prétend le mythe créateur des guerres religieuses. Est-il possible que cette évolution qui a permis la construction de l’Etat ne soit pas simplement la solution à la violence du XVIe et XVIIe mais aussi l’une de ses causes ?(…) Ils ( les différents historiens pro-mythe) envisagent toutes le transfert du pouvoir de l’Eglise à l’etat comme étant la solution aux guerres de religion. elles diffèrent cependant quant à la nature de l’Etat qui a résolu le problème, pour tous les penseurs des débuts de l’ère moderne, Locke excepté, le sauveur est l’Etat de type absolu dans lequel l’Eglise est absorbé au sein de l’appareil de l’Etat ou encore dans lequel l’Etat invente sa propre religion civile. (…) Pour Locke et les autres penseurs contemporains que j’ai étudiés ci-dessus, c’est l’Etat libéral qui résout le problème. l’absolutimse est volontairement ignoré et le héros de l’histoire est l’Etat libéral qui bannit la religion de la sphère publique. »
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Blog d'un catholique jurassien
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
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