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Dimanche 27 Mai 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
Voici un superbe texte de mon ami Pascal Haemmerli, orthodoxe et théologien.
Les icônes et l’Incarnation
« Και ο λογος σαρξ εγενετο... »
Le jour de l’Incarnation, le jour de la prise de chair du Verbe éternel, fut le jour où le Dieu invisible est devenu visible. « Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie… »
Le commandement ancien interdisait de représenter le Dieu invisible… et invisible il demeurera à jamais. Mais le jour de Noël est le jour d’un printemps nouveau qui jaillit de la solidarité infinie de Dieu avec l’homme. Au travers d’une femme, Dieu Lui-même prend un visage, pénètre la sphère du visible, la sphère de ce que l’on peut représenter.
Dieu visible en chair et en os fut un scandale pour les Pharisiens et les Saducéens, le blasphème absolu.
La Création même sera sauvée dit saint Paul… et la matière est le pivot de notre salut dit Tertullien…
Celui qui vénère la présence mystérieuse du Christ dans l’icône qui le représente, confesse le sens profond de Noël, la teneur métaphysique de la matière, l’espérance dans la résurrection à venir.
Le Christianisme touche le fond de la matière et lui donne une dignité qu’elle ne reçoit jamais dans tous les paganismes. Le Christianisme brise l’isolement de Dieu, qui s’ouvre à l’homme, le sauve, lui trace la voie pleine et mystique qui conduit à la participation à la nature même de Dieu, comme le dit l’apôtre Pierre.
L’Incarnation, c’est la victoire du personnel sur l’impersonnel, de la présence sur l’immanence, de l’amour sur l’inaccessibilité ; au-delà de tous les panthéismes et de tous les transcendantalismes solipsistes ou idéalistes, se dessine l’harmonie secrète du Cosmos, l’ordre profond du réel, portés par l’inépuisable bonté de l’homme de Nazareth, Dieu crucifié dans la chair, passage du fini vers l’infini, unique chemin vers Celui qui jamais ne sera connu dans son essence.
Quant aux saints que nous vénérons au travers de leurs images, ils sont les icônes vivantes de Celui qui fut sur terre « l’image du Dieu invisible » comme L’appelle saint Paul, ils sont la preuve du salut, le trésor de la Création, les colonnes de soutient du Royaume ; les saints sont la réalisation, la plénitude de la présence du Saint Esprit sur Terre, la marque que nous n’avons aucune excuse de ne pas avoir atteint nous-mêmes la perfection.
Πασχαλιος Γεωργιος
« Και ο λογος σαρξ εγενετο... »
Le jour de l’Incarnation, le jour de la prise de chair du Verbe éternel, fut le jour où le Dieu invisible est devenu visible. « Ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie… »
Le commandement ancien interdisait de représenter le Dieu invisible… et invisible il demeurera à jamais. Mais le jour de Noël est le jour d’un printemps nouveau qui jaillit de la solidarité infinie de Dieu avec l’homme. Au travers d’une femme, Dieu Lui-même prend un visage, pénètre la sphère du visible, la sphère de ce que l’on peut représenter.
Dieu visible en chair et en os fut un scandale pour les Pharisiens et les Saducéens, le blasphème absolu.
La Création même sera sauvée dit saint Paul… et la matière est le pivot de notre salut dit Tertullien…
Celui qui vénère la présence mystérieuse du Christ dans l’icône qui le représente, confesse le sens profond de Noël, la teneur métaphysique de la matière, l’espérance dans la résurrection à venir.
Le Christianisme touche le fond de la matière et lui donne une dignité qu’elle ne reçoit jamais dans tous les paganismes. Le Christianisme brise l’isolement de Dieu, qui s’ouvre à l’homme, le sauve, lui trace la voie pleine et mystique qui conduit à la participation à la nature même de Dieu, comme le dit l’apôtre Pierre.
L’Incarnation, c’est la victoire du personnel sur l’impersonnel, de la présence sur l’immanence, de l’amour sur l’inaccessibilité ; au-delà de tous les panthéismes et de tous les transcendantalismes solipsistes ou idéalistes, se dessine l’harmonie secrète du Cosmos, l’ordre profond du réel, portés par l’inépuisable bonté de l’homme de Nazareth, Dieu crucifié dans la chair, passage du fini vers l’infini, unique chemin vers Celui qui jamais ne sera connu dans son essence.
Quant aux saints que nous vénérons au travers de leurs images, ils sont les icônes vivantes de Celui qui fut sur terre « l’image du Dieu invisible » comme L’appelle saint Paul, ils sont la preuve du salut, le trésor de la Création, les colonnes de soutient du Royaume ; les saints sont la réalisation, la plénitude de la présence du Saint Esprit sur Terre, la marque que nous n’avons aucune excuse de ne pas avoir atteint nous-mêmes la perfection.
Πασχαλιος Γεωργιος
Rédigé par Julien Gunzinger le Mercredi 23 Décembre 2009 à 18:17
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Julien Gunzinger
Blog d'un catholique jurassien
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
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