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Dimanche 27 Mai 2012
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Blog de promotion de la doctrine sociale catholique et de résistance au mondialisme
C’est énorme, le peuple suisse a accepté l’initiative anti-minaret à 57.5%. Les Jurassiens eux-mêmes se sont prononcés favorablement à 51%. C’est une claque sans précédant pour l’ensemble des milieux officiels. Jamais ils n’avaient autant fait chorus, jamais ils n’avaient été à ce point sur la même ligne. C’est un événement politique majeur dans l’histoire de notre pays. Le découplage du peuple et de ses représentants a la dimension d’un gouffre. Sur les sujets de fond, où l’identité des peuples européens est en jeu, ceux-ci témoignent, depuis de nombreuses années (quand on leur permet de se prononcer) d’une extrême méfiance à l’égard de l’avenir que leur préparent leurs élites culturo-mondaine. Nous entendons déjà ces dernières s’indigner ( comme toujours lorsque le peuple dans un pays européen n’obéit pas à leurs injonctions) : « les Suisses ne savent pas ce qu’ils ont fait, ils ont été manipulés par des campagnes populistes et démagogiques, il faut faire appel à la cour de Justice européenne, il faut faire leur instruction pour qu’ils sachent où sont leurs intérêts ».
O les belles âmes qui n’ont eu de cesse durant cette campagne de diaboliser les partisans de cette initiative, de les faire passer pour des nostalgiques de la peste brune, de leur faire croire qu’ils attireraient sur la Suisse l’opprobre internationale. Alors que tout au contraire, si les peuples d’Occident pouvaient se prononcer sur un tel objet, ils s’exprimeraient certainement dans le même sens.
L’UDC qui a mené cette campagne seul contre tous a de quoi gonfler la poitrine. Pour autant, le résultat de ce week-end doit certainement être également mis sur le compte du rejet par le peuple du diktat que nos élites culturo-mondaines ont voulu lui imposer. Gageons que nombreux sont ceux qui sont venus à soutenir cette initiative par dégoût envers cette moralisation obscène du débat que les partisans du non ont orchestré. Les raccourcis insanes avec le nazisme, avec le racisme, la xénophobie ont certainement convaincu de nombreuses personnes que cette initiative était l’occasion de dire non à la bienpensance érigée en dogme. C’est ainsi que lors du débat qui a été organisé au centre St François à Delémont, le mois passé, une seule personne, Dominique Baettig, représentait la sensibilité des partisans de l’initiative. En face de lui, le front uni de 6 adversaires. Je m’étais levé, moi qui n’était pas partisan de cette initiative, pour dénoncer « que sur un sujet qui allait certainement diviser le peuple dans un rapport de 50-50, une seule personne partisane de l’initiative se retrouvait confrontée à 6 opposants. » Cette parodie de débat fut à l’image de ce que fut le traitement de cette campagne. Tous ceux qui ont contribué à l’étouffement, sous la chape morale qu’ils ont voulu imposer, de questions légitimes, devront apprendre de leur échec. Plutôt que de stigmatiser, ils devront apprendre le dialogue, eux qui se posent en champion de la tolérance, de l’accueil de l’autre. Partis politiques, médias, milieux d’Eglise portent la responsabilité de cette fracture désormais ouverte.
Dans le milieu catholique jurassien certains agents pastoraux sont allés jusqu’à prétendre que l’on ne pouvait pas se dire chrétien et voter oui à cette initiative. Pour soutenir leur odieuse affirmation ils sont allés jusqu’à se revendiquer ni plus, ni moins, de l’autorité du Vatican(*) ( dont souvent ils contestent pourtant les positions ).
Le peuple suisse a bien plus de maturité politique que tous les donneurs de leçons patentés réunis. Il l’a déjà prouvé par le passé en refusant de convoler avec l’Union européenne ( qui jour après jour révèle toujours plus son projet despotique, voire totalitaire…c.f mon dernier post : « despotisme éclairé et union européenne »). Il a dit non autant aux minarets qu’au moralisme obscène de l’idéologie du métissage à laquelle les élites culturo-mondaines vouent un culte idolâtre.
(*)le dossier que vous pouvez télécharger ici ( dialogue avec un agent pastoral) montre de quelle façon un agent pastoral s’est permis de prétendre que voter oui à l’initiative n’était pas chrétien. Cet échange a eu lieu sur un groupe facebook qui a bénéficié d’une importante couverture médiatique ce qui l’a propulsé de facto au rang de lieu officiel du débat. M’y étant fait exclure de façon insultante parce que, tout en affirmant mon hostilité à l’initiative, je dénonçais le moralisme obscène qui sévissait chez les opposants, j’y suis revenu, sous une identité factice, alerté par un ami qui m’a signalé que le modérateur du groupe cherchait à instrumentaliser l’identité chrétienne. Je l’ai combattu sur ce point très précis. Acculé, une fois mis le nez dans la fausseté de ses affirmations, il a malheureusement tenté d’esquiver par l’insulte et par des insinuations peu odorantes.
Julien Gunzinger
L’UDC qui a mené cette campagne seul contre tous a de quoi gonfler la poitrine. Pour autant, le résultat de ce week-end doit certainement être également mis sur le compte du rejet par le peuple du diktat que nos élites culturo-mondaines ont voulu lui imposer. Gageons que nombreux sont ceux qui sont venus à soutenir cette initiative par dégoût envers cette moralisation obscène du débat que les partisans du non ont orchestré. Les raccourcis insanes avec le nazisme, avec le racisme, la xénophobie ont certainement convaincu de nombreuses personnes que cette initiative était l’occasion de dire non à la bienpensance érigée en dogme. C’est ainsi que lors du débat qui a été organisé au centre St François à Delémont, le mois passé, une seule personne, Dominique Baettig, représentait la sensibilité des partisans de l’initiative. En face de lui, le front uni de 6 adversaires. Je m’étais levé, moi qui n’était pas partisan de cette initiative, pour dénoncer « que sur un sujet qui allait certainement diviser le peuple dans un rapport de 50-50, une seule personne partisane de l’initiative se retrouvait confrontée à 6 opposants. » Cette parodie de débat fut à l’image de ce que fut le traitement de cette campagne. Tous ceux qui ont contribué à l’étouffement, sous la chape morale qu’ils ont voulu imposer, de questions légitimes, devront apprendre de leur échec. Plutôt que de stigmatiser, ils devront apprendre le dialogue, eux qui se posent en champion de la tolérance, de l’accueil de l’autre. Partis politiques, médias, milieux d’Eglise portent la responsabilité de cette fracture désormais ouverte.
Dans le milieu catholique jurassien certains agents pastoraux sont allés jusqu’à prétendre que l’on ne pouvait pas se dire chrétien et voter oui à cette initiative. Pour soutenir leur odieuse affirmation ils sont allés jusqu’à se revendiquer ni plus, ni moins, de l’autorité du Vatican(*) ( dont souvent ils contestent pourtant les positions ).
Le peuple suisse a bien plus de maturité politique que tous les donneurs de leçons patentés réunis. Il l’a déjà prouvé par le passé en refusant de convoler avec l’Union européenne ( qui jour après jour révèle toujours plus son projet despotique, voire totalitaire…c.f mon dernier post : « despotisme éclairé et union européenne »). Il a dit non autant aux minarets qu’au moralisme obscène de l’idéologie du métissage à laquelle les élites culturo-mondaines vouent un culte idolâtre.
(*)le dossier que vous pouvez télécharger ici ( dialogue avec un agent pastoral) montre de quelle façon un agent pastoral s’est permis de prétendre que voter oui à l’initiative n’était pas chrétien. Cet échange a eu lieu sur un groupe facebook qui a bénéficié d’une importante couverture médiatique ce qui l’a propulsé de facto au rang de lieu officiel du débat. M’y étant fait exclure de façon insultante parce que, tout en affirmant mon hostilité à l’initiative, je dénonçais le moralisme obscène qui sévissait chez les opposants, j’y suis revenu, sous une identité factice, alerté par un ami qui m’a signalé que le modérateur du groupe cherchait à instrumentaliser l’identité chrétienne. Je l’ai combattu sur ce point très précis. Acculé, une fois mis le nez dans la fausseté de ses affirmations, il a malheureusement tenté d’esquiver par l’insulte et par des insinuations peu odorantes.
Julien Gunzinger
dialogue avec un agent pastoral.doc
(57.5 Ko)
Rédigé par Julien Gunzinger le Lundi 30 Novembre 2009 à 10:38
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Julien Gunzinger
Blog d'un catholique jurassien
"Nous te prions, Seigneur, de faire de nous des combattants de la foi inflexibles et miséricordieux, témoins brûlants, dans ce monde ravagé par l’apostasie, de ton alliance nouée dans ton sang."
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